‹ Nobiliaire d'Auvergne (volume 2)Chapitre 16 sur 46 · SECONDE MAISON DE POLIGNAC · texte numérisé non relu

SECONDE MAISON DE POLIGNAC

Armand XI (Pierre de Chalencon) servit contre les Anglais en Languedoc , en Anjou , en Bretagne , pendant les années 1390, 1391 et 1392. Le dauphin de France, alors régent, et qui depuis fut Charles VII , le nomma , en 1418, capitaine général du Velay, du Gévaudan, du Vivaraiset du Valentinois ; mais il ne jouit pas longtemps de cette haute position , étant mort en 1421 , vieilli dans l'exercice des armes. - Guillaume III , de Chalencon , dit Armand XIII , petit-fils du précédent , fut mis en possession de la vicomté de Polignac en 1464 et mourut en 1473.— Claude, dit Armand XIV, reçut dans son château de Polignac , le roi Louis XI , qui était venu en pèlerinage à Notre-Dame du Puy, et fut pris avec plusieurs des principaux seigneurs du royaume, comme garant du traité conclu ladite année, entre le roi et le duc de Bretagne. Il mourut sans enfants en 1509, et il eut pour successeur son frère puîné qui suit. — Guillaume IV, dit Armand XV, parut en qualité de commissaire du roi Louis XII à diverses assemblées des Etats du Languedoc qu'il présida , et y fit voter les subsides que rendaient nécessaires les guerres d'Italie. - François-Armand, son fils, surnommé le Grand-Justicier, eut aussi l'honneur de recevoir à Polignac, le T- 10

roi François Ier et sa cour en 1533. 11 combattit avec ardeur les religionnaires du Languedoc , parmi lesquels se trouvait Claude- Armand, son fils d'un premier lit , qu'il avait déshérité au profit de ceux de sa seconde femme. — Claude-Armand, ce fils déshérité, disputa la succession à son frère Louis- Armand , et comme il pouvait disposer des troupes du parti protestant dans lequel il s'était jeté, il s'empara de tous les châteaux et terres de la maison de Polignac et il en jouit en attendant le résultat du procès qui lui était intenté. 11 mourut sans enfants en 156V, après avoir testé en faveur de Claude-Just de Tournon , son lwau-perc. Cet acte de vengeance et d'animosi té contre un frère qu'on ne pouvait rendre responsable de l'injustice commise par le père commun, ne fut point accueilli parles états du Languedoc , et des arrêts de 1571 et 1573, mirent Louis-Armand en possession du patrimoine de ses ancêtres. Ce txmis-Armand combattit les Protestants du midi , et il fit, avec ses propres troupes, le siège de Saint-Agrève en 1580. Il laissa : — Gaspard- Armand, qui fut capitaine de cinquante hommes d'armes, gouverneur du Velay, du Vivarais et de l'Auvergne, et qui reçut l'ordre du Saint-Esprit en 1632. — Louis-Armand , deuxième du nom , remplaça son vieux père dans le gouvernement de la ville du Puy et du Vivarais, et fut comme lui honoré du collier du Saint-Esprit en 1654. Il eut deux fils qui suivent :

1° Scipion-Sidoine-Apollinaire , qui forma le degré suivant ;

2° Melchior de Polignac. Celui-ci embrassa l'état ecclésiastique , fut abbé do Bonport , de Mouzon , de Bégard , de Corbie et d'Ancliin ; l'un des quarante de l'Académie française, ambassadeur extraor-

dinaire en Pologne et à Rome, ministre plénipotentiaire de France au congrès d'Utrecht, cardinal et commandeur de Tordre du Saint-Esprit. (1682- 1741).

Sapiosr-SiDOiXE- Apollinaire , comte , puis marquis de Polignac , entré au service dans le régiment de Piémont le 16 février 1676, capitaine au régiment du roi en 1683, se trouva aux sièges de Courtray, de Dixmude et au bombardement d'Oudenarde, en 1683 ; au siège de Luxembourg en 1684 , et fut fait la même année colonel du régiment d'Aunis f à la tête duquel il se trouva au siège de Namur, au combat de Steenkercke et au bombardement de Cliarleroi , en 1691 et 1692; à l'armée d'Italie en 1694, à celle de Catalogne en 1695, et à l'armée de la Meuse en 1697. Créé brigadier d'armée le 29 janvier 1702, le comte de PoUgnac fut employé à l'armée de Flandre, contribua à la défaite des Hollandais sous Nimègue, la même année, passa ensuite en Allemagne sous les ordres du marécbal de Villars et se distingua à la bataille de Fredelingen où il fut blessé. Il servit les années suivantes aux sièges de Brisack et de Landau , à la bataille de Spire , et fut promu au grade de marécbal de camp en 1704. M. de Polignac contribua encore , sous le duc de la Feuillade, à la défense de Chambéry, à la prise de Suze, à la soumission du pays de Vaux et de la vallée d'Aoste; assista au siège et à la prise deVillefranche , de Montalban , de Nice, de Chivas, et enfin à la bataille de Turin en 1706. M. de Polignac, nommé gouverneur de Velay le 4 décembre 1718, fut créé lieutenant-général le 1er février 1719, et mourut à Paris le 4 avril 1739, laisssant de sa seconde femme, Françoise de Mailly, trois fils ci-après désignés :

1° Melchior-Armand do Polignac , dont l'article viendra ;

2° François-Camille-Alexandre de Polignac, capitaine au régiment de Clermont-Prince en 1744, servit en Flandre aux sièges de Menin , d'Ypres et de Furnes, en 1744, et Tannée suivante à la bataille de Fontcnoy, aux sièges de Courtray,de Termonde , d'Oudenarde et d'Atli ; à ceux d'Anvers, de Namur, et à la hataille de Raucoux en 1746 ; combattit à Lawfeld en 1747, au siège do Maestricht enl7W, à la bataille d'IIastcenbcek en 1757 ; fut créé maréchal de camp on 1758, servit on cette qualité aux batailles de Crevelt et de Minden , en 1758 et 1759 ; commanda à Ruremonde en 1760, et fut promu au grade de lieutenant-général le 1er mai 1780.

