‹ Nobiliaire d'Auvergne (volume 2)Chapitre 13 sur 46 · TOME T · texte numérisé non relu

TOME T

dernier, en la personne de Benjamin de Postels, seigneur d'Osseville et de Blezimare, marié en 1720, avec Marguerite Thierry, de laquelle il n'est resté que des filles (i).

ARMOIRIES. — D'argent , à la bande de guenles , accompagnée de six sautoirs ou flanchis de même.

( Voyez pl. i, flg.4.)

1>E PEUCHAUI), seigneurs d'Auzntet d'Aubepeyre, élection d'Issoire. — Suivant Chabrol , le nom de Peuehaud serait le même que celui de Puychalin, et alors l'ancienneté de celte famille remonterait bien au-delà de 1300, époque à laquelle elle comptait des admissions au chapitre de Brioude. Aubert, alias Albert de Puychalin, et Guillaume, son frère, contemporains de Jean 11 , comte d'Auvergne et de Boulogne (2], sont représentés par une enquête et des mémoires du temps, comme ayant abusé de la confiance et de la simplicité de ce prince ; Aubert, surtout, lui arracha des actes de complaisance qui , sous la forme de vente ou d'échange, le mirent en possession de plusieurs terres importantes, entre autres, de celles de Cremps en Auvergne, Roueyen Picardie, et Saichy ou Sachy, en Beauvnisis. 11 est vrai qu'il restitua celle de Cremps après en avoir jnui longtemps ; mais les

(1) Âudigier, 1. 1 , p. 298; l. ut, p. 8* —Le Comie de Waroquier, t. ni, p. 231,245.

(2) Chabrol s'est mépris en l'appelant Jean de La Tour (Voyez t. iv, p. 415 )

deux autres lui restèrent et il les vendit au duc de Bourbon en 1387 et 1400. Aubert de Puycbalin eut encore part à d'autres libéralités mentionnées dans les pièces en question (1). Aubert de Puycbalin assista, comme témoin, au contrat de mariage de Jeanne II , comtesse d'Auvergne, avec Jean de France , duc de Berry et d'Auvergne , le 24 juillet 1388. — Guillaume de Peucbaud , qui pouvait être fils ou neveu d'Aubcrt de Puycbalin , fut inscrit à Y Armoriai de 1450, et Antoine de Peuchaud , rappelé dans une vente consentie le 31 décembre 1514, par Antoinette de la Ville, sa veuve , fut le cinquième aïeul de François de Peucbaud , seigneur d'Auzat , et d'autre François de Peucbaud , seigneur d'Aubepeyre, maintenus nobles dans l'élection d'Issoire en 1666. Ce qui vient à l'appui de l'opinion de Chabrol relativement aux noms de Puycbalin et de Peuchaud , c'est que Pierre de Peucbaud , mentionné dans les preuves de 1666, comme ayant été chanoine-comte vers l'an 1500, semble bien être le même que celui qui figure au catalogue de Brioude sous le nom de Pierre de Puycbalin admis en 1508. Jean de Puychalin avait fait partie du même chapitre en 1304; autre Jean, de 1432 à 1473; et enfin, Jean de Peuchaud, troisième du nom, dit Lambert, y fut de 155-2 à 1561.

La famille de Peuchaud , qui ne comptait plus, en 1666 , que deux représentants dont l'un était rn bas âge, paraît

(1) Baluze , t. Il , p. 22i , 230, 775. — Chabrol , t. IV , p. 415.— Nom féodaux, p. 7M.

éteinte. Elle s'était alliée aux maisons tic la Ville, d'Eslaing, de Fonlanet , tic Dirons, de la Yernède, du Peyroux , d'Eymard, etc., etc.

ARMOIRIES. — D'azur, au sautoir d'or, cantonne de quatre mouchetures d'hermine d'argent.

(Voyez pl. * , fig. 5.)

