SEIGNEURS DE CHATEAUNECF-SUB-SIOULE , ETC., ETC
Antoine de la Roche , fils puîné de Nicolas de la Roche et d'Alix de Chauvigny, eut en partage la terre deChftteau-
neuf, provenant, comme celle de Tournoëlle, de la maison de Maumont. 11 fut marié deux fois : i°en 1452, avec Anne d'Alègre, tille d'Yves r\ baron d'AUVre, et de Marguerite d'Apchier; 2° avec Jeanne de la Vieuville , qui était veuve en 1497. Il laissa :
François de la Rocue , seigneur de Châteauncuf et de Miremont, époux de Catlierinc de Blanchefort , qui lui donna pour fils autre François qui suit :
François de la Roche , deuxième du nom , fut marié, en 1522, avec Jeanne de Montmorin-Saint-Hérem , fille de Jean de Montmorin, seigneur de Saint-Hérem , et de Marie de Chazeron , dont :
Françoise de la Roche, héritière de Châteauncuf, de Miremont et de Saint-Gervais , mariée en 1555 , à François de Rochefort, soigneur de Salvert, qui la rendit mère de Pierre de Rochefort, allié à Rose de Linières, fille d'Antoine de Linières, chevalier de l'ordre du roi, gouverneur de Chartres et de Françoise de Courtenay-Bléneau. La maison de la Roche portait :
ARMOIRIES.— De gnenles , à trois faces ondées d'argent.
(Voyei pl. 13, fig. 7.)
de la ROCHE, en Bourbonnais. — Cette troisième famille de la Roche , que la maison de laRoche-Aymon pourrait, avec plus de raison , revendiquer comme l'une de ses ramifications , remonte à Bernard de la Roche , chevalier t successeur d'HÉMON , son frère, qui se reconnut homme lige
d'Arehambaud , sire de Bourbon, en 1214, à raison de son château de la Roche. Guillaume de la Roche renouvela cette formalité en 1264. Ces deux seigneurs sont évidemment les mêmes qui figurent dans le traité de partage de la Combraille en 1249. De cette souche sont sortis une nombreuse suite de chevaliers et d'éeuyers dont les possessions féodales s'étendaient dans les communes de Rocles , de Tronget , Besson , Doyel , Chappes , Cesset , Neuville et Parey, toutes circonscrites dans les trois cantons limitrophes de Monte! f Montmarault et Saint-Pourçain , ainsi qu'il résulte d'une série d'actes féodaux qui embrassent, presque sans interruption, l'intervalle de quatre siècles, c'est-à-dire depuis 1300 jusqu'à 1724 (1).
Il est curieux de remarquer que parmi les possessions de cette famille se trouvaient aussi des terres du nom de la Mothe , l'une située près de Rocles , mouvante de la châtellenie de Murât ; l'autre , appelée la Mothc-Morgon , près de Parey. Philibert et Odin de la Roche , enfants de Pierre, et autre Pierre, fds de Philibert, rendirent hommage à cause de la Mothe-Morgon, en 1378, 1444, 1488 et 1506 (2). Cette famille fut convoquée aux assemblées des chatellenies de Murât et de Gannat en 1789. — Philibert de la Roche, déjà nommé, inscrit à X Armoriai de 1450, portait:
D'argent, à ta croix ancrée de sable.
(Voyci pl. 13, Og. 8.)
[1) Baluxe , t. h , p. 107.— Noms féodaux , p. 821 , 822, 823.
(2) Noms féodaux, p. 823.
de la ROCHE, seigneurs du Ronzet , de Giac, de Merville, du Bousquet, de Galemand et de Viersac , en Auvergne et dans la haute Marche. — Cette famille, qui , selon toute apparence, est beaucoup plus ancienne et qui peut être une ramification de l'une des précédentes , a prouvé sa filiation par titres authentiques f depuis Jean do la Roche écuyer, seigneur du Ronzet, marié le 5 septembre 1511 , à Gasparde de Tranchelion, issue d'une maison marquante de la Marche. H a eu pour successeurs :
Jean de la Roche , deuxième du nom , époux d'Antoinette de Murat-Teissonnières , lequel fit son testament le 22 novembre 1588, laissant trois fils :
1° Joseph de la Roche , qui va suivre ;
2' Pierre de la Roche, qui fut tué dans les rangs de la Ligue à la bataille d'Issoire, le 14 mars 1590 ;
3° Antoine de la Roche, qualifié puissant seigneur dans un titre de 1500.
