SECONDE BRANCHE
SEIGKEl'RS DE LA VALETTE, DE MONTFORT, DE YlNZELLES, DE BANSAC, D'USSON , ETC., ETC.
Cette branche a eu pour tige :
Guillaume de la Rochelambert , tils puîné do Charles II et d'Anne du Croc-de-Fieu. 11 fut capitaine au régiment de Normandie , et il épousa , le 15 mars 1684, Claude de ChavagnaoLangeac , de laquelle vint , entre autres enfants :
Claude de la Rochelambert , d'abord chanoinecomte de Brioude , puis marié deux fois : 1° avec Catherine deBonlieu, alia* Beaulieu-Montpentier , de laquelle il n'eut que deux filles, l'une mariée au marquis de Luzy-Cousans, l'autre chanoinesse prieure du chapitre de Leigneux. La seconde femme de Claude de la Rochelambert fut Charlotte
<lc Cordebœuf-Beauverger-Montgon , qu'il épousa le 15 août 1721 , et qui le rendit pore de sept enfants , entre autres :
Henri-Gilbert, marquis de la Rochelaml>ert, seigneur delà Valette, capitaine au moment du Roi-infanterie, mort le 15 juillet 1808. Du mariage qu'il avait contracté le 14 juillet 1749, avec Louise-Marthe-Cathcrine d'Anteroche, ftlle du comte d'Anicroche, lieulenant-général d'armée, et nièce d' Alexandre-César d'Anteroche , évéque de Condom , sont nés six enfants :
1° Claude , mort jeune ; 2° Joseph , qui a formé le degré suivant ; 3° Joseph-François-Simon-Louis, chevalier de Malte , mort en 1786 ;
4°, 5°, 6°. Trois demoiselles , mariées dans les familles de la Salle-Saint-Poney , de la Rochelle el de Molen-Saint-Poncy.
Joseph, marquis de la Rochelambert-Monlfort , né en 1751 , entra au régiment des gardes françaises en 1766, y devint lieutenant en 1788, et il émigra en 1791. Il avait épousé, le 14 juin 1778, Marie- Anne-Elisabeth-Joséphine de Bonvoust-de-Pruslay , dame d'honneur de la princesse Louise de Condé. De ce mariage ne sont re>tés que trois enfants ;
1° Augusle-Louis-Joseph de la Rochelambert , qui suit ;
2° Michel-Alphonse de la Roche-Lambert , habitant au Bost près de Blesle (Haute-Loire) , perc de plusieurs enfants ;
3« Henriette de la Rochelambert, mariée a
François , comte de Gaissac de la Roquevieille , en haute Auvergne.
Acocstb-Louis-Joseph , comte de la Roclielambert , né à Issoire le 23 avril 1779, émigraen 1791, servit dans l'armée de Condé jusqu'au licenciement de 1801. Rentré en France, le comte de la Roclielambert épousa, le 21 août 1810, Henriette-Laurence-Marie-Gabrielle de la Rochelambert- Thavalies, sa parente, de la branche aînée, de laquelle est né , le 23 décembre 1812 (1) :
Gabbiel-Josepu-Marie de la Rochelambert , marié, habitant avec son i>ère à Esternay (Marne) (2).
ARMOIRIES. — D'argent, au ebcïroD d'aïur, au elieî de gueules.
(Voyez pl. 15, flg.5.)
ROCHELIS. — Fief situé dans les environs d'Ambert et qui, en 1666 , appartenait à une branche de la famille de Pons de la Grange.
ROCHEMAURE. — Ancien chAteau et seigneurie, dans la commune de la Nobre, rive gauche de la Dordogne, près
(1) Deux autres familles, d'origine plus récente , ont usurpé le nom de la Rochelambert, l'une en Soissonnais, l'autre en Quercy. Leur nom primitif étail Lambert. (Voyez les Nobiliaires de ces deux provinces.)
(2) Saint- Allai* , t. xvi , p. 179. — Chabrol , t. îv , p. 811 , 812 , 813. •"Salle des Croisades, 2e partie, p. 37. — iVonu féodaux, p. 832.
— • OîfO ^—
de Bort. Celle terre avait donné son nom a une famille éteinte vers 1380, en la personne de Pierre de Rochemaurc, qui ne laissa qu'une tille unique, Marguerite de Rochemaure, dame de ce lieu et de relui de Teyssonières , ou Tyssonnières, près d'Hermont, laquelle épousa Armand de Murât, seigneur de Faverolles, dont nous avons fait connaître la postérité. (Voyez Murat-Rochemaurk). — - Jean de Mural , qui rendit hommage de Rochemaurc et Teyssonières , en 1669 , paraît avoir été le dernier de sa branche, et sa succession échut à Jeanne de Mural , é[>ouse de Jean de Douhet, dont la fille, Isabeau de Douhel, épousa, le 5 décembre 1692 , Joseph de la Salle de Puy-Gcrmaud. Les descendants de ceux-ci jouissaient de Rochemaurc en 1780.
