TOME V
Pierrefort, d'Hérail, etc., et de Françoise de Chalencon, épousa, le 29 novembre 1508, Pierre d'Hérail, seigneur de Buzaringue , en Rouergue. Leur fils , René d'Hérail , devenu héritier de sa nièce , en prit le nom et les armes , et porta le nom de de Pierre ; mais il vendit la baronnie de Ganges à Balthazar de Saint-Etienne, seigneur de Saint-Martial. Jeanne do Saint-Etienne , sa petite-fille , j)orta la baronnie de Ganges dans la maison de Vissoc de la Tude , en 1629, par son mariage avec Jean de Vissée de la Tude , gentilhomme ordinaire de la chambre du roi Louis XIII , et maréchal de camp. Leur fils , Charles de Vissée de la Tude , a obtenu, en 1676, l'érection de la lmronnie de Ganges en marquisat.
2° Celle des seigneurs de Ports et d'Arènes , formée en 1245, par Guillaume de Pierre, écuyer du roi Philippe-le- Bel , et châtelain d' Aiguesmortes , et fils de Pons de Pierre, deuxième du nom, seigneur de Ganges, de Molières, de Brissac , etc. Cette branche était représentée , au dix-huitième degré , par Pons-Simon-Frédéric de Pierre , comte deBernis, successivement lieutenant au régiment de Brissac , capitaine dans celui de Monlcalm-cavalerie , aide-maréchal-général de la cavalerie de l'armée du Bas-Rhin , colonel au corps des grenadiers de France, chevalier de Saint-Louis, marié à Pari6, le 15 octobre 1755, avec Marie-Hélène-Hyacinthe do Narbonne-Pelet de Falgas, morte le 11 avril 1756, sans postérité.
3° Celle des seigneurs de la Loubatibres, comtes et vicomtes de Berxis , branche formée , au dix-septième degré, par Pons-Simon de Pierre, premier du nom, capitaine de dragons au régiment de Languedoc , second lils d'Antoine
de Pierre, seigneur des Ports, et de Louise de VUlars. Son petit-fils, Pons-Simon de Pierre, deuxième du nom, vicomte de Bernis ,. seigneur de la Loubauère , reçu page du roi en la grande écurie, au mois de juillet 1764, et successivement colonel du régiment de Vermandois-infanterie , chevalier de l'ordre de Saint-Louis , brigadier d'infanterie le 1er janvier 1784 , maréchal de camp le 9 mars 1788, chevalier de l'ordre de Saint-Lazare en la même année, a émigré en 1791 et est décédé lieutenant-général des armées du roi. 11 avait; épousé h Rome, le 6 mai 1776, M,Ie du Puy- Monthrun, fille atnée du marquis du Puy-Montbrun , mestre de camp de cavalerie. De ce mariage sont issus plusieurs en fants, entre autres : — Jacques-René-Philippe-llippolyte de Pierre , comte de Bernis , né le 23 juillet 1780, reçu chevalier de Malte de minorité. 11 se trouvait à Malte lors de la soumission de cette Ile à Bonaparte. 11 a été créé chevalier de Saint- Louis et de la Légion d'honneur à la restauration , et officier supérieur des gardes du corps de Monsieur. En 1815, le département u Gard le nomma député , puis en 1816 il fut nommé inspecteur général des gardes nationales de la Lozère, département qu'il a représenté à la chambre des députés en 1821-23 et 23. Le comte de Bernis a été nommé gentilhomme honoraire de la cltambre du roi le 9 janvier 1824 , et pair le 5 novembre 1827.
4° Les seigneurs de Saint-Marcel, barons de Chateauneuf, créés marquis de Pierre-Berms en 1751, ont eu pour auteur, au XIIe degré , Bertrand de Pierrre, troisième du nom , vivant en 1540, second fils de Jean de Pierre et de Jeanne de Molette de Morangiès. Cette branche s'est
éteinte en 1823 en la personne du comte de Bernis , pair de France , archevêque de Rouen , neveu de François- Joachim de Pierre-de-Bernis , reçu chanoine-comte de Brioude en 1739, membre de l'Académie française en 1744, chanoine-comte de Lyon en 1749, ambassadeur à Venise en 1751 , ministre plénipotentiaire de France à Madrid en 1755 et 1756, conseiller d'Etat et ministre des affaires étrangères en 1757 , chevalier de l'ordre du Saint-Esprit et cardinal en 1758, archevêque d'Alby en 1764, ambassadeur à Rome en 1769 , mort dans la même ville en 1794.
Le cardinal de Bernis eut pour coadjuteur à l'archevêché d'Alby, depuis 1784, François de Pierre de Bernis, son neveu , nommé archevêque de Rouen en 1819, pair de France le 4 août 1821 , décédé le dernier de sa branche , le 3 février 1823.
Chabrol fait mention d'un M. de Pierre de Bernis, seigneur de Hauterive , paroisse de Sermentison, avant 17S4, le même , sans doute , qui est mort à l'âge de 82 ans , en janvier 1842 (1). Les généalogies de la maison de Bernis ne font pas mention de cette brandie (2).
U a existé, en Velay et en Auvergne, une famille de Pières ou Pieyres, seigneurs de Planesse et de Ventressac, près de Chamalières , diocèse du Puy, maintenue dans sa noblesse le 13 juillet 1669, et qui habitait l'Auvergne lorsqu'elle a
(1) Voyez La Chenaye-des-Bois, t. vu. p. 373.— Histoire des faits de France , par M. de Courcelles, t. tiii, p. 135 et suivantes.
(2) Chabrol, t. iv, p. 12. —Gazette f Auvergne , 22 Janvier 1842.
lait de nouveUes preuves pour une admission à l'école militaire en 1772. Celle-ci portait : de gueula à trois épis <f or, au chef d'argent chargé de trois étoiles de gueules (1).