Louis-Denis-Auguste de Polignac , né en 1720 , chevalier do Malte , entra aux mousquetaires de la garde le 1er octobre 1741 , se trouva à la bataille d'Ettingen en 1743, obtint une compagnie de dragons en 1744 et fit avec elle la campagne de 1745 ; servit au siège de Mons et à la bataille de Raucoux en 1746 ; au siège de Berg-op-Zoom en 1747. Nommé colonel du régiment de Brie le lor janvier 174S,M. de Polignac alla joindre ce corps a Gênes, où il servit jusqu'à la paix. Employé en Bretagne avec le grade de brigadier d'armée, lors de quelques troubles qui avaient éclaté dans cette province en 1758, il y reçut une blessure dont il mourut le 5 octobre.

M ErxHiOR- Armand , marquis de Polignac, né en 1717, devint colonel du régiment Dauphin-cavalerie le 10 février 1738, et premier écuyer du comte d'Artois le 2 février 1777. De son mariage avec Diane- Adélaïde-Zéphyrine Mancini , naquirent deux fils et deux filles. Les fils furent : 1° Armand-Julcs-François , qui suit ; 2° Héracle- Auguste-Gabriel , comte de Polignac , né en 1778; émigré avec toute sa famille en 1792; entré , en 1803 , au service fie la Russie , où il commandait un régiment , en 1812. Rentré en France, en 181 i, il fut nommé colonel du 11e léger, en 1829; mis en non activité, en 1830, il resta dans cette disposition jusqu'à 1840, qu'il fut appelé au commandement supérieur de Bougie , en Afrique , et ensuite colonel du 25e léger. Promu au grade de général de brigade , le 23 août 1846 , il passa au commandement du département des Basses- Alpes , puis à celui de la Haute-Saône jusqu'au 31 décembre 1&50 , qu'il a été mis à la retraite. Le comto de Polignac s'est marié, en 1816, à M,,c Betsy Petit , tille d'un conservateur des hypothèques au Mans , de laquelle il a eu deux fils , officiers de cavalerie.

Ar-hand-Jules-François, marquis, puis duc de Polignac, prince de Fenestrange , né le 9 juin 1745. Il fut mestre de camp du régiment du Roi-cavalerie en 1770, premier écuyer delà reine, en survivance du comte deTessé, en 1776 ; duc hérédidaire avec les honneurs du Louvre, par brevet du 20 septembre 1780 et brigadier d'armée en 1781. 11 épousa, le

1 juillet 1767, GabrieUe-Yolande-Claude-Martine de Polastron , fille de François-Gabriel , comte de Polastron , gouverneur de Castillon et sénéchal d'Armagnac. La duchesse de Polignac, si connue par l'amitié qu'elle inspira à la reine Marie- Antoinette , a donné le jour à trois fils dont la vie politique n'est ignorée de personne. Ce sont :

1° Armand-Jules-Marie-Iléracle , duc de Polignac , né le 17 janvier 1771 , maréchal de camp, premier écuyer du roi Charles X, propriétaire actuel de l'ancien château de Polignac ; marié le 6 septembre 1790, à Idalie-Jeanne-Lina, baronne de Neukirchen dit Nyvenheim , de laquelle il n'a pas d'entants ;

2" Auguste-Jules-Armand-Marie de Polignac, prince du saint empire Romain , né le 14 mai 1780, premier ministre du roi Charles X en 1830. Il est père de cinq fils ;

3° Camille-Henri-Melclùor , comte de Polignac, né le 28 décembre 1781 , père de quatre fils.

ARMOIRIES.— Faseé d'argeotet de gueules, de six pièces.

(Voyez pl. 7, flg. 2.)

Il existe en Saintonge une maison de Polignac, très ancienne et très distinguée, mais qui n'a rien de commun avec celle des vicomtes de Polignac en Velay. malgré l'assertion contraire de La Chenaye-des-Bois (1).

(1) Voyez l'Histoire héraldique des pairs , par M. de Coureelle . t. vin , article de Polignac , p. 19.

de P0LLAL10N , lirons de Glavenas, seigneurs de Villars , de BouzoLs , de Mortesagne, de Champ , de Messignac, de Combres et du Pertliuis en Velay, et aujour(i'hui fixée à Aurillac (Cantal). — Cette famille a suivi a la fois la carrière des armes et celle de la magistrature, donnant a l'une nombre d'officiers distingués, des commandants de place, des chevaliers de Saint-Louis, et a l'autre, des conseillers de la sénéchaussée du Puy, des secrétaires du roi , des échevins de la ville de Lyon, des correcteurs à la chambre des comptes de Grenoble. Elle a prouvé sa filiation depuis Pierre de Pollalion, alias Polalhon, seigneur de Villars, vivant en 1498, trisaïeul de Claude de Pollalion, baron de Glavenas, etc., maintenu dans sa noblesse au Puy, le 18 janvier 1670, et elle compte des alliances avec les maisons de Mascrany , de Gohere, du Crozet, de Lomagne , de Cotel , de Chastel , de Saignard, de Jerphanion, de Bernard, de Charroul, de Veyrac, de Pastourel, dePalerne, de Sales, de la Tour de la Salle et autres.

