‹ Nobiliaire d'Auvergne (volume 2)Chapitre 2 sur 46 · TOMB V · texte numérisé non relu

TOMB V

était celui d'une ancienne famille de Combrailles, transplantée en Bourbonnais , où elle a possédé jusqu'à la fin du quatorzième siècle les fiefs des Ouches, de Villemouse , de Graveron , de la Court , de Beisson , de Chirat-l'Eglise , de Contigny , situés dans les paroisses de Charcil , de Contigny, de Tison , de Rocles, de Bellenave , de Parey , d'Aubeyrat , de Bayet, ainsi que cela est établi par de nombreux actes de féodalité. Le plus ancien connu est Godcfroy Orguil, cbevalier , originaire de Cbavanon , nommé parmi les nobles tenant fief au pays de Combrailles, en l&W, et dont la fille, Marguerite Orgue.ylc , épousa Jean de Saint- Gervais, damoiseau, père de plusieurs enfants , en 1322. Le dernier que nous connaissions fut Guillaume Orgueul , qui vivait en 1398(1).

ARMOIRIES. — Inconnues.

d'ORNHAC— La maison d'Ornhac, que nous trouvons fréquemment alliée à nos meilleures familles d'Auvergne , lirait son nom d'une terre située à quelques lieues d'Uzerches , en Limousin. Son ancienneté remonte au moins à Etienne d'Ornhac , qui vivait au onzième siècle. Guy d'Ornhac, fils de Jean d'Ornhac et de Catherine de Sainl- Chamans , en recueillant les biens de sa mère, vers 1420, quitta le nom et les armes d'Ornhac pour prendre ceux de

(1) Baluxe, t. il, p. 107.— Noms féodaux, p. 714 , 867, 961 ,

Saint-Chamans , que sa postérité porte encore de nos jours. Les armoiries de la maison d'Ornhac étaient :

D'or , à trois corbeaux de sable.

(Voyei pl. i",flg. 6.)

ORTRAND , voyez de DOITRAYS , ou plutôt DONTREIX, ou d'OUTREIX.

D'OSSANDON, coseigneurs de Bulhon, seigneurs de Vandègre, de Neyrondc, de Loli<Ve, de Puy-Guillaume et de la Bâtisse, élection de Rioni. — Famille anoblie par lettres du roi Henri IV, de l'année 1596, en la personne de Pierre Ossandon , commissaire des guerres , pour récompense de plus de vingt-quatre années de services utiles. 11 avait épousé, le 30 janvier 1569 , Catherine Mallet de Vandègre , de laquelle naquirent trois fils :

1° Gabriel d'Ossandon, dont la postérité sera rapportée plus bas ;

2° Pierre d'Ossandon, seigneur de Puy-Guillaumc et de la Bâtisse, père de Guillaume et d'Henri d'Ossandon, seigneurs des mêmes terres , en 1666, 1669 et 168i.

3° Guillaume d'Ossandon , qui partagea avec ses frères, le 18 novembre 1619, et dont la destinée ultérieure est ignorée.

Gabriel d'Ossandon , fils aîné de Pierre et de Catherine Mallet de Vandfcgrc , fut seigneur de Lolière ; il servit dans a compagnie des gendarmes de la Reine , suivant aiu-sta-

lions des 8 mai 1619 et 14 décembre 1621 ; il s'allia , le 20 novembre 1612 , avec Claudine de Frédeville , de laquelle naquit un fils qui suit :

Amable d'OssANDON , seigneur de Loliere , lieutenant au régiment de Saint-Mars en 1642. Il fut maintenu dans sa noblesse en 1666 , conjointement avec Guillaume et Henri d'Ossandon, ses cousins germains, seigneurs de Puy-Guillaumc et de la Bâtisse. Le son mariage , contracté le 17 juillet 1651 avec Françoise de la Roclielambert , étaient nés trois fils , savoir : Guillaume , Cbarles-Guillaume et François, lesquels vivaient en 1666. On ignore le sort des deux premiers; mais on sait que le plus jeune, François d'Ossandon , seigneur de Lolière , paroisse de Dorât, rendit hommage au Roi en 1723 , et que sa succession passa avant 1730 à François de la Volpiliere, procureur du roi au bureau des finances de la généralité de Rioin , fils ou iKslil-fils d'une demoiselle d'Ossandon.

Outre les alliances déjà mentionnées , la famille d'Ossandon en avait contracté d'autres avec les maisons de Diennede-Cliavagnac, de Mas-de-Lodines, de la Richardie-de-Bcsse, etc., etc. (1)

Suivant D. Coll les armoiries seraient : d or , au chevron de sinople , accompagné de trois hirondelle» de sable. M. Laine a adopté les suivantes que nous adoptons aussi :

D'or, an chevron d'azur , accompagné de Irois hirondelles de même.

(Voyez pl. 1", fig.7.)

(1) Production de 1660. -Noms féodaux, p. 306, 716, 1021.— CAa6rof,t.iv,p. 142,806 , 82*.

D'OUVRIER. — Famille originaire du Carladez , établie, depuis le XIV siècle à Toulouse, où quatre de ses membres onl été capitouls, savoir : Guillaume d'Ouvrier en 1383 ; Rigal , ou Rigaud d'Ouvrier, en 1541 ; Gabriel , en 1610, et Pierre, en 1630. Ce dernier fut père de Jean-Jacques d'Ouvrier, conservateur des ports et chemins de la province du Languedoc, maintenu noble le 1*2 avril 1669, en vertu du eapitoulat de ses ancêtres. A cette famille appartenait aussi Louis d'Ouvrier , célèbre au XVIIe siècle par la beauté de son génie et son érudition ; il excellait dans la composition des emblèmes, devises et inscriptions. C'est à lui qu'est duc la fameuse devise adoptée par Louis XIV : Nec pluribus impar.

On ne trouve que peu de traces de cette famille en Auvergne, où elle n'a jamais figuré sur les contrôles de la noblesse; le plus ancien que Ton connaisse est Bernard d'Ouvrier, l'un des nombreux vassaux de la chàtellenie de la RoquebroU qui traitèrent avec Durand de Montai , le 13 février 1281 . On connaît encore Marguerite d'Ouvrier, dame de Morèze, mariée, avant 1587, avec François du Pouget de Nadaillac, chevalier de l'ordre du roi , maréchal de camp, gouverneur de Cariât , et la fermeté de caractère dont elle fit preuve lors de l'arrestation de son mari , faussement soupçonné de conspiration , en 1602.

La famille d'Ouvrier était représentée en dernier lieu a Aurillac, par M. d'Ouvrier, chef de division à la préfecture du Cantal , mort regretté le 20 décembre 18W. M. Eugène

d'Ouvrier, de la même ville, a été récemment attaché à l'administration des postes à Châteauroux (Indre) (1).

Suivant D. Coll, les armoiries seraient : d'azur, au chevron a" argent, charge' de trois merlettes de sable el accompagné de trois bouquets de blé, deux en chef, un en pointe; chaque bouquet composé de trois épis d'or, liés ensemble , et suivant M. Lainé :

D'or , an chevron de gueules , chargé de sept merlettes d'or el accompagne de neuf épis de blé de gueules , liés trois à trois. (Voyez pl. lre, flg. 8.)

(t) Voyez D. Coll.—éC4ubaù , i. m, p. 49.— Dictionnaire véridique, t. h, p. 290.— Biographies diverses.— Imberdis, t. u,p. 524. —L'Echo du Cantal des 23 décembre 1843 et 21 février 1846.— Tablettes historiques de l'Auvergne p. 444.

PAGES. — D. Coll cile un Etienne Pages , chevalier, vivant en 1256. — Trois familles de môme nom ont été maintenues en Languedoc, lors de la grande recherche, savoir :

1° Celle des seigneurs d'Assas, maintenue le 20 septembre 1669 à Toulouse, où elle comptait plusieurs capitouls depuis Guillaume Pages , damoiseau , qui l'était en 1324, et qui portail : de gueules, au chef £ argent.

2° Celle des seigneurs de Vitrac, également maintenue à Toulouse le 14 juin 1669, sur preuves remontant à 1537 , et dont les armoiries étaient : écartelé aux 1" et 4a de gueules, au lion d'argent ; aux 2« et 3* coupés de gueules et d'argent.

3° Celle des seigneurs de Porcaires, maintenue à Nîmes le 26 mars 1670 sur titres filiatifs depuis Pierre Pagès, qui vivait en 1350, et dont la descendance a fourni de nouvelles preuves devant M. d'Hozier. Celle-ci i>ortait :

D'argent, à trois chevrons de gueules, aecom- [vajinés en chef de deux roses de même.