M. de Ribicr du Châtelet a confondu les premiers seigneurs de Rochemaureavec ceux de Rochemure, dont nous allons parler, ainsi qu'avec ceux de Roquemaure, près de Saint-Paulien.
ARMOIRIES. —Inconnues.
ROCHEMONTEÎX. — 11 existe deux fiefs de Rochemonleix , l'un dans la commune du Falgoux , canlon de Salers , l'autre dans celle de Sainl-Hippolyte , canton de Ri<»m-cz- Montagnes. Ils ont tous deux appartenu à la famille Chalvet. —Nous avons déjà parlé de cette famille dans le tome h de cet ouvrage ; nous y revenons pour établir l'état actuel de la quatrième branche établie à Pradines, commune de Cheylade , et la seule qui existe aujourd'hui en Auvergne. Elle a eu pour auteur :
Jacques Giialvkt de Rociiemonteix, sieur du Yemet, paroisse de Cheyladc , le plus jeune des enlants d'Antoine Chalvel de Rochemonleix , seigneur du Carre , même paroisse , et de Jeanne de Laubar. Il traita avec Jean Chalvet de Rociiemonteix t son frère aîné , le 17 septembre 1614 , fut maintenu dans ses privilèges conjointement avec le môme Jean , par sentence de l'élection de Sainl-Flour , le 20 juin 1634 , et testa le 2 avril 1654. 11 avait éfiousé , le
7 mars 1633 , Magdeleine de la Broha , fille de Jacques , sieur de Pradines, et d'Anne de la Borie , de laquelle il eut sept enfants , entre autres :
Charles Chalvet de Rochemonteix , sieur du Vernet et [de Pradines , qui épousa , i>ar contrat du 8 mars 1666 , Catherine d'Kscourolles , d'une noble et ancienne famille du voisinage. 11 fut maintenu dans sa noblesse par M. de Fortin, intendant d'Auvergne , le 26 mai 1668, et laissa :
Antoine Chalvet de Rochemonteix , sieur du Vernet et de Pradines , qui , le 7 février 1705 , obtint de la chancellerie du palais , à Paris , des lettres royaux qui l'autorisaient à revenir sur certains actes de sa minorité jwtr lesquels on avait abusé de son inexpérience. Il fut marié , le
8 mai 1697, à Jeanne de Broquin , tille d'Antoine et de Jeanne d'Kscourolles. Nous lui connaissons deux enfants , savoir :
1° Joachim de Rochemonleix , qui suit ;
2° Catherine Chalvet de Rochemonleix , éjwuse de Sébastien de Douhet , dont elle était veuve en 1753.
Joachim Chalvet de Rochemonteix, chevalier, sei-
gneurdu Vernet et de Pradines , paroisse de Cheylade , naquit le 15 mars 1706; il transigea ave, Catherine île Rocliemonteix , sa sœur, le 14 février 1753 , et reçut , le 3 août 1754 , une donation que lui fit dame Paule Chalvet de Rochemonteix de Nastrat , sa parente , veuve de Claude de Saunier, sieur de Pouzat. Joachiin Chalvet de Rochemonteix obtint , le 19 janvier 1763 , un arrêt de la cour des aides de Clermont , portant visa et enregistrement de ses titres de noblesse ; il transigea sur procès avec dame Marie Chalvet de Rochemonteix-Nastrat , éixmse de M. de Bouille, le 17 octobre 1779 , et mourut le 10 février 1791 , Agé de 85 ans. 11 s'était allie , le 10 novembre 1735 , à demoiselle Catherine de Chadefaux , fille de François de Cbadefaux et de Marguerite de Labroha. De cette union naquirent : 1° Jean-Baptiste , qui suit ; 2° Françoise Chalvet de Rochemonteix , mariée le 30 juin 1772 à Jean Fumel , de la ville de Pleaux, gendarme delà garde du roi. Elle mourut le 18 juin 1791 ;
3° Catherine Chalvet de Rochemonteix, née le 17 octobre 1742, épousa, par contrat passé au château de Vernassal , le 28 juin 1773 , haut et puissant seigneur Hector-Marc-Anloine Coignet, chevalier , seigneur des Gouttes. A ce contrat furent présents le père de la future , dame Marie- Pauline de Rochemonteix de la Roche- Vernassal , épouse de Messire Jean-Baptiste-Nicolas-Thomas de Dommangevillc , maréchal de camp, et un grand nombre d'autres parents et amis des parties.
Jean-Baptiste Chalvet de Rochkmonteix, seigneur du Veraet , de Pradines et autres lieux , né et baptisé en la paroisse de Cheylade , le 5 novembre 1752, intervint dans la transaction passée entre son père et la dame do Bouille , le 17 octobre 1779 , et il épousa , le 9 mai 1786, demoiselle Marie-Jeanne-Reine-Catherine Rancillac de Chazelles , fdle de Jean-François-Louis Rancillac de Chazelles , écuyer, conseiller et avocat du roi au bureau des finances de Riom, et de dame Marie-Françoise du Yerdier de Marcillac. Leurs enfants furent :
1° Victor -Joachim de Rochemonteix, grandvicaire du diocèse de Poitiers; 2° François-Frédéric , qui suit ; 3° Félix Chalvet de Rochemonteix , dont il sera parlé plus loin ;
4" Marie-Angélique Chalvet de Rochemonteix , mariée, vers 1814, à M. Frédéric de Scorailles de Chanterelles , qui l'a rendue mère d'Amélie de Scorailles , éj)ouse du marquis de Scorailles , son parent, en Bourgogne;
5° Quatre autres filles mariées en divers lieux du département du Cantal.