PEYD1ÈRE , de Boissières, do Yezo, etc., etc. — Trois membres de cette famille furent convoqués à l'assemblée uYs nobles de la sénéchaussée de Riom en 1789. Elle compte aujourd'hui plusieurs membres propriétaires à Chateaugai , à Ardeset a Augnat.

ARMOIRIES. — Inconnues.

de PEYRAT-de-JUGEALS . seigneurs de Jugeais en bas Limousin ; delà Bountat, de Veilhau cl deRassignac (Saintlllitle et Saint-Cernin), en haute Auvergne. — Famille originaire de la vicomté de Turenno, où l'on découvre les traces de son existence dès l'an 1180. Elle a prouvé sa filiation devant M. de Fortia, intendant d'Auvergne, depuis Pierre de Peyrac, alias Payrat , vivant en 13G7, et s'est alliée aux maisons de Comborn , de Cellérier, de Pleaux , de la Gorco, de Clermont-TouchelMeuf, <le Faucher Sainte-Fortunade , de Rillac , de Saint-Aulaire , tle Pralat , de Saillans , du Bois , de Gironde-Montcléra, de Corn, etc. , etc.

Mercire oe PEYRAT-i)E-.It c.EALS, fils de Jean dePeyrat, l'un des cent gentilshommes de la maisou du roi, et de Louise

de Saint-Aulaire, devint seigneur de la Bountat , de Veilhan, de Bassignac et en partie de Saint-Christophe, par suite du mariage qu'il contracta le 18 septembre 1602, avec Louise de Pralat , fille du seigneur de la Bountat. De cette union naquirent, entre autres enlants, deux fils qui formèrent branche :

1° Henri de Pcyrat-dc-Jugeals , allié, le 12 juillet 1657, avec Jeanne de Saillans, qui le rendit père de Raymond de Peyrat-de-Jugeals, maintenu dans sa noblesse en 1666, et qui était marié à Magdeleine du Bois lorsqu'il fit foi-hommage au roi , à cause des terres de la Bountat et de Veilhan , en 1669 et 1699. IV ceux-ci naquit Joseph de Peyrat de Jugeais de Veilhan , dont la postérité n'est plus représentée aujourd'hui que par une fille , Mmc Augustine de Peyrat de Veilhan, épouse du général baron Higonet d'Aurillac. Une sœur de cette dernière avait épousé le marquis de Léotoing d'Anjony.

2* Guy de Pcx rat-de-Jugcals , seigneur de Bassignae , résidait à Salers lorsqu'il fut maintenu noble en 1666, et il avait alors d'Antoinette de Chazettes, sa femme, un fils nommé Jacques. Ce Jacques de Peyrat de Jugeais , seigneur de Bassignac et deFaussanges eut un fils appelé Guy, qui plaidait en 1719, 1735 el 17*5, contre son cousin, le sieur de Jugeais de Veilhan, delà Bountat, sur la succession d'autre Guy de Peyrat de Jugeais , doyen des Areques , leur grand-oncle, décédé en 1689.

3" Autre Gu.v de Peyrat de Jugeais , doyen des Arcques, décèdes comme nous l'avons dit, en 1689;

4° Louise de Peyrat de Jugeais, mariée le 26 avril 1665 à M. de Vabres de Castelnau. Un représentant de cette famille signa l'acte de coalition de la noblesse d'Auvergne en 1791 , et trois autres, possessionnés dans le département de la Corrèze, furent portés sur la liste des émigrés en 1792. C'est sans doute un de ces derniers qui fut tué au combat d'Ober-Kamlach , le 13 août 1796 (1).

ARMOIRIES. — D'aior, à la faste d'or, accompagnée de trois étoiles d'argent.