Cette famille est aujourd'hui représentée en Auvergne, par M. Anne-Louis-Charles-IIercule de Pollalion , baron de Glavenas , chevalier de la Légion d'honneur, ancien officier au 4e régiment de chasseurs à cheval , avec lequel il a servi de 1803 à 1814, et ensuite garde-du-corps du roi. 11 a épousé en 1815, Jeanne-Gabrielle de Sales du Doux, fille d'Etienne de Sales du Doux, écuyer, ancien garde-du-corps du roi, et de dame Jeanne de Capelle de Clavicres. Le baron de Glavenas est père de plusieurs enfants et habite la ville d' Aurillac.

Son frère unique, M. Alexandre-Camille-François de Pollalion-Glavcnas, ancien garde d'honneur, puis garde-du-corps du roi, est établi à Saint-CIiamond (Loire) (1).

ARMOIRIES. —Coupé au l« de gueules, au lion passant d'or ; au 2e d'arur , è trois bandes d'or ; à ta fasce d'aïur brochant sur le coupé elthargée de trois étoiles d'or. (Voyez pl. 7, fig. 3.)

de POMIERS, ou POMMIERS, seigneurs du Verdier, près de Maurs. — Jean de Pomiers , que I). Coll cite comme vivant en 133*, et Germain de Pommerie (ou plutôt Pommerii), dont parle M. de Ribier du Châlelet , comme étant né a Maurs avant 1342, était évidemment de la même famille, ainsi que Delphine de Pommiers, femme de Raymond de Vassal, qui habitait la ville de Maurs le 20 août 1367, et qui n'avait pas d'enfants lorsqu'il testa à Figeac , le 9 août 1384 (2).

ARMOIRIES. — Inconnues.

de POMP1GNAC, ou POMPIGNAT, anciennement Pompinhac, seigneurs de Pompignac, de Laval, des Maisons, de

(1) Voyez SAvbaii, t. n, p. 238.— Catalogue de la tfoblette du Velay, p. 159.— Comte de Waroquier, t. n, p. 193 , t. iv, p. 309. —Archivas de la Noblesse , t. m.

(2) D. Coll.-Diclionnaire du Cantal, p. M— Généalogie des maisons de Vassal et de Lenlilhac.

Chaliers, en Auvergne, et barons de Brens on Languedoc.— Cette famille tirait son nom d'un ancien château fort, situé dans la commune de Chaliers, à trois lieues de Saint- Ftour. — Bertrand de Pompignac était coseigneur de Chaliers en 1371. — Palaraède de Pompignac fut bailli du Charolois pour Jean III, comte d'Armagnac, de Fezensac et de Rodez, en 1386 et 1390. — Autre Palamède de Pompignac, était capitaine de Mur-de-Barrès lorsqu'il fut inscrit à 1' -Armoriai de 1450. Celui-ci portait, selon D. Coll, <for, à un souci tigé de sinople et fleuri de gueules. (Voy. pl. t7 , fig. 4.) — Henri de Pompignac , chevalier , seigneur du lieu , reçut en 1456 , de Jacques d'Armagnac, duc de Nemours, comte de la Marche , de Pardiac et de Castres , vicomte de Cariât et de Murât, le don de la baronnie de Brens, en Languedoc ; fut sénéchal de Castres pour le môme prince , et il servait encore en 1475 , époque à laquelle il fut compris au nombre des gentilshommes d'Auvergne qui, en leur qualité d'officiers dudit duc , obtinrent de Louis XI dispense de servir dans l'armée royale. Henri de Pompinhac lit foihommage au baron de MerccBur, à raison du château fort de Pompignac en 1482. Ce fut vraisemblablement à cause de la possession de la baronnie de Brens que ce seigneur quitta les armes de ses ancêtres pour prendre celles qu'il portait en 1469 et 1475, et qui étaient : de gueules , à la fasce (forgent, chargée de trois fleurs de lys datur. (Voyez pl. 7 , fig. 5.) — Guyon de Pompignac, seigneur du lieu et des Maisons, en 1492, est le dernier que nous connaissions de ce nom, et il semble que son patrimoine tomba alors dans la famille de Marcenac pour passer, en 1590, dans la maison de

Roquelaure-Gabriac , à laquelle succéda , après 1669, celle de Bessuéjouls-Roquelaure. Cette dernière possédait Pompignac, au moins en partie, en 1789. Voyex Roqcelaure et Besscéjouls.

de PONCEAUX, ou PONTCEAUX, seigneurs du Clos et de Codignac. — Louis-François du Ponceaux, écuj er, ancien major de cavalerie et qui avait servi pendant vingt ans dans des corps commandés par les marquis d'Alègre, de Polignac et de Saligny, fut maintenu dans sa noblesse en 1666, sur preuves remontant à Tristan de Ponceaux, son quatrième aïeul , lequel vivait en 1495. Les mêmes preuves constataient les alliances de cette famille avec celles do Vinzelles, deTorsiac, de Brunat ou Bournat , et de Faugières. Louis-François du Ponceaux avait alors deux fils dont le sort ultérieur nous est inconnu , et une fille mariée, avant 16&i, avec Antoine de Boulicr-du-Chariol , qui rendit hommage de la terre d'Alleret , paroisse de Saint-Poney (1).

ARMOIRIES.— De gueules, à un fer de lance d'argent mis en pal , aeeosté de deux croissants de même, et sommé d'une btre de sanglier aussi d'argent.