François-Frédéric Chalvet de Rochemonteix , habitant au château de Pradines , commune de Cheylade , a épousé, en 1822, Marie-Margueritc-Aline Raynal de Tyssonnières, fille de Georges et de N... de la Vaissière de Lavergne , de laquelle sont issus huit enfants :
1° Charles-Marie-llippolyte-Léon Chalvet de Rochemonteix, né le 29 juillet 1826 , et marié le 3
mai 1848 , à Marie-Claire Baucheron de l'Echerolle , fille de Jules-Pliilipi>c Baucheron de l'Echerolle , membre du conseil d'arrondissement d'Issoudun (Indre) , et de dame Clara-Adélaïde Gaudefroy de Magny. De cette union sont issus deux enfants :
A. Frédéric-Joseph-Mexence-René de Rochemonteix , né le 5 février 1849;
B. Anna de Rochemonteix , née à Clermont le 11 décembre 1851.
2° Henri Chalvet de Rochemonteix ; < 3» Louis Chalvet de Rocliemonteix , I 4° Cyprien Chalvet de Rochemonteix,/ 5U Remy Chalvet de Rochemonteix , y aon encore 6° Adolphe Chalvet de Rochemonteix, 7° Alexandrine-Julie Chalvet de Rochemonteix , 8° Rosine Chalvet de Rochemonteix;
Second rameau.
Félix Ciialvet de Rochemonteix , troisième fils de Jean-Baptiste Chalvet de Rochemonteix de Pradines et de Marie-Jeanne-Reine-Catherine Rancillac de Chazelles, né le 6 mai 1806 , a épousé , en 1829 , demoiselle Sophie Augry d'Orphon, de Lussac-les-Châteaux , près de Montmorillon (Vienne) , de laquelle sont nés deux fils et deux tilles:
1° Joseph ; 2° Zacharie; 3° Maria ; 4° Noémi de Rochemonteix.
Ainsi que nous l'avons fait observer à la page 96 du tome il, cette branche ajoutait à son écu :
De gueules , au lévrier d'argent, on chef cousu d'azar, chargé de trois étoiles d'or (4).
(Voyez pl. 15, flg. 6.)
de ROCHEMURE, seigneurs de Rochemure, du Besset, de Verdezun et de Malzieu, aux confins de l'Auvergne et du Gévaudan, paroisses de Nozeyrolles, de Besseire-Saint- Mary , de Verdezun et de Malzieu. Deux de ces terres relevaient en fief de la seigneurie d'Auvers, toutes relevaient en arrière-fief de la baronnie de Mercœur devenue duchépairie en 1569. — Le nom de Rochemure a subi plusieurs variantes ; on le trouve alternativement écrit : Rochemaure , Rochemoëre , Rochemeure, et enfin Rochemure. — Guillaume de Rochemure (Rochemoe'ra) , assista , avec Guillaume de Verdezun , Artaud de Talhac , Ayral de Paulhac , et plusieurs autres des principaux nobles de la baronnie de Mercœur, à la transaction passée et ratifiée à Brioude, au mois de septembre 1278, entre Beraud de Morcœur et Alixent , sa fille , d'une part , et Aymar de Poitiers , comte de Valentinois, d'autre part. — Aymon , ou Aymar de Rochemaure , alias Rochemure, et Simon de Besset, firent foi-hommage au seigneur d'Auvers en 1376 et 1377 ; Aymon vivait encore «n 1392. — Lambert de Rochemure est mentionné dans uu
<i ! Voyci f Armoriai génital de France , L
TOMK V. 24»
m le de 1400. — Jean de Rochemure, seigneur du Besset, fut compris à Y Armoriai déi 450. — Jacques de Rochemure lui succéda dans la môme terre en 1477. — Louis de Rochenuire, baron de Besset, épousa, vers 1510, Jeanne d'Ancezuno, de laquelle naquirent: 1° Gabrielle de Rochemure, mariée , le 24 avril 1526 , à Antoine du Caviar de Saint- Bonnet-de-Toiras , aïeul du maréchal de ce nom ; 2° Aymar de Rochemure, deuxième du nom, baron de Besset, convoqué au ban de 15 V3. Celui-ci épousa Catherine de Montcynard, fille de Louis l r, seigneur de Monteynard, en Dauphiné, et Jeanne de Rochemure, leur seule héritière, fut mariée, le 13 juillet 1561 , à Claude de Beaumont, originaire delà même province du Dauphiné, dont les descendants, seitmeurs de Rochemure, de Besset, du Fraisse, et de Fourni» ils, furent maintenus dans leur noblesse en 1G6G, et rendirent hommage au roi, sous le nom île Rochemure, en 1669 et 1724 (1). Les armes de Rochemure ont été diversement décrites; suivant M. Lainé, elle portait :
Bandé d'argent et d'azur, (Voyez pl. 15, fig.7.)