Joseph de la Roche, premier du nom, seigneur du Ronzet, coseigneur de Giac, épousa, le 28 février 1592, Charlotte de la Faye, déjà veuve de noble homme Pierre de Montsernils, écuyer, seigneur de Haute-Roche. Cette dame épousa en troisièmes noces Gilbert de Chalus , seigneur de Cordés et d'Orcival. Elle avait eu de son second mari :
François de la Roche, écuyer, seigneur du Ronzet, allié le 28 janvier 1619, à Marguerite de la Borde , fille de noble Gilbert de la Borde, seigneur de Belline, et de dame Michellc de Vciny. François de la Roche testa le 27 septem-
bre 1626» et sa veuve se remaria le 12 février 16-28 à Guillaume d'Ossandon , seigneur de la Forest. De son premier mariage était né :
Joseph de la Roche , deuxième du nom , seigneur du Ronzet , de Giac et autres lieux. Il épousa , le 23 février 1648, Gabrielle de la Blanchisse, fille de Matthieu de la Blanchisse, seigneur de Beauvezeix, de Laudan et de Grandval , et de dame Geneviève de Bost-de-Codignac. Il fut maintenu dans sa noblesse avec Gilbert de la Roche , seigneur de Merville , et François de la Roche , seigneur de Giac, ses frères, par ordonnance de l'intendant d'Auvergne du 1er février 1667. Ses enfants furent : .
1° Jean de la Roche, seigneur du Ronzet , terre pour laquelle il fit foi-hommage au roi en 1684. Ce fut lui qui continua la branche des seigneurs du Ronzet, convoqués à l'assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Riom en 1789. Le dernier représentant de cette branche, Auguste-Armand , comte de la Roche-du-Ronzet, émigré, avait épousé , en Belgique , Marie-Anne Charlé de la Vigne, tille d'Ignace-Joseph-Xavier Charlé, seigneur de la Vigne , et de Charlotle-Angélique-Albertinc de Warluzel. Le comte de la Roche, étant devenu veuf en 1799, s'est remarié à une dame créole, originaire de l'île de France, où ils sont établis ;
2f Antoine de la Roche, qui forma le degré suivant ;
3° Catherine de la Roche , mariée en premières
noces à Madelin de Bard, et en secondes noces, le 10 décembre 1684, à Hubert de Bosredon , seigneur de Chalus.
Antoine de la Roche fut successivement capitaine de cavalerie au régiment du prince de Tarente en 1704 ; capitaine-major au régiment dTrfé en 1713, et chevalier de Saint-Louis en 1728. 11 épousa, le ir février 1701, Marie- Silvie du Breuil , fille d'Etienne du Breuil , seigneur de Galemand. De ce mariage issurent , entre autres enfants : . 1° Etienne de la Roche, qui va suivre ; 2° Marguerite de la Roche, née le 18 mai 1719, admise à la maison royale de Saint-Cyr en 17*28. Etienne de la Rocue, seigneur de Galemand et de Viersac , capitaine de cavalerie au régiment de Moustier et chevalier de Saint-Louis , mort avant 1776, laissa de dame Marie d'Assy, sa femme , deux fils ci-après nommés :
1° Jean-Baptiste de la Roche de Viersac , né à Montluçon en 1750 , successivement sous-lieutenant , lieutenant et capitaine de cavalerie au régiment Royal-Navarre, de 1771 à 1790 , émigré en 1792. Il épousa M"1 de Goy, qui lui a survécu , et de laquelle il n'a pas eu d'enfants ;
2° Louis de la Roche, né à Montluçon le 17 août 1759. Il fut admis aux pages du roi le 29 octobre 1773 ; entra au service militaire dans le régiment d'infanterie de Chartres le 19 octobre 1776 ; sous-lieutenant titulaire en 1777 ; lieutenant commandant en 1787, et capitaine le 1er avril 1791.11émigraen 1792.
Après la campagne de cette année, à l'armée des princes, M. de la Roche se fixa à Namur, en Belgique , où il épousa la riche veuve du comte Moreau-de-Bioul , et lors de la restauration des Bourbons , Louis XVI11 lui conféra l'ordre de Saint- Louis , par brevet du 31 janvier 1816 , et celui de la Légion d'honneur le 1er septembre 182i.
De son côté, le roi des Pays-Bas, qui lui avait accordé des lettres de naturalisation le 19 octobre
1815 , l'admit dans l'ordre équestre le 26 avril
1816, et par lettres patentes dudit jour, lui concéda le titre héréditaire de comte. Le même souverain nomma le comte de la Roche bourgmestre (maire de la ville de Namur, le 11 décembre 1821 , et le décora de l'ordre du Lion-Belgique, le 10 septembre 1822.
Le comte de la Roche, devenu veuf, épousa en secondes noces , à Dilbeck , près de Bruxelles , le 13 septembre 1825, demoiselle Catherine Flettéde Flettenfeld , sœur du directeur général de la loterie royale des Pays-Bas, et de deux officiers généraux au service d'Autriche. Le comte de la Roche est mort sans enfants à Namur le 2 juillet 1829 (1).
