TOME V
laquelle a successivement appartenu aux maisons de Saignes, de Peyrc et de Chabannes (1).
la ROCHE-LIGONNES , ou plutôt la ROCUE-de- LYONNE , ancien château dans la commune de Saint-Clément-de-Reygnat , près de Randan.
la ROCHE-MARCIiAL. — Terre considérable , avec litre de vicomte , située dans la commune de Champs. C'est la même que Chabrol désigne sous le nom de la Roche-de-la- Nobre. Elle a successivement appartenu aux maisons de Beaujeu , de la Tour-d'Auvergne et de Chabannes. Cette dernière la vendit à Ignace du Bois , baron de Saint-Etienne, qui en rendit hommage au comte d'Artois, duc d'Auvergne, le 16 janvier 1776 ; il en jouissait en 1789 (-2).
la ROCHE-NOIRE. — Ancien château assis sur les bords de l'Allier, prèsdeMireflcurs. Gilbert, comte delà Rochelambert, mousquetaire de la garde, et l'un de ses fils, Gabriel Armand de la Rochelambert , colonel des grenadiers royaux, se qualifiaient seigneurs de la Roche-<le-Mirefleurs, en 1712 et 1761.
(1) Dictionnaire du Cantal, p. 103.— Chabrol, t. iv, p. 833.
(2) Baluie, t. il, p. 668 — Dictionnaire du Cantal, p. 80.— Chabrol, t. iv . p, 782.— DocumenU divers.
la ROCHE de PERPEZAT, seigneurs de Pcrpczat, paroisse de Cézens , près de Sainl-Flour. Famille qui a succédé à celle de Brisson de la Chaumette.
ARMOIRIES. — Inconnues.
la ROCHE-ROMAINE. Château ruiné dans la commune de Saint-Victor, près de Bessc. Bernard de Roche-Romaine, chevalier, vivait en 1257. Cette terre passa plus tard dans la maison de Damas-d'Aubière qui la possédait au quinzième siècle , et qui en fit vente à Jean de Fontanet , seigneur d'Aulhat. Celui-ci la céda , à son tour, le 28 octobre 1526, à François de Crestes, seigneur de Courgoul, et Anne de Crestes , héritière de cette maison , la transmit par mariage, avant 1610 , à Marc de Chauderasse , père de Gilbert et de François de Chauderasse, qui rendirent hommage au roi en 1669 et 1684. La maison d'Apchier-Montbrun, qui avait des droits sur la môme terre par succession de la famille de Crestes, s'est fondue dans celle de Bosredon à la fin du dernier siècle (1).
ROCHE-SALESSE. — Fief situé dans la commune de Saint-llippolyte , près de Riom-ez-Montagnes et d'Apchon.
(1) Voyei Chabrol , t. iv , p. 821, 522. - Noms féodaux, p. 269. — D. Coll.
Un capitaine Roche-Salesse est nommé dans un ordre de mouvement de troupes transmis par M. de Monfan à M. de Dienne , et date* de Saint-Flour le 17 novembre 1569. Roche- Salesse appartient depuis longtemps à une branche de la maison de Chazelles (1).
ROCHE-SAVINE. — Autre chiu>au ruine*, presdeSaint- Amand-Roche-Savine. Ce château et la seigneurie qui en dépendait appartenaient , en 1170, à Etienne de Polignac, dit de Roche-Savine, père d'Héraclée de Polignac, qui les porta en mariage , à Eustachel r, sire de Monlboissier, dont les descendants portèrent quelquefois le nom de Roche- Savinc, entre autres Hugues de Montboissier, dit de Roche- Savine , qui transigea avec Eustache II , son neveu , en 1232 , et Pierre-Maurice de Montboissier , qui disposa de la terre de Roche-Savine en faveur de Robert VI , comte d'Auvergne, en 1311. De la maison d'Auvergne la seigneurie de Roche-Savine passa à celle de Chalencon , qui en jouissait en 1540 et 1551. (2).
la ROCHE-SANATOIRE. — C'était une ancienne prévôté royale située près de Rochefort , laquelle existait déjà en
(1) Dictionnaire du Cantal, p. 310. - Imberdis , Histoire det guerres religieuses , 1. 1 , p. 92.
(2) Généalogie de Montboissier, p. 12 et iZ.— Baluxe, t n, p. 139.— Nome féodaux, p. SU — Chabrol, t. iv, p. 822.