(Voyez pl. 4, flg.6.)

de PEYRE, barons de Peyre en(iévaudau, seigneurs de Clavelier, de Cheylannes , de Lugarde , des Maisons ; coscigneurs de Chaudesaigues et de Tournemire , seigneurs de Trizac , de Cheyrouse et autres lieux en haute Auvergne , 1260-1540. Très ancienne et puissante maison du Gévaudan , connue dès l'an 1000 , et qui depuis a possédé de grands biens en Auvergne , en Languedoc et en Provence. On remarque parmi ses alliances , celles qu'elle a contractées avec les vicomtes de Mural et deComborn, les sires de Mercceur, les maisons d'Apchier, d'Eslaing, «le Joyeuse, d'Arpajon,

(1) Audigier, t i, p. $Î\.— Dtluguel, p. 64, fà.— Preuves de 1666. — Noms féodaux , p. 344 , 744. — D. Coll. , Histoire de l'armée de Condé— Procédure de 1735 , etc.

d'Adhétnar, d'Aubusson , de Blanchefort , de Budos, de Saint-Nectaire , de Dienne , de Saignes , de Solages, etc. (1).

De la souche principale, que nous ne faisons qu'indiquer, est sortie une branche connue sous le nom de Pierrefort, à laquelle nous consacrerons une notice spéciale à son rang alpluùVtiquc, comme étant la seule qui ait formé un établissement durable en Auvergne. Les barons de Peyre portaient :

ARMOIRIES. — D'or , à l'aigle d'awr à deux tèles.

(Voyez pl. 4, fig. 7. ;

PEVREBRl'NE. Ancien château dans la commune de Cas" saniouze , en Carladez.

PEYRELADE. — Autre ancien château, situé dans la commune de Siunl-Salurnin-ez-Monlagnes , canton d'Allanclie. M. deRibier-du-Chatclet fait remonter sa construction à Tan 1012; mais cette date nous paraît bien douteuse. Suivant le même auteur, l.éonnet de Pevrelade >ivait en 1511,

t) Audigter a dit qu'Isabeau de Saignes n'avait pas laissé d'enfants d'Astorg de Peyre, son premier mari; il n'en est pas moins certain , cependant , que les terres de Triiac et de Cheyrouse , provenant de la maison de Saignes, étaient dans celle de Peyre, en 1313, 1521 , 1339; qu'Isabelle de Peyre les porta en dot à François de Chalvel, et que Françoise de Chalvel les transmit de la même manière , vers 1573, a Jacques Fayc, dont la famille les possédait , en 1670.

cl D. Collcito Françoise! Jacques de Peyrelade, seigneurs du lieu, en 15W et 1602. Ce cliAleau appartient depuis longtemps à la famille de la Vaissière.

Il existe encore d'autres lieux du nom de Peyrelade : 1° Peyrelade, commune de Neuvéglise (Cantal) ; 2° Peyrelade, commune de Montrol-Renarl , près de Bellac (Haute- Vienne) ; il1 Peyrelade, commune de Rivèrc,près de Milliau (Aveyron;.

ARMOIRIES. — Inconnues.

de PEYROLS, alias PEUOLS. Très-ancienne famille qui devai! son nom à un château situé dans le voisinage de Rochefort. — Pierre de Peyrols en était seigneur en 1183. — Guillaume de Peyrols fut présent à l'acte d'engagement de la terre de Chamalicres, au mois de décembre 1106. — S... de Peyrols fut l'un des garants de la promesse que Guillaume, dauphin d'Auvergne , comte de Glermont , fit au mois de juin 1100, d'exécuter fidèlement les dernières volontés de la comtesse deMontferrand,sa mère. Hugues de Pcyrols, chevalier de la cour du Dauphin, se rendit célèbre parmi les troubadours il la fin du XII'* siècle et au commencement du suivant. Il aima et chanta la belle Assalide d'Auvergne , sœur du Dauphin cl femme du sire de Mercœur, qui , après l'avoir écouté longtemps, tinit par le congédier. Dégoûté de l'amour, Peyrols se passionna pour les croisades , se croisa lui-même et composa à cette occasion diverses poésies conservées par les historiens des troubadours et reproduites par M. Michaud,

