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bien à la famille de Jouvenroux de la Trémolière , qui avait succédé à celle de la Volpilière , et qui se fondit elle-même dans la maison de Méallel de Farguescn 156i. Le château do Roffiac était au pouvoir des royalistes en 1591 , et ilappartenait encore aux comtes de Fargues en 1789 (1).
ARMOIRIES. — Inconnues.
de ROGER ou ROGfERS (de Rogkrio et de Rogerii), seigneurs de Rogiers , aujourd'hui Rouziers , de Leynhac , île Rillac , et autres lieux en Carladez.
Noblesse très ancienne a laquelle appartenait Guillaume, seigneur de Rouziers et de Rilhac , qui , suivant M. de Ribier du Châtelet , était frère de saint Rol>ert , fondateur de Vabbaye de la Chaise-Dieu (2). Guillaume donna des biens au chapitre de Brioude en 1067, et ce bienfait profita à sa famille , laquelle compta depuis sept admissions audit chapitre, savoir : Armand et Jean de Roger, en 123i ; François, en 1260 ; Raymond et Armand , en 1306 ; N. de Roger, en 1498, et Jean de Roger, en 1500 (3).
S'il n'est pas très certain que saint Robert fût île cette
le 3 Janvier 1099 et subsistait en 1792. {D'Aubaù , t. m, p. 121.— Liste de$ Bmigrét.)
Elle portait : D'argent, a trois bandes de gueules.
(1) Voyez Tanavelles, Greil, Jouvenroux et Mialltt.
if) Voyez les remarques que nous avons faites dans la notice relative à la famille de Rllbac, du Cariadez.
(3) Dictionnaire du Cantal, p. 2C3, 261.— Catalogue de Brioude
famille , on ne peut du moins contester à celle-ci d'avoir produit une autre célébrité qui , bien que plus profane , a laissé également des souvenirs durables. Nous voulons parler de Pierre Rogiers , fameux troubadour du douzième siècle. On sait qu'il séjourna dans les cours de plusieurs princes du midi ; qu'il chanta tour à tour la beauté et les grâces de la belle Ermengarde , vicomtesse de Narbonne ; les prouesses de Rimbaud , comte d'Orange ; la valeur et les vertus d'Alphonse II , roi d'Aragon (1), et que, dégoûté du monde, il alla finir ses jours dans le monastère de Grammont (2).
Marc , Raymond , et Pierre de Rogiers , damoiseaux , frères , transigèrent avec l'abbé de Maurs , au sujet de divers affares, le lundi avant la fêle de la Nativité de la Vierge 1295.
Guillaume de Rogiers et Pierre de Rogiers rétrocédèrent à Géraud de Naucaze un affure qu'ils avaient acquis de lui , et qui était situé dans la paroisse de Boisset. Cet acte est du samedi avant la fête de saint Martin 1298 (3).
Bkrnard de Roger, fils et successeur deRigaud de Roger, fournit reconnaissance féodale au vicomte de Cariât , à cause de son repaire de Giselme , mouvant du château de
(1) Tous ces personnages tenaient par les liens du sang à la maison de Cariât, ce qui explique la présence de Pierre de Rogiers à leurs cours respectives, et ils régnaient tous entre 1130 et 1197. Ce Pierre Rogiers n'est donc pas le même que celui que les sires de Baux firent périr en 1330 , pour avoir osé célébrer en vers trop libres l'amour qu'il ressentait pour Huguelte de Baux, leur sœur.
(2) Histoire des Troubadours.
(3) Titres originaux.
Toursac, en 1339, et Antoine de Roger, seigneur de Leynhac, accomplit semblable formalité en 1490 (1).
On ignore si la famille de Rogiers s'est éteinte ou si elle a formé la souche de quelqu'une de celles de même nom qui ont existé depuis dans les provinces méridionales.
ARMOIRIES. — Inconnues.