(Voyez pl. 7, flg.6.)

de PONS, vicomtes de Cariât, de Turenne, de Blaye, sires de Pons, seigneurs de Bergerac, de Riberac, barons d'Olé-

;1) Productiont de 1066.— Noms féodaux , p. 156.

ron , princes de Mortagne, etc., etc. — Grande et illustre maison de la Saintonge, à laquelle échut la vicomté de Cariât par suite du mariage que Geoffroi V, sire de Pons, vicomte de Blaye et en partie de Turenne, contracta le 24 mars 1290, avec Isabelle de Rodez, vicomtesse de Cariât, fille de Henri II, comte de Rodez, et de Marquise de Baux. Renaud IV, son fils, Renaud V, son pelit-fils, et Renaud VI, son arrière-petit-fils , furent successivement vicomtes de Cariât ; mais comme ils résidaient en Guienne ou à la cour, ils n'eurent de relations avec l'Auvergne que pour y recevoir, ou par eux ou par leurs commissaires, les actes de foi-hommage de leurs nombreux vassaux du Carladez, et Renaud VI vendit ce grand fief à Jean de France, duc de Rerry et d'Auvergne, le 19 juin 1392. (Chabrol a donné à cet acte la date du 4 novembre 1386 et d'autres celle de l'année 1393.) La maison de Pons, qui a produit nombre de personnages illustres et contracté de grandes alliances, s'est éteinte le 19 janvier 1843, en la personne de dame Augustine Eléonore de Pons, fille unique de Charles-Armand-Augustin , vicomte de Pons, mort sur l'échafaud révolutionnaire le 17 juin 1794. Elle avait épousé Louis-Yves du Bouchet de Sourches, marquis de Tourzel, dont la postérité a fini en juillet 1845.

Le marquis d'Asnières de la Châtaigneraie avait voulu relever le nom de Pons avec le titre de prince ; mais ses prétentions ont été jugées mal fondées par deux jugements du tribunal civil de la Seine confirmés en cour royale et en cassation , 1831-1833-1846. La maison de Pons portait :

D'argent , à la faste eolieée d'or et de goenles , de six pièces.

(Voyeipl.7, flg.7.)

de PONS de BAR et de la GRANGE, seigneurs de la Volpilière, de Bar, de la Grange-d'Ambillon , d' Auvcrs, de la Valette, de Bounrassol , do Saint-Remy-de-Chargnat , de Brugeleix, de Belestat , de Pradeaux, de Nonetle, de Novacelles, de Saint-Bonnet-le-Châtel , d'Yssandolangcs , de Talende, de Fournols, de Chadieu , de la Tour-Goyon , de Châlus , des Martres , de Frugères , de Sainte-Florine , de Collanges et de Roche-Charles. — Il n'est guère de nom en Auvergne qui ait plus constamment figuré au chapitre do Brioude, où il ne compte pas moins de trente-sept admissions dans l'intervalle de 1161 à 1668 ; il a aussi fourni son contingent à ceux de Lyon, de Blesle, de Laveine, ainsi qu'à l'ordre de Malte et autres établissements religieux. — Pierre de Pons était abbé do Monlpcyroux en 1402. — Guillaume de Pons, reçu revalier de Saint-Jean de Jérusalem en 1456, était en 1490 commandeur de Celles. — En 1666, la maison de Pons de la Grange et de Bar, a prouvé sa filiation depuis Faucon de Pons, marié en deuxièmes noces le 5 novembre 1501, avec Claude de Bourrassol. — Gilbert de Pons, petit-fils de Faucon , homme d'action et de co?ur, commanda les forts de Nonette, d'Usson et autres, pour le parti royaliste en 1389. Plusieurs autres membres de la même famille servirent avec distinction sous les règnes suivants, et de nombreux actes de foi-hommage des années 1669, 1683, 1699, 1716 et 1753, font connaître ses possessions féodales, — Les brandies de la Grange-d'Ambillon et de Frugères, sont les seules qui existent aujourd'hui . La première était représentée comme suit :

1° Par monseigneur Antoine de Pons de la Grange, né à Riom le 29 mars 1759 , sacré évêque de Moulins le 13 juillet 1823 , mort en 1846;

2" Par le marquis de Pons de la Grange, frère du précé dent , qui , de son mariage avec dame Louise-Gilbcrte de Drée , a eu pour fils , Antoine- Arthur de Pons , époux d'Amélie de Boulier.

La branche de Frugères a pour chef actuel M. Gustave de Pons , domicilié dans l'arrondissement de Brioude (Haute- Loire).

Une autre famille de Pons , habitant le département du Cher, semble , suivant un procès qui a existé au mois de janvier 18*5, devant la cour royale de Riom, avoir une origine commune avec celle-ci. Elle porte les mêmes armoiries (1).

La maison de Pons compte des alliances distinguées parmi lesquelles nous remarquons les noms de Dicnne, d'Oradour, de la Fayette, de Fontanges, de Chalus, de Brezons, de Douhet, deChavagnac, d'Anglars, de Gibertez. deMéalletde-Fargues, de Fayet , de Bonlieu , de Guillaumanche , de Tremeuge , de la Salk- -Teillct , de Sarrasin , de Provenquières, deTanc, de Renaud-de-Gripel.

ARMOIRIES.— Écartelées, aux l"el *• de gueules , à trois fastes d'or; aux îe et 3* d'aior, aucbeTroD d'or, accompagné de trois pommes de même.

(Voyei pl. 7, flg.8.)

(1) M» 1 évéque de Moulins n'admettait pas les prétentions de cette famille.

de PONSONAILLES, seigneurs de Grizols, d'Angles, de Champiols, du Chassand, de Magnac, de Faverolles et autres lieux , élection de Saint-Flour. — Durand de Ponsonailles vivait en 1334 ; Bonnet en 1470, et autre Bonnet avant 15 40. Celui-ci fut le trisaïeul de Mathieu de Ponsonailles dit de Grizols, maintenu dans sa noblesse en 1666 , conjointement avec Raymond-Joseph, son fils, qui rendit hommage à cause des fiefs de Faverolles , du Ghassang, d'Angles et de Champiols en 1669 et 1685. Mathieu II accomplit la même formalité en 1723. Cette famille compte deux admissions au chapitre de Brioude en 1649 et 1667, et elle a fourni de nouvelles preuves pour des admissions aux pages et à l'école militaire en 1734 et 1771. — Une autre branche a été maintenue dans le diocèse de Mende. Leurs alliances étaient alors avec les maisons de Miremont, d'Auriac, de Gibertez, d'Apchier, de Chambeuil, dePommeirolsetdelaFaye(l). Voyez Grizols.