Une autre famille de Pierre, qui a donné plusieurs trésoriers de France , habitait le Bourbonnais en 1723 et 1737 (2),
La maison de Piètre de Bernis portait :
ARMOIRIES. - D'axnr , à la bande d'or , accompagnée en chef d'un lion de même.
(Voyeipl.5, flg. 4.)
de la PIERRE , voyez de la Farge de la Pierre.
de PIERREBONNE. — Âudin de Pierrebonne chevalier, fut présent au contrat de mariage de Bertrand VI , sire de la Tour-d'Auvergne avec Jacquettc du Pescliin , le 20 octobre 1416(3).
ARMOIRIES.— Inconnues.
PIERREBRUNE. — C'est un ancien château situé dans la commune d'Espinasse , près de Saint-Gervais. Il a longtemps appartenu à la maison le Loup-de-Monfan. Pierre et Christo-
(1) Catalogue de la Noblesse du Velay, p. 150. - Lùtts de i Rosier.
(2) Noms féodaux , p. 748, (Z)Baluxe,\. il, p. 644.
phe le Loup en firent déclaration en 1540 et furent convoqués au ban de 1543, et Marguerite de Pierrebrune , veuve de Geoffroi de Lauzannes , seigneur de Galandelle et de Lestang, en 1684, était vraisemblablement de la même maison (1).
ARMOIRIES. — Inconnues.
de P1ERREP0RT. — Cette maison , qui avait pris son nom d'un château fort autour duquel s'est formé depuis un gros bourg, aujourd'hui chef-lieu de canton , avait la même origine que celle des barons de Peyre, en Gévaudan , avec laquelle il importe cependant de ne pas la confondre postérieurement à 1250. Les seigneurs de Picrrefort avaient rang de premiers barons de la haute Auvergne pour la partie de Saint-Flour.
Guillaume de Peyre , seigneur de Pierrcfort , en 1250, est rappelé avec Soubairane (Souveraine), sa femme , dans les actes concernant Guiljert , leur fils , qui suit :
Guilbert, ou Gilbert de Pierrkfort, seigneur du lieu, et que Chabrol nomme mal à propos Philibert, était majeur de 20 ans lorsqu'il fit un échange avec Dalmas, prieur du monastère de Saint-Flour, en 1256 , et lui rendit hommage en 1259. 11 intervint comme médiateur dans le traité conclu entre le comte de Rodez et le vicomte de Murât
(1) Voyez Chabrol, t. iv , p. 417.— D, Coll.— Noms féodaux , p. 748. — TabUttes historiques de ÏAuvergnt , t. ▼! , p. 522.
en 1285, et fut présent à un autre traité passé avec le même ticomte de Murât et Pierre de Brezons en 1304 (1).
Guillaume II , Seigneur de Pierrefort , assista à l'hommage que Guillaume II, vicomte d'Estaîng, rendit à Henri II, comte de Rodez , en 1289 ; il laissa :
Bertrand , baron de Pierrefort , chevallier, qui fut convoqué avec les principaux seigneurs de l'Auvergne pour la guerre de Flandre, en 1318. Il fut présent à un acte d'Isabelle de Rodez, vicomtesse de Cariât , en 1325 ; assista, avec Pierre de Turlande, aussi chevalier, à l'hommage que Bernard de Bénavent rendit au vicomte de Cariât en 1329, et Ermengarde de Peyre, vicomtesse de Chaylanne, femme de Guillaume d'Estaing, le désigna pour son exécuteur testamentaire en 1341 ou 1342 (2). Suivant l'ordre des temps, ce dut être lui qui épousa l'héritière de la baronnie de Ganges, en Languedoc , dernier rejeton de cette branche de la maison de Pierre. H eut pour fils et successeur, Raymond, qui suit :
Raymond de Pierrefort, baron de Pierrefort , de Ganges, de Castries, d'Hierles, de Brissacet autres lieux. Il quitta, sans doute en vertu de substitution , le nom et les armes de Pierrefort , pour prendre le nom et les armes de la maison de Pierre, qu'il transmit à sa postérité ; il vivait de 1344 à 1370. De son mariage avec Flore de Landorrc, vinrent deux fils : 1° Bertrand, deuxième du nom, qui ne
(1) Noms féodaux, p. 004, 748.
(3) Baluxe , t. u , p. 180 , 664.— Noms féodaux , p. ». —Âudigwr, t. ni, p. 126.
parait pas avoir laissé de postérité ; 2° Louis , qui forma le degré suivant :
Louis de Pierre, baron de Pierrefort, de Ganges, de Castries , d'Hierles, de Brissac , épousa Marguerite d* Anduse, fille de Bernard d' Anduse, seigneur de la Voûte, dont :
Jean de Pierre, baron de Pierrefort, de Ganges, de Castries, d'Hierles et de Brissac, allié à Blanche de Sévérac, fille de Guy VI et de Jeanne, Dauphine d'Auvergne ; il en eut :
Louis II , baron de Pierrefort , inscrit à Y Armoriai de 1450 et père du suivant :
Jean II, baron de Pierrefort, de Ganges, de Castries, d'Hierles, etc., etc.; héritier universel de Louis, son père, et de Blanche de Sévérac, son aïeule , prétendit à la succession de la maison de Sévérac, et plaidait à ce sujet contre le baron d'Arpajon, en 1495. Il vendit la baronnie de Castries à Guillaume de la Croix , le 19 avril 1495 , et vivait encore en 1503 (1). Jean II avait épousé Françoise de Chalencon , qui le rendit père de trois enfants, savoir :
1° Bertrand de Pierre , baron de Pierrefort , mort sans postérité ;
2° Anne de Pierre , héritière de sa maison', baronne de Pierrefort, de Ganges, d'Hierles et de Brissac , mariée le 25 novembre 1508 à Pierre d'Hérail , seigneur de Buzarinque , en Bouergue , dont le fils, René d'Hcrail , baron de Pierrefort, épousa
(1) Audigier, t. m , p 38-39.— JVo»u féodaux, p, 748.
en 1543 demoiselle Jeanne de la Rouë , héritière de sa maison et dont la postérité s'est éteinte en la personne de Marthe-Gabrielle d'Hérail de la Rouë-Pierrefort , mariée en 1670, avec Joseph- Philippe-Hyacinthe de Saint-Martin-d'Aglié , marquis de Rivarolles , en Piémont. Les descendants de ce dernier étaient encore barons de Pierrefort et de la Rouë en 1789. Voyez Peyre , Pierre, Hérail , la Roue ;
3° Françoise de Pierre-de-Pierrefort , épouse de Jean de Béziers , baron de Vénejan.