ROGIER-BE AUFORT , voyez Beaufort-Tirense.
de ROLAND, ou ROLLAND, seigneurs de Cromières, de Lescure, de la Bastide, de Vallon, en Auvergne, de Yieillevie , en Carladez et en Rouergue.— Le nom de Roland, ou Rolland, est très ancien en Auvergne; il figure parmi ceux des bienfaiteurs du monastère de Saint-Flour, en l'an 1007, et parmi les témoins de l'échange de Saint-llpize en 1201. — Bertrand Rolland , clerc , vivait en 1257, et Guillaume Roland , chevalier, en 1335. — Aymon , alias Aymeric Roland, premier du nom , seigneur de Cromières et de Vallon , épousa Dauphine d'Aurillac . déjà veuve de Bertrand de Cardaillac. Cette dame décéda en 1349 et fui inhumée dans l'église des Cordelière de la ville d'Aurillac , auxquels elle avait légué cent florins d'or. — Vezian Rolland , leur fils, eut plusieurs enfants, entre autres Olivier, Pierre et Pons Rolland , auxquels il céda la seigneurie de la Bastide en 1393. — Dans le même
(1) Nom féodaux, p. 83(1.
temps vivaient : Guillaume Rolland , vice-bailli des montagnes d'Auvergne en 1356 ; Landos Rolland, seigneur de Vieillevic en 1366 , et Jeanne Rolland , mariée en 1369 à Jean de Tournemire , chevalier, seigneur de Toumemire , de laRoquevieillc et de la Peyre-Jordanne. On trouve ensuite — Hugues Rolland , vivant en 1W9 ; Guillaume Rolland, chevalier, sénéchal de Roucrgue en 1430 et 1448 ;— Aymeric H, seigneur de Vallon, père de Marguerite Rolland, veuve de Jean de Lentilhac , seigneur du lieu , en Quercy, lorsqu'elle fit son tcstamment le 20 mars 1475. — Jean Rolland , seigneur de Vallon , qui , en sa qualité d'officier de Jacques d'Armagnac , duc de Nemours , vicomte de Cariât, obtint avec plusieurs autres gentilshommes d'Auvergne , dispense de servir au ban de 1475. 11 vivait encore en 1488 et fut vraisemblablement père ou aïeul de Jeanne Rolland, dame de Vallon , mere d'Antoine de Mellct , dit de Beau fort, seigneur de Vallon et de Pagas en 1550 (1).
Le sceau de Guillaume Rolland, écuyerdu bailli des montagnes, en 1356 , représentait une bande chargée de trois besants , ce qui s'applique aux armes de la famille de Gasc de Lescure, qui jiortait : de gueules, à la bande forgent chargée de trois besants (ou tourteaux) de sable.
M.lecuréTheillard, et après lui MM. Raulhac, de Ribier du Chatelet, Aigueperse, ont avancé que Jean Roland ou Rolant, évêque d'Amiens en 1376, créé cardinal en 1385, était de
(1) D. Coll. — Dictionnaire du Cantal, p. Î54. — Discours de M. Raulhac, p. 9 et 75. — Deluguet , p. 133. - Tablettes historiques ds l'Auvergne,
la famille Roland de Cromières dont nous venons de parler; mais il peut y avoir eu erreur de leur part, à moins d'admettre qu'une branche de cette famille s'était établie avant ce temps aux environs de Rochefort. Remarquons d'abord que l'historien des cardinaux français le fait naître dans le diocèse de Clermont ; qu'il fut le condisciple de Hugues Dauphin , seigneur de Saint-cirgues, près d'Issoire, né postérieurement à 1333, et que le château de Cromières, situé dans la paroisse de Raulhac , près d'Aurillac , ne faisait plus partie du diocèse de Clermont depuis l'érection de celui de Saint-Flouren 1317. Ajoutons de plus qu'on a la preuve de l'existence d'une famille Roland ou Rolant , dans la terre de Rochefort appartenant aux Dauphins, et qu'Antoine Roland , qui la représentait en 1450 , portail exactement les mêmes armes que le cardinal évôque d'Amiens , mort en 1388, c'est-à-dire :
D'azur, au eor de chaste d'argent lié de gueules, virolé de sable et accompagné de trois étoiles d'argent.