ARMOIRIES. — D'aior, à trois bandes d'or. (Voyex pl. 13,0g. 9.)
(1) Armoriai général de France , registre i , seconde partie , p. 467.— Titru originaux.
de la ROCHE d'ONNEZAT, hameau dépendant de la Roche-Blanche. — Le château de ce nom était situé sur le penchant de la montagne de Gergovia, à droite de la route de Clermont à Issoire. Les Anglais s'y étaient établis depuis l'année 1380 et pendant plusieurs années résistèrent aux troupes françaises. Le maréchal Jean le Maingre , sire de Boucicault, en fit le siège en 1392, et parvint à en chasser les Anglais. Suivant Audigier, ce château fut d'abord le patrimoine d'une famille de Mainil , qui le céda en 1228 au chapitre de Saint-André de Clermont , et passa ensuite à une maison du Bourg f seigneur de Villars, qui le perdit par confiscation , mais à laquelle le roi François 1er la restitua après la bataille de Cérisoles en 1544 (1). Voyez du Bourg.
Cependant, selon D. Coll, il y aurait eu une famille portant le nom de la Roche-de-Donnezat , à laquelle auraient appartenu Pierre de la Roche , chevalier , père d'autre Pierre, de Raymond et d'Etienne de la Roche-de-Donnezat, qui vivaient en 1412, et Pons de la Roche-de-l)onnczat , de 1485 à 1552.
S'il n'y a pas ici confusion de noms et de lieux , ce Pierre do la Roche , premier nommé , devait être le même que Pierre de la Roche, coseigneur du Crest et de Tallende-Majeur , époux de Dauphinc de Murols , lequel rendit hommage de la terre du Crest à Marie de Berry le 14 juin 1415 , et
(1) Voyei Auâigier, t. iv, p. 137.
alors il y aurait lieu de le supposer issu de la maison de la Roche- Aymon , car il eut pour successeurs : Ambiant de la Roche, eoscigneur du Crcst en 1430 ; Bertrand du la Roche en 1468 et 1475 ; et enfin Jacques de la Roche- Aymon, fils de Bertrand, chevalier, seigneur du Crest , sénéchal d'Auvergne, marié en 1486 à Renée de Belleville, et qui reçut à cette occasion , de Jean 11 , duc de Bourbon , un présent de mille livres (1).
Jacques de la Roche- Aymon dut avoir pour frère Claude de la Roche , fils de Bertrand , seigneur de Merdogne-sousle-Crest et de Cisternes, dont la postérité s'éteignit en la personne d'Anne de la Roche, mariée, le 23 janvier 1564, à Gilbert-Allyre de Langeac, et mere d'autre Allyre de Langeac, qui , par son alliance avec Antoinette Gras-de-Pin, veuve de François de la Roche-Aymon, en 1588, devint possesseur des terres de Merdogne-sous-le-Crest et de Cisternes (-2).
ARMOIRIES. — Inconnues.
de laROCHE, seigneurs du lieu de même nom, commune de Loupiac , dans la châtellenie de Saint-Christophe en haute Auvergne. Cette famille, depuis longtemps éteinte, remontait au moins à Pierre delà Roche, clerc, de la paroisse
(1) Chabrol, l. îv, p. 310, additions et corrections de la raèmo page, à la fin du voloine.— Noms féodaux , p. 820.
(2) Chabrol, p. 180.— D. Coll.
de Loupiac, qui fit donation do ses biens à Geraud de la Roche , damoiseau , en 1325, en présence d'Albert de Longevergne et de Hugues de la Roche , alors religieux de la Valette dont il devint abbé en 1351. Geraud delà Roche parait encore comme témoin , avec Guillaume de Rioro ou Bure, à l'hommage (tue Rigaud de Veilhan rendit au seigneur de Saint-Christophe, au temps où Pierre d'Kspers était bailli des montagnes (13*25-1327). On trouve ensuite Pierre, Guy et Bertrand de la Roche, qui fournirent reconnaissance féodale au même seigneur deSaint-Cliristophe, en 1331 et 1368 ; Jean de la Roche , qui lit foi-hommage au iluc d'Auvergne en 1402 ; Pierre 111, Guy et autre Guy de la Roche, qui accomplirent la môme formalité à l'égard des sires de la Tour, suzerains de Saint-Christophe en 1446 , 1450 et 14Gi. Guy de la Roche, le dernier que nous connaissions, parait comme fondé de pouvoir de Nicolas de Salers, baron du lieu, dans un acte de 1510. On ignore l'époque à laquelle cette famille a cessé d'exister, mais on sait que le fief de la Roche appartenait dfcs l'an 1666, à la famille de Chaumeil, ainsi que la terre de Saint - Cirgues-de- Malbort (1).