clans son Histoire des croisades. De retour en France» Peyrols se maria à Montpellier et y mourut. — Geraud et Bernard de Peyrols , damoiseaux, furent présents à la charte par laquelle Bernard de la Tour confirma, en 1308, les coutumes et franchises de Saint-Amand. — - Pierre de Peyrols , deuxième du nom, fut gouverneur de la temiwalilé de l'évéché de Clermont en 1360. — Etienne de Peyrols , damoiseau , assista au contrat de mariage de Louise de la Tour, avec Pons de Montlaur , le 20 octobre 1387. Pierre de Peyrols , troisième du nom , seigneur de Peyrols et de Saint-Diéry, à la fin du XIVL> siècle, parait avoir été le dernier mâle de sa famille , n'ayant laissé , d'Alix de Saillans , qu'une fille unique, mariée deux fois : 1° en H17, avec Jean II , seigneur d'Aubières, mort en 1127 ; 2" avecDraguinetdc Lastic , qui la rendit mère de Gabrielle de Lastic alliée à Jacques de Tourzel , baron d'Alègre. Marie de Peyrols avait eu de son premier mari plusieurs enfants, entre autres, Annet d'Aubières, marié en 1468 avec Dauphine de Murols , et dont la succession passa bientôt après dans les maisons de Montmorin et de la Fayette (1).

ARMOIRIES. — Inconnues.

df PEYRONNENC , marquis de Sainl-Chamarand , seigneurs de Loupiac , de la Barde , de Fraissinet , de Saint-

(1) Balust, t. il , p. 258 , 262, 612 , 78*. -Biographies diverses. -D. Coll, etc.

Clair, de Sainl-Geniès , de Naucazc , de la Roque , de Marmiesse , de Marcenac , de Sainl-Constant , de la ville de Maurs et autres lieux , en Quercy et en Auvergne.— Maison des plus anciennes et des plus distinguées du Quercy, où elle a possédé plusieurs terres et contracté de belles alliances. — Guy de Peyronnenr , seigneur de Saint-Chamarand , vivait avant 1400, et il hérita «le la terre de Fraissinet par institution testamentaire d'Hêlie de Vassal , damoiseau , seigneur de Fraissinet, du 1er décembre 1410. — Bernard de Peyronnenc prit possession du château de Clarens , par suite de capitulation conclue avant 1431, avec Tristan d'Abzac, gentilhomme du Périgord qui servait le parti anglais. — Marquez de Peyronnenc de Saint-Chamarand , fut présent à l'acte de foi-hommage et serment de fidélité que Jean de Vassal, seigneur de la Tourelle, lit a Guillaume de Théniines , seigneur du lieu , coseigneur île Gourdon , de Cardaillac, etc., etc., le 14 avril 1491. Michel et Pierre de Peyronnenc , seigneurs de Saint-Chamarand , nous sont connus par d'autres actes de 1500, 1540 et 1564. Autre Pierre de Peyronnenc , baron de Saint-Chamarand el sénéchal de l'Agénois , fut promu au grade de maréchal de camp en 1586. — Bertrand de Peyronnenc , baron de Saint-Chamarand , fils de Pierre et de Françoise de Carbonnieres , épousa , le 23 août 1605, Françoise de Bourbon-Malause , fille de Henri Tr de Bourbon , marquis île Malause , vicomte de Lavedan , et de dame Françoise de Saint-Exupéry-Miremont. De celle union descendait , au cinquième degré, Marie de Peyronnenc Saint-Chamarand, née le 18 janvier 1719, admise au chapitre de Beaulieu-lssindolus, ordre de Malte, en Quercy, sur

preuves dressées à Toulouse le 22 août 1737. Celle demoiselle lit profession dans ladite communauté, le 22 janvier 1738 ; elle était sœur, ou du moins très proche parente de Louis-Joseph de Peyronnenc, marquis de Saint-Chamarand , marié vers 1760 , avec Marie-Elisabeth de Naucaze , héritière de sa maison par suite du décès sans anfanls de Jean-Baptiste-Godefroi , comte de Naucaze , son frère.