La maison de Pierrefort a changé plusieurs fois d'armoiries, voici quelques exemples :
Avant 1350 : D'or , à la bordure de gueules. (Ancien» de Pierrefort.) (Vote* pl. ft, flg. 5.)
De 1350 à 1450 : D'aïur à la bande d'or, accompagnée en
chef d'on lion de même. (Armes de de Pierre.)
(Voyei pl. 8, flg. 4.J
En 1450 : Eearlelées , aux |« et 4* d'or, au lion de gueules ; aux îe et 3* d'hermine, & trois pals de sable.
(Voyez pl. 5, flg. 6.)
Autres de 1450 : Pale d'hermine el de gueules.
(Voyez pl. 9, flg. 7.)
de PIERREGOURDE. — Chabrol fait mention de ce nom dans les articles relatifs aux terres de Prades, près du Puy ,
et de Cournon , [près de Clermont (1). Une terre de Pierregourde située en Vivarais, a eu très anciennement des possesseurs de son nom ; mais elle passa de bonne heure dans la maison de Rochebaron, puis dans celle dcBarjac, très-distinguée en Vivarais et en Gévaudan , maintenue dans sa noblesse le 4 janvier 1669 (2). Voyez Babjac.
ARMOIRIES. — inconnues.
de PIERREVTVE , seigneur d'Authezat. —Suivant Chabrol , Michel de Pierrcvivc , médecin du roi , était seigneur d'Authezat en 1401. 11 paraît qu'il avait rendu des services au pays , car les états d'Auvergne lui accordèrent , vers le même temps , un octroi financier. 11 laissa deux filles : 1° Louise de Pierrevive , mariée à Pierre le Clerc, conseiller au parlement de Paris ; 2° Jacquette de Pierrevive , épouse de Guittard de Bourdellcs , secrétaire du roi et l'un des quatre notaires du parlement en 1508. Vers le même temps vivait Nicolas de Pierrevive , seigneur de Lézigny, maître d'hôtel ordinaire du roi , qui cul de Jeanne de Turin , ou Thurin , entre autres enfants, Marie-Catherine de Pierrevive, q>ouse d'Antoine de Gondi ,Tun des échevins de Lyon en 1530, laquelle devint gouvernante des enfants de France, et fut mère de huit enfants parmi lesquels nous citerons Pierre de Gondi, évéqueduc de Langres , pair de France en 1565, évêque de Paris en
(2) VAubaittt. n, p. 30.
1570 , chef du conseil du roi Charles IX , commandeur de Tordre du Saint-Esprit en 1578 , et cardinal en 1587 ; il mourut en 1616. Deux de ses neveux lui succédèrent sur le siège épiscopal de Paris, et l'un d'eux en fat le premier archevêque. Son petit neveu , Jean-François-Paul de Gondi , devint célèbre sous le nom de cardinal de Retz.
On trouve encoro Anne ou Annet de Pierrevive, seigneur de Lézigny, allié vers 1580 à Louise de Clermont, fille de Julien de Clermont , baron de Toury , et de Claude de Rohan (1).
ABHOIRIES. — D'or, à tms pals de gueules , chacun chargé en chef don diamant enchâsse d'or.
(Voyez pl. 5, fig. 8.)
PIGANIOL de la FORCE. — Des biographes ont avancé que Jean-Aymard Piganiol de la Force , auteur de la Description de la France, né à Aurillac en 1673, et mort à Paris en 1753, était issu d'une famille noble. En ce cas, il devait être d'origine étrangère à l'Auvergne, car le nom de Piganiol ne figure sur aucune des listes de convocation à nous connues, non plus que dans les recueils consacrés à la noblesse.
nu PINET du BOUCHET, seigneurs de Ferrât et de
(1) Chabrol, t. iv, p. 76. — Histoire de tordre du Saint ÉtprU, p. m.— Généalogie de la maison de Clermont.
Preissat, élection de Brioude.— François du Pinet, né le 28 septembre 1639 , produisit, en 1666, des titres filiatife depuis Beraud , ou Bertrand du Pinet, son bisaïeul , qui servait en qualité d'archer des ordonnances du roi Charles VIII, lors de la conquête de Naples en 1404. Biaise du Pinet , fils de celui-ci , servit Charles IX et Henri III , et fut capitaine de chevau-légersen 1579. Toutefois, et nonobstant ces preuves honorables , François du Pinet ne fut pas inscrit au catalogue des gentilshommes maintenus en 1666, à moins qu'il n'y figure sous un autre nom. Il fit foi-hommage en 16Ç9, en sa qualité d'héritier de Pierre du Pinet et d'Antoinette de Bouchât, alias Bouchut-d'Apcheix , ses père et mère, à raison de la maison noble de Ferrât et dépendances, paroisse de Saint-Projet , ensemble le château et domaine noble de Preissat, paroisse de Vialle, élection de Brioude (1).
ARMOIRIES. — D'azur, ta ehevros d'or, accompagné de trois roses de même.