(Voyez pl. 16, flg. 6.)
Le cardinal avait ajouté à ces armes une cro$se d'or. 11 nous semble donc très vraisemblable qu'il y a eu deux familles différentes du nom de Rolland , l'une en Carladez , l'autre à Rochefort , et que c'est à cette dernière qu'appartenait le cardinal en question. Une dernière observation : les mômes auteurs ont répété d'après Baluzc, sans doute , que
Jean Kolland refusa le chapeau de cardinal que lui offrit le pape Clément VIL Ceci est encore 1res douteux , car tous les historiens des cardinaux l'ont considéré comme revêtu do la pourpre romaine, et placent sa promotion sous le pontificat de Clément VIL
Ce prince de l'Église eut l'honneur de bénir, dans sa cathédrale d'Amiens, le mariage du roi Charles VI avec Isabeau de Bavière , en présence de toute la cour, le 13 juillet 1385. Il mourut en 1388 et fut inhumé dans son église sous un superbe mausolée oîi se lisait une épitaphe renfermant un magnifique éloge de sa science , de son caractère , de sa piété , de sa sagesse , de ses vertus (1).
de ROLLAT , seigneurs , puis barons et comtes deRollat, seigneurs de Brugeac , de Marsat ou Marsay, de Varennes , de Châtelus , de Puy-Guillon , de Cournon et autres lieux en Bourbonnais et en Auvergne. — Famille ancienne que ses actes de féodalité font connaître depuis 1350. Elle compte plusieurs admissions aux pages et dans l'ordre de Malte, en 1704, 1720, 1772, 1773 et 1780, et elle a été convoquée aux assemblées de la noblesse des chAtellcnies de Gannat , de Chantelle et de Montluçon en 1789. Une famille Rollat , très honorable , habite la ville d'Aigueperse , et est repré-
(l)Voir V Hit loir e des Cardinaux français , par Dnehesne. — Pal use , 1. 1 , p. 191.— Armoriai de 1130.— Discourt dt M. Rau- Ihac , p. 9 , 73. — Dictionnaire du Cantal, par de Ribler du Chaiclet, p. 91 , 231. — Biographie des grands hommes d'Auvergne par Aiguepera.etc.
sentce par M. Jean-Baptiste Rollat-Larochelle , ancien maire, et par M. Jean-François Rollat-Montrepit, propriétaire ; mais nous ignorons si elle tient par les liens du sang à la famille de Rollat qui fait le sujet de cette notice , et qui portait :
ARMOIRIES. — Fascé d'argent el de sable.
Voyez pl. 16, fig.7.)
ROLLET, seigneurs de Rochcdagoux , de la Chaux-Neuville , d'Avaux , des Marets , de Mirabel , de Saint-Agoulin et de Lauriat. — Famille originaire des environs de Saint-* Pourçain , où elle avait rang de bourgeoisie dès l'an 1402. Elle a fourni deux trésoriers de France à Riom : Jacques Rollet avant 1683, et Antoine-Joseph Rollet, de 1710 à 1741; et c'est de l'exercice do cette charge , selon toute apparence, que découle le privilège de noblesse dont elle a joui depuis. Elle a été convoquée aux assemblées de Moulins et de Riom en 1789, et l'un de ses membres, ancien émigré , décoré de Tordre de Saint-Louis , habitait la dernière de ces villes en 1822. La famille Rollet a contracté des alliances avec celles de Ghazerat , de Chardon , de Veyny-d' Arbouse , de Faydit, de Vissaguet , etc., etc. (1).
Jacques Rollet de Lauriat, président et trésorier général de France à Riom , portait :
D'axor, an chevron d'or, accompagné de trois pensées de même.
(Voyexpl. 16, flg.8.)
