‹ Nobiliaire d'Auvergne (volume 2)Chapitre 18 sur 46 · tome v · texte numérisé non relu

tome v

de PRADETES. — Hugues de Pradetes, prêtre, doyen de Chamalières , nommé dans le testament de Jean , comte de Glermont, dauphin d'Auvergne en 1340, était chancelier de Beraud 1er, sire deMercœur, en 1344(1).

ARMOIRIES. — Inconnues.

PRADIER. — Nous avons déjà fait mention de cette famille sous le nom d' Agràfn , qu'elle portait lorsqu'elle fut maintenue noble en Velay, le 15 janvier 1671, comme ayant été anoblie en décembre 1652 et confirmée par l'arrêt du conseil du 8 mars 1669, nonobstant la révocation d'autres anoblissements (2).

ARMOIRIES. — laeoBRoes.

On ignore s'il y a parenté entre cette famille et celle de Barthélémy Pradier-Saint-Martin, qui fit acte de désistement dans l'élection d'Issoire en 1666.

de PRADINES, seigneurs de Chaliers et de Saint-Juéry,

(1) Baluxe, t. n, p. 314-318.

(2) Catalogue de la Nobletn du Velay , p. 183. — D'Âubais, t. il, p. 241.

coseigneurs de Toumemire (1). — Cette famille avait pris son nom du lieu de Pradines, commune de Saint-Chamant , près de Toumemire. Noble Pierre de Pradines , damoiseau, fit foi hommage à Guy , baron de Salers , à cause du mas du Bac, paroisse de Fontanges,le 17 août 1403; autre Pierre de Pradines, clerc , vivait en 1408 ; autre Pierre de Pradines , écuyer , [de Saint-Chamant , et Nicolas de Pradines, héritier de Robert de Ghaliers , seigneur de Saint- Juéry, son oncle, sont inscrits à X Armoriai de 1450; Pierre de Pradines , troisième du nom , est rappelé dans des actes de 1502, 1503 et 1522. Celui-ci ne paraît pas avoir laissé de postérité masculine; mais on sait qu'il fut l'aïeul maternel de Jeanne de Mauriac, fille de Guillaume de Mauriac, dame de Chaliers (-2) et de Saint-Juéry, mariée avant 1522 à Jean d'Apchier, seigneur deMontbrun (3).

ARMOIRIES. — D'argent, ao elievren de gueules , accompagné de deux étoiles de même en chef, et d'un chêne de sinopleen pointe.

(Voyez pl. 9, fig. 2.)

(1) Il existe deux familles du nom de Pradines, en Lapguedoc ; la première a clé maintenue noble dans le diocèse de Béliers , le 1** octobre 1688 ; la seconde , dans le diocèse do Mirepoix , le 24 mars 1670. Celle-ci comptait, en 1789, trois chevaliers de Malle , admis en 1742 , 1770 , 1784 , 1789.

(2) Il y a en deux terres de Chaliers, l'une prés de Ruines , relevant du duché de Mercœur; l'autre, prés de Toumemire , relevant du duché d'Auvergne.

(3) D. Col. —Le père Antetmt , t. m , p. 830.

PRADT, voyez Dufocr. — Riom.

de PRALAT ou PRALLAT, seigneurs de Bassignac (Saint- Cernin), de Perlé, de la Bountat , de Bélestal , de la Calmetle, de Poul , de Gorces , Saint-Victor et Saint-Christophe , élections d'Aurillac et Mauriac. — Il existe au hourg de Saint- Chamanl, près de Salers et de Tournemire, une vieille tour appelée Pralat et qui , dit-on , servait de résidence aux receveurs des rentes seigneuriales. Durand de la Garde se qualifiait seigneur de Pralat et de Saint-Chamant en 1467. 11 existe aussi dans la commune de Saint-Projet-de-Salers un village de Prallat , et l'une de ces deux localités a pu donner son nom h la maison de Pralat , connue depuis Jacques de Pralat , seigneur de Poul, paroisse d'Arnac , qui rendit hommage, en 1329.— Armand de Prallat , seigneur du même lieu , vivait en 1337. — Bertrand de Prallat , en 1352.— Jean de Pralat , en 1 408.