(Voyapl.5, flg. 9.)
de P1NHAC , PIGNAC , ou PUYL1IAC , seigneurs de Fours et de la Tour-des-Sauvages. — Famille du diocèse du Puy, maintenue sous ces trois noms, les 9,29 août et 15 octobre 1669, sur preuves remontant à Guillaume Pinhac, seigneur de Fours , compris au !>an de la sénéchaussée du Puy, le 29 février 1539, et nommé receveur de la noblesse du Velay en
(t) Prtuve$ de im.-Nom féodaux, p. m.
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1540. Claude Pinhac, a/ûwPignac, son arrière-petit-fils, seigneur de Fours et de la Tour-des-Sauvages, avait épousé le 21 juin 1647, Françoise de Bonlieu , de laquelle naquirent trois fils , Florimond , Claude et Antoine Pinhac , compris dans la maintenue de 1669 (1). Le château dît la Tour-des- Sauvages , près d'Aurec , était habité sous l'empire et la restauration , par M. du Lac de la Tour, auteur d'un ouvrage historique sur le département de la Haute-Loire.
ARMOIRIES. — D'argent , an pin de sinople.
(Voyex pl. 6, flg. 1".)
de la P1VARD1ÈRE. — Ce nom , qui figure parmi ceux des signataires de Tarte de coalition de la noblesse d'Auvergne en 1791 , est celui d'une famille noble du Berry et delà haute Marche. Elle a prouvé sa filiation et de bons services militaires, depuis Pierre de la Pivardière , écuyer, vivant en 1450 (2). François de la Pivardière , né à la Cassagne , en haute Marche, en 1751, était capitaine au régiment de la Reine, en 1790.
ARMOIRIES. - D'argent , à trois merletles de sable.
(Voyez pl. 6, flg. 2.)
(1) Catalogue de la Nobleste du Velay, p. 15$, m. —vAubaiê , t. Il , p. 234.
(2) Armoriai général de France , registre v.
de la PIZE ou LAPIZE. — Celte famille paraît être la même que celle qui , sous le nom de la Pisse . fut maintenue noble , en Limousin , le 24 novembre 1666 et le 31 décembre 1715. — N. La Pize, qui fut admis dans les gardes* du-corps du roi, compagnie de Noailles, en 1759, et M. Louis-Antoine de Lapizc de Saint-Cirgues, actuellement possessionné à la Roquevieille (Cantal), du chef de dame Maric-Christine-Zelia d'Estresses, son épouse , sont vraisemblablement sortis de la même souche.
Trois membres de cette famille, possessionnés près de Saint-Céré, en Qucrcy, furent portés sur la liste des émigrés de 1793. L'un d'eux avait servi en qualité de capitaine.
ARMOIRIES. — DW, an eherron d'or, accompagné de trois roses de même.
(Voyei pl. 6, Og. 3.)
de PLAGNES.ou PLAIGNES, seigneurs de Plaignes, de la Garde de Bélestat, en haute Auvergne, élection de Mauriac. — Le château de Plaignes , situé à peu de distance de l'ancien prieuré d'Ambials, commune de Sainte-Eulalie (vallée de Saint-Martin-Valmcroux), a donné son nom à deux familles différentes qui s'y sont succédé. Suivant Audigier, la première de ces familles quitta le nom et les armes de Plaignes, en vertu d'une substitution faite par Pierre de Saint-Martial, seigneur de Drugeac, qui, se voyant sans entants, testa le 28 mars 1423, en faveur de Jacques de
Plaignes , son neveu , fils de Guy de Plaignes et de Marie de Saint-Martial , à charge par lui de porter le nom et les armes de Saint-Martial , clause fidèlement observée depuis par ses descendants, barons de Drugeac (1).
La seconde maison de Plaignes a eu pour tige Pierre de Ilibier, capitaine châtelain du château de Crèvecœur, paroisse de Saint-Martin-Valmeroux, en 1418. Ce Pierre de Bibier était, selon toute apparence, fils ou neveu d'Aymeric de Ribier qui , quelques années auparavant, notamment en 1404, avait fait de nombreuses acquisitions de rentes dans les paroisses de Drugeac, de Drignac et de Saint-Bonnet. La terre de Plaignes dut lui venir, soit par acquisition, soit par succession de la famille de Gurières, qui la possédait en 1410 et 1414 (2).
Guillaume , seigneur de Plaignes , assista au mariage de Dorde, ou Dieudonné de Montai, baron de la Roquebrou, avec Catherine de Castelnau , le 16 février 1531.
Jacques nE Plaignes, celui depuis lequel la filiation a été prouvée , épousa, le 15 mars 1539, Jeanne de Pouzols (3), de laquelle vint :
Jean de Plaignes, marié avant le 6 mars 1551, avec Jeanne de Crozet ou Crouzet-de-Bélestat. 11 servit sous Henri III en qualité de maréclial-des-logis d'une compagnie
(1) Audigier, 1. 1, p. 326; t. m, p. 126; t. I, p. 227, t'a) Dktionnaire du Canlal, p. 97 , 288.-0. Coll. (3) Il est à remarquer que le nom de cette dame est le même que celui de Jeanne de Pouzols, mariée, en 1541, àGéraudde Ribier, seigneur de Veyraguet, tige de la branche de Rameaet.
d'ordonnance , suivant attestation du 8 décembre 1587. Il eut pour fils et successeur :
François de Plaignes, marié , le 16 novembre 1620, avec Alix de Maurel , dont :
Jacques de Plaignes , vivant en 1666. 11 fit foi-hommage au roi en 1669 et 1685, à cause des seigneuries de Plaignes et autres, situées dans les paroisses de Sainte -Eulalie, Saint-Projet et Saint-Bonnet, relevant de Saint-Christophe.
Pierre de Plaignes , chevalier , fils du précédent , renouvela l'hommage des mêmes fiefs en 1722(1). Sa postérité ne nous est pas connue , non plus que celle de François , fils d'autre François et de Catherine de Fontanges, lequel avait épousé , avant 1666, demoiselle Jeanne de Chaviale.
