SECOND SERIES— ZOOLOGY, VOL. XVII
PERCY SLADEN TRUST EXPEDITION
Le stylocérite est plus court que l’article antennulaire basal, ou à peine aussi long, le basicérite de l’antenne est à peu près inerme.
Le bord inférieur de la grande pince est droit, sans trace de constriction. Le bord supérieur porte au contraire une constriction transverse et un sillon longitudinal du côté inféro-interne. Du côte supéro-externe est un second sillon longitudinal très faible. Le méropodite porte une forte épine à soft bord inférieur interne.
La petite pince diffère de celle de VA. paragracihs par sa taille relative moindre, les doigts égaux à la paume, le méropodite pourvu d’une forte épine.
Sur la 2 e paire, le 1 er segment du carpe n’a guère que le tiers du second.
La 3 e paire et la 4 e ont le méropodite fortement épineux à son bord inférieur distal, le propodite est seulement un peu plus long que le carpe, l’un et l’autre sont beaucoup plus faibles que le méropodite. Le dactyle est simple. C’est une forme dn membre surtout fréquente dans le groupe crinitus.
Amirauté E. 11 (25 — 80 brasses), 2 spécimens £.
38. Alpheus baculifer H. Coût., Bull. Soc. Phil. 1908, p. 16. (Plate 63 , fig. 17.)
Je place ici cette très remarquable espèce. Elle représente un cas extrême d’allongement des pinces chez une forme qui, par la plupart de ses caractères, rentre dans le groupe obeso-manus. C’est le parallèle de VA. cylindricus Kingsley pour le groupe megacheles.
Le rostre, très court, dépasse à peine les voûtes orbitaires très saillantes, et se continue en arrière par une crête assez marquée. L’article antennulaire médian est l'5 fois aussi long que chacun des deux autres, le stylocérite est plus court que l’article médian et ne fait qu’une faible saillie latérale. Le scaphocérite ne possède qu’une écaille rudimentaire, et son épine latérale ne dépasse pas le tiers distal de l’article antennulaire médian. Le carpocérite est à peine plus long que ce même article.
Les pattes de la I e paire sont extrêmement caractéristiques. La grande pince a. la paume cylindrique, 5 - 5 fois aussi longue que large. Elle est tronquée à l’extrémité ; le doigt mobile, en “ porte à faux,” sur plus de la moitié de sa longueur, est dirigé presque perpendiculairement à la paume. Il n’y a plus trace dé sillons palmaires. Le méropodite est également très allongé.
La paume de la petite pince est de même forme, mais les doigts sont parallèles, égaux, et dans le prolongement du membre. Ses proportions sont : doigts 1, longueur totale 4‘34, hauteur 0'55.
Les pattes de la 2 e paire sont très inégales, comme dans la plupart des espèces obesomanus. La plus longue mesure l'66 fois celle de la 3 e paire, la plus petite l'33 fois. Le second segment du carpe est très légèrement plus long que le premier, la pince distale a les doigts très courts.
La 3 e paire a pour proportions : carpe 1, propodite 1*07, méropodite l - 46. Ce dernier est inerme, et 3 '6 fois aussi long que large.
L’unique spécimen est une Ç venant de muer dont les pleurons abdominaux sont très grands, comme il est de règle dans ce groupe d’espèces. Le telson et les uropodes sont dans le même cas ; la rame interne de ces derniers a son bord externe triangulaire, la suture de la rame externe porte 2 courtes épines.
Ile du Coin, Pei’os (Chagos), une $ de 25 mm.
39. A. ovaliceps H. Coût., Alph. Mald. et Lace. p. 888, pl. 77, fig. 27.
Chagos : Coin, Peros.
40. A. stanleyi H. Coût., Bull. Soc. Phil. 1908, p. 17. (Plate 63 , fig. 18.)
Cette espèce se rapproche beaucoup de VA. ascensionis Ortmann, de VA. architectus de Man, de VA. styliceps H. Coutière.
La forme du bord frontal est très semblable à celle de Y A. styliceps, les voûtes orbitaires étant toutefois reportées plus en arrière encore. L écaillé du scapbocérite atteint le tiers distal de l’article antennulaire médian, tandis qu’en revanche l’épine latérale atteint à peine le milieu de l’article distal. Le carpocérite ne dépasse que très faiblement l’antennule.
La grande pince est celle de VA. ovaliceps H. Coutière, et se distingue par suite de celle des 3 espèces précitées. Le doigt mobile est toutefois beaucoup plus en “ porte à faux.” Les sillons palmaires sont à peu près nuis. Ses proportions sont : doigt mobile 1, longueur totale 3‘4, hauteur l'4.
La petite pince a pour proportions: doigts 1, longueur totale 2, hauteur 172. Elle est, par suite, de forme banale, et bien distincte de celle de Y A. styliceps. Les doigts sont béants, l’inférieur très large ; leur bord inféro-externe excavé porte une rangée de fortes soies courtes et espacées, au nombre d’une dizaine.
Sur la 2 e paire, le 2 e segment du carpe est un peu plus court que le premier.
La 3 e paire a pour proportions : propodite l'4, carpe 1, méropodite 2"25. Ce dernier, presque 5 fois aussi long que large, porte une forte épine à son angle inférieur distal. Il en est de même sur la 4 e paire. Le dactyle est très court, sans trace de bifurcation.
Le telson a pour proportions : petite base 1, grande base 2, hauteur 3'27. Le bord de l’uropode interne porte une série de courtes épines.