ARMOIRIES. — D'aïur, à trois cloches d'argent, bataillées de sable.

(Voyez pl. 7, ng. 9.)

du PONT, — D. Coll cite Raymond du Pont, vivant en 1196 et Jean du Pont , seigneur de Gagnac en 1470. Ce der-

(1) D. Coll.— Productions de 1666, - VAubaii , t. il, p. 323.- Noms féodaux , p. 763.

nier était vraisemblablement au nombre des vassaux de la vicomte" de Cariât qui prêtèrent serment au roi Louis XI , entre les mains de Draguinet de Lastic, et dès lors on peut supposer qu'il appartenait à une famille de même nom , possessionnée en'Quercy et en Rouergue depuis au moins 1271. Elle a été maintenue noble dans la généralité de Montauban le 22 août 1669. Trois autres l'ont été à Nîmes et à Viviers en 1669, 1670 et 1671 (1).

ARMOIRIES. — Inconnues.

du PONT-de-LIGONEZ. — Famille ancienne du Vivarais, à laquelle appartenait Antoine- Ignace du Pont-de-Ligonez, vicaire-général de l'évêché de Lodève, admis au chapitre de Brioude en 1776 , et mort en 1806. Il avait deux frères au service dans le régiment du Roi-cavalerie, et un troisième qui continua la postérité. — M. Amédée du Pont-de-Ligonez a été inspecteur de l'enregistrement et des domaines dans le Cantal où il s'est marié ; il remplit aujourd'hui les mômes fonctions à Angoulême.

ARMOIRIES. — Faaeé d'or et de gueules , au chef d'argent , chargé de trois coquilles de sable.

(Voyez, pl. 8, fig. 1".)

(1) D. ColL—VAubais , t. n , p. 113 , 114 , t. iu , p. 52, 53.

de PONTAN1ER, ou PONTANIÉS, seigneurs de Saulan, en Rouergue. — Famille ancienne, issue de noble Raymond de Pontanier, qui vivait en 1318. Elle a formé deux branches principales : celle des seigneurs de Sales, de Molières et de Courbaties, fondue par alliance de Tan 1591 dans la maison de Turenne-d' Aynac. La seconde branche, celle des seigneurs de Saulan , ou Soulon , subsiste de nos jours en la personne de Jean-Joseph de Pontanier, capitaine en retraite, chevalier de Saint-Louis, membre du conseil municipal d'Aurillacen 1830. 11 a épousé Marie-Jeanne-Julie de Passefons-de-Carbonat, d'une ancienne famille d'Aurillac.

Une famille Pontanier , très-honorable , est originaire de la ville d'Aigueperse , mais nous ignorons si elle a quelque relation de parenté avec celle-ci.

ARMOIRIES. — D'or, au lion léopardé de gueules , au chef d'azur, chargé de trois étoiles d'argent.

(Voyez pl. 8, fig. 2.)

de PONTEAU , seigneurs d'Aucipont. ou d'Auripont, — Annet-Charles de Ponteau a été porté sur le catalogue des gentilshommes d'Auvergne, comme ayant été maintenu par la cour dcsaidesen 1656 ; mais sa généalogie n'est pas connue. On sait seulement qu'il avait épousé Marie d'Auzolles, de laquelle naquit Isabeau du Ponteau , mariée, par contrat passé en la ville de Murât le 28 octobre 1681 , avec François de Cas-

tellas, ou Casteras, seigneur de Verniercs, de Nussargues et de Servières ; et probablement aussi Françoise de Ponteau, dame do Nussargues, au nom de laquelle Louis de Brun , son mari, fit foi-hommage en 1683. — Jeanne de Pontaut , fille de feu Claude de Pontaul , seigneur do Saint-Didier-le-Chatel , et de Louise de Pierregourde, mariée, le 30 janvier 1652, à Jean de la Rochofoucauld-Langeae , seigneur de Laslic. Postérieurement à ces dates on trouve N. de Pontaut, chevalier de Saint-Louis avant 1713, et N. de Pontaut, décoré du même ordre, chef de bataillon au régiment de Montmorin en 1740 (1).

ARMOIRIES. — Inconnues.

de PONTG1BAU1) (2). Le bourg de ce nom , aujourd'hui "hef-lieude canton, était jadis une grande terre seigneuriale sous la suzeraineté desdauphins d'Auvergne, qui y exerçaient les droits de haute justice et recevaient foi-hommage du seigneur direct. Elle fut mise sous la main du roi lors des conquêtes que le roi Philippe- Auguste lit sur les princes auevrgnats en 1-212; mais elle fut remise sous l'autorité des dauphins par traité de 1229, à condition qu'il n'y serait reçu au-

(1) Catalogue de 1666. — Généalogie de Caslellas. — Noms féodaux , p. 193. — Recueil de V ordre de Saint - Louis , t. n, p. 173.

(2) 11 doit y avoir, en Bourbonnais, une terre de Pontgibaud possédée par la famille de Vie de Pontgibaud , de 1724 à 1789. {Noms féodaux, p m.— Assemblée de 1789.)

tomk Il

cun ennemi du roi. La terre de Ponlgilviud a souventYhangé de maîtres; elle a successivement appartenu aux maisons de Beysse, de Montgascon , de Neyrac, du Peschin, de la Fayette , de DaiUon-de-Lude, de Roquelaureel de Lorraine. Cette dernière en fit vente à M. César de More , seigneur do Chaliers, mousquetaire, en faveur duquel elle fut érigée en comté, par lettres du mois de février 17G2, enregistrées au parlement le 3 mai 1763, et à la chambre des comptes le 14 iuin suivant. Elle passa, avant 1789, à M. Albert-François de More, fils de César île More , dans la descendance duquel *Ue est encore (1). Voyez de moué.