Ainsi que nous l'avons fait remarquer à l'article de Curières , les armes de la famille de Plaignes ont un rapport frappant avec celles de la maison de Curières de Sainte-Eulalie, marquis de Saint-Cosme, en Rouergue. Voyez Curières et de Ribier.
ARMOIRIES. — D'aior, an lévrier saillant d'argent, colleté de gueules, accompagné de trois étoiles d'or, î en ebef, 1 en pointe.
(Voyez pl. 6, flg. 4.)
de PLANES. — M. de Ribier du Chatelet|et M. Lainé ont pensé que Guibert et Jean de Planes , damoiseaux , nommés
(1) Nomt féodaux, p. 78*.
dans deux actes de Robert VI , comte d'Auvergne , des années 1279 et 1285, appartenaient à la famille de Plaignes dont la notice précède ; mais cela nous parait , du moins , fort douteux (1).
de PLANHOL, voyez Gay.
de PLANTADIS, coseigneurs dp Mérinliac, en Cornbrailles. — Famille très ancienne de la province de la Marche. Nous remarquons dans ses alliances plusieurs noms appartenant à l'Auvergne , tels que ceux de Motier rie la Fayette, de Bosredon , de Salvert , de Beauverger-Montgon , deBaron-de-Layac, de la Celle, de la Seigliere, etc. (2).
ARMOIRIES.— Inconnues.
de PLAS. — D. Coll. fait mention de Durand de Plas , écuyer de Nescbers, père de Roberte de Plas en 1301, et d'Etienne de Plas, aussi écuyer do Neschers en 1328. On connaît encore Amblard de Plas, alias d'Auplas, rappelé dans une reconnaissance d'Isabelle , sa veuve, relative à des dtmes qu'elle possédait à Joc, alias Jou , paroisse de Cbapdes, en 1326 ; mais on ignore le sort de cette famille i>osté-
(1) Voyez Baluze , t. H, p. 129, 134. — Dictionnaire du Canlal, p. 283.— Nobiliaire d'Auvergne , par M. Laioé, p. 70.
(2) Voyez Chabrol , t. iv, p. 346.
Tom v. 9
rieureraent aux dates précitées. Serait-elle la même que la noble maison «le Mas , en Limousin ? Cela n'est pas vraisemblable. Celle-ci a pris son nom d'une terre située à deux lieues et demie de Tulle, et s'est étendue en Quercy, en Périgord et en Angoumois , où elle a contracté de l>elles alliances ; elle en compte aussi en Auvergne avec les maisons de Scorailles , de Fontanges , de Lastic-Saint-Jal , de Hobert- Lignerac, d'Estresses , de la Garde-de-Saignes , de Corde- Jxeuf-Monlgon. La dernière fut celle de Guy-Joseph, comte de Mas, marquis de Thillay , baron de Marcillac, seigneur de Curemonle, de Puy-d'Arnac, de Valon et autres lieux, marié , le 6 février 1746 , avec Marie-Françoise de Cordebo'iif-Beauverger-Monlgon, née au château de la Soudière le 7 septembre 172i, fille de feu Philipi>e-Gilbert deCordebœuf-Montgon , maréehal-de-eamp, commandeur de l'ordre de Saint-Louis , gouverneur des lies d'Oléron , et de Blanehollenriette de la Hoche-Aymon. — M. Lainé , dans son nobiliaire du Limousin (1), aftirme que la famille de Plas vient de s'éteindre. Cela étonne quand on sait que sous le gouvernement de la Restauration elle comptait plusieurs fonctionnaires publics dont l'un était père d'une nombreuse famille (2).
ARMOIRIES.— D'argent, à trois jumelles
de gueules.
(Voyez pl. 6, flg. 8.)
(1) Tome VIII dos Archiva de la Nobleue.
(2) A l'époque dont il s'agit, M. le chevalier de Plas était souspréfet de Bellac (Haute-Vienne), et un de se» parents , secrétaire général à Angoulème (Charente).
de PLEAUX ou PLEUX. — La petite ville de Pleaux, dont cette famille avait pris son nom , était , au XIIIe siècle, une ancienne viguerie dont une partie dépendait héréditairement des viguiers eux-mêmes, et l'autre partie appartenait nu prieuré de Pleaux , sous la foi-hommage due à l'abbaye de Charroux, en Poitou. Raoul, Bernard, Pierre et Hugues de Pleaux, chevaliers, de la race des viguiers, transigèrent avec l'abbé de Charroux, touchant leurs droits respectifs, en 1279. Dix ans plus tard , c'est-à-dire en 1289, le môme abbé s'étanl plaint au roi Philippe-le-Bel , de ce que les viguiers de Pleaux troublaient le prieur dans l'exercice de ses droits, le monarque promit sa protection royale , à condition que sa majesté serait assoc iée à la directe seigneurie, et cet arrangement ayant été accepté, le roi donna des lettres, en forme de charte, pour l'établissement d'officiers royaux à Pleaux , stipulant, en outre, qu'il y serait formé une ville qui porterait le nom de Villefranche-de-Pleaux , avec des privilèges semblables à ceux que le prince Alphonse de France avait concédés aux habitants d'un bourg du Rouerguc', appelé depuis ViUefranche. Ces lettres furent confirmées par le roi Charles VU étant à Langres, au mois d'août 1444, et c'est à cette franchise que la ville de Pleaux dut son agrandissement. Henri IV, voulant récompenser les services de Jean de Rillac, le subrogea aux droits qu'il tenait de ses prédécesseurs , et dès lors les barons de Rillac eurent part à la coseigneurie de Pleaux, déjà divisée entre les maisons de Robert-Lignerac et de Grenier, représentant, par succession , l'ancienne maison
de Pleaux. On verra ci-après comment cetle division s'était opérée (Ij.
MAISON DR PLKAIX.