Suivant 1). Coll : Bandéjd'argent et de sable, Ou bien encore : Bandé d'or et d'azur (î) .
1 Voyez Ifaluze, l. u, p. *290. — D. Coll. — Le père Anselme.— La Chenaye- des-tois , 2e édilion , t. u.— Preuve» de 1W6. — Noms féodaux , p. 832.
•2 Voyez liocftemoyre , Rochemure, Bessel el Beaumont.
de la ROCHENÉGLY, ou de la ROCHE-NÉGLY , soigneurs de Chamblas , de la Roche-Négly , tle Pont-Giberl, etr. — Cette famille paraît avoir pris son nom d'un fief situé dans la commune de Saint-Berain , à trois lieues de tangear. , où elle habitait encore en 1666, bien qu'elle possédAt depuis longtemps la seigneurie de Chamblas , commune de Sainl- Etienne-dexUrdeyrol , en Velay. Les preuves que cette famille fit alors établissait sa filiation depuis Robert du Rorhenégly, connu par un acte de foi-hommage du 5 septembre 139-4, lequel eut pour successeur Eustache de la Rorhenégly, qui rendit hommage le 30 mars HG2, et testa le 1l> ou le 18 août 1514. Il laissa, de Gabrielle d'Espailly ou peut-être d'Espalem), sa femme,— Tannequin de la Roehenégly , marié le 16 juillet 1518 avec Louise de Beraud-de- Servissas, de laquelle il eut— Antoine I' r de la Rorhonégly, seigneur de Chamblas, qui s'allia, le 15 juin 1556, h Marie de Chapteuil ; elle le rendit pore de trois fils : 1" Gabriel , qui forma le degré suivant ; 2" François ; 3" Paul , tous deux admis dans l'ordre de Malte, sur preuves faites les 11 mai 1582 et 19 janvier 1587. — Gabriel de la Roehonégl y. éeu ver, seigneur du lieu, épousa, le lrr juin 1584 ou 1599 (1), Magdeleine deRoyran, d'un famille du Velay qui subsistait encore en 1667 et 1669. Gabriel de la Rochenégly servit dans la compagnie d'ordonnance du duc d'Orléans, suivant atles-
(1) Les Preuvet faites en Velay indiquent la dale de 158'» , eell s faites en Auvergne 159»
tation de l'an 1600. 11 laissa trois fils : 1° Antoine II , qui va suivre ; 2° Hector de la Rochenégly , mentionne dans la maintenue de 1668 ; 3° Louis de la Rochenégly , seigneur de Pont-Gibert, ancien capitaine au régiment de Polignac, marié en 1653 avec Jeanne Miet, ou Myet, avec laquelle il vivait à Dore-l'Eglise, près d'Ariane, en 1666.— Antoine de la Rochenégly, deuxième du nom, écuyer, seigneur dudit lieu et de Chamblas, servit plusieurs campagnes , ainsi qu'on le voit dans diverses attestations de 1630, 1656, 1657 et 1658. Il fut marié deux fois : 1° à Susanne Moulin ; 2° le 15 octobre 1641, à Gabrielle Roget (l). Du premier lit issut , Charles de la Rochenégly, seigneur de Montplot , paroisse de Siaugues-Saint-Romain, à deux lieues de Langeac, lequel épousa , le 25 octobre 1661 , demoiselle Jeanne Blanc. Du second lit vinrent huit garçons , savoir : Jean , Hector , Jacques , Louis , Antoine , Amablc , Joseph et Gabriel de la Rochenégly, tous compris, avec leur père et leurs oncles , dans le jugement de maintenue du 2 novembre 1668 (2).
A partir de 1668, la filiation de la maison de la Rochenégly ne nous est pas connue , mais nous savons qu'elle a continué en plusieurs branches , car elle a été simultanément convoquée aux assemblées du Puy et de Mende en 1789, et elle a fourni un signataire de l'acte de coalition de la noblesse d'Auvergne en 1791. La branche des seigneurs de Chamblas,
(1 Voyez d'Aubais, t. u , p. 256.
r2\ D'Aubais, t. il, p. 256. — Catalogue de la noblesse du Velay , p. 160. — Catalogue de la noblesse d'Auvergne , folio 14o de l'élection de Brioade.
en Velay , à laquelle appartenait Pierre-Louis de la Rochenégly, admis au collège militaire de Pont-à-Mousson , le 31 décembre 1786, ne compte plus aujourd'hui qu'un dernier rejeton en la personne de dame Théodora de la Rochenégly , veuve de Louis Villardin de Marcellanges.
ARMOIRIES. — D'argent , i une aigle éployée de sable , posée sur on rocher de même (1).