(Voyez pl. 2, fig. 1".)

Nous trouvons ensuite, dans la haute Auvergne, une famille Pagès, possessionnée avant 1789, à Vie, à Polminhac et à Jussac, et que l'on distinguait sous les noms de Pagèsdcs-Huttes et de Pagès-dc-Vixouze , mais dont l'origine et l'état nobiliaire nous sont inconnus. A celle-ci appartenait

M. Pagès-des-Huttes , ancien capitoul (1), maire de la ville de Vic-sur-Cère , et membre de l'assemblée de l'élection d'Aurillae en 1787. Quatre de ses fds servaient dans les gardes du corps du roi , et l'on sait que l'un d'eux , Jean- Baptiste , fut victime de son dévouement à la famille royale dans la journée du 6 octobre 17§9 , étant do garde au château de Versailles. Jean Pagès-des-Huttes , son frère, étai prévôt du département du Rhône en 1815.

Nous devons mentionner aussi François-Xavier Pagès-de- Vixouze, lieutenant particulier au Imilliage et siège présidial d'Aurillae, subdélégué de l'intendance d'Auvergne, membre de l'Académie de Clermont et de celle des Arcades de Rome, auteur de plusieurs pièces de théâtre et autres écrits où abondent les idées révolutionnaires qu'il avait adoptées. U mourut dans l'obscurité, à Paris, au mois de décembre

La basse Auvergne compte aussi beaucoup de familles du nom de Pages , entre autres M. Pages de Riom, ancien député, ancien premier président de la cour royale de Riom , dont le père a occupé pendant longtemps les hautes fondions de procureur général près la môme cour (2).

PAGHENEL. — U a existé à Neschers, au XIVe siècle ,

(1) Cette qualification, ainsi donnée officiellement, fait supposer que M. Pagès était originaire de Toulouse.

(2) D'Aubais , t. n , p. 225 , t. m , p. 102. — Procès- Verbaux de l'assemblée provinciale de 1787. — Biographies diverses.— Tablettes historiques de f Auvergne , 1. 1, p. 244.

une famille de oc nom , à laquelle appartenaient Bernard Paghcnel, clerc, vivant en 1319, et Jean Paghenel , écuyer, en im

ARMOIRIES. — Inconnues.

de PAGN AC , ou PAGNAT, seigneurs de Moncelez , de la Foresl-Bulhon et de Sauvât. — Géraud de Pagnac , chevalier, jouissait du fief de Moncelez à titre d'engagement en 1262, ainsi qu'on le voit dans le testament de Robert lPr, comte de Clermont, dauphin d'Auvergne, écrit la veille de Pâques de ladite année. — Marion de Pagnac , veuve de Perrot de la Faye, damoiseau , avait droit de dîme à Bessay en 1292. — Maurice de Pagnac , chevalier et grand prieur de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem , fut élu grand-maitrc pendant les troubles de l'ordre insurgé contre Foulques de Villaret, en 1317 ; mais il ne fut pas reconnu par le pape, qui désigna Gérard de Pins pour gouverner sous le titre de vicaire -général, ou lieutenant-général du grand-maître. Maurice de Pagnac portait : d'azur, au chef de gueules charge' de (rois étoiles a" argent [Voyez pl. 2, fig. 2) (1). — Amblard de Pagnat écuyer, fut témoin de l'acte d'émancipation de Jeanne de la Tour, future épouse de Beraud III, daupliin d'Auvergne, le 21 juillet 1409. — Jacques de

(1) Sod portrait gravé porte pour armoiries : d'argent au chevron renversé d'azur, au chef de gueules , chargé de trois roses forgent.

Pagnac fit foi-hommage à Marie de Berry. à cause de la seigneurie de la Forest-Bulhon , le 14 juin 1415 , et Amblard de Pagnac , seigneur de la Forest-Bulhon , qui assista h l'émancipation de Gabrielle de la Tour, future épouse de Louis de Bourbon , comte de Montpensier , le 15 février 1442 , était aussi seigneur de Sauvât en 1442. — La terre de Pagnac, qui avait donné son nom à celte famille , passa plus tard à la maison de Lorme , dont quelques membres sont connus sous le seul nom de Pagnac , entre autres un chanoine-comte de Brioude, en 1573 (1). Voyez de Lorme.

de PALAC, PALACI1, ou PALATZ , de Requirant et de Messac en Carladez.

Guillaume de Palax était chanoine-comte de Brioude en 1256 ; mais le lieu de son origine étant ignoré , il se peut que sa famille ne fût pas la même que la suivante.

Geraud , autre Gcraud et Pierre de Palach , ou de Palalz, figurèrent dans le traité conclu sur sentence arbitrale, entre Durand do Montai , seigneur de la Roquebrou , et ses vassaux, le 13 février 1281 (2). Anne de Palac , dame de Messac ,

(1) Baluze, t. u, p. 269, 414, (Ml.- Noms féodaux, p. 721. — Chabrol , t. iv, p. 272, 360 —Histoire de Malle.— Dictionnaire du Cantal , p. 352.

(2) U est à remarquer que dans ce traité de 1281 il ne s'agissait pas seulement de la terre de la Roquebrou , mais encore des fiefs de Glenat, Viescamp, Saint Victor, Saint-Paul des Landes et

épousa , le 4 avril 1621 , Pètre-Jean de Beauclair, déjà veuf de Jeanno Cat de la Greliôre (1).

ARMOIRIES. — Inconnues.

de PAILHEROLS, ou PAILLEROLS. — Hugues de Pailherols, fils à feu Pierre, et que l'on peut supposer originaire du lieu de môme nom , près de Vic-sur-Cère , fil aux religieux de Sauxillanges une donation dont la date précise n'est pas indiquée , mais dont le titre se trouve mentionné à l'ancien cartulairedece prieuré, folio 89.

ARMOIRIES. — Inconnues.

dkPALEMOURGUES(2), ou PELAMOURGUES , seigneurs du Pouget, de la Roque, de la Guillaumcnque , de Cassaniouze , du Couffour, de Peyrelade , du Cambon, de Male-

Carbonniéres , appartenant tous à Durand de Montai ou à Bertrand , son frère, et que l'on considérait sans doute comme relevant de la Roquebrou. Il ne faut pas perdre de vue , non plus que la majeure partie de ces vassaux n'étaient pas nobles, et qu'en 'absence de qualifications propres à chacun , il n'est pas facile de dislingner les nobles de ceux qui ne l'étaient pas.

(t) Catalogue de Brioude. ^Tablettes historiques de l'Auvergne, t. vi, p. 445 , 455.— Généalogie de Beauclair en 1666.

(2) Dans toutes les maintenues du Languedoc , comme dans la plupart des documents qui concernent cette famille , le nom est écrit Palemourgues et non pas Pelamourguet.

vieille, du Cheylar, du Colombier, de Gousonne et autres lieux. — Famille tres-ancicnne , originaire du Gévaudan , d'où elle s'est répandue en Albigeois, en Rouergue et en Auvergne. Elle nous est connue depuis Maurand de Palemourgues , qui vivait en 1262. — Charlotte de Palemourgues fut mariée avec Charles de Scorailles , seigneur de Bouron en Rouergue , en 1425.— François de Palemourgues, dit de Pradaux ou Pradasse, près d'Issoire, fut inscrit à l'armoriai de 1450. Celui-ci portait: d'argent, à Vours rampant de sable , armes crue ses descendants ont changées.

Lors de la recherche de 1666 , la famille de Palemourgues était divisée en trois branches :

1° Celle des seigneurs du Pouget, de la Roque, de Cassaniouze et la Guillauraenque, en la prévôté de Maurs, maintenue dans sa noblesse sur preuves de quatre degrés remontant à 1502. Elle s'est alliée aux familles de Mcgc, d'IIumifcres.'de la Roque de Sénezergues , de Robert-Lignerac , de Murat-Montfort, de Scorailles, deRonafos, doGausscrand, de Montvallat, de Brunct-Castelpers,etc, etc. Cette branche subsiste de nos jours. Voyez Cassamouze.

2* Celle des seigneurs du Cheilar et du Colombier en Albigeois , maintenue sur preuves de quatre degrés le 31 octobre 1668.

3* Celle des seigneursde Malevicille, en (îévaudan, maintenue aussi sur preuves de quatre degrés, le 27 septembre 1668, en la personne d'Adam de Palemourgues, seigneur de Malevieillc et grand bailli du Gévaudan. Celle-ci avait pris ses alliances dans les maisons de Tournon, de Scorailles, de Gibrac, de Rctz-de-Bressollcs, de Bonne, de Malbosc, etc. , etc.