Le premier connu par titres est Pierre île Pleaux, chevalier, vivant en 1159. On trouve ensuite Guillaume de Pleaux, témoin d'un échange conclu entre l'abbé de Sarlat et celui de Grandselve , aux calendes de septembre 1166. Raoul de Pleaux, chevalier et viguier de Pleaux, qui vivait en 1230, fut père de quatre fils nommés Bernard , Raoul , Pierre et Hugues de Pleaux , tous chevaliers, les mômes qui transigèrent avec l'abbé de Charroux en 1279. Bernard de Pleaux, l'un d'eux, fut témoin de l'hommage que l'abbesse de Brageac rendit aux seigneurs de? Scoraillos, le jeudi après l'octave de la nativité de saint Jean-Baptiste 1287, acte renouvelé le mardi après la féte de saint Georges 1313, et dans lequel figure Almodiedc Pleaux, religieuse audit monastère. Ce Bernard fut père d'un lils et d'une tille : 1° Jean de Pleaux, chevalier, mort sans enfants de Marguerite de Merle, sa femme, laquelle vivait encore en 1296 ; 2° Sibylle de Pleaux , alliée en premières noces à Guy d'Albars, et remariée à Geraud Rolierl , seigneur de Lignerai:, auquel elle apporta la moitié de la terre de Pleaux. On n'est pas d'accord surla date précise de celte alliance, que les uns ont fixée h 1264 et d'autres à 1274 et 1294 ; la dernière, qui
;i) UanuscrU de Deluguet, à la bibliothèque nationale.
est celle indiquée par Deluguet et Duchêsne, nous parait la plus cerlaine. Voyez R obert-Li g n kr ac .
La seconde branche <ie la maison de Pleaux eut pour lige Raoul de Pleaux, frero do Bernard ; il rendit hommage à l'évequc do Clermont , on 1287. Raymond de Pleaux, l'un de ses fils, fut abbé d'Obasinc, en Limousin, de 1303 â 1328.
Jacques de Pleaux (de Pieux) (1) , damoiseau, fut présent à un échange conclu entre Rigaud de Chalvignac et Bernard de Neuville (Novavilla), devant Larmandie, notaire, le vendredi après la fête de sainte Agathe, 1327, ainsi qu'au contrat de mariage de Guillaume de Cayrol , avec Marguerite de Mauriac en 1336.
Rigaud, alias Rigald de Pleaux, chevalier, reconnut, on 1348, devoir quinze sols de rente à l'abbaye de la ValeUe, pour un anniversaire fondé par Raymond de Pleaux, son oncle, jadis abbé d'Obasine. On peut considérer comme enfants de Rigaud :
1° Jean do Pleaux , qui forma le degré suivant ; 2" Hélène de Pleaux, dame de Puy-Jobert, qui rendit hommage à Guy, baron do Girael , le 14 novembre 1393 ;
3" Antoinette de Pleaux, mariée, en 1402, à Etienne de Peyrat-de-Jugeals, en Limousin. Jean de Plaux, chevalier, fut présont au traité conclu le 15 janvier 1413, entre Jean Roberl-Lignerac, coseigneurde Pleaux , et Geraud Teslul , abbé de la Valette , au sujet de
(1) Dans beaucoup de titres te nom de Pleaux est écrit Pieux.
messes et anniversaires précédemment fondés pour le repos des âmes de Jean Robert et Bertrande de Cosnac , père et mère du contractant, ainsi que pour celle de Bertrand Robert , évêque de Montauban (1). Jean de Pleaux est présumé père des suivants:
1° Bertrand do Pleaux , abbé de Beaulieu , en Limousin , en 1449 ;
2° Marie de Pleaux , religieuse à Brageac , lors d'une transaction passée entre Irlande de Vcilhan, abbesse de ce monastère, et le curé de Chaussenac, en 1436. On ne connaît pas le successeur immédiat de Jean de Pleaux, mais on trouve après lui :
Antoine de Pleaux, coseigneur de ladite ville, qui, de son mariage avec Guine de Saint- Aulaire , laissa un fils et une fille ci-après nommés :
1° Pierre de Pleaux , coseigneur de Pleaux et autres lieux , époux de Françoise de Veyrac , lequel fit son testament le 18 mars 1554. Par cet acte de dernière volonté , il demanda à être inhumé dans l'église ou chapelle de Saint-Jean- Baptistc de la ville de Pleaux , où reposait feu Antoine de Pleaux, son itère ; fit des legs à Antoinette, sa fille bâtarde, à Guine de Saint- Aulaire, sa mère, à Françoise de Veyrac, sa femme, et il institua pour son héritière universelle , demoiselle Marguc-
(1) Manuscrit de Delugmt.
rite de Pleaux, sa tille mineure, lui substituant, en ras de décès sans enfants , noble Léger deSartigcsde-Lavandes, son neveu, à charge de porter le nom et les armes de Pleaux. Cette substitution n'eut pas d'effet : Marguerite de Pleaux , devenue majeure , épousa , par contrat du 13 décembre 1391 , François de Grenier, fds d'Amaury de Grenier, seigneur de la Borie , en Qucrcy,. auquel clic transmit la coseigneurie de Pleaux avec les terres de Saint-Cirgues, de Regeaud, de Gaignac, de Cosnac et de Veyrac, dépendantes de la môme succession. Voyez Grkmkr de Pleaux.
2? Claude de Pleaux, mai ié par contrat passé en la ville de Pleaux , devant Yrondi , notaire , le 18 mai 1539 , avec Aymon de Sarliges , seigneur de Lavandes. Claude de Pleaux fut assistée au contrat par Antoine de Pleaux , son pere , qui lui assura sa dot avec parures et vêtements nuptiaux. Aymon de Sarliges fut établi cotuleur de Marguerite de Pleaux, sa nie<c, avant le 5 décembre 1559 (1).
ARMOIRIES.— De gueules , au lévrier rampant d'argent , colleté d'azur et accompagné de six billeltcs d'argent mises en orle.
(Voyez pl. 6, flg.a.)