(Voyei pl. 9, flg. 8.)
de la ROGIIETTE, seigneurs de la Rochette, de la Feuillerade , de la Bastide , de la Pénide , de Lugeac , de Vergonzat, du Cluzel , du Morle , de Laubarset, de Rochegonde , et autres lieux dans les élections de Brioude et de Saint-Flour. — Il a existé plusieurs châteaux du nom de la Rochetteen basse Auvergne , et il est probable que dans les temps anciens ce nom s'appliquait à plusieurs familles différentes. — Pierre de la Rochette , chevalier, vivait en 1298. — Autre Pierre de la Rochette , aussi chevalier, seigneur de Costes et de Vernlies , dans la mouvance de Murat-le-Quaire , est rappelé comme défunt dans l'acte de partage intervenu entre Bernard et Bertrand de la Tour, en 1315. — Dans le môme temps vivait Robert de la Rochette , damoiseau , qui fut présent à la charte par laquelle Bernard de la Tour confirma
(1) Voyez dAubaù , La Chenaye-dei-Boi* et le Catalogue 4u Velay.
en 1308 les libertés et franchises précédemment concédées aux habitants de Saint-Amand.
Autre Robert de la Rochette eut une part dans la confiscation des biens saisis sur Robert Dauphin, seigneur de Saint-llpize, en 1361 , et il est à présumer que celui-ci a été le chef de la maison de la Rochette qui résidait à la Rochette, commune de Saint-llpize , en 1666, et qui prouva sa filiation depuis Hugues de la Rochette, écuyer, seigneur du lieu, qui testa le jour de la fête de saint Nicolas 1360. Cette famille, divisée en plusieurs rameaux, a fourni bon nombre d'officiers de divers grades dont les preuves de services ont été produites. Parmi les alliances qui nous sont connues, nous voyons les noms d'Aurelle , de Biers, de Chalvet-Roehemonteix , de Chambefort, de Chapel, de Uigons, du Mas-de-Lodines, de Langlade, dcLéotoing, de Lespinasse , de Levrette, de Miremont-d'Enval , de Miet ou Myet, du Puy-Rousson, de Riols, de la Rochelambert , de la Roque , de Saillans , de Seguy et du Theil. La famille de la Rochette compte , en outre , quatre admissions au chapitre de Brioude eu 1G77, 1700, 1734 et 1738, et elle avait de nombreux représentants en 1791, époque à laquelle sept de ses membres signèrent l'acte de coalition de la noblesse (1).
(11 D'autres familles de la Rochette ont existé en Champagne r en Périgord et en Veto y. Celle dernière, qui habita encore le cliàieau de la llochette, commune de Saint-Jeure , fut maintenue dans sa noblesse le 26 août 166V. (VAubais, t. u , p. 177. — Catalogue du Velay, p, 160.) Elle porte :
D'azur, à Pcpée d'argent mise en barre; au chef de sable chargé d'une mer d'argent
Suivant la Chenaye-des-Bois , une brandie établie eu Forez depuis deux siècles, était représentée, en 1750, par Henri de la Rochettc , seigneur de Bauhigneux , capitaine d'infanterie au régiment de Ponthieu , lequel avait épousé , le 22 septembre 1727, Marie-Anne d'Inguimbert, fille de Jean -Baptiste d'Inguimbert, seigneur dcPramiral, et île Marie-Pernon du Fournel (1).
ARMOIRIES. — D'azur, à la fasce d'or, accompagnée de trois étoiles d'argent.
(Voyez pl. 15, Bg. D.)
la ROCHETTE. — Cbâtcau situé dans la commune de Miremont, près de Pontaurnur. Il appartenait à la famille de Pannevereen 1666 et 1730(2}.
la ROCHETTE. — Autre château dans la commune d'Aulhat , près d'Issoire. Celui-ci avait appartenu à Etienne de la Rochettc, écuyer, dont la veuve, Catherine d'Aulieu, alias do Fieux, rendit hommage en 1398(3).
I Daluze, t. h, p. 568 , 784.— D. Coll. — Chabrol , t. îv , p. 76, 811.— Noms féodaux , p. 834 — Preuves de 1666. — la Chenaye-des-Bois ; l* édition, t. m, p. 173.
(2) Preuves] de 1666. — Noms féodaux . p. 721. 3 Noms féodaux , p 39.
la ROCHETTE. — Autre château sis dans la communed'Estandeuil t près de Billom [V.
ROCHETTE , seigneurs de Malauzat et de Lempdes. — Celle famille descend , selon toute apparence , de M. Rochelte , receveur du tailloa à Clermont , et l'un des plus riches particuliers de cette ville en 1639. Elle a formé deux branches. — La première , celle des seigneurs de Malauzat, près de Châteaugay, compte Maurice Rochette, procureur du roi à la sénéchaussée d'Auvergne en 1669; Jean Rochetter son fils , avocat en parlement en 16&i; N... Rochelle, capitaine de grenadiers au régiment de Piémont , décoré de l'ordre de Saint-Louis en 1740 , mort en 1757 des blessures qu'il avait reçues à la bataille de Rosbach , le 5 novembre de la même année. Cette branche a fourni ses preuves de noblesse pour une admission à l'école militaire, en 1785 , et fut convoquée àTassemblée des nobles de la sénéchaussée de Riom en 1789.