1319 ; son ressort comprenait quarante-trois paroisses. 11 y avait un château fort dont les Anglais setaient emparés au quatorzième siècle ; il leur fut repris et rasé en 1385 , par Louis II , duc de Bourbon , aidé de la noblesse d'Auvergne (1).
ROCHE-SERV1ÈRES. — Ancienne seigneurie près d'Amliert. Aurèle de Roche-Servières est nommé dans une charte de Guillaume, comte de Clermont, dauphin d'Auvergne , en faveur de l'abbaye de la Chaise-Dieu , de l'année 1166. Roche-Servières appartenait, en 1208, à une famille de Jou qui fit foi-hommage au seigneur d'Oliergues (2).
ROGHETA1LLADE , ROCHETA1LLÉE , ROQUETA1L- LADE (Rupe-Scissa). — Ces différents noms sont communs à d'anciens châteaux du Forez, du Dauphiné, de la Guienne et du Limousin ; nous n'en connaissons pas en Auvergne.
Les historiens et les biographes ont parlé de Jean de Rochetaillade ou Roquetaillade , religieux cordelier du couvent d'Aurillac , qui s'acquit une grande célébrité au XIVe siècle par ses prédications et ses prophéties contre le haut clergé , et que le sacré collège tint longtemps enfermé
(1) Chabrol, t. iv, p. 782.— V Auvergne au xive siècle, p. 117.
(2) Baluu> t. n, p. 63» 702.
Tous nos efforts pour découvrir le lieu d'origine et la la» mille de ce religieux sont demeurés sans résultat décisif. Toutefois , des rapprochements assez nombreux permettent de supposer qu'il appartenait a une famille de Beaumond, seigneurs de Pierre taillade ou Roche taillade (Rujœ-Seissa), en la vicomtéde Turennc , éteinte en la personne de Galienne de Beaumond, mariée en 1380, à Bernard de Touchelxeuf, seigneur de Mcyssac , au même pays, dont la postérité releva le nom de Beaumond qu'elle porte encore.
Galienne de Beaumond était fille de noble Pierre de Beaumond, seigneur de Pierre-Taillade et de Jeanne Robert- Lignerac. Celte famille de Beaumond-Pierretaillade avait , en Auvergne , des relations et îles possessions que ses successeurs conservèrent, car Pierre île Touchebœuf, fils aîné de Galienne , se qualifiait seigneur de Pierretaillade en lïmousin et de Chaussenac en Auvergne , en 1443, et le troisième fils de la même Galienne était prieur de Drugeac, près de Mauriac , en 1446. Il faut se rappeler aussi Douce de Beaumond , femme de Guillaume de Cocural et mère de Guillaume et de Sébastien de Cocural , qui achetèrent la terre deRequistal, paroisse de Jabrun, en 1-WH5. Cette Douce de Beaumont pouvait être sœur de Galienne prérappelée (1).
la ROCHE-VAN DEIX. — Ancien château fort bâti au sommet d'une montagne isolée, près du Mont -Dore. Ber-
(1) Voyez la Généalogie de la maison de Touchebœuf, dans Sainl- Allait , t. uv, p. 195 et suivantes.
trand III, sire de la Tour-d'Auvergne, l'acquit de Geraud de Rochefort , en même temps que celui de Murat-le- Quairc , le samedi après la fête de Saint-Michel 1282. Aimerigot Marchez (ou Marchais) , gentilhomme limousin et capitaine de partisans anglais, s'en saisit en 1390, mais l'alarme ayant été donnée par le sire de la Tour et la comtesse Dauphine d'Auvergne , qui tremblaient pour leurs foyers , le roi Charles VI envoya en Auvergne le vicomte de Meaux , à la tête d'une armée à laquelle se joignirent les chevaliers et écuyers du pays , et le siège fut mis devant le tort de la Roche- Vandeix. Aimerigot Marchez, se sentant alors trop faible pour résister longtemps à des forces aussi supérieures, résolut d'aller lui-même solliciter des secours auprès de quelques capitaines de son parti ; mais pendant son absence, Guïot dTssel, son oncle, auquel il avait laissé le soin de défendre la place , se laissa surprendre ; il fut fait prisonnier avec la garnison , et le fort fut entièrement démoli. On connaît le sort d* Aimerigot Marchez, qui s'était réfugié chez le seigneur deTournemire (1).
