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la maison de ailles, en 1138, 1451 et 1503; et à Antoine Andrieu, seigneur de la Gane, en 1590 et 1533 (1).
ARMOIRIES. — Inconnues.
1>E ROUSSILLON , comtes de Roussillon , sur le Rhône , seigneurs d'Annonay, d'Anjou, d'Ay, d'Albepine, de Vernay, de Peurs , de Rochetaillée, de Miribel , de Meymont , dUsson, de Veauce , de Seriers , de Beaudéduit et autres lieux , en Dauphiné, en Vivarais, en Forez, en Auvergne et Bourbonnais. — Grande et illustre maison du Dauphiné , possessionnée en Auvergne par suite de l'alliance de Gérard de Roussillon , avec Marthe Dauphiné , fille de Robert 1", comte de Glermont , dauphin d'Auvergne , avant 1260, et celle de Guigues de Roussillon , leur fils , avec Iselt ou Yselt d'Oliergues, dame de Meymont, qui testa en 1293. Ceux-ci laissèrent Gérard de Roussillon , deuxième du nom , que son père gratifia de la terre de Meymont , lors de son émancipation , en 1316. — Guillaume de Roussillon , que D. Goll cite sous la date de 1349, est sans doute le même dont la fille, Claude de Roussillon , épousa , vers 1400, Armand X , vicomte de Polignac. La maison de Roussillon s'est éteinte dans les maisons de Bourbon et de Tournon au quinzième siècle (2>.
ABMOIRIKS.-Êchiqnetéd'iifentetduir, à la bordure de gueules.
(Voyez pl. 15, fig. 7.)
;1) TUret originaux.— Inventair et de Madicetde Tinièrts. (*) Baluze , t. 1 , p. 171 ; 1. u , p. 268 , 873 , 704 , 705. — Nom* féodaux,?. 84» à 1847.
ROUSSON (BBRA17D), vassal de Seriers , inscrit à YArmortal de 1450, portait :
D'axar, à la bande d'argent accompagnée de trois étoiles de même, î en chef, I en pointe.
(Voyes pl. I6,flg. 8.)
le ROUSSOUX.— Ce lieu, situé dans la commune de Pleau\, en haute Auvergne, était anciennement une commanderie de l'ordre de Saint-.lean-de-Jérusalem (Malte), fondée par la famille de Merle , fondue dans celles de Guilhem et de Carbonnières , ainsi que le reconnut Thomas de Souville , grand-maître dudit ordre en deçà et au-delà des mers (1), dans un chapitre général tenu à Bougny, près d'Orléans, le mardi après la fête de l'Ascension 1282. Guy de Ribier en était commandeur environ l'an 1500. Cette comraanderie, sans doute peu importante , a dû être réunie à une autre par la suite, peut-être à celle de Cariai , car elle ne figure pas sur la liste de celles que l'ordre possédait en Auvergne avant 1789 (-2).
( 1) Thomas de Souville dc figure pas au nombre des grands-maîtres connus, nuis la daie à laquelle il parait ici, placée entre celle de la mort de Hugues de Ravel , en 1278 , et celle des premières actions de Nicolas Lorgue , en 1283, semble attester qu'il a régné dans l'intervalle , mais trop peu de temps sans Joute pour pouvoir léguer son nom a la postérité.
2) Généalogie de Carbonnière». — Archives de la famiUe dê Bibier.
i>b ROUX. — Pierre Roux fut évêque de Clermont de 1104 à 1110. Ce nom a été assez multiplié en Auvergne ; mais on ne le trouve ça et là qu'isolément et sans apparence de chaînons généalogiques, d'où il y a lieu de conclure qu'il a été porté par des familles d'origine différente. Quelquesunes de ces familles étaient nobles , d'autres ne l'étaient pas. Nous nous bornerons à citer les noms suivis de qualifications distinctives de noblesse : — Guillaume de Roux, damoiseau, assista au mariage d'Agne I"r de la Tour, seigneur d'Oliergues, avec Catherine de Narlnmne, en 1ÎW1. — Durand Roux, lieutenant de Guillaume de Bourlwn , seigneur de Classy, sénéchal d'Auvergne en 1371. — Noble Pierre Roux, lieutenant-général au bailliage ducal séant à Saint-Martin- Valmeroux en 1484. — Jean-Antoine de Roux , receveur général des finances en la généralité de Riom , puis lieutenant-général à la Sénéchaussée d'Auvergne , fils de noble Geraud de Roux , conseillera la même cour, fit foi-hommage à cause de la seigneurie de Pommort en 1669 et 1685.— Et enfin, Jean-Baptiste le Roux , c'euyer, fils de Christophe le Roux, secrétaire du roi, rendit hommage en 1716, à raison des seigneuries d'Anglars et d'Auzan ou du Dauzan, paroisses d'Anglars et de Paulhac, élection de Saint-Flour (1).