La seconde branche, celle des seigneurs de Lempdes, près de Pont-du-Château , a continué comme suit. Biaise Rochelle, premier du nom, écuyer, secrétaire du roi en 1G50, qui rendit hommage à cause de la seigneurie de Lempdes, indivise avec l'évéque de Clermont, en 1671. Il mourut en 1693. — Antoine Rochelle , écuyer, avocat du roi en la généralité de Riom, en 1683 et 1685, avait épousé , en
(1) Statistique monumentale du Puy-de-Dôme.
1667, Jacquetle Leeour de Montdory. — Biaise Rochette, deuxième du nom, écuyer, conseiller à la cour des aides de Clermont, en 1698 et 1716. — Jean Rochette, neveu et héritier du précédent, est rappelé comme défunt dans l'hommage rendu par Jeanne Gibal, sa Yeuve, mère et tutrice de Biaise Rochette, troisième du nom, en 1730, — Jean-Jacques Rochette de Lempdes , l'un des signataires de l'acte de coalition de 1791 , avait épousé Marie-Anne-Félicité de Frédefond de Marcillat , dont il eut trois fils et une fille. 11 «'migra en 1792 et rentra presque immédiatement. — Jean- Charles-Guillaume Rochette, troisième fils de Jean-Jacques, né en 1781 , épousa, en 1805 , Marguerite-Louise de Pierre d'Hauterive , qui lui a donné deux fils qui suivent et qui continuent la postérité :
1° Biaise-Léon Rochette, né le 9 juin 1809, marié en 1831 àM1,e Louise Chardon du Ranquet;
2° Marie-Michel Rochette , né en 1822, marié en 1847 à Mlte de Goy (1).
ARMOIRIES. — D'aiar, à trois roeben d'or, aa chef de même.
(Voyez pl. 16, flg.fv
la RODDE. — Ancien château ruiné près de Tauves. M. Lainé affirme que ce château avait donné son nom à une
(i) Mémoire de M. de Mesgrigny , p- 18». — Noms féodaux , p. 468, Chabrol, t. îv, p. 313 , 314.— Recueil de t ordre de Saint Louis, t. h, p. 4id.— Convocation de 1789.— Indicateur nobiliaire publié par d'Hozier, p. 215.
famille à laquelle il attribue des chartes des XIIe et XIIIe siècles, en faveur de l'abbaye de Silvanès en Rouergue. Cette assertion nous semble fort hasardée , surtout si l'on considère que le château de la Rodde, dont il est ici question , est éloigné do Silvanès d'au moins cent trente kilomètres, et que beaucoup plus près de cette abbaye , c'est-à-dire à environ soixante kilomètres , et dans le Rouergue même , il a existé une terre de la Roddedont les seigneurs paraissent avoir plus de droit à l'honneur d'avoir fait des dons et concessions à l'abbaye de Silvanès.
11 y a plus , c'est que si le château de la Rodde , près de Tauves, a eu des possesseurs de et; nom , cette famille a dû s'éteindre à une époque reculée , puisqu'on n'en rencontre pas de traces. Il est vrai que l'on voit un Guillaume de la Rodde , clerc , assister comme témoin dans un acte relatif à Bernard VIII , sire de la Tour , de l'an 1303 , mais il y a lieu de supposer que le personnage ainsi désigné était Guillaume de la Tour, auquel était échu le château de la Rodde dans le partage de 1299, et qui plus tard devint docteur-ez-lois, chanoine de Clermont et de Reims.
Il est vrai encore qu'un seigneur de la Rode figure sur le rôle de convocation des seigneurs d'Auvergne pour la guerre de Flandres, en 1318 ; mais il est facile de juger que c'est là une fausse désignation , et que la convocation de 1318 s'adressait au sire de la Roue , qui avait déjà servi pendant la campagne de 1304 avec dix hommes d'armes, et qui , par son importance incontestablement plus grande que celle d'un simple vassal de la Tour, était digne de figurer parmi les hauts barons delà province. Ce qui nous
confirme dans cette opinion , c'est que ce prétendu seigneur de la Roddeest placé sur la liste de convocation, immédiatement après le seigneur de Cousons , premier baron du Forez , parent et proche voisin iu seigneur de la Rouë. L'erreur vient de ce que les deux noms de la Rodde et de la Rouë ont absolument la même signification , soit qu'on les prenne du mot latin Rota ou du mot patois Roda.