ARMOIRIES. — Inconnues.
de la ROCHE, coseigneurs d'Anglars, de Berc, de Sartiges et de Sourniac , en haute Auvergne. — On croit
(1) InvtnUUrt d$ Sami-Chrittophe—Noms féodaux , p. 824.
que cette famille est originaire du château de la Roche, paroisse de Chastel-Marlhnc, château qui passa plus tard dans la maison de Douhet-d'Auzers. On peut l'inférer de divers actes d'investiture et baux emphitéotiques consentis par Geraud de la Roche et Catherine de Sartiges , son épouse , et passés à Saignes aux mois de juillet et île décembre 1416. Catherine de Sartiges était veuve et habitait à Sartiges, lorsque le 3 mars 1433, elle fit foi-hommage à Jean de Noailles , coseigneur de Montclar , h raison de sa part de la seigneurie de Sartiges , paroisse de Soumiac , et de divers domaines , cens , rentes et autres droits féodaux qu'elle possédait du chef de ses ancêtres dans la paroisse d'Anglars et mouvant du château de Montclar. Geraud de la Hoche et Catherine de Sartiges laissèrent Jean de la Roche, marié à Antonio de Bort, de laquelle naquit autre Jean de la Roche, époux de Marie de Maussac, et Pierre de la Roche, prieur de Sourniac, tous qualifiés nobles et domiciliés à Sartiges, suivant titres de 1453, 1437, 1469 , 1477 et 1493. On ignore le sort ultérieur de cette famille , mais on sait, par les articles précités, qu'elle aliéna sa part de la seigneuri»- de Sartiges à la famille de Las Vaysses , dont les aînés se qualifièrent «lès lors seigneurs de Sourniac. iTo*/« Soi rniac et Las Vavsses.)
de la ROCHE. — Famille du Forez, possessionnée dans les mandements de Noirctable , de Cervières , de Saint-
Bonnet et de Thiers , suivant actes féodaux de 1311 , 1330 , 1334, 1335, 1336, 13V9 et 1512. Cette famille peut être la môme que l'on trouve établie depuis en Beaujolais et en Bourgogne, aujourd'hui connue sous le nom de la Roche- Poneié, laquelle porte : d argent, à trois fastes de gueules. Ces armoiries offrent un rapport sensible avec celles de la maison delà Roche-Tournoëlle.
ARMOIRIES. — Inconnues.
de la ROCHE de WELTES. — Famille originaire d'Allemagne , anoblie pas l'empereur Maximilicn I' r, en la personne de Jean de Weltes, ambassadeur de ce monarque en France, où il se fixa après avoir obtenu du roi la confirmation de sa noblesse en 1513. La postérité de Jean de Weltes a pris depuis le nom de la Roche , sous lequel elle tut maintenue en 1666. Elle avait alors des alliances avec les familles de Sarrazin, de Manoha, de Chalvcl-Rochemonteix , du Meynial et autres. Elle fut convoquée à l'assemblée de la noblesse de la sénéchaussée d'Auvergne à Riom en 1789.
ARMOIRIES. — D'argent, à la fatee de gueules, sur laquelle broebe un croissant contourné d'or ; au franc canton de même, chargé d'une bande fuselée de sable (I).
(Voyei pl. 14, flg. t»)
(V Ce franc canton représente exactement les armes de Rigaud dOreilhe, seigneur de Villeneuve, avec lequel Jean de Weltes, ou Weltes, avait été chargé de négocier la paix sous Louis XII,
la ROCHE , près d'Aigueperse. — Celle terre a été très longtemps possédée par la famille du chancelier de l'Hospital, puis elle fut vendue à M. An! ion, conseiller au présidial de Riom,dontle fils la possédait en 1780(1). Plus tard, elle fut acquise par M. le baron Grenier, premier président de la cour royale de Riom.
la ROCHE nu BOUCHET. — Ancienne possession de la maison de Flageae, d'où elle passa à la famille de Faucon-de-Villarct , puis a relie de Lastic, qui la possédait en 1780 (2).
la ROCHE uk BRANZAC. — Cette seigneurie, siluée commune de Branzat ou Bransat, près de Saint-Pourçain , appartenait en partie au roi , et le surplus au prieuré de Saint-Pourçain.
la ROCHE-HUBERT. — Château ruiné situé dans la commune d' Antignac , canton de Saignes , en haute Auvergne. On croit qu'il a été le siège de la seigneurie de la Daille , petit pays enlre les rivières de Rue et de Sumène ,
(1) Chabrol, \. iv, p. 781.
(2) Chabrol, X. iv, p. 295.