Antoine , vicomte de Peyronnenc- Saint-Chamarand , seigneur de Ferrières, de Murât, de Marmiesse, et coseigneur de la ville de Maurs, officier supérieur de .cavalerie, inspecteur général des haras et président de l'élection d'Aurillac en 1787, a laissé, de Catherine - Françoise Forlet, Marie- Anne de Peyronnenc-Saint-Chamarand , alliée le 15 novembre 1796, à Jean-Marc-Gabriel de la Garde , comte de Saignes, père, par elle, de M. Antoine-Félix- Auguste de la Garde, comte de Saignes, actuellement vivant. — Parmi les autres alliances connues, de la maison de Peyronnenc, on remarque les noms de Durfort, de Lastours, de Ponlbriant, du Buisson-Bournazel , d'Albareil, de Cayron, de Batz, de

Casteras et de la Valette (1).

ARMOIRIES. —D'azur, à deux fasees d'or, à la bordure de gueules, chargée de dix besants d'or.

(Voyez p).4,flg. 8.)

de la PEYROUSE , seigneurs du lieu , entre Billom et

(1) Archiva du chapitre de BeaulUu, à la Bibliothèque nationale. —Généalogies déverses.— Chabrol , t. iv , p. 612.

Courpières. — Amblard do la Peyrouse , chevalier, vivail on 1310. — Armand, alias Arnaud do la Peyrouse, éeuyer, était au nombre des nohlos do l'Auvergne qui défendaient Jours privilèges contro los prétentions du clergé en 1328, et il rendit hommage en 1334, à raison de certaines possessions féodales situées dans los paroisses de Dorât et doThiors. — Hugues de la Peyrouse, chevalier, était possessionné on Auvergne et en Forez, du chef de Valence, sa femme, en 1352 et 135 i. — Pierre de la Peyrouse fut inscrit à Y Armoriai de 1450. — Et Charles de la Pevrouse, seigneur do Pouzols, épousa, vers l'an 1500, Françoise de Tourzel-d'Alegre, tille de Jacques, !>aron d'Alcgrc, cl d'Isabelle de Foixde-Rabat. Charles de la Peyrouse ne paraît pas avoir ou d'enfants, et sa veuve se remaria avec Pierre de Rohanne. Par la suite, la terre de la Peyrouse a été réunie à celle do la Barge (1).

ARMOIRIES.— D'or, ou sautoir de sable.

(Voyez pl. i, fi g. 9.)

de PEYROUSE , alias i»e la PEYROUSE. — Une autre famille de ce nom , contemporaine de la précédente, a existé en Bourbonnais. A celle-ci appartenaient : Guillaume de Peyrouse, d'abord damoiseau , puis chevalier, possessionné féodalemenl à Sainl-Pourçain et dans la mouvance de Clian-

(1) Baluxe, t. u , p. 154. — Chabrol , t. iv, p. 781. - D. Coll.— Noms féodaux , p. 743, 744.

telle en 1301, 13*22, 1330 ; Isabelle do Peyrouse , veuve d'Imhaud de Saint-Chrislophe , laquelle avait droit de tous et taille dans la mouvance d'Hérisson, en 1312 ; Jean et autre Jean de Peyrouse , seigneurs de Cornassat , paroisse de Beaune , près Montmarault , mouvance de Murât et de Verneuil , en 1375 et UW ; André de la Peyrouse, seigneur de Trimolant-Audrier, paroisse de Besson et autres, en 1452. Ce dernier fut inscrit à Y Armoriai de 1450. Gilbert de Peyrouse, seigneur de Cornassat et autres lieux, vivait en 1506 (1).