La terre de la Rodde t restée de temps immémorial dans la maison delà Tour-d'Auvergne, fut vendue par Catherine de Médicis, héritière de cette grande baronnie, à François de Chabannes , marquis de Curton , le 19 juillet 1587, confirmé le 29 avril 1588 (1).
la RODDE. — Autre château près de Lezat et de Montpensier.
la RODDE. — Il existe un château do ce nom dans la commune de la Capelle-del-Fraisse , près de Montsalvy, et une tour appelée Caylus , dans la commune de Roussy , même canton. Ce rapprochement fait penser que ces deux anciens manoirs ont vu nattre Guillaume de la Rodde et Arnaud de Caylus , chevaliers, qui accompagnèrent le roi saint Louis à la croisade en 1248, et qui après le désastre de la Massoure , contractèrent ensemble un emprunt à Acre r
(1) Voyei Baluxe, t. il , p. 180 , 803 , 80» , 530 , 833 , 547 , 385 , *48.-CAa&rol , t. iv, p. 293 , 208.
au mois de juin 1250. Toutefois, nous ne donnons cela que comme une conjecture , car il ne faut pas oublier qu'il a existé en Rouergue des familles d'ancienne chevalerie également connues sous les noms de la Rodde et de Caylus , qui peuvent aussi avoir donné des défenseurs de la foi , à l'époque dont il s'agit (1).
Le château de la Rodde , commune de la Capelle-del- Fraisse , était , dans le siècle dernier, la propriété de la famille de Senezergues, originaire d'Aurillac, anoblie en 1720, pour services militaires distingués.— Guillaume de la Rodde, chevalier croisé , portait :
De gueules , à la bande d'or.
(Voyex pl. 18, flg. 2.)
de la RODDE , seigneurs, barons de la Rodde , de Seneujols , de Mirmande , de Chevrac , d* Alteyrac , de Saint-Haôn , de Romagnac et autres lieux. — Très ancienne famille du Velay , laquelle a pris son nom de la terre de la Rodde , en Gévaudan , et qui remonte à Pierre de la Rodde , seigneur du lieu en 1231. Rcrtrand , son fils, établi en Velay, a été la tige de deux branches qui se sont perpétuées jusqu'à nos jours.
La première, restée en Velay, était représentée , en 1775 , par Henri-Hyacinthe -César, comte delà Rodde, baron
(1) Voyei Ut Salles des Croisades, publication de Gavard , 2* partie, p. 40.
de Sainl-Haôn et des étals du Vclay , lieutenant-colonel et chevalier de Saint-Louis , lequel n'avait alors que quatre filles.
La seconde branche, établie on Bourgogne, où elle a possédé les terres de Charna y , de Conde , de Baslosle , de Moncony et de Saint-Romain, est séparée delà précédente depuis 1601. Elle était représentée , à la fin du dernier siècle , par M. Marie-Etienne- Louis de la Rodde , capitaine de cavalerie , au régiment de Chartres , lequel épousa , par contrat passé au château d'Allanehe , en Auvergne , le 25 juillet 1774 , Marie-Charlotte-Rose de la Garde de Chambonas, fille d'Hector- Antoine-Dominique de la Garde , comte de Chambonas, ancien officier aux gardes françaises, chevalier de Saint-Louis , et de dame Marie-Louise-Magdeleine de Dienne de Cheyladet. De cette union naquit au château de Montcony , en Bourgogne , le 12 décembre 1775 , Marie- Charlotte- Françoise de la Rodde.
Cette famille a fourni ses preuves pour les honneurs de la cour, en 1776. Elle portait :
ARMOIRIES. — D'azur, i la roue d'or, ao ebef d'argent chargé de trois cherrons de gueules posés en faste (1). ;
(Voyeipl. 16,flg.3.) RODDE, seigneurs de Chalanial, d'Espinchal , de Ver- Ci) Voye* La Chenayt-det-BoU , *» édition , t. ut , p. 406.
nières, de Contaient, la Haye, Mon tpen lier (IJ, le Rabory, le Cros de Giorand , Saint-Hérent, le Cheix , Lavort , Chadeleuf et Neschers.
Matthieu Rodde , que nous croyons originaire de la ville d'Issoire , après avoir fait fortune dans le négoce , fut nommé à l'office déconseiller secrétaire du roi près la cour des aides de Clerraont, par lettres patentes du 13 juin 1729. 11 fit l'acquisition de plusieurs terres seigneuriales , entre autres celles du Chier, de Chadeleuf, de Neschers , de Montpenticr et d'Espinchal. Cette dernière lui fut vendue par Gasparde- Elisabeth d'Espinchal , veuve de Jean de Fontanges d'Auberoque, et par Henri-Joseph de la Garde de Chambonas, son gendre, avant 1716, époque à laquelle il en rendit hommage au roi. — Jacques Rodde , fils de Mathieu Rodde, écuyer, seigneur de Chalaniat, près d'Ardes, chevalier, seigneur de Yernières , inscrit dans le catalogue des nobles du ressort de la cour des aides de Clermont par arrêt du 16 décembre 1762, eut pour fils Mattlûeu Rodde de Chalaniat, officier au rgiment royal de la marine en 1753 , époque de son mariage avec M1Ie de Caldaguès. 11 devint lieutenant des maréchaux de France de la province d'Auvergne. — Joseph Rodde , seigneur de Grand-Prat , décédé en 1773, a été lieutenant général du duché de Mercœur, et Claude- César Rodde de Chalaniat fut promu au grade de lieutenant en second dans la garde d'honneur, le 3 octobre 1813.