Lors des recherches de 1666, Claude Roux, sieur de Crespines , demeurant à Beaunionl-les-Randan ; Antoine de Roux , sieur de Bon-Recours, demeurant à Madrial, et N. de
(1) Baluxe, l. U, p. 378, 712 — D. Coll, p. 379 —Noms féodaux}, p. 833 , 85t.
Roux , sieur de Yiallc , près de Maringues , ne purent pas justifier de la qualité de nobles : le premier se désista ; le second fut condamné à l'amende ; et le troisième , qui était au service du duc de Bouillon , fit défaut.
Jean-Antoine de Roux, seigneur de Pominort , portait •
D'argent , à trois roses de gueules.
(Voyez pl. lMg. 9.)
ROUZAT. — Château près de Beauregard-Vendon , ayant appartenu à la famille de Courtaurel.
ROUZET. — Autre château près de Roche-Charles, ayant appartenu à la maison d'Anglars de Bassignac.
la ROUZ1ÉRE. — Ancien château , près de Saint-Agoulin.
de LA ROUZÈ1RE , voyez Bégon de la Roi zi ère et Arnaud DE LA ROUZIÈRE.
de ROYAC ou ROY AT. — Cette ancienne famille , depuis très longtemps éteinte, tirait son nom de l'une des plus riantes, des plus pittoresques localités de l'Auvergne, à une lieue de Clermont,
Pierre de Royac assista , avec plusieurs autres seigneurs du pays, à l'aliénation do la terre de Chamalières, consentie par les princes dauphins au profit de l'évéque de Glermont «nu mois de décembre 1196; et Bernard de Royac fut l'un des pleiges ou cautions que les mômes princes dauphins présentèrent pour garants du traité conclu entre eux et le sire de Bourbon , stipulant au nom du jeune roi Louis IX, le 9 février 1229. Ici s'arrêtent les seuls renseignements qui soient venus jusqu'à nous sur la famille de Royac ; mais à en juger par l'importance des actes auxquels Pierre et Bernard de Royac furent appelés avec la principale noblesse de la basse Auvergne , celte famille occupait un rang fort distingué (1).
ARMOIRIES. — Inconnues.
de ROYER , seigneurs de Marsal , près de Riom. — Suivant Chabrol , Raoul de Rover, chevalier, était seigneur de Marsat en 1270, et Catherine de Royer, son héritière, vendit cette terre, en 1326, à Pons de Vissac, de la famille du chancelier Etienne de Vissac.
D'un autre côté, la généalogie de la maison de Vissac nous apprend que Pons de Vissac tenait déjà la moitié de la terre de Marsat , en vertu d'une donation que lui en avait faite Henri de la Rottëre ; qu'à raison de cette moitié il fut en procès avec Humbert de Beaujeu , qui la lui contestait , et
;t) Voyet Baluzt , t. H , p. 26t , 776. - I). CoM.
Fci : S 'lenuont-F f
que ce ne fut qu'après avoir été maintenu en possession , en 1322, qu'il acquit la seconde partie de Catherine de Royer en 1326.
Il est probable que le nom de la Roaere et celui de Jfoyer, quoique orthographiés différemment , étaient le même. On ne peut voir dans cette différence que Tune de ces variantes dans lesquelles tombent si souvent les traducteurs et les copistes.
ARMOIRIES. — Inconnues.
de ROYÈRE, seigneurs do Vernoux, de la Clarelic et des Bardeties, paroisse de Saint-Cernin, de Sainte-Eulalie et de Saint-Martin-Canlaleîx , élections d'Àurillac et de Mauriac.
Il est présumable que cette famille était originaire du Limousin , bien que ses armoiries soient différentes de celles de deux autres familles de même nom et de la même province (1).
Elle a prouvé sa filiation depuis Guillaume de Royére , écuyex, vivant avant 1450, sixième aïeul de Louis de Royèro, sieur de Vernoux , ou Vernouse , qui demeurait à Besse , paroisse de Saint-Cernin lorsqu'il fut maintenu dans sa noblesse en 1666. Il fil foi-hommage au roi à cause de la
i) De Royèrc , seigneurs de Brigaat, paroisse de Royére , preuves remontant k 1420 : De gueules , à trois faites de vair.
De Royère . seigneurs de Royére , paroisse de la Roche l'Abeille, depuis ma : d'azur, «t Irois demivoU d'or.
maison noble des Bardelies avec- renies et toute justice , paroisse de Sainl-Martin-Canlaleix , 1669 et 1672.