la ROCHE-VERNASSAL. — Ce lieu , situé près de Bourg-l'Oncle , ou Bournonele, nous paraît être le même qu'on nomme aujourd'hui la Roche-Constant , commune de Lorlanges , à l'est de Bleslc. C'était une ancienne justice seigneuriale qui s'étendait sur les paroisses de Bournoncle ,
(1) Vuyei Chabrol, t. iv, p 782. — L'Auvergne au nv« tiède, p. 182 k 198.
de Lorlangcs et do Beaumont. Suivant 1». Coll, cette seigneurie aurait appartenu à Hier de la Rorhe , chevalier, l'un des garants de l'exécution (te la sentence arbitrale rendue au mois de février 1236, entre le vicomte Guy de Thiers et le chapitre de la môme ville ; mais cette assertion de D. Coll ne semble pas bien justifiée, et il est plus naturel de penser qu'Hier de la Roche appartenait à cette famille de même nom que nous avons déjà signalée comme possessionnée plus près de Thiers et sous le vasselage de Guigues , comte de Forez , qui , en sa qualité d'arbitre, prononça la sentence précitée. — La terre de la Roche-Vemassal appartenait, dès l'an 1360, à la famille de Yigier, d'où elle vint par alliance de l'année 1529 à la maison de Chalvet-Rochemonteix, et Marie-Pauline Chalvet-de-Rochemonteix-Vcrnassal, héritière de sa branche, la transmit, aussi par mariage , à M. Jean-Baptiste de Thomas-de-Domangeville , qui la possédait en 1780 (1).
de la ROCI1EAYMON , ou la ROCHE- AYMON , seigneurs de la Roche-Aymon, deMainsat, de Chars, de Fernoel, du Crest, de Talende-Majeur, de Cisternes, des Bains , de Mérinchal , de Murat-le-Quaire , de Juilliat , de la Ville-du-Bois , du Chcy, de Barmont , de Montrodez , de Saint-Maixent , de Roussines, de Prémillac, du Yerdier, du Plantier, de la Brousse et autres lieux, en Auvergne, en Bourbonnais, dans la Marche elle Périgord.
(1) Chabrol, t. iv, p. m.-Baluse, t il, p 32.-0. Coll.
Cette maison , d'origine chevaleresque , a pris son nom d'un antique château féodal situé près d'Evaux , en Combraille, et dont les ruines attestent encore la splendeur originaire et la haute ancienneté de ses possesseurs. Le grand nombre de terres que cette maison a j>ossédées , les places éminentes qu'elle a occupées, les alliances illustres qu'elle a contractées , marquent son rang parmi la haute noblesse de la province. Le plus anciennement connu de cette race , est Aymon de la Roche , qui vivait avant Tan 1100, et en mémoire duquel le nom d'Aymon, ajouté à celui de la Roche, est resté à ses descendants. Astorg de la Roche-Aymon épousa, vers 1150, Palmacie, veuve d'Amiel de Chambon et mero de Pernelle de Chambon , mariée à Guy II , comte d'Auvergne. La postérité d'Astorg de la Roche-Aymon, divisée en plusieurs branches, a produit des hommes éminents dans la carrière du sacerdoce et dans ('elle des armes. Dans la première nous citerons Raoul de la Roche-Aymon , abbé de Clairvaux et archevêque de Lyon , mort en odeur de sainteté en 1*235 ; Claude de la Roche-Aymon , éveque du Puy en 1703 ; Charles-Antoine de la Roche-Aymon, cardinal, archevêque de Narbonne, puis de Toulouse et de Reims, premier pair et grand aumônier de France , abbé de Saint- Germain-des-Prés , président des assemblées du clergé depuis 1760 jusqu'à 1775 , commandeur de l'ordre du Saint- Esprit depuis 1753. C'est lui qui eut le triple honneur de baptiser, de marier et de sacrer le roi Louis XVI (1754-1775). Il mourut en 1777.
La maison de la Rochcr-A.vmon , considérée comme famille d'épée, n'est pas moins illustre ; elle compte deux che-
valiers croisés , Guillaume et Aymou de la Roche-Aymon , qui accompagnèrent le roi saint Louis à la Terre-Sainte en 1248 ; un sénéchal d'Auvergne en 1472 ; un grand prévôt de l'hôtel du roi François Ier, tué à coté de ce monarque à la bataille de Pavie en 1525 ; un sénéchal de la Marche en 1615 ; plusieurs chevaliers et commandeurs de l'ordre de Malle, depuis 1420, el un grand nombre d'oftkiers supérieurs parmi lesquels on distingue qualre lieutenants-généraux d'armée , décorés de divers ordres et revêtus de commandements importants. L'un d'eux, Paul de la Roche- Aymon , marquis de Sainl-Maixent , commanda l'artillerie française à la bataille de Fontenoy, le 11 mai 1745.