Ces deux dernières branches portaient : de gueules , au lion dur , et celle établie en Auvergne :

D'aior , an lion d'or.

(Voyez pl. 2, ilg. 3.) (1).

de PALERNE. — Le château de Palerne , situé près des Martres-sur-Morge, a eu îles possesseurs de son nom : Guillaume de Palerne en était seigneur en 1378 , et Godemard de Palerne en rendit hommage à Marie de Berry, duchesse d'Auvergne, le 14 juin 1415. Dans le siècle suivant, la terre de Palerne appartenait à Amable Cériers, ou Sériers , dont la veuve , Jeanne de Robertet , en fit déclaration au roi en 1518. Jeanne de Cériers, leur fille, la ix>rta en dot h Iniherl de Regin , ou de Regy, trésorier de France à Riom , et la petite-fille de ceux-ci, Marguerite de Regin, la transmit aussi par alliance du 9 février 1615, à René de la Richardiede-Besse. Jérôme de la Riehardie la possédait en 1669 et 1684; Gaspard de la Riehardie, en 1716, en 1723 et 1731. A celle dernière époque elle fut vendue à Léon de la Borde, dont la famille en était encore propriétaire en 1787 (2).

ARMOIRIES. — Inconnues.

11 a existé plus récemmenr, en Dauphiné, une famille du

(t D. Coll.—Audigier, t. i , p. 360.— J>reuce« de 1660.— D'Aubais, l il , p. 228,229; t. m, p. 102.

(2) D. Coll. - Chabrol , t. iv, p. 807. - Nom féodaux , p. 143 , 551,801 , 810 , 811.

nom de Palerne , à laquelle appartenait Simon-Zacharie de Palerne, chevalier, conseiller el secrétaire de la chambre du roi, dont la fdle, Marie-Joséphine de Palerne, épousa le 25 avril 1770, J ean-Armand- Henri- Alexandre , marquis de Gontaut-Biron (1).

PALES (François), seigneur de Bclvezeix et de Neschers, fut convoqué au ban de 1543.

ARMOIRIES. — Inconnues.

de la PALINGÈRE. — Suivant Chabrol , André de la Palingère était seigneur de Coinbraille, près de Chalus, en 1578. Ne serait-ce pas dePéligneres? Voyez ce nom.

de la PALICE, ou de la PALISSE, sires de la Palice, seigneurs de Chazeul, de Blanfossés, de Champfolct, de Cébazat, des Noyers, de Saint-Gérand-de-Vaux , et autres lieux en Bourbonnais , en Auvergne et en Bourgogne. — Maison d'ancienne chevalerie , illustre par son ancienneté , ses alliances, ses nombreuses possessions cl ses services militaires, ainsi qu'on peut en juger d'après de nombreux actes de féodalité qui embrassent sans interruption l'intervalle compris entre 12*0 et 1450. Le sire de la Palice signa avec Archambaud IX , sire de Bourbon , la charte de franchise accordée aux habitants de Montluçonen 1242. Un autre sire

(1) Bistoire héraldique des pairs , t. n.

de la Palice , chevalier , surnommé le Bourguignon , faisait cause commune avec la noblesse d'Auvergne pour repousser les prétentions du clergé hostile à ses privilèges, en 1328. Hugues de la Police était maréchal du Bourbonnais lorsque le duc de Bourbon lui confia la garde noble (tutelle) des enfants de Guillaume de la Palice , son frère , en 1331. Le sire de la Palice servit assiduement avec la noblesse d'Auvergne et du Bourbonnais contre les routiers anglais , de 1370 à 1390. Antoine de la Palice, chevalier, le dernier rejeton mâle qu'il nous soit possible de citer encore, parait avoir eu deux femmes: 1* Guicharde de Meschin, dame de Cébazat, et 2° Antoinette de Chauvigny. Cette dernière était veuve lorsqu'on 1445 elle vendit la seigneurie de Saint-Gérandde-Vaux à Jacques de Chabannes-Curton , maréchal du Bourbonnais, qui avait précédemment acquis du duc de Bourbon les terres de la Palice et de Montaigu-le-Blein. On sait de quel éclat nouveau les descendants de Jacques de Chabannes ont fait briller le nom de la Palice. Deux allés d'Antoine de la Palice et de Guicharde de Mescliin-de-Cébazat, épousèrent , le 21 février 1436 , deux frères de la maison d'Albon-Saint-André , et vers le même temps vivait Perroneilc de la Palice, veuve de Henri de Montaigu-le-Blein, en 1455 (1).

ARMOIRIES. — D'argent , à trois lionceaux d'azor.

(Voyez pl. 4, flg. 4.)

(1) Noms féodaux, p. 8, 71» , 720, etc. — Généalogie d*Albon , p. 32, 57.— Généalogie de la maison de Chabannes , p. 17, 18.— Ancien Bourbonnais , t. h , p. 278 à 281 .

PALLA DUC , ancien château situé près de Saint-Remy-de- Thiers.— Jean Morault ouMoreau, se qualifiait seigneur de Palladuc en 1476 ; Gilbert de Palladuc, seigneur du lieu et en partie de Crépin, fil foi-hommage à raison de cens, rentes et autresdroitsqu'ilavaità Saint-Remyet à Dorât, mouvance de Thiers, en 1512 et 1517 (1). Le nom de Palladuc figure encore parmi ceux des signataires de l'acte de œalition de 1791 ; mais il est probable qu'il n'était alors porté que comme nom de terre. Voyez Maurand et Moreau.

ARMOIRIES. — Inconnues.

de PANEVÈRE , PANNEVÈRE ou PANNE VEYRE , seigneurs de Saint-Martin-Lars , de la Rochelle, de la Vergue, de la Brousse, de Chalus, de la Resseltc, delà Jugie, de Chabannes, de Ternant, de Pellulbrt. — Cette famille paraît originaire du Limousin ou de la Marche, d'où elle s'est étendue en Poitou , en Berry et en Auvergne. Le plus ancien que nous connaissions est Chatard de Pannevère , chanoine de Limoges en 1309. Viennent ensuite : Guillaume de Pannevère , écuyer, qui aliéna des rentes sur le mas de Buxieres à Nicolas des Moulins, le 3 septembre 1328 ; Hier de Panavayres, damoiseau du Limousin , dont la sœur avait épousé, avant 1340, Etienne de Lestrade , aussi damoiseau de la môme province ; Jean de Pannevère, seigneur de Sainl- Martin-Lars, en Poitou, allié, vers 1430, à Marguerite de Brisay ; Jeanne et Isabeau de Panncvcyre de Saint-Marlin- Lars, mariées dans les maisons de Partenay et de Mons, et

(1) Noms féodaux , p. 686, 720.

dont la succession fut partagée le 12 décembrejl486. Autre Jeanne de Panneveyre, dame de Saint-Martin- Lars, épousa, vers 15i0, Jean Hamon , seigneur île la Flocelière, en Poitou, fils de François Hamon, capitaine de Fougères, vice-amiral de Bretagne, et de dame Renée de Surgères. De cette union vinrent , entre autres enfants, Robinet le Hamon , mariée par contrat du 15 septembre 1567, à Claude de Maillé, seigneur de Brézé, tué à la bataille de Coutras, le 20 octobre 1587.

De la branche établie en Auvergne , nous connaissons : François de Panevere , écuyer , seigneur de Villejutz , dans la Marche, en 1506. — Guichard de Pannevère, seigneur de Chalus, en partie, convoqué au ban de 1543. — François de Pannevère, marié, vers 1575, avec Amablo de la Roque, ou de la Roche, eut pour fils et successeur :

Guillaume de Pannevère, qui épousa, en 1602, Claudine du Peyroux, de laquelle vint :

Henri de Pannevère, seigneur de la Rochclte, paroisse de Miremont, maintenu dans sa noblesse en 1666. Il fit foihommage au roi en 1669 et 168i. De son mariage, contracté le 25 mai 1664 avec Charlotte de Fretat-de-Roucoules , naquirent , entre autres enfants : 1° Philibert de Pannevère , qui suit ; 2? Anne de Pannevère , alliée , en 1705 , à Antoine de Fontanges, seigneur de Hauteroche, de Vernines et de la Clidelle, en haute Auvergne, déjà veuf de Marguerite de Longa.