ARMOIRIES. — Fascé d'argent et d'azur de cinq pièces.

nr PEYROUX, seigneurs île Plamont, de Rochedragon , de Saint-Hilaire , de Buxicres-Vieilles , de la Barge, de Sallemagne, delà Coudre , des Escures et autres lieux. — Maison d'ancienne chevalerie, originaire de la Marche. Elle est conmie avec qualifications chevaleresques , depuis l'an 1097, et elle établit sa filiation depuis le commencement du XV siècle. — \a branche établie en Auvergne a eu pour tige, Charles du Peyroux , fils puîné d'Antoine, seigneur du Peyroux, en la Marche, et de dame Dauphine de Rochedragon. 11 fut homme d'armes de la compagnie de M. d'Estampes, et servit en Italie sous le vicomte de Lautrec. 11

(1) Somt féodaux, p. 730, 738,739, 713.

épousa , le 8 août 1525, Gabrielle de Montmorin , fille d' Antoine , seigneur de Saint-Hilaire , et d'Antoinette de Chalus. Sa postérité, qui sulisiste aujourd'hui en Auvergne et en Bourbonnais , a constamment suivi la carrière des armes , à laquelle elle a fourni une nombreuse série de bons officiers, dont plusieurs ont été décorés de la croix de Saint- Louis, et elle a pris ses alliances dans les maisons de Cnamborand , d'Anglars , de Cordebœuf , des Aix , de Neuville , d'Astorg, de la Roche , de Beaufranchet , de Chavanat, de Servieres, de Brousse , de Valon , de la Rochette, de Salvert , de Pannevère , etc. , etc. —M. du Peyroux , seigneur de Sallemaignc , fut convoqué à l'assemblée de Riom en 1789. Cette branche des seigneurs de Sallemaigne est aujourd'hui représentée par de nombreux rejetons, entre autres par les suivants :

1° Hippolyte du Peyroux , percepteur des contributions;

2° Silvain du Peyroux, capitaine d'infanterie; :i° Théodore du Peyroux , ecclésiastique ; i° Gustave du Peyroux , capitaine d'artillerio , inspecteur des fonderies.

D'autres branches de cette famille s'étaient répandues en Berry , dans la haute Marche et le Bourbonnais (1 ).

ARMOIRIES. — D'or, à trois tlietrons d'aïur, an pal de même , brochant sur le (ont. (Voyei pl. r», flg. 2.)

(1) Voyez la Généalogie publiée par La Chenaye-des-Bois . 1" édiUoo , t. vm , p. 366 ; et 8e édition , t. xi. — Dictionnaire de M de Courcellet, l. n, p. 191.

PEYRUSSE. — Ancien château fortifié situé dans la commune de même nom , près d'Allanche. Il a été pris et repris plusieurs fois pendant les guerres religieuses du XVI" siècle ; mais nous ne pensons pas, comme M. de Chabrol, que ce soit la forteresse appelée fffr«n'a,quePepin-le Bref assiégea et prit sur Waifre, duc d'Aquitaine en 765 ; ce fait historique semble mieux s'appliquer au fort de Peyrusse en Rouergue, ou bien à celui de Peyrusse ou Pérusse, près de Limoges. On connaît un autre Peyrusse , Peyrusse-1' Eglise , chef-lieu de commune, canton de tavoute-Chilhac (Haute-Loire).

Il n'est pas certain , non plus , que le Peyrusse de nos montagnes ait eu des maîtres de son nom. Il appartenait , dès l'an 1316 , à la famille de Jaffinel , qui le conserva jusqu'à la fin du XV* siècle. Quelques membres de cette famille sont connus sous le nom de Peyrusse , tel que Guinot de Jaffinel , alias de Peyrusse, en 1333 et 1334. Le château passa successivement dans les maisons du Prat, de Brives et d'Anteroche, 1516-1789 (1). D'un autre côté, la maison Peyrussed'Escars s'est approprié tous les hommes qui , de près ou de loin , ont porté le nom de Peyrusse , et , à moins de preuves positives, il serait bien difficile, aujourd'hui, de déranger l'édifice généalogique de cette race , d'ailleurs si ancienne et si illustre. Toutefois , nous sommes portés à croire que Bertrand de Peyrusse, chanoine-comte deBrioudeen 1161,

(i) Voir Noms féodaux , p. 44, 144, 528.— D. CoU.— Chabrol , t. iv, p.41G.