Cette famille , qui depuis une alliance contractée avec la maison d'Albars , en 1553 , s'est divisée en plusieurs branches et s'est alliée aux meilleuresmaisons.de cette partie de la province, parmi lesquelles on remarque les noms de Plaignes , de Pouzols , tle Barriac , de Comblât, de Rillac , de Peyrat-Jugeals, du Puy-dc-Dicnne , de Ribier, de la Salle et de Turenne-Soursac.

Antoine de Pralat, seigneur de Saint-Victor et de Gorces, maintenu dans sa noblesse en 16G6 avec plusieurs parents, avait servi avec une grande distinction sous le roi Louis XIII,

et fut fait gentilhomme de la chambre le 5 avril 1647. Cette famille est éteinte.

ARMOIRIES. — D'argent, au chevron de gueules, accompagné de trois étoiles d'azur.

(Voyez pl. 9, fig. 3.)

PRAT-LOUBE. — 11 a existé un liof de ce nom dans la commune de Culliat, mouvant do la terre de Bulhon, près de Lezoux. — Etienne, seigneur de Prat-Loube, écuyer, vivait en 1*238. — Pierre Paul de Montmorand était seigneur de Prat-Loube en lWi; et la veuve «lu seigneur de Prat- Loube fut cotisée au rôle du ban et arriore-ban de 13 W (1).

ARMOIRIES. — Inconnues.

du PRAT, seigneurs de Verrières, de Nantouillel, de Précy, deThiers, de Toury, de Vileaux, de Barbançon , de Gondole, de Bousdes, de Pevrusse, d' Auzat, des Cornets, de Hauterive, de Niolct, de la Barthe, de Rouez, de Saint- Aignes , etc., en Auvergne, en Bourbonnais, en Bourgogne, en Beauce, en Brie, en Hainaut. — Cette famille est originaire de la ville d'Issoirc, où elle s'était enrichie avant 1400. Elle a été illustrée par plusieurs personnages justement célèbres, parmi lcs-

(t) D. CoU.-Chabrol,u iv,p. 143. -Titre original du 20 juin

quels on compte un chancelier de France devenu cardinal , cinq évêques, plusieurs chevaliers de l'ordre du roi, des gentilshommes de la chambre , des capitaines de chevau- Jégers , bon nombre d'officiers de tous grades, des chevaliers de l'orlre de Malte et cinq chanoines-comtes de Brioude. — Un ravail généalogique, dressé par d'Hozier, remonte la filiation de la maison du Prat à Barthélémy du Prat , qui vivait en 1347 ; mais trois titres authentiques , qui existent à Versailles entre les mains de M. le marquis AntoinejïTliéodore du Prat , établissent d'une manière incontestable deux degrés antérieurs à celui de Barthélémy du Prat. Suivant ces titres , Barthélémy était fils de Guillaume du Prat, chevalier, vivant en 1286, et petit-fils de Robert du Prat , chevalier, seigneur de Saint-Hilaire, lequel donna en 1*243, à sa mère, Alice de Penolh , 70 muids de vin de rente (1). — Pierre Duprat , vivant en 1411 (2), fils de Barthélémy, fut père d'Annet du Prat, dit Ricot, époux de Beraude Charrier, et aïeul d'Antoine du Prat, premier du nom, seigneur de Veyrière en 1471 et consul de la ville d'issoire en 1489. Celui-ci fut marié deux fois : 1° avant 1463 avec Jacqueline Bohier, ou Boyer,

(1) Revu* historique de la Noblesse , par M. Borel d'Hauterive, t ui, 289— innuaire de la Nobles»* de France, par le même , 1846, p. 234.

(2) Celui-ci était contemporain d'un Antoine Duprat, bourgeois de Saint- Flour et garde du teeau des montagnes pour le duc de Berry et d'Auvergne . ainsi qualifié dans une transaction passée le 15 septembre 1413, entre Jean Robert, seigneur de Lignerac, coseigneur de Pleaux , et Geraud Testu , abbé de La Valette* {Manuscrit de Deluguet, à la Bibliothèque nationale).

sœur d'Austremoine Bohier, son beau-frère, et de Thomas Bohier, général des finances du royaume sous Louis XI , Charles VIII et Louis XII ; 2* avec Jeanne de l'Aubépine. Il eut des enfants des deux lits , entre autres : 1° Antoine du Prat, deuxième du nom, qui forme le degré suivant ; 2° Thomas du Prat, évêque de Clermont de 1517 à 1528 ; 3° Jean du Prat , évêque de Montauban en 1520 ; 4° Annet du Prat , tige de la branche des seigneurs de Gondole et de Bousdes ; 5° Claude du Prat , abbé de Mauzat et évêque de Mende en 1528.