(1) Gallia Chrùtiana, t. u , p. 91, 637, 638 , 683. — Manuscrit de Dtluguel , p. 5* , 85 , 67 , 1 15 , 1*2 , 155 , 156 , 157.— Audigier, t. u. p. 283, t. iv , p. 117 — Titres particuliers.
du PLESSIS (Plesseis). — Guillaume du Plessis, secrétaire et garde du sceau de Jean de France, duc de Berry et d'Auvergne , fit foi-hommage à son maître , à cause de domaines, bois, dîmes, cens et rentes, ensemble l'hôtel de la Roche, au village d'Orsonette , 1402 (1).
ARMOIRIES. — Inconnues.
PLOTIER. — On ne connaît de ce nom , que Guillaume Plotier, mentionné dans une sentence arbitrale émanée de Hugues de la Tour, évoque de Clermont , et relative à des contestations qui divisaient Guillaume X, comte d'Auvergne, et l'abbé de Mauzac, en novembre 1230 (2).
ARMOIRIES. — Inwnnncs.
de PLUVINEL, voyez de la Bàume-Pluvinel.
PODEVIGNE de GRAND VAL, seigneurs de Begus, de Brossadols, de Brons et autres lieux, paroisse de Yabres, et de Saint-Georges , près de Saint-Flour. —Raymond de Podevigne , élu en l'élection de Saint-Flour et receveur des dîmes du diocèse , fils de Jean Podevigne , fournit reconnais-
(1) Nom féodaux, p. 756.
(2) Voyez Baluze, t. u, p. 90.
sance féodale , à cause de la montagne de Chabestras, avec moyenne justice , en 1669 et 1686 ; il ne vivait plus en 1609, époque à laquelle Marguerite Tassy , sa veuve, fit foi-hommage à raison des terres de Begus et de Brossadols. Charles de Podevigne , écuyer, trésorier de France , accomplit la même formalité* en 1717. Cette famille fut convoquée à l'assemblée de la noblesse de la haute Auvergne à Saint-Flour, en 1789 ; fournit un signataire de l'acte de coalition du môme corps , en 1791, et elle est actuellement représentée par M. de Podevigne de* Bouchatel , ancien membre du conseil d'arrondissement de Saint-Flour, juge de paix à Chaudesaigues , et par M. de Podevigne de Bouchatel. A cette dernière époque le château de Begus , paroisse de Vabres , était habité par M. Podevigne de Grandval et par M. de Labro-de- Montagnac, son héritier (1).
ARMOIRIES. — DVt au chevron de gueules, au raisin de sable en pointe.
(Voyeipl.6, flg. 7.)
de P01NSAT , seigneurs de Saint-Germain-la-Prade , de Lanliac et autres lieux, élection île Brioude. Cette famille lirait son nom d'un ancien château situé à six ou sept kilomètres de la ville du Puy. —Gaspard de Poinsat acheta
(1) Noms féodaux t p. 758, 922.— Chabrol , X. iv, p. 715 , 730.— Convocation* aux assemblées de 1787 et 17W, — Annuaire du Cantal , 1830 , p. 62, 82.
1a terre de Sain^Germain-Laprade de François do Latour, vicomte de Turenne, en 1519; il eut pour successeurs: Théoffre do Poinsat, en 1527. — Lucas de Poiusat, en 1571. — Claude de Poinsat , en 1608. — Jean de Pomsat , qui fut maintenu noble dans l'élection de Brioude , en 1666. — Jacques de Poinsat , seigneur du lieu , en 1755.— Claude- Bernardin de Poinsat , en 1765.
Cette famille a dû s'éteindre dans celle de Veyrac, car Jacques-Anloino de Veyrac était seigneur de Poinsat en 1568 , et Jean-Jacques do Veyrac de 1768 à 1789 (1).
ARMOIRIES. — De gueules, à trois pals retraits d'or, mouvant du cbef; an chef eousu d'azur, chargé de trois molettes d'argent.
(Voyez pl. 6, flg. 8.)
de POIRIN ou POYBEIN , seigneurs de Mialet et de Trignoles. — Jacques et François de Poirin , alias Poyrein , écuyers, enfants de Charles de Poirin , domiciliés à Bort , en Limousin , déclarèrent tenir en fief la seigneurie de Trignoles, paroisse de Champs-de-Bort, en 1669, 1670 et 1722. Nous ignorons l'origine et le sort ultérieur de cette famille ; mais il est vraisemblable qu'elle appartenait au Limousin (2).
ARMOIRIES.*- Inconnues.
(1) Production de 1666.— Bisloke du FWay, par Arnaud.
(2) Noms féodaux , p. 376 , 739, 771 , 773.
POISSON. — Cette famille qui t dès l'an 1637, comptait parmi les plus opulentes de la ville de Clermont, acquit la noblesse par l'exercice de la charge de conseiller secrétaire du roi , dont fut pourvu Michel Poisson le 22 septembre 1653, et dans laquelle il mourut en 1658 , laissant , de Jeanne Ogier, alias Augier, cinq fds maintenus nobles en 1666. La famille Poisson a fourni plusieurs '.trésoriers de France à Riom , et des conseillers à la cour des aides de Clermont. Quelques-uns d'entre eux firent foi-hommage au roi à cause des seigneuries de Merdogne, Saint-Genès , Cistcmes, Durtol , Jou , Cormède , en 1669, 1683, 16&*, 1716, 1723, 1730, et 17*0. A cette dernière époque la terre de Durlol appartenait à Françoise Poisson , épouse de Gabriel de Ribcyre (1).
ARMOIRIES. — D'aïur, au chevron d'or, accompagné en chef de deux «loties de même, et en pointe d'an dauphin aussi d'or.