Chez Y A. architectus et Y A. ascensionis, indépendamment des autres différences, les méropodites 3 et 4 sont inermes.
Amirante E. 21 (30 brasses), un unique sp. $ de 18 mm.
41. A. microstylus H. Coût., Alph. Mald. et Lace. p. 884, pl. 76, fig. 23. Coetivy.
42. A. phryyianus H. Coût., Alph. Mald. et Lace. p. 886, pl. 77, fig. 25.
Chagos: Salomon Island, lagoon. Providence, st. 1 (39 brasses). Amirante, st. -21
(30 brasses).
43. A. lutini H. Coût., Alph. Mald. et Lace. p. 885, pl. 76, fig. 24. Coetivy.
44. A. hradypus H. Coût., Alph. Mald. et Lace. p. 891, pis. 78 — 79, fig. 30. Coetivy.
45. A. hucephalus H. Coût., Alph. Mald. et Lace. p. 890, pl. 78, fig. 29.
Providence, st. 4, 7 (50 et 70 brasses). Chagos: Salomon; Diego Garcia, barachois.
Amirante Bank, st. 9, 13, 16, 29 (20 — 44 brasses). Coetivy.
46. A. aculeipes H. Coût., Alph. Mald. et Lace. p. 892, pl. 79, fig. 31.
Amirante Bank, st. 2, 9, il, 13, 16, 21 (20 — 39 brasses). Seychelles, st. 1, 5, 8, 9 (20 — 44 brasses). Saya de Malha, st. 10, 19 (90 et 55 brasses). Coetivy, récif. Chagos: Diego Garcia.
47. A. par aculeipes H. Coût., Alph. Mald. et Lace. p. 894, pis. 79 — 80, fig. 32.
Amirante Bank, st. 13, 2L (20 — 30 brasses).
PERUY SLADEN TRUST EXPEDITION
48. A. providencei H. Coût., Bull. Soc. Phil. 1908, p. 18. (Plate 63, fig. 19.)
Le difficile groupe crinitus, déjà si riche en espèces, a fourni encore ici plusieurs formes nouvelles, séparées des formes connues par de minimes différences.
Par la forme du bord frontal et des appendices céphaliques, VA. providencei rappelle absolument VA. aculeipes H. Coutière. Ici, toutefois, le rostre fait à peine saillie en avant; sa crête médiane est au contraire plus forte, et s’élargit plus rapidement derrière les voûtes orbitaires.
Par ses autres caractères, l’espace se rapproche davantage de VA. pavaculeipes H. Coutière, sans être toutefois intermédiaire entre les deux formes précitées.
La grande pincé, dont les proportions sont: doigts 1, longueur totale 3 '33, hauteur l'5, a une forme régulièrement ovoïde; ses doigts sont fortement infléchis en dedans. Le méropodite épineux est 2'2 fois plus long que large.
La petite pince (?) est très semblable à celle de VA. pavaculeipes. Les doigts sont seulement plus longs, ses proportions étant : doigts 1, longueur totale 2 '18, hauteur 0 - 8.
Les deux premiers segments du carpe sont entre eux comme 1 et 1*95, rapport moindre que dans les deux espèces précitées.
Pour la 3 e paire, les proportions sont: propodite l - 5, carpe 1, méropodite 2‘3. Ce dernier 4 fois plus long que large. L’épine mérale est dans le prolongement du bord inférieur, étroite et très aiguë. Le bord inférieur interne est absolument nu, d’où une différence notable d’avec les A. aculeipes et pavaculeipes.
Le bord externe du carpe porte une épine et 8 — 10 soies, mais celles-ci sont effilées, molles, et bien différentes de celles de VA. pavaculeipes. Le propodite n’a pas d’épine distale au bord supérieur. Le dactyle porte au bord ventral une saillie surnuméraire très nette. L’ischiopodite n’a pas d’épine enfoncée. Le méropodite de la 4 e paire n’est pas épineux.
L’espèce est encore plus voisine de VA. alcyone de Man. Dans cette dernière forme, le scaphocérite a son bord externe concave, son épine latérale plus longue ; le méropodite de la petite pince est inerme ; le premier segment du carpe mesure seulement le tiers du second, et il est surtout plus petit que le 5 e . Le méropodite de la 3 e paire porte quelques spinules courbées en S, le dactyle n’est pas bifide; le carpe de la 4 e paire est semblable à celui de la 3 e . Enfin, les œufs sont rares et volumineux, donnant vraisemblablement naissance à des larves mysis.
On peut considérer VA. alcyone et V A . providencei comme deux formes pœcilogoniques, mais, ici comme dans la grande majorité des cas connus, il s’ajoute au caractère tiré du volume des œufs une série de menues différences montrant que les deux formes sont bien spécifiquement distinctes.
Providence D. 4 (50 — 78 brasses), 1 sp. ?.
49. A. alcyone de Man ? H. Coût., Alph. Mald. et Lace. p. 896.
Amirante Bank, st. 13 (20 — 25 brasses).
50. A. paralcyone H. Coût., Alph. Mald. et Lace. p. 895, pis. 80 — 81, fig. 34.
Amirante Bank, st. 11, 13, 21 (20 — 80 brasses). Seychelles, st. 8 (34 brasses).
51. A. superciliaris H. Coût., Alph. Mald. et Lace. p. 896, pl. 81, fig. 35.
Amirante Bank, st. 21, 25 (209 — 160 et 44 — 20 brasses).