Antoine du Prat , deuxième du nom , chevalier, seigneur de Veyrières , issu du premier lit le 17 janvier 1463, fut successivement lieutenant-général au bailliage de Montferrand en 1490 , avocat général au parlement de Toulouse en 1495, président à mortier à celui de Paris en 1506 , premier président en 1507, chancelier et garde des sceaux en 1515 , chef du conseil de la régente, archevêque de Meaux, puis d'Alby et de Sens en 1525 , et cardinal en 1527. Ce fut lui qui couronna la reine Eléonore d'Autriche à Saint- Denis, le 5 mars 1531 , et il prit la part la plus grande et la plus active aux affaires de l'Etat pendant les règnes de Louis XII et de François Ier. Ses services, que quelques auteurs ont appelés ses complaisances, lui valurent , le 15 décembre 1523 , le don de plusieurs terres, telles que les baronnies de Thiers et de Thoury, confisquées sur le connétable de Bourbon. Il mourut en son château de NantouiDet, le 9 juillet 1535. Avant d'embrasser le sacerdoce , il avait été marié, en 1493, à Françoise deVeyny, fille d* Antoine de Veyny, seigneur de Fernocl , et de Marie d'Arbouse. 11 en

eut, entre autres enfants, Guillaume du Prat, évèquede Glermont après Thomas, son oncle, de 1528 à 1560 (1), et Antoino du Prat, troisième du nom, auteur de la branche des seigneurs de Nantouillet, barons de Thiers , dePrécy, de Thoury, de Vitteaux et comtes de Barbançon, de laquelle sont sortis deux prévôts de la ville de Paris, de 1540 à 1588 ; un chambellan du roi Charles IX, un célèbre duelliste, Guillaume du Prat , connu sous le nom de baron de Vitteaux , au XVIe siècle ; un grand veneur de Philippe II, duc d'Orléans, régent de France, et un lieutenant-général des armées du roi, promu à ce grade le 1er mai 1758, après trente ans de glorieux services en Italie, en Allemagne et dans les Pays-Bas, et enfin , un maréchal-de-camp, Antoine du Prat, marquis de Barbançon, mort le dernier de sa branche après 1790. Cette branche avait pris ses alliances

(1) Guillaume Dnprat, d'abord abbé de Manzac, chanoine et grand archidiacre de Aouen , fut élu , à vingt-deux ans , évèque de Clermont, le 5 février 1528; mais il ne prit possession en personne que le 2 janvier 1535. 11 assista, en 1545, au concile de Trente, où il se fil remarquer par son éloquence. De là, il ramena en France des religieux de la Société de Jésus, pour lesquels il fit bâtir à Paris le collège de Clermonl , connu depuis sous le nom de Collège Louis -le -Grand. Son zèle pour l'éiablissemenldeces Pères ne borna point là ses libéralités. Il leur donna deux autres collèges dans son diocèse, celui de Billom et Celui de Mauriac, qu'il dota pour l'entretien de ces religieux et pour les écoliers sans fortune qui étaient élevés dans leur maison, par son testament, fait au château de Beauregard, le 25 juin 1560. Il avait aussi fondé un hôpital à Clermont. Ce vertueux et généreux prélat mourut le 22 octobre 1560. Son corps fut Inhumé d'abord dans le couvent des Minimes de Beauregard , qui était une de ses pieuses fondations , puis transporté plus tard dans l'église des Jésuites de Billom» (Gallia ehrisliana, X. it, col. 297, Moriri, etc.

dans les maisons d'Âlègre, d'Arpajon, de Chabannes, de Barbançon , de Séguier , de Castelnau , de Baradal , de Chalus, de Colbert, du Tillet, de Fay, de la Tour-Maubourg, etc., etc.

BARONS DE THIERS BT DE VITTBACX.

Ce rameau eut pour tige François du Prat, quatrième fils d'Antoine III , seigneur de Nantouillet, et d'Anne d'Alègre. Il fut marié vers 1570 avec Anne Séguier, fille de Pierre Séguicr, lieutenant criminel à Paris ; sa postérité s'est éteinte au cinquième degré, le 6 juin 1712, après s'être alliée aux familles deSayve, des Barres, Lenet, Bourgoing, de Cosnac, de Prévost, de Fay et de Bonneval.

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