Parmi les alliances de c ette famille on remarque les noms d'Armande, de Bellet, de Blanquet , de Malbec, de Crispelaine, de Peyrac, de Gliamps et de Cliapel de la Salle, qui , à l'exception du dernier, appartenaient tous au Périgord et au Limousin.
ARMOIRIES.— Parti an 1" d'atur , an lion rampant d'or accompagné de cinq étoiles d'argent posées en demi-orledu flâne d ex- Ire, cl de trois besants de même en pointe; an î8 de penles , à trois lévriers d'argent l'an sor l'antre.
(Voyenpl. 19, flg.l'M
des ROYS ou de ROAYS, seigneurs des Bordes , d'Echandelis, de Saigne-Longue, d'Auzat-sur-Allier, etc.
Lors des recherches, le 3 août 1667, la famille des Rovs justitia de quatre générations de noblesse remontant à 1533. Elle était établie dans le diocèse du Puy en Velay et y était connu» dès le treizième siècle. Jean des Roys ou de Roays, chevalier, qui vivait en 1253, et dont l'existence est constatée par un acte authentique, est la souche de cette famille. 11 se rendit garant , avec le seigneur de Chalcncon , d'une donation faite par Gilbert , seigneur de Polignac , à l'université des clercs du Puy.
Robert des Rovs, chevalier, seigneur des R»ys, paroisse de Saint-Martin-de-Brignan , près du Puy en Velay, vivait
en 138-2 ; il avait épousé Anne Ue Lavalette. Son nom figure et ses titres sont mentionnés dans un acte produit aux preuves de noblesse de Jacques des Roys, clianoine-comte de Brioude, en 1603.
Cinq autres chanoines-comtes de Brioude figurent sur la liste des religieux de ce monastère : Antoine des Roys, en 16.. ; Michel.de 1646 à 1673 ; Jacques, en 1663 ; Claude, en 1683, et Alexandre, do 1706 à 1722.
La famille des Roys, qui obtint v le 3 novembre 1785, l'honneur de monter dans les carrosses du roi , compte aussi trois chevaliers de Malte : 1° Marie-Etienne, admis le 14 décembre 1775 ; 2" Gilbert-Marie , le 14 mai 1776 ; et 3° Louis- Anne-Sylvain , le 25 février 1781. Ce dernier mourut à Thiers à la lin de janvier 1840.
Jean des Roys, fils de Rol>ert, épousa en 1390 Arnoya île Villard de Solignac.
Valentin* des Roys s'établit en Auvergne. 11 est la souche des seigneurs des Roys, d'Echandelis, des Bordes et autres lieux. 11 épousa , en 1502, Marie de Bourdeilles , qui lui apporta le fief d'Echandelis. Antoine des Roys, éeuyer, seigneur des Bordes , épousa Claude Dumas en 1533. — Jean des Roys , fils de Vidal , marié en 1560 à Marguerite d'Agrin-Durbas, est nommé dans le testament de Louis des Roys, son oncle. — Jacques des Roys épousa, en 1750, Marie-Gabrielle de Roquelaure, dont il eut six enfants, trois filles et trois fils ; deux de ses fils ont été commandeurs de l'ordre de Malte ; une de ses filles devint chanoinesse de Lavène , les deux autres épousèrent , l'une le comte de Palladuc , l'autre le marquis de Nettancourt-Yaubecour.
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Claude-Etienne- Annet des Roys, héritier du nom, du titre et des armes de la famille des Roys , commença sa carrière comme page des grandes écuries du roi Louis XV ; il fut ensuite page du Dauphin , et premier page attaché au service de Louis XVI. Sorti des pages il fut élevé au grade de capitaine dans le régiment Dauphin-cavalerie. Il donna sa démission en 1783 pour épouser en premières noces Anne-Josèphe-Léonard de Saint-Cyr. Par cette alliance il devint propriétaire de la terre de Puydeau , en Limousin , de la seigneurie de Saint-Laurent et de la baronnie de Saint- Cyr. — Après avoir exercé les fonctions de grand sénéchal d'épée du haut et bas Limousin , M. des Roys présida les assemblées de la noblesse, et quand la révolution éclata, les suffrages de ses concitoyens l'appelèrent à siéger à rassemblée constituante. Pendant la Terreur il lut incarcéré dans le Limousin , et à sa sortie de prison il se rendit en Auvergne, où il contracta un nouveau mariage avec madame Amable- Henriette de Chauvigny de Blot , veuve du comte de Sévérac, de laquelle il n'eut point d'enfant. 11 se fixa dans le Bourbonnais, exerça pendant plusieurs années les fonctions de maire de la ville de Moulins, et présida trois fois, sous l'empire, le collège électoral du département de l'Allier. En 1815, il fut décoré de la croix de Saint-Louis. De son mariage avec Anne-Josèphe-Léonarde de SainlrCyr, naquit au château de Puydeau (Haute-Vienne), en 1788, Etienne-Annet , comte des Roys , auditeur au conseil d'Etat de 1809 à 1814, époque à laquelle il épousa la fille unique du général Hoche, qui l'a rendu père de deux fils. — Après avoir exercé pendant plusieurs années les fonctions de membre
du conseil général do l'Allier, M. Etienne-Annet des Roys fut élevé à la dignité de pair do France par ordonnance du 11 octobre 1832. Ses deux fils sont :
1° M. Amable-Claude des Roys, né à Paris le 5 octobre 1818 , ancien afficier au 7e régiment de cuirassiers, marié à mademoiselle Elise de Domercq ;
2° M. ErnesMiabriel des Roys, né le 4 avril
ARMOIRIES. — D'axur, à la bande d'argent chargée de trois étoiles de gueules.