Philibert de Pannevère, seigneur de la Rochette, ancien capitaine d'infanterie, rendit hommage au roi en 1730.

Cette famille , qui a fourni de nouvelles preuves pour l'admission d'une demoiselle h la maison royale de Saint-

TOMB V. q

Cyr en 1783 , a été convoquée à l'assemblée de Riom en 1789 et subsiste encore aujourd'hui à Ponlaumur, à Saint- Nectaire et à Montluçon.

Parmi les alliances non mentionnées dans ce qui précède, nous citerons les noms de Vernon, de Sanzay, de Vivonne et de Salvert (1).

ARMOIRIES. — D'or , ao lion d'azur , et d'autres fois :

D'azur à la bande d'argent.

(Voyex ces dernières, pl. 2, flg. 5.)

PANNAY, seigneurs du Deffan. — N. Pannay du Deffan fut nommé en 1651 , par Anne d'Autriche , mère du roi Louis XIV , prévôt général des maréchaux de France. Le titre existe dans les archives de Riom. Son petit-fils, Paul- Amable-Jean-Baptiste Pannay du Deffan , lieutenant-colonel de dragons , chevalier de Saint-Louis , maire de Riom , grand prévôt de la maréchaussée d'Auvergne, mourut en 1785. Sa mort fut un deuil public à Riom , où il a laissé les plus honorables souvenirs. Cette famille n'ayant pas laissé de descendance masculine , la terre du Defian est passée dans la famille Cathol en 1756 , par le mariage d'Anne Pannay avec Jean-Jacques Cathol, substitut du procureur général du roi à la cour des aides de Clermont et secrétaire du roi.

ARMOIRIES. — Inconnues.

: (1) Généalogie» diverses. — Cl* de Waroquier,l. v, p. 318 — La Ckenaye- des- Bois , 1*° édition , t n , p. 123, 424. — Noms féodaux, p. 721 , 728. —Presse judiciaire du 19 décembre 1840. — L'Union provinciale du 13 juillet 1841.

PAPABEU, ou PAPABŒUF, seigneurs d'Almayrac, à présent Domeyrac, près de Paulhaguet. — Noblesse ancienne, connue depuis Etienne Papabœuf (Papabos), qui fit un don au monastère de Sauxillanges en 1114. Astorg Papabœuf était chanoine-comte de Brioude en 1161, et six autres de son nom le furent en 1260, 1320, 1340, 1348 et 1380. Bertrand Papabœuf, seigneur d'Almeyrac alias Domejrac, vivait en 1303 ; Astorg Papabœuf en 1337, 1345 et 1348 ; à cette dernière époque Astorg fit une donation à l'abbaye de la Chaise-Dieu. Autre Bertrand et autre Astorg Papabœuf sont connus par des actes de 1348 et par un hommage rendu à Astorg Papabœuf, seigneur d'Almeyrac, par Robert de Roquemaure alias de Roquemore (paroisse de Saint-Geneys, près Paulhaguet), en 1381 ou 1383. Postérieurement a cette dernière date on ne trouve plus rien de la famille Papabœuf, et la seigneurie de Domeyrac passa bientôt après à la maison de Langeac (1).

ARMOIRIES. — Inconnues.

de PARADES. — Vital de Parades , seigneur du Vignal , paroisse de Saint-André-de-Busséol , fut condamné à l'amende lors des recherches de 1666. 11 paraît cependant que cette famille obtint, en 1687, des lettres de confirmation de noblesse comme descendant de Bertrand de Parades, vivant

(1) Daluxe , t. h , p. 57. — Catalogue de Brioude. — D. Coll.— Tabltttes historiques de l'Auvergne, 1. 1. p. 347, 360.

en 1535. Vital de Parades, condamné, semble être le môme que Vital de Parades, lieutenant dans le régiment d'Orléanscavalcrie, en 1652, lequel s'est trouvé aux sièges de Dôle, d' Anas, de Saint-Omer et autres, et qui a enlevé à la bataille de Thionvilleun étendard à l'ennemi. Son fils aîné fut employé lors de la convocation du ban , en 1675 , et ensuite placé comme lieutenant au régiment de Piémont, dans lequel il fut tué en combattant sous les ordres du prince d'Orange.

Cette famille , implantée en Auvergne depuis Bertrand de Parades, écuyer du duc d' Albany, en 1535, est une branche cadette de la famille de Parades , seigneur de l'Etang , en Provence. François de Parades, chevalier de Saint-Louis, mort exempt des gardes du roi , compagnie de Beauveau , en 1768 , eut trois fils qui servirent successivement dans la même compagnie. Plusieurs branches de cette famille sont représentées aujourd'hui par M. Claude-Charles de Parades, ancien major d'infanterie , chevalier de Saint-Louis et de la Légion d'honneur ; par M. de Parades, juge de paix à Riom, et par M. Michel-Marie de Parades-Lagarenne , docteur en médecine, maire des Martres-de-Veyre.

ARMOIRIES. — D'or, an lion d'azur, armé cl lampassé de gueules.

(Voyez pl. î,flg. «.)

de PARAY, PAREY, PARÈDE, PARET, PAREZ, seigneurs de Paray, près di'Sainl-Pourçain, et autres lieux en Auvergne et en Bourbonnais. — Guillaume de Parey, da-

moiseau , fils de Humbert , prélevait des droits sur le bétail exposé en vente aux marchés de Gannat en 1300, et Hugues de Parcy exerçait le même droit en 1377. Dans l'intervalle de ces dates , vivaient plusieurs autres personnages de môme nom , entre autres Etienne de Parey, damoiseau , en 1301 et 1326 ; Jean de Parey, chevalier, en 1333 et 1342 ; Jeanne de Paray, dame de la Motte-Josserand et de la maison forte de Grossove, en 1350 ; et Durand de Paray, possessionné dans la mouvance de Randan , fut inscrit à l'armoriai de 1450 ; il portait :

ARMOIRIES. — De gueules, à trois laissons eu blaireau d'or.

(Voyez pl. 2, flg. 7.)

A la même famille appartenaient aussi , selon toute apparence : Guyotte de Paray, épouse de Jean de Mart , damoiseau , en 1300 ; lsabeau de Parroy, veuve de Perrin de Cincé en 1340 , et Jacques de Paroy, célèbre peintre sur verre, né à Saint-Pourçain au milieu du XVIe siècle, et mort à Moulins à l'âge de 102 ans (1).

de PARLAN , coseigneurs de Parlan et de Toursac, en Carladez. — Parlan , aujourd'hui chef-lieu de commune du canton de Marcolès , très près des limites du Quercy, était jadis le siège d'une seigneurie divisée dès le XIV0 siècle

(1) Noms féodaux , p. 723 , 724 , 725 , 734 . 293 , 614.- D. Coll , Biographie* diverses

entre la famille de son nom et celle des seigneurs de Mier en Quercy. Bertrand de Parlan , chevalier, consentit une vente en 1289 et fut témoin d'une quittance de droits héréditaires que Gaillarde de Barasc, majeure de 14 ans, déclara lui avoir été payés par Arnaud de Barasc , chevalier, son frère, le 9e jour de février 1298. Dans le même temps vivait Raymond de Parlan , damoiseau , coseigneur du lieu , époux de Souveraine de Bonnefons , dont la fille, Etoile de Parlan, fut mariée, vers 1325, avec Guillaume de la Garde, fils puîné de Pierre et petit-fils de Geraud de la Garde, souche de cette maison. Hugues et Rigaud de Parlan , coseigneurs de Toursac, firent foi-hommage au vicomte de Cariât en 1351 ; Rigaud de Parlan accomplit la môme formalité au nom et comme fondé de pouvoir d'Adémar de Mier, en 1355 , et Georges de Parlan fut inscrit à l'armoriai de 1450. On ne connaît pas l'époque précise de l'extinction de cette famille ; mais on sait que la portion de la terre de son nom qui appartenait a la maison de Mier, passa dans celle de la Garde do Saignes, par suite de l'alliance contractée le 4 mai 1479, entre Barthélémy de la Garde, seigneur de Saignes, et Guinottc ou Guyotte de Mier, fille et héritière de noble Bertrand de Mier , coseigneur de Toursac et de Parlan (1).

ARMOIRIES. — D'argent au lion léopardé d'azar (2).

(Voyeapl.2, flg.8.)

(1) Noms féodaux , p. 644, 725.— Généalogie de la Garde , etc.