(1) Nom féodaum , p. 340. — Convocation de 1789. — Chabrol , t. iv, p. 516,779.
de ROMAGNAG. — Le fief de Romagnac , situé dans la commune de Saint-Just-dc-Rccoux , sur la route de Saint- Flour à Montpellier et très près des limites du Gévaudan , a donné son nom à une famille de laquelle étaient : Hugues de Romagnac , écuyer, vivant en 1266 ; Jean de Romagnac , capitaine de Châteauneuf-sur-Truyère (ou Châteauneuf-de- Malîet , commune de Lavastrie), en 1540, et Bernard de Romagnac , alias Tuel ou Puel , convoqué au ban de 1543 (1).
ARMOIRIES. — Inconnues.
ROMANIARGUES. — Résidence noble, située dans la banlieue de la ville d'Allanche. Elle a longtemps appartenu à la famille Faydit , alias Faydin , dont quelques membres sont connus sous le seul nom deRomaniargues.
ROMEGOUX, ou ROUMEGOUX. Ancien fief du Carladez, aujourd'hui chef-lieu de commune dans le canton de Saint- Mnmet. Cette seigneurie a successivement appartenu aux maisons de Durban , de Méallet de Fargucs, de Barriac, de Scorailles , de la Valette-Gornusson et de Bourbon-Mala use . — Il est très douteux que le château de Roumegoux ait été le berceau de Hugon de Romegos , cité par M. de Ribier
(1)0. Coll.
du Cliâlelel , et que Ton voit figurer parmi les témoins du mariage de Roger, vicomte de Béziers, avec Alix , fille de Raymond V , comte de Toulouse , en 1171 ; il existe en Albigeois et en Languedoc proprement dit , plusieurs lieux de Romegoux qui peuvent aussi prétendre avoir donné leur nom au chevalier dont il s'agit (1).
ROMEUF. — Ce nom appartient à la fois à l'ancienne et à la nouvelle noblesse. — Etienne Romeuf , seigneur de Sadorny, était au nombre des chevaliers et écuyers qui prêtèrent serment de fidélité au nouveau comte d'Auvergne en 1415; et noble homme Bertrand Romeuf, de la ville d'Allanche , est rappelé comme défunt dans un hommage rendu par Jeanne Euvrige , sa veuve, au baron de Mercœur en 1493(2).
ARMOIRIES.— Inconnues.
ROMEUF. — Barthélémy Romeuf, d'une famille bourgeoise très honorable de la Voûte-Chillac t près do Langeac , assista à l'assemblée provinciale d'Auvergne , comme représentant du tiers état en 1787. Quatre de ses fus eurent une carrière bien remplie ainsi qu'on va lo voir :
(1) Chabrol, t. iv, p. 703. — Dictionnaire du Cantal , p. 252. — Baluxe, t il, p. 500.— Documents divers .
(2) Noms féodaux , p. 44, 45, 392.
1° Jean-Louis Romeuf , né à la Voûte-Chillac , le 37 septembre 1766 , embrassa la carrière des armes en 1789 , en qualité d'aide de camp du général marquis de La Fayette. En septembre 1791 , il fut nommé capitaine au 12e régiment de dragons , et en 1792 il faisait partie de Y étatmajor de l'armée commandée par le général de La Fayette. Frappé par les décrets du 18 fructidor , comme prévenu d'émigration, il se réfugia dans le Holstein-Danois, mais il ne tarda pas à être admis , ainsi que son frère , Jacques- Alexandre Romeuf, à faire partie de l'expédition d'Egypte. Après le 18 brumaire , comme chef d'escadron , aide de camp du général Matthieu Dumas , il fit avec lui les campagnes de l'armée de réserve et du Tyrol , sous les généraux Brune et Macdonald. En l'an XI , il était adjudantcommandant , employé aux camps de Bruges et do Boulogne, sous le commandement du maréchal Davoust. L'empereur le créa commandeur de la Légion d'honneur et le nomma gouverneur général du duché de Varsovie , en 1808. Le roi de Saxe , pour le récompenser de ses services , lui donna , au mois de mai de la même année , la décoration militaire de l'ordre de Saint-Henri. En janvier 1809 , il reçut de Napoléon une première dotation de 4,000 francs , et une seconde de 6,000 francs avec le titre de baron de l'empire , après la bataille de Ratisbonne. — En 1814 , élevé au grade de général de brigade , il alla remplir les fonctions de chef d'état-major d'abord dans l'armée d'Allemagne , et ensuite dans le premier corps de la grande armée , commandée par le prince d'Eckmulh. Il fut tué par un boulet de canon à la bataille de la Moskowa, le 7 sep-
tembre 1812. Ne laissant pas de postérité , l'empereur, par un décret , transmit son titre de baron à M. Jules Romeuf , l'ataé de ses neveux , fils de Claude Romeuf, et lui accorda de plus un majorât.