Avant de subir toutes ces mutations, Pontgibaud avait été le berceau d'une famille d'ancienne chevalerie qui en avait retenu le nom, et dont le principal héritage tomba dans la maison de Montgascon au Mir siècle. Gilbert de Pontgilwud est nommé dans une charte de Durand d'Henri, évêque do Clennont, en faveur de l'abbaye de Clunv, avant 1095. Raoul de Pontgibaud assista au partage qui intervint entre les frères de Murat-de-Cros , le 13 juillet 1213. Hugues de Pontgibaud , chevalier, fut présent au contrat de mariage de Robert M, comte d'Auvergne et de Boulogne, avec Béatrix de Montgascon, le mardi après l'octave île Pâques 1274. Pierre de Pontgibaud, seigneur de Lu/.illac et de Vandegre, laissa de Marguerite «le Villars, sa femme, une tille, mariée vers 1375 avec Robert de Vichy, troisième du nom, seigneur d'Abrel , et vers le même temps vivait Jeanne de

(1) Voyex Chabrol , t. îv, p. 421 , 422.

Pontgibaiiri , alliée à Jean le Groing, seigneur île Villebouche (1). La maison de Ponlgibaud portail :

ARMOIRIES. — De gueules , à deux lions léopardés d'or.

de PORCHERESSE. — Chatard de Porehoresse, chevalier, fut l'un des garants de l'accord conclu entre Guy VU , vicomte de Thiers, et le chapitre de la môme ville au mois de février 1*236, sous la médiation de GuigueslV, comte; de Forez et de Nevers (-2). — Il existe une famille noble du nom de Porcheresse dans les environs de Dole, en Franche-Comté.

ARMOIRIES. — Inconnues.

du PORT.— Suivant D. Coll, Pierre du Port, ou Duport, était bailli d'Auvergne en 13W). Nous crevons que c'est une erreur : il n'était que notaire du bailli , qui était alors Hugues Gregorii, clerc et jurisconsulte (3).

du PORT. — D'après le même auteur, une famille du Port, ou Duport, aurait possédé la terre de Messilhac enCarladez.

(1) Baluxe, t. u, p. 51, 122, 254. — C our celles , Id-4", Généalogies de Blanchefort el de Yichy.

(2) Baluse, t. H, p. 31 , 32.

(3) Voyez Baluze , t. u, p. 314.

Celle-ci pouvait être du Quercy , où il a existé une maison du même nom, connue depuis au moins 1350. Klle habitait le repaire du Port, son berceau, en 1517, et Dorde du Porl épousa , en 1546, Marguerite de Corn, fille d'Hector de Corn, seigneur de Queyssae, d'Anglars et de Puy-Merle, et de Jeamie de Veyrac.

ARMOIRIES. — Inconnues.

PORTEFA1S. — Guillaume Porlefais, damoiseau, fut un des nombreux légataires de Robert r r, comte de Clermont , dauphin d'Auvergne en 1262 il ). I.e même Guillaume Porlefais est encore nommé dans l'hommage que Robert 11 , comte de Clermont, dauphin d'Auvergne, rendit au prince Alphonse en 1262 (2). — Il existe un domaine appelé Portefaix, à Montferrand, derrière le séminaire.

Comme ce nom n'est pas commun , il y a lieu de supposer que la famille qui le portait en Auvergne, nu XIII' siècle, se transporta en Normandie, et que Robert et Jean Portefaix , maintenus nobles a Baveux, en 1463, ne lui étaient pas étrangers.

Noble demoiselle Constance de Portefaix épousa, vers l'an 1600, François de Cbapais, ou Chapuis, d'une famille noble du Dauphiné.

ARMOIRIES. — Ineonnoes.

(1) Baluze , t. H . p. 269.

(2) Baluze ,1.11, p. 273.

POTIERES (Cl.udk), ( cuver, seigneur du Rcchal, demeurant à Viole-Comte, fut maintenu noble en 1666, en vertu de lettres de l'année 1652.

ARMOIRIES. — Inconnues.

de POUGET. — D'après M. de Rihier-du-Châtelct , il aurait existe dans la commune de Menet (Cantal) , un château du nom du Pouget , dont il ne reste que de faibles vestiges ; mais M. du ttibier a pu tirer celte induction d'un titre qu'il a eu entre les mains et qui l'aura fait tomber dans l'erreur : c'est le contrat de mariage de Catherine de Seorailles-Claviers, dame de Murat-l'Arabe (Menet), avec Laurent de Bérangerde-Monlmoulon , contrat passe au château du Pouget le 15 juin 1506, et auquel assistèrent, avec beaucoup d'autres nobles de la haute Auvergne, Iïe'ral du Pouget, seigneur du lieu, et Pierre du Pouget, seigneur de la Roque-Cassaniouse. Or, le chAteau du Pouget , dont i) s'agit ici , n'était autre que celui du Pouget, en Carladez , ap|wrtenanl alors 5 lierai et Pierre de Pafemourgues , seigneurs du Pouget et de la Roque de Cassaniouse. Leurs descendants possédaient les mêmes fiefs en 1666.

nr POUGET de FOSSES et de VILLARS, élection de Brioude. — Cette famille avait un représentant au chapitre de Brioude en 1492, et un autre en 1626, ce qui atteste une

noblesse de beaucoup antérieure. Lors des recherches de 1666, elle établit sa filiation comme suit :

François du Pouget , écuyer, marie le 10 janvier 15i2avec Marguerite «le Polalhon, laissa — Antoine du Pouget, qui fut institué héritier le 21 juillet 1574. Celui-ci épousa Michelle d'Apchier, de laquelle naquit — Louis du Pouget , marié deux fois : 1" avec Catherine d'Apchier ; 2" avec Claude des Roys. De l'une d'elles vint — Adam-Antoine du Pouget, allié le 23 novembre 16C6, à Magdeleine deFlorit. Il était alors domicilié dans la paroisse de Vissac et portait :

De sinople , au palmier d'or, accosté de deux lions affrontés de même ; au chef d'argent, chargé de trois étoiles d'azur.