(2) D. Coll a dit: daxur, au lion de table; mais il y a évidemment erreur, les lois du blason n'autorisant pas couleur sur couleur*

PASCAL , seigneurs do Mons , de Bois-de-Cros, de Bien- Assis , du Monteil , etc., etc. — Famille anoblie par le roi Louis XI , en Tannée 1480, dans la personne de Jean Pascal, seigneur de Mons , originaire d' Ambert , lequel flt loi-hommage à Armand de la Roue, à cause des cens qu'il possédait à Usson en 1488. Sa postérité, d'abord divisée en deux brandies qu'une alliance réunit de nouveau un siècle plus tard , a été féconde en personnages célèbres, parmi lesquels nous citerons : Mathieu Pascal, conseiller au parlement de Rouen ; Etienne Pascal , maître des requêtes de l'hôtel du roi , avant 1504 ; François Pascal , seigneur de Mons et de Bois-de-Cros , sénéchal de Clermont en 1566. Celui-ci laissa entre autres enfants : 1° Claude Pascal , lieutenant particulier à Clermont , qui n'eut que des filles ; 2° Marguerite Pascal, mariée à Martin Pascal, son cousin, trésorier de France à Riom , fils de Jean Pascal et de Luques de Bort. Martin Pascal eut pour fils :

Etienne Pascal , successivement président à la cour des aides de Clermont en 1631 , conseiller d'Etat et intendant de Normandie de 1638 à 1648. Ce fut l'un des hommes les plus savants et les plus vertueux de son siècle. Il épousa Antoinette Begon , issue d'une famille non moins distinguée de l'Auvergne , et il en eut trois enfants qui suivent :

1° Biaise Pascal , le célèbre auteur des Lettre* provinciale» , qu'il suffit de nommer pour le faire connaître. Il naquit à Clermont le 19 juin 1623 , et mourut le 19 août 1662.

2° Gilbcrto Pascal , [renommée par sa beauté ,

sa piété , son érudition et surtout par l'étroite amitié qui l'unissait à son frère. Elle avait épousé Florent Péricr, conseiller à la cour des aides , dont elle était veuve et héritière testamentaire lorsqu'elle fit foi-hommage au roi , à raison de la seigneurie de Bien-Assis , en 1676 et 1684. Elle mourut à Paris, en 1687.

3° Jacqueline Pascal , religieuse à l'abbaye de Port-Royal , où elle était connue sous le nom de sœur Euphémie. Elle mourut en 1661.

Une autre branche de la même famille eut pour tige : Etienne Pascal , troisième fils de Jean Pascal et de Luques de Bort, lequel épousa Jeanne Enjobert, morte en 1641 à l'âge de 80 ans. Ces époux laissèrent deux fils :

1° Biaise Pascal, qui forme le degré suivant ; 2° Martin Pascal , conseiller à la cour des aides , qui , bien que marié deux fois , ne parait pas avoir laissé de postérité.

Blaise Pascal , qu'on a quelquefois confondu avec l'auteur des Provinciales , fut conseiller, secrétaire du roi et des finances , président à la cour des aides de Glermont. Il aissa d'Anne Servant , sa femme , deux fils , dont l'un embrassa l'état ecclésiastique ; l'autre fut :

Pierre Pascal , seigneur du Monteil , procureur du roi , puis conseiller à la sénéchaussée et siège présidial de Clcrmont. Il fut maintenu noble en 1656 et 1666, et rendit hommage au roi en 1669. De son mariage avec Marguerite Vacher, vinrent :

1° Pierre Pascal , procureur du roi après son

père , et qui renouvela l'hommage de la seigneurie du Monteil en 1683. Sa postérité , s'il en a laissé , ne nous est pas connue.

2° Antoinette Pascal, mariée le 13 juillet 1686, à Jacques de Veyny-d' Arbouse, seigneur de Villemont , bailli ducal de Montpensier et gouverneur d'Aigueperse.

La famille Pascal a fourni d'autres rameaux successivement éteints , auxquels appartenaient : Antoine Pascal , receveur général du taillon , second fils - de Jean Pascal et de Luques de Bort ; Biaise Pascal , président à la cour des aides, oncle paternel et vraisemblablement parrain de l'auteur des Provinciales, 11 laissa de Jacquette Savaron , Brémond Pascal , contrôleur principal de radministration de la guerre, lequel vivait en 1656 , mais dont la destinée ultérieure est ignorée (1).

ARMOIRIES — D'aior à ud agneau pascal d'argent, la banderolle croisée de gueules

(Voyez pl. 2,11g. 9.)

nE PASSAC , ou PASSAT , quelquefois PAÇAT , seigneurs de Vieillevigne t de Domeyrat , de Beissons , de la Crousette , du Thou , du Chêne , du Pinchat , de la Haute- Métairie, de Martigny, en la Marche, en Combraille, en

(1) Audigier, t. i, p, 350. -i>. Coll.-Pïàmt féodaux, p. 726, etc.

Sologne et en Touraine. — Maison d'ancienne chevalerie , aussi distinguée par ses alliances et ses services militaires que par son ancienneté , qui remonte à six cents ans. Elle a formé trois branches que nous ne suivrons pas dans leurs ramifications , attendu qu'elles n'ont eu que peu de rapports avec l'Auvergne.

Celle des seigneurs de Vieillevignc , Dome)Tat , de Bessons et autres lieux , à laquelle appartenaient Raoul , Geoffroi et Foulques de Passât alias Paçat , enfants d'autre Raoul de Passât , chevalier, et de dame Armandc , avec laquelle ils firent foi-hommago desdites terres en 1258. — Raoul de Passât , chevalier, compris dans le traité do partage du pays de Combraille en 1249. — Robert et Jean de Passât, qui vivaient en 1301. — Guillaume de Passât, en 1307. — Jean II , en 1350. — Gauthier ou Gaucher de Passât , chevalier, qui servit avec honneur contre les Anglais , depuis 1368jusqu'à 1409 ; il fut sénéchal du Limousin , chambellan et capitaine des gardes du roi Charles VI , et mourut en 1409. — Jean de Passât , troisième du nom , renouvela , en 1452 , les hommages précédemment faits par ses ancêtres , Gauthier, en 1488 ; Jean IV, en 1506. — Gaspard de Passât épousa, vers 1550, Jeanne de Ligondès. François de Passât vivait avec Gilberte de la Roche-Aymon , sa femme , en 1609 ; et Guillaume de Passât , fils d'autre Guillaume, était seigneur d'Aubeyrat , paroisse d'Yronde , en 1670. Cette branche a fourni au chapitre de Brioude trois chanoinescomtes, admis en 1247, 1656 et 1692, et un chanoine-comte de Lyon en 154-4.

La seconde branche , établie en Sologne depuis environ

Liû K>1, CiiiNtiA r.1

1400 , s'est éteinte au commencement du XVIIIe siècle.

La troisième branche, fixée en Touraine depuis 1622, la seule qui existât en 1816 , était alors représentée par Pliilippe-Jérôme-Gaucher de Passât de Pinchat , ancien lieutenant-colonel d'artillerie , chevalier do Saint-Louis } auquel il ne restait que des filles. 11 était né en 1765, et avait fait ses preuves pour l'école militaire le 17 avril 1784 (1).

ARMOIRIES. — Echiqueté d'argent et d'azur, à trois pals de gueules brochant.

(Voyez pl. 3 , flg. l~.)

du PATURAL ou PASTORAL, seigneurs du Pâturai, du Pêcher, de la Bresle , Grand-Rif et autres lieux. — Suivant Audigier, l'ancienneté de cette famille remonte à Bofîar du Pâturai, qui fit foi-hommage à Marguerite d'Evreux , comtesse d'Auvergne et de Boulogne en 1333, et dont la postérité se serait divisée en trois branches établies en Auvergne , en Bourgogne et en Velay ; mais il ne nous fait connaître que la ligne aînée restée en Auvergne, et qui a prouvé sa filiation depuis l'an 1502. Il en est sorti un maître d'hôtel de la reine, sous le règne de François Ior ; un gentilhomme ordinaire de la chambre sous Henri III ; des capitaines de cent hommes de pied par commissions de 1586 et 1591 , et nombre d'autres officiers qui ont servi dans les innées royales. — Gabriel

r (1) Nom féodaux, p. 717, 726, 727 et 343. — D. Coll.- Nobiliaire de SaùU-Âllaù, t. m, p. 400, t. m. — Preuve» militaires, p. 121.

et Antoine du Pâturai , chefs des deux rameaux qui subsistaient lors de la recherche , furent maintenus nobles sur preuves de cinq degrés , en 1667 ou 1668 , et Claude du Pâturai , fiLs de Gabriel , rendit hommage au roi en 1670 , à raison des seigneuries du Pâturai et du Pocher , situées dans les paroisses de Saint-Just-de-Baflie et de Grand-Rif. Cette famille avait alors des alliances avec les maisons d'Aurelle, de Rochefort , de Vertamy » de la Farge , de Papon , de Chavagnac, de Moureau, de Grand, etc., etc. Elle subsistait encore au commencement de ce siècle en la personne de Henri-Michel du Pâturai , domicilié à Grand-Rif , décoré de l'ordre de Saint-Louis le 18 août 18H (1).