2" Jacques-Alexandre Romeuf , frère du précédent , naquit aussi à la Voûte-Chillac , le 19 novembre 1772, et embrassa également la carrière des armes. Il fut d'abord, en 1789 , capitaine aide de camp du général La Fayette , alors commandant en ebef de la garde nationale parisienne. En 1806 , il alla à l'armée de Naples , comme chef d'escadron , choisi pour aide de camp du général de division Dumas, qui y fut nommé ministre de la guerre. En 1807 , il remplit , à Gorfou , les fonctions de chef d'état-major du général Donzclot, et y reçut la décoration de l'ordre royal des Deux-Siciles, et en 1810 il fut élevé au grade d'adjudant-général et à celui de commandeur de l'ordre des Deux-Siciles. — Désigné par le roi de Naples pour l'accompagner en Russie , Jacques-Alexandre Romeuf fut attaché à sa personne comme aide de camp, avec le grade de général de brigade , le 7 septembre 1812. Le 5 décembre de la même année , il fut fait oftitier de la Légion d'honneur. 11 quitta le service de Naples on 18H, et rentra en France. Le gouvernement de la première restauration le nomma chevalier de Saint-Louis , le 20 août, et lui rendit son grade dans l'armée française , le 9 septembre. Le 8 août 1815 , il fut appelé au commandement de la Haute-Loire , et passa , le 16 octobre 1816 , avec le môme grade , dans le département de la Loire. Le roi lui donna le titre de baron en 1817, et le nomma , le 1" août
1821 , commandeur de la Légion d'honneur. M. Jacques- Alexandre Romcuf est mort à Paris, le 26 avril 18*5, laissant un fils unique , M. Alexandre Romeuf , marié à M"2 de Crouy-Chanel , et habitant le château de Champignolles, près d'Autun , où il dirige une grande exploitation agricole.
3° L'abbé Romeuf, second fils de Barthélémy, lut pendant très longtemps chanoine de la Cathédrale de Saint- Flour , où il est mort à l'âge de quatre-vingt-sept ans , le 22 janvier 1852 , regretté de toutes les personnes qui l'ont connu.