(Voyez pl. 8, flg. 4.)

du POUGET de NADAILLAC, seigneurs, puis comtes et marquis de Nadaillac, barons de Saint-Pardoux, seigneurs de Morezc et autres terres considérables. — Cette famille antienne et marquante, est originaire du Quercy, d'où elle s'est répandue en Languedoc, en Périgord.en Auvergne et dans la haute Marche. Elle a produit un chevalier croisé en 1095, un cardinal du titre de Saint-Marcel , mort en 1318, et plus tard des capitaines de cinquante hommes d'armes et de chevau-légers ; plusieurs chevaliers de l'ordre du roi ; un lieutenant général des armées du roi , plusieurs maréehauxde-camp, des gouverneurs de places fortes, et nombre d'officiers de tous grades décorés de l'ordre de Saint-Louis. La maison du Pouget de Nadaillac n'est pas moins distin-

guéo par ses alliances que par sos riches possessions et ses l>eaux services militaires ; elle en compte avec les maisons d'Arfeuillcs, d'Aubusson, de Bcaumont, de Brezons, de Carbonnièros , do Chapt-Rastignac, de Chaunac-Lanzac , de Comarquo, deDouhet, de Ligondès, deLusignan , de Plas, de Pot-de-Rodos , de la Roche- Aymon , de Saint-Gely, do Vassal, etc., etc.

Elle est aujourd'hui représentée en deux branches dont les chefs ont acquis le grade de maréchal-dc-camp par d'honorables services. L'un d'eux a été député du département do la Haute-Vienne en 1815, et il était inspecteur de cavalerie en 1830.

A celte maison appartenait François du Pougetde Nadaillac, seigneur de Morèze en Garladez, chevalier de Tordre du roi , maréchal-de-camp et gouverneur de Cariât en 1602. Faussement soupçonné de conspiration , ce brave capitaine fut arrêté par ordre du roi et bientôt après relâché pleinement justifié. La présence d'esprit , la fermeté et la prudence quo Marguerite d'Ouvrier, son épouse, déploya dans cette circonstance, en se maintenant maîtresse du fort de Cariât, contribuèrent puissamment à la prompte délivrance du prisonnier , et ont assuré h celte litre Auvergnate, une place distinguée dans les annales de son pays. François dupouget et Marguerite d'Ouvrier, que M. Lainé appelle par erreur Marguerite d'Olivier, ne paraissent pas avoir laissé de postérité. Il est vrai que M. Lainé leur donne un fils nommé Antoine, marié, te 6 février 1G03, avec Miehellc d'Apehier ; mais il e>t évident que, trompé par la conformité des noms, cet estimable auteur a confondu ce rameau de la maison du Pou-

get de Nadaillac avec la famille du Pougct de Fosses et de Villars, dont la notice précède (i).

ARMOIRIES. — D'or, au chevron d'aznr, accompagne en pointe d'un mont de six conpeanx de sinople.

(Voyez pl. 8, flg.5.) i)E POUJOLS, » oyez de la Garde Cuambonnas.

POUÏ.HEZ , POULHÈS, POLIIER et POL1ER (2), seigneurs de Varilhettes près de Saint-Flour.

Il y a lieu de croire que cette famille n'était pas différente de celle de Gérard de Polier (Polerii), clerc, bourgeoisde Saint- Flour, lieutenant du chancelier et garde du sceau des montagnes d'Auvergne en 1390. Après lui on trouve Rigal de Polher , seigneur d'Odiergue, en Auvergne (peut-être Gordieges), dont la fille, Valgude <le Polher, épousa, vers 1 150, Pierre de la Valette, seigneur de Montalazac en Rouergue, et Jean Polhez ou Poulhez, seigneur de Varilhettes en 1570.

(1) Voyez le tome iv des Archives de la Noblesse, par Laine.

(2) Une famille du nom de Polier, avec les mêmes variantes d'oriliograplic , existait en Rouergue dès le quinzième siècle. De celle-ci sont sortis plusieurs consuls de Villefranche en 1HO, 1446, 1501 , 1525 , 1553 , 100i et 1015. Une de ses branches , établie en Suisse depuis 1553 , subsistait encore avant la révolution de 1789. (Voyez La Chenayedes-Bois , 2e édition , t. m.) Ses armoiries étaient - D'argent, au coq de sable.

Celui-ci ne laissa de Callicrine de Langcae, dame de disse , sa femme, que des filles, entre autres: l'Hélène de Poulhez, dame de Cussc, femme de Jean d'Auriouze, seigneur «le Saint-Quentin ; 2° Callicrine de Poulhez, dame de Varilhcttcs , mariée , le 26 juin 1593, h François de Mural de Teissonnieres, dont la postérité s'est établie depuis dans le Maine ; 3° Françoise Poulhès, alliée, le 28 février 1593, a Claude des Bravards-d'Eyssat. On connaît encore Marguerite Poulhez, femme deMelchiordeBoissières.en 1555 (1).

ARMOIRIES. -Inconnues.

POUTRE, ou POULTRE (Sébastien), seigneur de Loubinet, paroisse du Vernet, fut maintenu dans ses privilèges et exemptions par la cour des aides de Clermont en 1656, et porté sur le catalogue de 1666.

ARMOIRIES. — Inconnues.

la POUVRIERE.— Château et lief au nord de Saint-Priest- Bramefan , longtemps possédé par la famille le Gkoing, originaire du Berry.