ARMOIRIES. — Degneulcs, à la rooe d'argent, à six rais de même.

(Voyez pl. 3, flg. 2.)

oe PAULHAC. — 11 existe en Auvergne deux châteaux de ce nom , le premier a deux kilomètres au nord-ouest de Brioudc ; le second en Planèze , à près de seize kilomètres ouest de Saint-Flour. L'un et l'autre de ces châteaux peuvent avoir eu très anciennement des possesseurs de leur nom ; mais ces familles sont depuis trop longtemps éteintes pour qu'il soit possible aujourd'hui de distinguer à laquelle des deux appartenaient les personnages que nous allons citer.

L'un des plus illustres fut Bertrand de Paulhac , abbé de

(1) Audigùr , Li, p. 370, 386. - Nomt féodaux, p. 727.- Produclion» de 1666.

la Chaise-Dieu, de 1245 à 1260: il a ^ista au Concile de Lyon , tenu par le pape Innocent IV en 1246, et , après avoir obtenu du saint pontife la confirmation des privilèges de son abbaye, il visita tous les monastères qui en dépendaient, soit en France, soit à l'étranger, et les ramena à une obéissance jusque-là douteuse et à laquelle ils avaient même tenté de se soustraire. Bertrand de Paulhac avait un frère nommé Ayral de Paulhac , chevalier, qui fut présent à la transaction intervenue entre Beraud, sire de Mercosur, et Aymar de Poitiers, comte de Valentinois, les nones de septembre 1278. — Louis et Salvagc de Paulhac étaient chanoines-comtes de Brioude en Tan 1200, et six autres de même nom le furent après eux , savoir : Pierre, en 1256 ; Pons, fort doyen , en 1277 ; Plulippe et Bernard , en 1317 ; Guillaume, en 1334, et Hugues, en 1339. — A ceux-là succédèrent d'autres chanoines du surnom (TAlletnan , ou dAllemany alia* de Paulhac, dont l'origine est incertaine (1). De ce nombre furent : Emeric AUemany, de 1341 à 1359 ; Pierre Allemany, alia» de Paulhac, fort doyen de Brioude en 1341 , et sans doute aussi Pierre de Paulhac, en 1439.

Cependant la seigneurie de Paulhac, près do Brioude, était dans la maison d'Auzon dès l'an 1292, époque à la-

it) Il a existé plusieurs familles portant les noms A'Alleman et à' Allemany . La plus illustre était celle des seigneurs de Valbonais, de Rochcchinard , de Monlaynard et autres lieux en Daupbiné qui, entre autres personnages distingués, a donné deux évoques de Cahors, dont l'un fut transféré sur le siège de Clerraont en 1474. Le Berry a été le berceau d'une autre famille du même nom.

quelle Bompare d'Auzon la porta en mariage à Hugues IV, seigneur de Montmorin , et Pierre de Montmorin , chevalier, bailli de Saint-Pierre-le-Moutier et chambellan de Charles Vil , se qualifiait seigneur de Paulhac en 1422. Quelques années plus tard , c'est-à-dire en 1433 , Paulhac appartenait à la maison de Balzac, d'où elle passa par alliances successives dans les maisons d'Urfé , de Montmorin, de Saint-Aignan , de Brezons , et enfin aux marquis de Cassagnes-Beaufort- Miramont, qui la possèdent de nos jours.

S'il faut s'en rapporter à Chabrol , l'autre terre de Paulhac , située en Planèze , aurait également appartenu à la maison de Brezons ; mais il peut y avoir erreur occasionnée par la similitude des noms. — Pour les temps anciens , on trouve encore : Geraud de Paulhac , époux d'Eléonore du Breuil , dame de Lugarde en 1280. — Maragde , dame de Paulhac, que U. Coll dit sœur de Guy de Murât, seigneur de Vernines, fut mariée en 1312 à Pierre Bompar, seigneur de Laslic , et fut mère d'une fille unique, Catherine de Lastic, dame de Paulhac, qui épousa, le 21 décembre 1328, Raymond de Monstuéjouls , quatrième du nom , petit neveu d'autre Raymond de Monstuéjouls , premier évêque de Saint-Flour. De cette union naquit , entre autres enfants , Marie de Monstuéjouls , dame de Paulhac , mariée vers 1350 5 Bertrand de Rochefort, seigneur d'Aurouse. (Dans la nomenclature des terres de Bertrand II , Baluze a imprimé : PorChac au lieu de Paulhac.)

A ne consulter que M. de Ribier du Châtelet, ceci se rapporterait à Paulhac-de-Planèze ; mais d'après deux actes cités dans la généalogie de la maison de Monstuéjouls,

savoir : l'acte de constitution de dot de Catherine de Lastic , du 21 décembre 1328 , et l'hommage rendu par son époux au chapitre de Brioude le 21 avril 1333 , il s'agissait , dans ces titres , d'un hôtel appelé de Paulhac , situé en la ville de Brioude. Quoi qu'il en soit de toutes ces confusions, le sort ultérieur de la terre de Paulhac-de-Planèze semble avoir été sa réunion au duché de Mercœur.

ARMOIRIES. — Inconnues.

de la PAUSE , seigneurs de la Pause , de la Garde-de- Bort , de Chazclles , de Bassignat et autres lieux en Auvergne et en Bourbonnais. — Béalrix de la Pause , du mandement de Vollore , et Pierre de Teilhet, son mari , du mandement d'Oliergues , fournirent reconnaissance féodale au comte de Forez en 132i , en présence de Bertrand de la Rouë et de Pierre de Bochefort, chevaliers , et de Guillaume deMontravel, damoiseau (1). — Gilles de la Pause est rappelé dans un acte de foi-hommage que Jeanne de la Pause , sa fille , épouse d'Etienne d'Aubusson , rendit au baron de Thiers en 1326. — Antoine de la Pause , maître d'hôtel de Bertrand H, seigneur de la Tour-d'Oliergues , vivait avant 1450. — Annet de la Pause , son Gis , maître d'hôtel de Jean M , sire de la Tour , comte de Boulogne et d'Auvergne en 1501 , eut de Catherine de la Ribe plusieurs enfants , dont : François de la Pause , pannetier de la reine , marié le 27

(1) Noms féodaux, p. voyez Tktllkt.

mars 1503 , avec Jeanne de Bourbon-Vendôme , veuve en premières noces de Jean U , duc de Bourbon , et en deuxièmes noces du susdit Jean III , comte de Boulogne et d'Auvergne. U ne paraît pas être né d'enfants de ce mariage ; cependant , on trouve après lui : 1° noble Etienne de la Pause , qui fut présent , au château de Gharlus , à l'hommage que Jean de Sartiges , seigneur de Lavandes , rendit le 28 mars 1535 , à dame Françoise de Poitiers-de-Saint-Vallier t veuve de Jean de Lévis , baron de Charlus ; 2° le seigneur de la Pause , convoqué au ban de 1543 ; 3° M. de la Pause , que la ville de Riom députa deux fois à la cour, en 1588 et 1594 ; 4° enfin M. de la Pause , promu au grade de maréchal-de-camp en 1780 (1).

ARMOIRIES. — IoeoDDies.

PAUT, ouPAUC, alias SUDRE, seigneurs de Montmorand (Sainte-Anastasie), de Lodines (Saint-Just-de-Brioude) , de Prat- Loube (en Limaigne). — Pierre Sudre, alias Paut , écuyer, seigneur de Montmorand , vivait en 1346. Quelques auteurs lui donnent pour fils Guillaume Sudre , cardinalévôque de Marseille , légat dans le royaume de Naples en 1366; transféré à l'évèché d'Oslie en 1367 , mort en 1373. D'autres écrivains, notamment François Duchesne, historien des cardinaux français , font naître ce prince de l'Eglise en Limousin, et sortir d'une famille noble ancienne, établie

(1) Baluze, 1. 1, p. 351, t. u, p 682. - Noms féodaux, p. 728. —D. Coll.— Titres particuliers.— Imberdis , t. u.

dans la paroisse de la Guène , ou Laguène , près de Tulle , et son testament en date du 20 septembre 1373 , que Duchesnc rapporte tout au long , confirme cette origine , car on y voit un legs en faveur de l'église de Laguène (1) et un autre legs à Pierre Sudre , du même lieu. Il se peut , toutefois , que Guillaume Sudre ne fût pas tout à fait étranger à autre Guillaume Sudre et à Pierre Sudre , son frère , médecin du comte de Boulogne, témoins entendus dans l'enquête de 1414 , relative à la vente du Livradois. Ne pourrait-on pas conclure de ce rapprochement que le cardinal Sudre dut en partie son élévation à Guy d'Auvergne , dit le cardinal de Boulogne, qui l'avait devancé dans la carrière et qui le désigna pour l'un de ses exécuteurs testamentaires en 1372?