Quand on a pour soi tant de richesse , on pourrait se passer de glaner dans le domaine d'autrui ; mais l'abondance ne suffit pas toujours pour éteindre le désir d'amasser encore, et c'est ce qui est arrivé à cette famille : Louis do la Roche- Aymon soutenait dans un procès du quinzième siècle , que ses ancêtres étaient seigneurs de la Roche-Aymon avant Jésus-Christ. Plus tard on a prétendu descendre du fabuleux Renaud , prince de Montauban-sur-Dordogne , l'atné des quatre fils d'Aymon qui , aidés du sorcier Maugis, leur parent , arrêtaient à eux seuls toute l'armée de Charlemagne ; puis on s'est rabattu sur Aymon do Bourbon , surnommé } 'aire-Vache , seigneur de Blot et de Monlaigu , en l'an 1100, ce qui offre plus de vraisemblance.
La maison de la Roche-Aymon a enfin réclamé comme élant de son sang , les seigneurs de Tournoëlle , du nom de la Roche , entre autres Guillaume de la Roche-Tournoëlle , prélenduement maréchal de France en 1220, et qui , cepen-
dant, ne figure sur aucune liste historique ou officielle des maréchaux. Après cette célébrité douteuse , vient Hugues de la Boche , seigneur de Tournoëlle , maréchal de la cour de Rome et capitaine général de la basse Auvergne en 1353. Nous croyons avoir démontré ailleurs que les ancêtres de celui-ci étaient originaires du bas Limousin et d'une race différente de celle de la Rocbe-Aymon. {Voyez la Roche- Toirxoellk).
Nous le répétons , la noblesse de la maison de la Roche- Aymon repose sur des fondements assez profonds et assez soudes pour n'avoir pas besoin de s'étayer d'échafaudages aussi fragiles.
On i>eut consulter, pour les alliances, les services et les illustrations de cette race, l'histoire généalogique qu'en a publiée , en 1776 , l'abbé d'Estrées , ouvrage in-folio plein de recherches et savamment digéré , quoique présentant cruelques omissions et inexactitudes.
Cette généalogie étant teaucoup trop étendue pour être insérée en entier dans le Nobiliaire d Auvergne , nous nous bornerons à en rapporter les derniers degrés , qui feront suffisamment connaître les services do quelques membres de cette maison et le rang qu'elle occupe dans le monde.
Amoink-Louis-Fram;ois , comte, puis marquis de la Roche-Aymon , chef de la branche aînée de sa maison , naquit le 15 novembre 1714. 11 fut nommé successivement enseigne , puis lieutenant au régiment de la Reiue les 3 et il mai 1732 , cornette au régiment de Clennont le l,r juin 1733 , capitaine d'une compagnie le 13 décembre 173i , et colonel d'un régiment d'infanterie de son nom (depuis ré-
triment de Hainaul), le 15 janvier 1745, sur la démission du comte fie Stainville (depuis duc de Choiseul). Il s'était trouve aux sièges de Kehl et de Philipsbourg, à l'attaque des lignes d'Ettingen , en 1733 et 1734 , à l'affaire de Glausen en 1735^ à la bataille de Dettingen en 1743 , et aux sièges de Menin , de Gourtray , d'Ypres et de Fûmes en 1744. 