4° Claude Romeuf, frère aîné des précédents, était un des plus riches propriétaires fonciers de la Haute- Loire. Il prit naissance aussi à la Voûte-Chillac , le 1er septembre 1763. 11 fut d'abord conseiller de préfecture pendant vingt-cinq ans , puis membre du conseil général et maire de son canton. 11 est mort à la Voûte- Chillac , chevalier de la Légion d'honneur, le 12 juillet 1843 , laissant «le son mariage avec M110 Thérèse de Fauveau six enfants :
1° Jules Romeuf, décédé laissant quatre enfants , dont deux fils, MM. Albert et Jules Romeuf. Le titre de baron de son oncle , Jean-I,ouis Romeuf, tué à la bataille de la Moskowa, lui fut transmis par un décret impérial , ainsi que nous l'avons dit;
2° Ernesune Romeuf, mariée a M. Armand de Soulages, de la famille du maréchal de Vaux ; 3 Barthélémy Romeuf, officier supérieur au
corps d'état-major, ancien aide de camp du maréchal duc de Dalmatie , retiré du service le 24 février 1848, comme lieutenant-colonel d'état-major, officier de la Légion d'honneur et de Saint- Ferdinand d'Espagne , membre du conseil général de la Haute-Loire depuis quinze ans , nommé député au corps législatif en février 1852 ;
4° Amédéc Romeuf, entré au ministère des finances dès l'Age de 20 ans , est devenu successivement inspecteur des finances, payeur du département de la Loire , receveur général des départements de la Lozère , du Cantal et du Puy-de-Dôme, chevalier de la Légion d'honneur, ancien membre et secrétaire du conseil général de la Haute-Loire. 11 a épousé M11' Nélie Brun de Villeret, fille de M. le baron Brun de Villeret, lieutenant-général , dont l'Auvergne conservera longtemps le souvenir;
5° Louis Romeuf , entré dans la magistrature, en 1830 , à l'âge de 21 ans , a été successivement nommé substitut à Yssengeaux , procureur du roi à Moulins , premier avocat-général près la cour d'appel de Riom , et chevalier de la Légion d'honneur. Révoqué de ces fonctions à la révolution de février 1848 , il fut nommé conseiller à la même cour, le 1er octobre 1849. Comme ses frères , il a fait partie , pendant une quinzaine d'années , du conseil général de la Haute-Loire, qu'il a présidé consécutivement pendant les dii dernières années.
6° Mélanie Romeuf , mariée à M. te haron Alphonse Brun de Villeret, fils aîné de M. le lieutenant-général Brun de Villeret.
ARMOIRIES. — B'azar, à deux épées d'argent en santoir, cantonnées de quatre coquilles de même; i la bordure d'or, an quartier senestre de gueules, à une épée d'argent posée en pal.
(Voyez pl. 16, flg. 9.)
ROMM1. — Jean Rommi , écuyer, fit foi-hommage au roi en 1669, à cause de sa maison noble de Rommi. alias Rommy, paroisse de Miremont, généralité de Riom. Ce nom n'est pas compris au catalogue des nobles maintenus dans leurs privilèges en 1666, et il y a lieu de croire que ce n'est pas le nom patronymique de celui qui le portait.
ARMOIRIES. — Inconnues.
deRONAT ou RONNAT.— Famille originaire des environs de Saint-Cirgues. — Pierre Ronat, chevalier, fut présent à l'accord conclu entre Bernard, sire de la Tour, etGeoffroi de Pons , au sujet de ln succession de Cariât, le vendredi après la fête de la Pentecôte 1307. Après lui viennent trois chanoines-comtes au chapitre de Brioude , savoir : Bonnet de Ronat , en 13&i ; Gilbert , en 1360 ; et Armand de Ronat,
en 1411. — Pierre Ronnat , compris à l'Armoriai de 1450, portait:
fearlelé, aax 1" et i* fiscés d'argent et d'aznr, •ix S* et 3* d'argent, an lion de gueules.
(Voyex pl. 17,11g.
Une noblesse aussi bien constatée fait croire que Gilbert Rosnat , domicilié à Olloix , et Yves Rosnat , demeurant à Celles , près de Tlûers , tous deux condamnés comme usurpateurs de noblesse en 1656 ou 1666 , n'appartenaient pas à la même souche que les précédents. Cependant , il n'est pas sans exemple que des familles déchues de leur ancien rang par suite de pauvreté ou de dérogeance , se soient trouvées dans l'impossibilité de justifier d'une noblesse originelle d'ailleurs très réelle.
de la RONNADE , voyez André de la Ron.vade.
de RONET , ou RONNET. — Jean de Ronnet , écuyer, seigneur dudit lieu et de Montcleri , près de Moutaigut-en- Combraille , fit loi-hommage au roi en 1520 (1).
ARMOIRIES. — Inconnues.
de la ROQUE, seigneurs de la Roque-cos-Cornut, de Confolent, de Corbières, de la Faye, de Montmajour, d' Azenières,