SEIGNEURS DE FABRÈGUES
Antoine de Pouzols était lieutenant au bailliage ducal des montagnes d'Auvergne en 1403. Ce fut sans doute lui qui , conjointement avec Geraud, son fierc, rendit bommage pour le fief de Latga , paroisse de Tanavelles, au sire de Memeur avant 1426. Autre Antoine de Pouzols, seigneur de Fabrègues, fut lieutenant de (iuillot de Dienne, commandant du ban et arrière-ban de la haute Auvergne en 1477, et il épousa, le 29 juiu i486, Anne de Dienne, delà branche de Chavagnae,
(1) Inventaire de Sainl-Christophe. — Noms féodaux , p. 773-491. -—Documents particuliers,
(2) Nobiliaire de la généralité da Monlauban, p. 74.
cousine germaine dudit Guillot. Jordan de Pouzols , seigneur de Fabrègues, fui porté sur un rôle de relief de fiefs, pour hommage dû au dauplûn (1) et à la dauphine de France, en 1540 (-2).
SEIGNEURS DE LATGA , CARBONAT , BOURNAZEL, SÉGONZAC, UNSAT.
Ceux-ci ont produit , en 1666, un acte de foi-hommage rendu par Antoine et Geraud de Pouzols, frères, à Beraud , dauphin d'Auvergne, comte de Clermonl , sire de Mercieur, à raison de la seigneurie île Lalga, paroisse de Tanavelles. La date de cet acte n'est pas indiquée dans les preuves; mais il est aisé de voir qu'il est antérieur a 1426, car le dernier Beraud, dauphin d'Auvergne et comte de Clermont , est mort le 28 juillet de ladite année.
La filiation est prouvée depuis Antoine de Pouzols, père de Louis de Pouzols , qui , par contrat du 9 mai 1475, épousa Jeanne de Monjou. 11 eut pour successeurs : — Antoine , deuxième du nom , marié le 7 décembre 1523 à Anne de Flageac ; — Nectaire, qui épousa, le 28 septembre 1558, Françoise de Bannes; — Claude, allié, le 11 février 1597, à Marguerite de Montai ; — Claude de Pouzols, deuxième du nom , marié le 30 décembre 1634, avec Louise d'Oradour de Saint-Gcrvasy, fut maintenu dans sa noblesse en 1666. Ce
(1) C'était alors Iïenrl de France , époux de Catherine de Médicis, comtesse d'Auvergne, lequel devint roi sous le nom de Henri II, le 31 mars i:>46.
(2) Inventaire de Saint-Christophe.
dernier fit foi-hommage au roi en 1669, a cause du domaine d'Unsal, paroisse de Sainl-Gervasv, et de la dime deSégonzac, au duché de Mercœur, provenant de Louise d'Oradour, sa femme. Jean de Pouzols, au nom de Marc-Antoine, son fils, et Jean-Nectaire de Pouzols accomplirent semblable formalité en 16&iet 1722 (1).
Celte famille a justifié, par titres de 1504, 1589, 1630 et 1635, avoir rendu d'utiles services à l'Etat, et elle a fourni de nouvelles preuves pour une admission aux pages en 1746. Le domaine de Carbonnat , près d'Aurillac , a passé depuis à la lamille de Passelons.
ARMOIRIES.— D'azur, au lion rampant d'or , au chef cousu de gueules, chargé d'une fleurde-lis d'or, accostée de deux coquilles d'argent.
(Voyezpl.8,fig. 7.)
Nota. Les coquilles dans les armoiries des familles de la haute Auvergne, indiquent très souvent une origine aurillacoise, ou des alliances avec la famille de Saint-Geraud.
de la POYPE. — Celle famille a fourni deux signataires de l'acte de coalition de la noblesse d'Auvergne en 1791 . C'est une ancienne et illustre maison du Dauphiné, où elle tlorissail dès l'an 1132. Elle établit sa filiation depuis Guillaume <le la Poypc, chevalier, seigneur de la Poypo en 1150. Elle a
(1) Produc lions de 1060.— Noms féodaux , 773. — Nobiliaire de la généralité de Monlauban, p. 74.
constamment tenu le ranj* le plus distingué & la cour et dans les arme» s des dauphins de Viennois, et a donné postérieurement plusieurs officiers généraux à la France. Guillaume , Barthélémy, Jean et Jean-Claude de la Poype, furent chanoines-comtes de Lyon en 1>61, 1307, 1636 et 1678, et deux chev aliers de Malte admis en 1750 et 1779.
ARMOIRIES. —De gueules, à la fase* d'argent.
(Voyei pl. 8, Og. 8.)
de la PRADAT. — Pierre de la Pradat, prêtre, et autre Pierre de la Pradat, fournirent reconnaissance féodale au seigneur de Thiers, à cause de la maison de la Pradat, avec domaine, bois, cens et rentes, paroisse de Ne) ronde, 1304- 1331 (1).
ARMOIRIES. — Inconnues.
PRADEL. — Château situé au hameau de ce nom , à l'ouest de Marat (2). — I). Coll fait mention d'un écuyer de ce nom qui portail pour armoiries :
Éeartelées, aux i" et 4e de sable, à la croix potenece d'argeul ; aux î« et 3e d'argent , à deux lions passants de gueules , l'un andessus de l'autre.
(Voyez pl.8,flg. 9.)
(1) Xomt féodaux , p. 774.
(2) Tablettes historiques de l' Auvergne , t. vi, p. 523.
PRADES. — Château , près de Saint-Pierre- Roche , canon de Rochefort. La famille de Richard , qui en avait adopté e nom , le possédait en 1666 et 1723. Voyez Richard.
PRADES. — Domaine noble, situé dans la commune de Saint-Christophe , en haute Auvergne , et relevant de la baronnie de la Tour. C'est de là, suivant toute apparence, qu'avait pris son nom Pierre de Prades , coseigneur du lieu et juge de Scorailles en 1357 (1). 11 portait :
De gueules, an griffon d'or, à la bordure engrèlée de même.
(Voyet pl. 9, 8g. 1".)
La famille de Vigier possédait Prades avant 1598 et postérieurement à 1699.
PRADES. — Ancienne châtellenie au sud-ouest de Langeac, vers les limites du Velay. Elle appartenait, lors de la rédaction de la coutume, en 1510, partie à la maison de Rochebaron , et partie à celle de Pierregourde (2). Bérangère deMontlaur, épouse d'Albert Aycelin, la possédait en 1376.
(1) D. CoM.
(2) Voyez Chabrol, t. iv , p. 423.