Quoi qu'il en soit, Pierre Sudre, alias Paut, seigneur de Montmorand , en 1346, eut pour successeurs les suivants :

Jean Paut , damoiseau , seigneur de Montmorand , qui , par contrat passé à Saignes, le 30 avril 1395 , éjwusa Etoile de Sartiges , fille de Georges de Sartiges , damoiseau , seigneur de Lavandès , et déjà veuve de Jean de Tournemire.

Pierre Paut, religieui , chanibricr du monastère de Ris , et autre Pierre Paut , damoiseau , seigneur do Prat-Loube , qui furent présents à tous les actes relatifs au mariage de Randonne de Sartiges avec Guillaume Seguin , de la villo de Billom , les 29 mai et 20 juin 1434.

Jean Paut , seigneur de Montmorand , près de Mardogne,

(1) SI toutefois on n'a pas confond □ le nom de laguène avec celui de Lagane ou de La Gâne, commune du canton de Riomei-montigne.

tom v.

H Jacques Paut , seigneur de Lodines, prîis de Brioude , furent inscrits à l'armoriai de 1*30 ; ils portaient :

D'azur, à trois mondes cintrés d'or, cruciés d'argent (Voyez pl. 3, fig. 3). Leur cri de guerre était :M on tmorand et Lodines !

Gabrielle Sudre , la dernière que nous connaissions , épousa, en ihS2, Claude du Prat, seigneur d'Hauterive, fds puîné d'Antoine du Prat, premier du nom, et de Beraude Charrier. Dans la généalogie de la maison du Prat (1J, cette dame est dite petite-nièce du cardinal Sudre , et on lui donne les mêmes armes que nous venons de décrire , ce qui confirme la communauté d'origine dos familles Paut et Sudre.

La seigneurie de Montmorand vint ensuite à Jean de Yaure, marié en 15W avec Anne de Montclar-Montbrun , fille de Cuinot de Montclar et de Lucques de Bort ; mais elle ne tarda pas à passer dans une branche de la maison de Dienne, qui la possédait encore en 1789 (-2).

du PÉAGE. — Béatrix du Péage (non noble), veuve de Bartholomé de Chalons , possédait deux prés vers le Péagesous-Estrées, aux rives de la Loire en Bourbonnais, 1411. —

(i) Tome vi des Archives de la Noblesse, par M. Laine.

(-2) Dictionnaire du Canlal , p. 283. — Manuscrit de D. Coll , p. 323. — Daluze , 1. 1, p. 128, t. u , p. 182.— Armoriai de 1430 , p. 90.— Titres particuliers.

François et Pierre du Péage furent convoqués au ban d'Auvergne en 1543 (1).

ARMOIRIES. — Inconnues.

de PÉGAYROLLES , seigneurs engagistes de Mallet, près de Chaudesaigues, marquis de Pégayrolles en Languedoc, barons de Calmont et autres lieux , en Rouergue et en Albigeois.

Le nom patronymique de cette famille est Jcliex ; elle reconnaît pour auteur un célèbre avocat , juge royal de Creissels, en Rouergue, dont le fils, Jean-Jacques Julien , seigneur de Saint-Bauzely, conseiller au parlement de Toulouse , épousa Anne de Chastang (peut-être Chassang), dame de Mallet. De ce mariage vint :

Ilippolyle Julien , avocat général à Toulouse en 17*8 , et président à mortier le 31 août 1753. Celui-ci fut marié deux fois : 1° le 15 juin 1738 avec Françoise de Provenquièros ; 2* le 31 mai 1756 avec Marie-Françoise-Honorée de Benault de Lubières. C'est en sa faveur que la terre de Pégayrolles fut érigée en marquisat par lettres du mois de novembre

1759 , enregistrées au parlement île Toulouse le 6 décembre suivant , et à la chambre des comptes de Paris le 2 juillet

1760. Hippolyte Julien , marquis de Pégayrolles, laissa du second Ut :

(1) Nom féodaux, p. 728.— D. Coll.

1° Louis-Hippolyte, né en 1760, reçu conseiller au parlement de Toulouse le 29 octobre 1783 ;

2° Hyacinthe-Henri , dit le chevalier de Pcgayrolles, né en 1761 , mousquetaire avant 1786. Une demoiselle de cette maison , Hombelinc Julien de Pégayrollcs , lille du marquis , a éjiousé , au mois d'avril 1817, César-Honoré de la Itoehc-Fontenilles , officier de la Légion d'honneur, colonel de la légion de la Haute-Garonne en 1815 , et ensuite premier aide-de-camp du duc d'Angoulémc (1).

ARMOIRIES. — Eeartelées, aux l«el4«>d'aiur,

à trois molettes d'éperon d'argent, au chef d'or ; aux 2e et 3e coupé et émanclié d'or et d'azur, et sur le tout d'azur, à la gerbe d'or surmoulée de deux étoiles de même.

(Voyez pl.3,flg.4.)

i>e PKGRET. — François de Pegret , écuyer, demeurant à la Chaise-Dieu , fut convoqué au ban do 1543.

ARMOIRIES. — Inconnues.

PFJRENC de MOKAS. — Abraham Peirenc , chevalier, seigneur de Moras , en Brie , maître des requêtes ordinaires, arquit en Auvergne les terres d'Ambert , d'Ariane , d'Auzon, do Boutonargues , de Marsat , de Rioux , de Saint-Amand-

(1) Chabrol, t. iv , p. 688. — Le comte de Waroquier,, t. iv , p. 306.— Généalogie de la Roche- Fonlenille*.

Roche-Savine , dont il rendit hommage au roi en 172*. 11

eut pour enfants :

1° François-Mario Peirenc de Moras , conseiller d'état et contrôleur général des finances , nommé minisire de la marine le 1" février 1757, démissionnaire le 1" juin 1758. Il mourut le 3 mai 1771 , sans avoir eu d'enfants de Jeanne-Louise Moreau , fille de Jean Moreau de Cheychelles , ministre d'Etat ;

2° Louis-Alexandre Peirenc , seigneur de Saint- Priest et d'Auzon , conseiller au parlement , commissaire aux requêtes du palais le 5 février 1743. Il mourut aussi sans postérité ;

3° Anne-Marie Peirenc de Moras , qui recueillit tous les biens de ses frères. Elle avait épousé , en 1750, Charles-Louis Merlc-dc-Bauchamp , appelé le comte de Merle, nommé ambassadeur à Lisbonne en janvier 1757. Voyez Merle. Un autre rameau de celte famille , connu sous le nom do Peircnc-Saint-Cyr, était représenté par Louis Peirenc , marquis de Saint-Cyr, gentilhomme ordinaire de la maison du roi , père de Jeanne-Marie-Dominique Peirenc , mariée en 1735 au manp is de Barrai, d'abord conseiller, puis président à mortier au parlement de Grenoble (1).

ARMOIRIES. — De gueules, semé de cailloux d'or, à la bande d'argent brocha oie.

(Voyez pl. 3, ûg. 5.)

(I) Calendrier de$ princet , 1762.

de PELABOEUF, ou PELEBŒUF, seigneurs de Clédernat ou Védernat et d'Aubejas , près de Peyrusse. — Noblesse ancienne qui fournissait des chanoines-comtes au chapitre de Brioude aux XII r et XIV0 siècles , savoir : Pierre de Pelabœuf, en 1259; Pons, en 1260 ; autre Pons, en 1306 ; et Jean , en 13il. — Bertrand de Palabœuf fut inscrit à l'armoriai de 1450, et Jacques de Palabœuf, seigneur d'Aubejas , fil foi-hommage au sire de Mercœur en 1493. Le fief d'Aubejas fut réuni au marquisat de Mardogne avant 1540 (1).