(1) D. Coll., e\C.—Balu:e, p. 355.

POUZOLS. — 11 existe une terre <le Pouzols avec un château près do Menai. La maison île Blotla possédait en 1693(1).

P0170LS. — Autre ehAteau situé au sud de la Chapelle- Marcousse et au nord de la ville d'Ardes (2).

POUZOLS. — Lieu dé|xmdant de la commune de Marchaslel (Cantal), et qui faisait autrefois partie du comté d'Aubijoux. Suivant Audigier, c'est do ce lieu que sont sortis les plus célèbres trompettes de guerre de i'Kuro]>c ; il en a fourni à la maison royale, et un grand nombre nos généraux d'armée, entre autres, Graticn Glislavide, que le roi Louis XIII envoya à Bruxelles en 1635, pour déclarer la guerre à la maison d'Autriche. Ce fut lui qui lit balir le château deïeyrou , près de son lieu natal (3). — Il n'est pas vraisemblable que ce soit ce Pouzols-ci qui a longtemps appartenu a la famille de (ïuerin de Lugeae, ainsi que l'a assuré , sans preuves, M. de Ribier-du-Châlelet.

P0L70LS. — Il existe plusieurs lieux de ce nom dans l'ancienne élection de Brioude, notamment dans les environs

(1) Chabrol y t. îv, p. 809.— Table t le $ historiques de l'Auvergne , t. vi , p. 523.

(2) Tablettes historiques de F Auvergne, t. vi, p. «23. WAudigier, t. iv,p. 161.— Dictionnaire du Cantal , p. 179 ,

d'Alègrc. — Poncet de Pouzols ht foi-hommage en 1265, à cause des mas d'Arzon , cTArzac et de Cheyssac, tous situés dans la paroisse do Saint-Piorre-riu-Champ, au mandement de la Roehe-cn-Rcynier, près de Voroy; il eut pour successeurs Guillaume el Pierre de Pouzols , damoiseaux , connus par un semblable hommage de l'année 1318.— Pierre, Guillaume et Ponce de Guerin , coscigneurs de Pouzols h la même date de 1318, ne paraissent pas entièrement étrangers aux précédents (1).

ARMOIRIES. — Inconnues.

de POUZOLS ou POUSOLS , seigneurs du Fayot , de Malzaras, de Saint- Cirgues- de-Malbort , rie Fabreguos, de Cazaret, de Carnegeac, de Bournazel, de Carlnmat, de I^atga , de Ségonzac et d'Unsat, en haute et basse Auvergne.

11 semble qu'il a existé, en haute Auvergne, plusieurs familles du nom de Pouzols (K)SM'ssionnées dans le voisinage l'une de l'autre , mais avec des armoiries différentes.

La première était cerlainoment d'ancienne extraction, puisque Pierre de Pouzols, qui la représentait au XIV siècle , se qualifiait damoiseau dans des actes de 1333 et 1350, par lesquels il céda h Pierre et h Bertrand de Garni >on, de .Montsalvy, les cens et rentes de Posoly paroisse de Prunel , elle mas de Solagnes , paroisse de Pons , près de Montsalvy (2).

(1) Voyez la Généalogie de la maison de Guérin de Lugeac , ainsi que le Recueil des Noms féodaux.

(2) Noms féodaux , p. 208.

Pierre de Pouzols , du Garladez , fut inscrit à Y Armoriai de U50;il portait:

D'argent , à deux macles du même , au lambel d'azur de deux pendants surmontant une tètc'dc mouton de sable en chef ; deux macles ou rustres d'azur en pointe , et une billelte de même en cœur (1).

(Voyez pl. 8, flg.6.)

SEIGNEIRS DK SAIXT-ClR(«rES-DE- MALBKRT , DU l'A Y ET , *"d*E MALZARAS , COSEIGNEURS DE TOURNE.MIRE ET DE SAINT-CHRISTOPHE.

Geraud DE Poi sole, bourgeois de la ville d'Aurillac, fut anobli en 1371 (-2) , et c'est évidemment lui qui , sous le nom de Geraud de Pouzols, a" Aurillac , coseigneur de Tournemire, figure dans un inventaire d'actes de foi-hommages rendus aux seigneurs de Saint-Christophe depuis le XIV siècle. Après lui viennent, sur le même inventaire, plusieurs autresfeudatairesde même nom, qualifiés seigneurs de Fayet, de Malzaras (31 et de Saint-Ci rgues-de-Malhert. De ce nombre étaient : Pierre de Pouzols au XV siècle ; Jean de Pouzols en 1501 ; Maurice de Pouzols, son frère, curé de Prunet en 1517 ; Louis et Antoine de Pouzols, enfanta de Jean , sont rappelés dans un acte expédié le 15 juillet 1614.

'!) Armoriai dé 1150, p. 153.

(2) Dictionnaire des anoblissements , 2^ partie , p. 158.

(3) 11 y a eu uoe famille de Malzaras. Voyez la notice qui la concerne.

A une date bien postérieure à celle-ci, c'est-à-dire en 1722, un voit Marie de Grenier-de-Pleaux , veuve de Jean-Jacques de Pouzols, baron de la Garrigue , faire hommage , à cause des fiefs de Cambon et «le Faumonleil , paroisses de Saint- Cernin et de Jussat, et Jean-Claude de Pouzols, baron de la Garrigue, assister comme témoin à la célébration d'un baptême dans l'église de Saint-Cirgues-de-Malljert, le 6 mai 1731 (1); mais ces barons de la Garrigue paraissent originaires du Kouergue, où ils furent maintenus nobles en 1669. Ils portaient : <h gueules, au château à trois tours d'argent, maçonnées de sable, accompagnées en pointe de deux lions affrontés de pourpre, lampassés de gueules, sur une terrasse de sinople (2).

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