11 commanda son régiment à Tannée d'Italie en 17U>, et se trouva au secours de Valence , à la prise d'Acqoi , de Pouzone , de Terzo et de Montaboni , aux combats de Plaisance et du Tidon , et à la défense de nos frontières , en Provence. Après avoir campé pendant plusieurs mois à Tournoux et à Barcelonnette sur le Var en 1747 , le marquis de la Roche-Aymon marcha sous les ordres du maréchal de Belle-Isle , au secours de Vintimille , et se trouva , en octobre, aux deux combats livrés sous les murs de cette place. Créé brigadier d'armée le 10 mai 1748, il fut employé au camp de Valence en 1755 , marcha en Allemagne l'année suivante , et combattit à la bataille d'Hastembeck , ainsi qu'à la prise de Minden et de Hanovre en 1757. Employé à la défense de la ville et du châU»au de Harbourg , le comte de la Roche-Aymon fut cité honorablement pour sa belle conduite jwndant ce siège. Harbourg capitula le 30 décembre. La garnison ne pouvant plus porter les armes pendant le reste de la guerre , le comte de la Roche-Aymon se retira en Languedoc jusqu'à la paix. Le roi , en considération des services qu'il avait rendus dans cette campagne , lui accorda une pension de 3,000 livres sur le trésor royal , le 10 mai 1758. Il jouissait déjà d'une semblable pension pour ses services antérieurs , depuis le 10 août 1754. Créé
maréchal de camp le 20 février 1760, il ses! démis alors du régiment de la Roche-Ayinon , a été choisi par le roi Louis XVI , au mois de mai 1775 , pour être l'un des quatre otages de la sainte ampoule , au sacre de Sa Majesté , à Reims, le 11 juin suivant, et a été reçu chevalier de l'ordre du Saint-Esprit , le 1er janvier 1776. Le marquis de la Roche-Aymon a été créé lieutenant général des armées du roi le l'1* mars 1780 (1} , et il mourut en 1790. 11 avait épousé à Paris , le 20 août 1749 , Françoise-Charlotte Bidal d'Asfeld , morte au château de Mainsat , le 5 décembre 1769 , fille de Claude-François Bidal , marquis d'Asfeld , maréchal de France , chevalier de l'ordre de la Toison-d'Or , commandeur de l'ordre de Saint-Louis, gouverneur des ville et citadelle de Slrashourg , et directeur général des fortifications du royaume , et d'Anne Le Clerc de Lesseville , sa seconde femme. De ce mariage sont issus :
1° Antoine-Charles-Guillaume , dont l'article suit ;
2" Cuillaume-Marie , vicomte de la Roche-Aymon , né le 27 juillet 1753. Il entra dans les chevau-légers de la garde du roi le 26 novembre 1768 , fut nommé , le i mai 1771 , capitaine réformé dans le régiment de la Reine-dragons , puis, en 1773, capitaine dans celui de.Montecler (depuis Monsieur), et successivement gentilhomme d'honneur de .M. le comte d'Artois , le 16 septembre de
(1) C'est à cette époque qu'il a pris le titre de marquis que portait son père.
la même année, gouverneur delà ville de Fécamp eu 1775 , colonel en second du régiment de Ségur le 28 novembre 1777 , colonel commandant du régiment de Foi\ en 178i , maréchal de camp le 9 mars 1788 , lieutenant-général le 30 août 1814, et gentilhomme d'honneur de Monsieur le lrr janvier 1813. Il a fait, à l'armée des princes et au corps de Condé , les campagnes de l'émigration , et est décédé à Paris le 14 avril 1824. Mm' la vicomtesse de la Roche-A.vmon , son épouse , lui a survécu ;
3* Antoinelte-Francoise-Claudine de la Roche- Aymon , née le 13 juin 1750 , mariée, le 3 janvier 1771 , à PhQippc-Louis-Christophe-lnnoccnt , vicomte de Narbonne, aujourd'hui duc de Narbonne- Lara , grand d'Espagne de première classe , lieutenant-général des armées du roi , fils aîné de J ean- François , comte, puis duc de Narbonne- Lara , et de Françoise de Chaslus, dame d'atours de Madame Adélaïde. La duchesse de Narlx>nne-Lara (née de la Roche-A.vmon) a été l'une des dames désignées pour accompagner la môme princesse.