Voyez pl. 19, flg. 2.^
Suivant le Dictionnaire universel de la noblesse , publié par de Courcelles en 1820, une autre famille des Roys, seigneurs de Léuignan , établie à Beaucaire, en Languedoc , serait originaire de l'Auvergne et prouverait sa filiation depuis Pons des Roys, vivant en 1200. Ce qu'il y a de certain, c'est qu'elle a été maintenue dans sa noblesse à Nismes le 1er janvier 1669, sur preuves remontées à Guillaume des Roys ou Desrois, marié le 7 novembre 1530 avec Magdeleine Darlot, laquelle était veuve en 1570 (1).
de la RUE. — Baltbazar de la Ruë , possessionné près
'il Mcliotmaire de la Noblesse , par de Courcelle», t. tf , p. 260. —D'Aubais, i. il, p. 107.
de Tournoél et de Pontgibaud, fut convoqué au tan de 1543. 11 portait :
D'argent . à trois fastes de gueules (1 }. (Voyeipl.19, flg.3.)
de RUFFfc , voyez de Vienne- de-Ruffey.
de RUINES. — La terre de ce nom , située h dix kilomètres à l'est de Saint-Flour, forme aujourd'hui l'un des chefs-lieux «le canton du département du Cantal. C'était l'un des principaux membres du duché de Mercœur ; plusieurs châtellenies et fiefs inférieurs en relevaient. Cette terre a eu des possesseurs de son nom. — Gausfred de Ruines et Aicie ou Alcie, sa femme, donnèrent en bail à fief , à Bernard, religieux de l'abbaye de Moissac , une terre sise en la paroisse de Saint-Loup (Vedrines), le 4 des ides de mai 1119. — Bertrand de Ruines assista, avec un nombreux concours de la haute noblesse du pays , au contrat de mariage d'Alixent de Merweur avec Aymar de Poitiers , comte de Valentinois, au mois d'avril 1268. Apres l'extinction de cette famille (!),
(1) D. Coll.
12) Dans an nouveau Catalogue de* chanoines- comtes de Brioude, publié par M. Lainé dans le IV volume des Archives de la Noblesse , figure le nom de Michel de Ruines , sous la date de 1454, mais ce doit ôto*e une erreur. Il n'esi pas probable que la famille de Ruines subsislail à celte époque.
la lerre de Ruines suivit la destinée de celle do Mercœur et elle en a toujours lait partie (1).
ARMOIRIES. — Inconnues.
de Rl'LHAC. — Durand de Rulhac, possessionné dans la mouvance de Montpensier, fut compris dans Y Armoria! de 1 tôt) ; il portait :
D'or, à la bande de sable chargée de trois lions d'or.
(Voyez pl. 10, flg. 4.)
de RULLY, ou RU1LLY. — Jean de Ruilîy et Marguerite, sa sœur, furent anoblis au mois d'avril 1399. — Jacques de Rully, élu président à mortier au parlement de Paris, le 22 mai 1403, acquit en 1409 les rentes des terres de Mallet, de Turlande , de Châteauneuf-de-Mallet et de Vigouroux , appartenant au vicomte de Murât. 11 mourut la même année, laissant de Jeanne Giffarde , sa femme : 1° Philippe de Rully. écuyer, premier valet de chambre du roi et garde des deniers de ses coffres ; 2° Louis de Rully ; 3° Itier de Rully , vivant tous en 1409. 11 est douteux que la famille de Rully ait pu se maintenir en possession des rentes acquises , vu l'état où se trouvaient alors les affaires du vicomte de Murât, obligé lui-même de soutenir la guerre et des proc?»s contre
(1. r«re* de f Abbaye de Moùtae, vol. i, p. 230—Baluzt , t. il, p. 288 — Chabrol , t. îv, p. 58 , 02 , 703.