- ii 'l —

et peut-être aussi Adhémarde Peyrusse , chevalier de l'ordre du Temple, en 1279, étaient originaires d'Auvergne. Au reste, nous n'inspirons pas, le nom de Peyrusse étant commun à d'autres châteaux et d'autres familles.

La province du Rouergue, par exemple, a été le hrrceau d'une famille de Peyrusse nommée parmi les maisons protectrices de l'abbaye de Figeac, dans une huile du pajie Urbain 11 , de l'an 1093. A celle-ci appartenaient : Thibaut! de Peyrusse, vivant en 1*290 ; Agnès de Peyrusse, fdle de Guillaume et femme de Geraud de la Valette , qui rendit hommage au comte de Rodez en 13-23 ; Bernard de Peyrusse, possessionné en Rouergue et en Garladez en 1353 ; Antoine tle Peyrusse, capitaine de Garlat sous M. d'Armagnac en 1442. Ce dernier eut pour héritier Regon de Peyrusse, seigneur du Repaire, de la Gaze et du Bez, dont la fille, Claire de Peyrusse , épousa , le 23 novembre 1 491 , Raymond d'Adhémar , seigneur de la Garinie. Dans le même temps vivait Alvineys de Peyrusse, abbesse de Graneyrac, diocèse de Rodez.

de PIERRE de BERMS. — C'est l'une des plus anciennes et des plus illustres maisons du l^anguedoc , où elle florissail dès le milieu du M*' siècle. Elle possédait alors de riches domaines, notamment l'importante baronnie de Gan-

sa clicf d'azur , fharjïé de trois étoiles d'or.

{ Voyez pl. 5,fig. 3 )

ges, qui paraît avoirété son berceau. Pierre de Pierre, baron de Ganges, vivait en l'an 1050 ; il avait pour frère , selon D. Vaissette , Guillaume de Pierre, chevalier, qui accompagna, en 1096, Raymond de Saint-Gilles, comte do Toulouse, à la première croisade et qui servait , en 1098, au siège d'Antioche. Ce fut son chapelain qui découvritle fer de la lance dont Jésus- Christ avait été percé , événement qui releva le courage des Croisés et les détermina à prêter le serment de ne pas abandonner la Terre-Sainte qu'ils ne l'eussent délivrée du joug des infidèles. Guillaume de Pierre périt au siège deTyr, en 1112 (1). La maison de Pierre a produit des capitaines de cinquante et de cent hommes d'armes, des chevaliers de l'ordre du roi , des marécliaux de camp et des lieu tenants généraux, nombre d'autres officiers supérieurs de terre et de mer, des chevaliers de Saint-Louis et de la Légion d'honneur, des pairs de France, un cardinal célèbre sous le nom de cardinal de Bernis , archevêque d'Alby, un archevêque de Rouen, des clianoines-comtes aux chapitres de Brioude et de Lyon , et des chevaliers de Halte. Elle a subsisté en plusieurs branches , savoir :

1° Celle des barons de Ganges , dont l'héritière porta les biens par mariage dans la maison de Pierre fort au milieu du XIVe siècle. Les enfants de cette dame relevèrent le nom elles armes de de Pierre, que leur postérité a portés jusqu'à son extinction dans la maison d'Hérail. Anne de Pierre (Pierrefort), fille de Jean de Pierre, baron de Ganges, de

(1) Histoire du Languedoc, t il , p. 309.

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