ANTOIXE-GlIARLES-GUILLAlTME , MARQUIS DE LA ROCHE-
Aymon , né le 31 mai 1751, est entré au service dans les gardes du corps , compagnie de Noailles , le 2 novembre 1767 , et a été fait capitaine au régiment de Noailles- cavalerie , le 10 septembre 1769. 11 fut nommé successivement menin de Monseigneur le dauphin (depuis Louis XVI) , le 1er mai 1770, colonel du régiment provincial de Périgueux,
le i"r niai 1773 , mcslre de camp , lieutenant du régiment Royal-Navarre le 2i février 1774 , brigadier de cavalerie le lrr janvier 1784 , maréchal de camp le 9 mars 1788 , et lieutenant-général le 13 août 1814; le marquis delà Roehe- Aymon, émigré en 1791 , a fait toutes les campagnes à l'année des princes et au corps de Condé jusqu'en 1801 , s'est retiré alors à Hambourg, et n'est rentré en France qu'après la Restauration. Du mariage qu'il a contracté , le 3 janvier 1771 , avec ColettoMarie-Paule-Hortense-Bernardine de Bcauviltiers Saint-Aignan , nommée dame du palais de la reine en septembre 1775 , et fille de Paul-Louis, duc de Beauvilliers , pair de France, et d'Auguste-Léonin^- Olympe-Nicollc de Bullion de Fervaqucs , sa première femme , sont issus :
1° Antoinc-Charles-Etienne-Paul , comte de la Roche- Aymon , né le 28 février 1772 , qui était à peine entré au service lorsque la révolution éclata. Emigré avec sa famille, il a fait à l'armée des princes , puis au corps de Condé , toutes les campagnes jusqu'au licenciement définitif effectué en 1801. A celte époque , le comte Charles de la Roche- Aymon passa au service de Prusse et parvint au grade d'adjudant- commandant sous le prince Henri, frère du roi Frédéric Guillaume III, qui honorait M. le marquis de la Roche-Aymon d'une faveur particulière. Après avoir fait , avec distinction plusieuis campagnes, il reçut la décoration de l'Aigle-Rouge de première classe. Rappelé en France par la Restauration , il fut créé maréchal de
camp et chevalier do Saint-Louis le 2i aoûl 1814 , et pair de France le 17 août 1815. Kn 1816, le comte Charles de la Roche- Aymon a commandé dans le département de la Loire , puis , en 1817 , dans les départements des Deux-Sèvres et de la Vendée, et il a été employé jusqu'en 1822 dans l'inspection générale de la cavalerie. Il avait été créé commandeur de la Légion d'honneur le l01" mai 1821. Désigné par le roi , le 29 janvier 1823 , parmi les officiers généraux destinés à servir sous les ordres de S. A. R. Monseigneur duc d'Angoulôme , à l'armée d'Espagne , le courte «le la Roche- Aymon commanda la première hrigade de la division du général Donnadieu , remporta quelques avantages sur les Espagnols , à Manreza , dans le mois de juin , et s'empara de vive force de Molin del Rey , le 9 juillet. Le prince généralissime le promut au grade de lieutenant-général vers la fin du môme mois. Le 7 août suivant, il prit le commandement de la division du général Donnadieu , qui , à la fin des opérations , a ornipé la Catalogne. Le comte de la Roche-Aymon a puhlié plusieurs ouvrages sur l'art militaire et l'organisation des troupes. 11 est marié et a plusieurs enfants ; il
hahite Paris ,
2° Casimir, comte de la Roche-Aymon , chevalier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Émigré avec sa famille , il a servi en Prusse jusqu'à l'éjXKjuo de la Restauration. Louis XVIII l'a nommé
colonel au corps royal d'état-major le 15 novembre 181 i, et successivement chef de l'état-major de la 2" division de cavalerie de la garde royale , le 5 juillet 1817 , et chevalier de Saint-Louis au mois d'octobre 1823, dans la campagne d'Espagne. Le 8 juin 1825 il fut créé commandeur de la Légion d'honneur. 11 est marié ; il habite le département d'Indre-et-Loire;
3> Anloinette-Hippolyte-Paulinc de la Roche- Aymon , née le 9 septembre 1773 , mariée avec M. le comte de Goyon-Matignon , ancien préfet de Seine-et-Marne, gentilhomme honoraire de la chambre du roi , chevalier de Saint-Louis et officier de la Légion d'honneur,; décédé à Melun le 19 juillet 1825 (1).
ARMOIRIES.— De sable , semé d'étoiles (on molettes d'éperon) d'or ; au lion de même, lampassé et armé de gueules, brochant snr le tont.
(Voyez pl. 14, flg. 2.)
de ROCHEBARON. — Maison ancienne et puissante du comté du Forez. Elle tirait son nom d'une baronnie dont le
(1) Baluze , 1. 1, p, 78 , 79. — D. Coll. — Chabrol , t. iv, p. 328 781, etc.— Noms féodaux , p. 823 , 827. — Dictionnairê de la Noblesse, par M. de Courcellcs , t. u , p. 217; t. v, p. 413 — Histoire héraldique des pairs, par le même, l. vin , p 1S3 , 186. — Histoire des généraux français , l. ix.— Histoire généalogique de la maison de la Roche Aymon, par I abbé d'Estrées, publ.ee en 1776.