ARMOIRIES. —D'or (on d'argent) an bœuf de table.

(Voyez pl.3,flg.6.)

de PELACOT, seigneurs de la Rousse et de la Prias , paroisse de Bansat , élection d'Issoirc. — Isaac de Pélacot , seigneur desdits lieux, fut maintenu dans sa noblesse en 1666, sur preuves remontant à Jacques de Pélacot , son trisaïeul , marié le 2 août 1527 avec Anne du Buisson. Mais cette famille est beaucoup plus ancienne , puisqu'elle comptait déjà une admission au chapitre de Brioude en 1490, et que pour cela il fallait être noble d'au moins quatre générations. Damien de Pélacot , père d'Isaac déjà nommé, servit pendant plusieurs campagnes dans divers corps, notamment dans les chevau-légers du marquis de Canillac , suivant attestations

(1) Df Coll.— Catalogue de Brioudt.— Noms' féodaux , p 729 — Chabrol, \. iv, p. 43.

de 1625 et 1628. Ses descendants firent foi-hommage au roi à raison de la seigneurie de la Prias, en 1669 , 1683 , 1699, et furent convoqués à l'assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Riom en 1789. — M. de Pélacot , officier de gendarmerie , chevalier de Saint-Louis et de la Légion d'honneur, épousa, en 1818 ou 1819, demoiselle Adèle du Lac, d'une famille iort distinguée de l'arrondissement de Brioude. Ce nom parait encore dans un procès pour succession , en cour royale do Riom , le 30 août 18i3. 11 était naguère représenté par M. Eugène de Pélacot , maire de Bansat, né le 15 août 1806 , décédé le 14 octobre 1851. Il avait épousé MUi de Caissac , fille de François , comte de Caissac de la Roquevieille , et d'Henriette de la Rochelambert , de laquelle il laisse deux enfants. Outre les alliances déjà citées , la famille do Pélacot en compte avec celles de Vigier, de Vors, ou Vaures, do la Vernède, de Miremont, de la Fayette- Vieille, etc., etc.

ARMOIRIES. — Ecarlelées , aux 1" et 4* d'or, à la rose de guenles; aux 2° et 3e éehiqoetes d'or et d'azur.

(Voyez pl. 3, flg. 7.)

PÉLAMOURGUES, voyez Palemourgues.

PELET de BOSFRANCHET, alias BEAUFRANCHET, seigneurs de Monteiller , Ribadance , Malcurat , Marceu , Montbazier, la Chandie, Vars , Varnasse , Bcaumont , Grandmont,

Saint-Hilaire , Relibert , Tomage , Puiporte , le Fresse , la Chapelle et autres lieux , comtes de Beaufranchet et d'Ayat. — Maison d'ancienne chevalerie en Forez, Velay, Vivarais, Auvergne, Bourbonnais, Marche, Berry, Ile-de-France.

Raymond Pelet , des vicomtes de Narbonne , comte de Melgueil , et dépossédé de ce comté en 1215 , laissa de sa femme Sibylle deux fils : 1° Bernard Pelet , coseigneur d' Alais , marié à Tiburge , duquel descendent les ducs actuels de Narbonne-Pclet ; 2° Pierre Pelet apanagé en Velay et en Vivarais. Ce Pierre Pelet est , suivant la tradition , le mémo que Pierre Pelet, père de Guy Pelet, lequel, au milieu du XIlIn siècle , était en possession de nombreux fiels et redevances en Velay, Vivarais et Forez , et , en 1276, était qualifié chevalier, seigneur de Boscfranchet , ainsi qu'il résulte des hommages rendus par ledit Guy au comte de Forez en 1291, 1292, etc. (1). A la fin du siècle dernier, il existait encore a l'abbaye de la Chaise-Dieu, d'anciens actes de partage établissant la parenté des seigneurs d' Alais et des seigneurs de Boscfranchet.

La maison Pelet do Beaufranchet a fourni ses preuves de noblesse :

1° En 1557 et 1565 pour l'admission de Yves et Julien Pelet de Boscfranchet au chapitre des comtes de Brioude;

2° En 1699 , lors de la vérification des titres et qualités nobles par Le Voyer, œmmissairc du roi commis à cet effet;

3° En 1732 , pour l'admission à la maison royale de <i) Archiva nationaUi.—Preuvet de cour.

Saint-Cyr de Amable-Françoise-Calherine de Beaufranchet d'Ayat;

4° En 1770 , pour l'admission aux pages de la petite écurie de Louis-Charles-Antoine de Beaufranchet d'Ayat;

5° En 1776, pour l'admission d'Augustin de Beaufranchet de Reliberl au chapitre des comtes de Brioude ;

6° En 1780, pour l'admission de Henri de Beaufranchet de la Chapelle à l'école royale militaire ;

7° En 1782 , pour monter dans les carrosses du roi , honneur dont a joui, le 9 avril 1784, Louis-Charles-Antoine Peletde Beaufranchet, comte d'Ayat, en qualité de noble de race et d'épée.

La filiation authentique de la maison de Beaufranchet , dressée par Chérin au cabinet des ordres du roi , remonte jusques à Guy Pelet , chevalier , seigneur de Boscfranchet , Monteiller, etc. , lequel étant à Saint-Jean-d'Acre , en mai 1250 , emprunta , en compagnie de Guillaume de Montrognon , Guibert de Charensac , Guillaume de Verratz et Guy de Saint-Maurice, la somme de 220 livres tournois à Manfred Coronat et Guilard Sihaffe , citoyens génois. Cet emprunt fut garanti par Alphonse de France , comte de Poitiers , de Toulouse et d'Auvergne (1).

Pons Pelet 11, chevalier, seigneur de Bosfranchet , arrièrepetit-fds de Guy, partit en 1390 sous la conduite du dauphin Béraud , et fit avec lui la croisade contre les Maures d'Afrique.

Au mois de mars 1465, le pape Paul II accorda è Antoine

(1) L'original de la reconnaissance est entre le s mains de M. de Beaufranchet de la Chapelle, à Paris, rue de Lille, 07.

Pelet de Boscfranchet, fils d'Antoine Pelet et de Jeanne Motier de Champcytières, en considération de sa noblesse et de ses bonnes mœurs , un bref à l'effet de posséder deux ou trois bénéfices incompatibles à l'évêché de Clcrmont.

En mars 1500 , le pape Alexandre VI accorda à Gabrielle de Beaufranchet, fille de Claude Pelet de Beaufranchet et de Anne de Toumabize , religieuse de Saint-Pierre de Lyon , en considération de l'antique noblesse do son extraction , un bref par lequel il lui assigna , sa vie durant , une maison devant la porte dudit monastère , vacante par la démission faite en ses mains de Marguerite de Beaufranchet , sa tante , qui autrefois l'avait eue d'Antoinette de Beaufranchet , toutes deux également religieuses au même monastère de Saint-Pierre.

Gabriel Pelet, seigneur de Beaufranchet, uni à vénérable homme frère Jacques Pelet , religieux de la Chaise- Dieu , obtint le 22 mars 1702, du prieur majeur dudit monastère, la permission de construire une chapelle du côté du midi et attenant au cimetière de l'église du prieuré de Saillans, dépendant dudit couvent, en l'honneur de! saint Gabriel, archange, et de saint Jacques, et ensuite de la doter de leurs biens pour l'entretien d'un prêtre, etc. (1).

François de Beaufranchet, mousquetaire du roi Louis XIII fut tué en 1623 au siège de la Rochelle. En considération de ses services , le roi fit don à son père, Christophe, de 300 pieds d'arbres à choisir dans sa forêt royale de Juvisy.

(1) Bibliothèque nationale, preuves du Saint-Bipit — Généalogie de Beaufranchet.

Gilbert- Antoine de Beaufranchet, chevalier, seigneur d'Ayat , Beaumont , Saint-Hilaire, Grandmont , etc. , fils au douzième degré de Guy Pelet de Boscfranchet , épousa le 21 mars 1680 , Marie-Josèphe de Servières. Il eut de cette alliance onze enfants , desquels trois continuèrent la postérité masculine. Ce furent :

1° Amable de Beaufranchet d'Ayat, marié le 1er juin 1718 à Antoinette de Sirmond ;

2° Charles-Louis de Beaufranchet , marié le 13 septembre 1714 à Anne Maître de Relibert ;

3° Gilbert de Beaufranchet, marié le 25 mai 1725 a Antoinette de la Chapelle, héritière de la branche atnéo de l'ancienne maison de ce nom dans le Bourbonnais et la Marche.

Page 1