(i) Il ne faut pas confondre celle terre de MontpenUer près de Vodable avec le duché de Monlpensier prés d'Aiguepcrsc. (Voyex ces deux noms./
Celte famille a été convoquée à rassemblée des nobles de la sénéchaussée de Riora en 1789 ; quatre de ses membres furent portés sur la liste «les émigrés en 1792. Elle est représentée aujourd'hui par MM. Frédéric , Alfred et Edouard Rodde de Chalaniat, habitant la Sauvetat, canton de Veyre-Monton (1).
ARMOIRIES.— D'ainr, à one étoile d'argent en chef et une roue à six rayons de même en pointe.
(Voyez pl. 16, flg.4.)
RODIER. — Pierre Rodier , issu d'une famille noble de l'Auvergne , était chanoine de la Cathédrale de Limoges en 1319 ; il fut chargé , avec Pierre de Galard , grand maître des arbalétriers , de sommer plusieurs villes de Flandre d'accomplir le traité de paix conclu avec le roi en 1320. Il eut aussi mission , la même année , de coopérer à la fixation des limites des villes de Lille , de Douai et de Béthune , et , à l'avéncmentau trône de Charles IV, dit le Bel , en 1322 , ce prince lui confia la charge de chancelier garde des sceaux , qu'il conserva jusqu'au mois de novembre 1323, époque à laquelle il fut pourvu de l'évêché de Carcassonne.
Ni les biographes , ni les généalogistes , n'ont indiqué le lieu de naissance de Pierre Rodier ; il paraît qu'il était des
(i) Noms féodaux, p. 833. — Chabrol . l. îv, p. 151 , 213 , 309 , 401, 801. — Annuaires militaires. — Convocation de 178».— Liste des Emigrés.
environs de Salers , car D. Goll nous fait connaître le nom de GuillaumeRodier, écuyer des montagnes d'Auvergne en 1277, et nous trouvons , à un siècle de là , une demoiselle Agnès Rodier, qui fournit reconnaissance féodale à Rigaud de Fontanges , seigneur du lieu en 1377. Le chancelier portait :
D'argent , an chevron de gueules chargé de trois molettes d'éperon d'or, et accompagné de trois trèfles de sinople.
(Voyeipl.ifl.flg. 5.)
MM. de Saint-AUais et Lainé avaient d'abord avancé que des neveuï du chancelier Rodier s'étaient établis à Carcassonne , et que leur postérité y subsistait en 1816 sous le nom de Rodier de Rruguière ; mais depuis lors , M. Lainé s'est rectifié ; il a dû convenir que la famille du chancelier était depuis longtemps éteinte , et que celle de Rodier de la Rruguière n'a été anoblie que postérieurement à 1700. En effet , ce nom ne figure pas dans les maintenues du Languedoc (1).
RODILLON. — On ne connaît de cette famille que Pierre Rodillon, non qualifié, possessionné près de Saint-Privat . et convoqué au ban d'Auvergne en 1543.
ARMOIRIES. — Inconnues.
(1) Voyex Saint AUaù , t il , p. m.-Diclionnaire dts origines 4e la NobUêity Un, p. 367. — Nobiliaire £ Auvergne, par M. Lainé, p. 79.
de R0FP1AC , ou ROUFFIAC , seigneurs deRoffiac , de Tanavellcs , de Mazerat , de Verdenat , de Liouzargues et autres lieux. — La terre qui avait donné son nom à cette famille est située à six kilomètres au nord -ouest de Saint-Flour, sur la route d'Aurillac. Le château, dont on voit encore quelques restes , avait , à une époque reculée , le titre de château souverain. Plus tard il releva du duché de Mercœur. Après l'érection du duché d'Auvergne, en 1360, Roffiac devint le siège d'un bailliage ducal , honneur dont il jouissait alternativement avec Andelat , Bredon et Chaudesaigues, jusqu'à l'année 1490 que ce bailliage fut définitivement fixé à Murât. La famille de Roffiac était l'une des plus anciennes de cette partie de l'Auvergne. — Geraud de Roffiac vivait en 1059 et 1073 ; Bernard de Roffiac était abbé de Pebrac en 1193; Guillaume de Roffiac, chevalier, neveu de l'abbé , figure dans des titres de 1223, 1265, 1269 ; et Raymond de Roffiac vivait en 1370. 11 parait que celui-ci ne laissa pas de postérité, et que les enfants d'Isabeau de Roffiac, veuve avant 1344, de Hugues d'Agreil , alias de Greil de la Volpilièrc, furent ses héritiers. Toutefois, dans la série de quatorze chanoines-comtes|que la maison de Roffiac a fournie au chapitre de Brioude depuis l'an 1200, il en est trois dont les admissions datent de 1417 , 1477 et 1522 , ce qui fait supposer que ceux-ci appartenaient à une autre branche (l),ou
(1) Une famille de Roffiac on Roufflac , descendant de Bertrand de Roufflac , qui testa en 152* , fut maintenue noble en Albigeois