(Voyei pl. 6, flg. ».)
de POISSONS, seigneurs de Poissons et autres lieux, mouvants de Château-Clùnon , en Nivernais. — D. Coll a relevé le nom d'Etienne de Poissons , écuyer, qui fut présent avec plusieurs autres seigneurs du Nivernais, à la réception de Guichard Dauphin, seigneur de Jaligny, grand maître de France, au rang de chanoine honoraire de la ca-
(1) Noms féodaux.
thédrale de Ncvers, le 27 novembre 1405. La famille de Poissons, si on en jupe par divers actes de féodalité qui la concernent, était, aux XIVe et XVe siècles, Tune des plus nobles et des mieux possessionnées des environs de Chàteau- Chinon (1).
ARMOIRIES. — Incennues.
de POLASTRON. — Excellente noblesse du Languedoc qui a fourni un chanoine-comte au chapitre de Brioude en 1706 et plusieurs personnages illustres dans la carrière des armes. Guillaume de Polastron se croisa en 1248. — Jean- Denis de Polastron , seigneur de la llillière, maintenu noble à Toulouse sur preuves de quatre degrés, le 15 juin 1660, fut promu au grade de lieutenant-général d'armée, en 1696; il était grand'eroix de l'ordre de Saint-Louis et commandant supérieur des trois évechés de Saint-Malo , Dôl et Saint- Brieuc, lorsqu'il mourut, le 28 février 1706, laissant pour fils aîné , Jean-Baptiste , comte de Polastron , créé lieutenant' général des armées du roi en 1738. — Jean-François, comte de Polastron , gouverneur de Castillon , en Médoc , et sénéchal d'Armagnac, fut père de Gabrielle-ï'olandc-Claude- Marline de Polastron, mariée le 7 juillet 1767 à Armand- Jules-François , duc de Polignac. On n'a pas oublié que cette dame fut l'amie de la reine Marie- Antoinette , et la mère de M. de| Polignac , dont le dévouement à la brandie aînée
(1)1». Coll. -Balust , t. h, p. Nom féodaux, p. 759,
des Bourbons est connu de tous. — La maison de Polastron comptait, en dernier lieu, deux marécliaux-de-camp promus à ce grade avant 1722 (1).
ARMOIRIES.— D'argent , an lion de sable > armé et lampassé de gueules.
(Voyez pl. 7, flg.i'M
de POLIGNAG. — L'illustre et puissante maison de Polignac appartient au Velay par son antique et somptueuse demeure ; mais son extrême voisinage de l'Auvergne, d'où elle tire sa première origine, les nombreuses et importantes terres qu'elle y a possédées, les grandes alliances qu'elle y a contractées et le rôle qu'elle y a joué pendant nombre de siècles, nous donnent pleinement le droit de la ranger parmi la haute noblesse de notre province. Ce ne serait pas trop d'un volume pour retracer l'importance féodale et politique de cette maison ; mais , obligé de nous restreindre, nous n'en donnerons qu'un rapide aperçu.
Les anciens vicomtes héréditaires du Velay, plus connus sous le nom de vicomtes de Polignac parce qu'ils faisaient leur résidence au château de Polignac, bâti sur une grande et vaste roche anciennement consacrée à Apollon , à 4 ou 5 kilomètres de la ville du Puy, descendaient d'une des plus puissantes maisons d'Aquitaine. On a même prétendu les
{\)VAubais, t. m, p. m. — LaChtnaye dtt^Bois, t. vi. — Bioyraphies diverses , etc.
rattacher à la famille de Sidoine Apollinaire , gendre de l'empereur Avilus et éveque d'Auvergne en 472; mais une aussi haute origine ne saurait se prouver d'une manière satisfaisante.
Quoi qu'il en soit , les vicomtes de Polignac usaient d'une grande autorité dans le Velay ; on en juge par le surnom de rois des montagnes que leur ont donné les historiens du moyen âge. Néanmoins, leur pouvoir était subordonné, dans l'ordre féodal , à celui des comtes qui gouvernaient l'Auvergne , le Poitou et le reste de l'Aquitaine. Lorsque Raoul , roi de France , accorda , le 8 avril 921, à l'évèque du Puy et à son église, le droit de battre monnaie, ce privilège fut partagé par les vicomtes de Polignac, elles espèces que ceux-ci firent frapper , furent appelées viscomtines. Elles avaient encore cours en Auvergne et en Languedoc, au milieu du XIIIe siècle (1).
La première race des vicomtes de Polignac , après avoir joué pendant plus de cinq cents ans un rôle important dans l'histoire , s'éteignit en 1421 , par la mort sans enfant mftle des vicomtes Armand IX et Armand X, frères ; le premier décéda le 14 juillet 1385 , le second au mois d'avril 1421. Ce fut alors que s'éleva, entre les maisons de Chalencon et Montlaur , qui venaient à la succession par les femmes , un grand procès, terminé seulement en 14G4 en faveur de Guillaume III, baron de Chalencon, arrière-petit-fils de Guillaume II et de Walpurge de Polignac, sœur d'Armand IX et d'Armand X.
(1) VoyaD.YaUuUe, t.n, p. «8, 59, t.in,p.532.
Cette race des barons de Chalencon , devenus vicomtes de Polignac , n'était guère moins ancienne , guère moins illustre que la première. Elle tirait son nom d'une antique baronnie du Velay, qui se com|K>sait de sept châtellenies dont chacune étendait sa juridiction sur plusieurs autres fiefs de moindre importance. Son ancienneté remontait à Ebrard , baron de Chalencon , rappelé dans une cliarte émanée de Guillaume de Baflio , évéque de Clermont , en faveur du monastère de Sauxillanges , en Tan 1096 (1). Pons, l)aron de Chalencon , accompagna Raymond de Saint-Gilles comte de Toulouse, à la première croisade en 1096 (2). De celui-ci descendait , par divers degrés , Guillaume de Chalencon , marié , en 1.149, à Walpurge de Polignac , dont le fils , Pierre de Chalencon , fut substitué aux biens, titres, nom et armes des vicomtes de Polignac, en 1385.