‹ Nobiliaire d'AuvergneChapitre 13 sur 21 · Tome m · texte numérisé non relu

Tome m

D'HOSTUN, ducs d'Hostan, marquis de Tallard, seigneurs d'Ariane, de Claveysson (1), de Mercurol, de Bothéon , etc. , etc. — Famille d'ancienne chevalerie qui avait pris son nom d'une terre située en Dauphiné, érigée en duché -pairie le 9 mars 1713. Le père Anselme en a donné la Gliation depuis Guillaume d'Hoslun, qui fit son testament en 1311. Après la réunion du Dauphiné à la France, la maison d'Hostun s'attacha au service de nos rois. Antoine d'Hostun, damoiseau, était sénéchal du Valcntinois sous Charles VII, et commanda une compagnie d'arbalétriers sous le maréchal de Boucicaut. Il eut pour enfants Jacques et Jean d'Hostun qui formèrent branche, savoir :

Seigneurs de Clavrysson, de Mercurol et de Muriel. Jacques d'Hoslun fut l'auteur de celle-ci. Il épousa, avant 1434, Béatrix. de Claveysson, dame et héritière deClaveysson, fille de Geoffroy, seigneur de Claveysson. Il fut stipulé au contrat que les enfants qui nattraient de cette union, porteraient les armes de Claveysson avec celles d'Hostun. Geoffroy d'Hostun, son fils aîné, servit contre le duc de Bourgogne , et mourut en 1505 ; il laissa de Jeanne Bolomicr, Louis d'Hostun, qui continua la posté-

(1) Il existe un cbàteau de ce nom dans la commune de Claveissols en Beaujolais, aujourd'hui arrondissement de Villefranche , mais la terre de Claveysson , échue à la maison d'Hostun avant 1434, est située près de Saint- Valier, en Dauphiné (Drome).

rité, et Antoine d'Hostun, grand-maréchal de Tordre de Malte, et commandeur de Chazelles en Forez (1515).

Charles d'Hostun, Ois de Louis, déjà nommé, et de Meraude de Montchenu, épousa en 1574 Elisabeth de Beaufremont, de laquelle issut Florisel d'Hostun, allié en 1602 avec Jeanne d'Apchon, fille de Charles, seigneur de Toarnoëlle, et d'Eléonore de Gadagne. De cette union naquirent deux enfants : 1° Charles d'Hostun, mort en bas âge ; 2° Magdeleine d'Hostun, mariée en 1618 à Claude le Loup, seigneur de Bellenave.

Marquis de la Baume-d'Hostun et de Tallard, comtes de Verdun, barons de Bothéon, seigneurs d'Arlanc, etc. — Jean d'Hostun, frère puîné de Jacques, fut la tige de cette branche et trisaïeul d'Antoine d'Hostun de la Baume, conseiller du roi en ses conseils d'Etat et privé, capitaine de cinquante hommes d'armes des ordonnances, sénéchal du Lyonnais, maréchal-de-camp en 1614, décédé en 1616. Il avait épousé , au château de Bolhéon en Forez , le 22 mai 1584, Diane de Gadagne, seconde Glle de Guillaume de Gadagne, sénéchal de Lyon, et de Jeanne de Sugny, dame de Bot hé on. Balthazar d'Hostun , son fils, substitué aux nom et armes de Gadagne, fut sénéchal du Lyonnais après son père. Il devint seigneur d'Arlanc par son mariage, contracté le 18 juin 1613, avec Françoise de Tournon, fille aînée de Just- Louis de Tournon, seigneur d'Arlanc, sénéchal d'Auvergne. Roger d'Hostun, issu de ce mariage, fut seigneur d'Arlanc, marquis de Tallard, etc., etc. n s'allia, le 17 mai 1648, avec Catherine de Bonne-d'Auriac, de laquelle naquit Camille d'Hostun, marquis de

Tallard, maréchal de France en 1703, créé doc d'Hostun en 1712; ministre secrétaire d'Etat, conseiller au conseil de régence, chevalier du Saint-Esprit, mort en 1728. Le maréchal de Tallard gagna la bataille de Spire en 1703, et perdit celle d'Hochstedt en 1704. Cette maison s'est complètement éteinte en la personne de Marie-Joseph duc d'Hostun, pair de France, gouverneur de la Franche- Comté en 1720, chevalier du Saint-Esprit en 1724, mort le 6 septembre 1755, n'ayant eu de Marie-Elisabeth- Angélique-Gabricllc de Rohan, qu'un fils unique, Look- Charles d'Hostun , mort avant son père le 19 septembre 1739. La maison d'Hostun portait les armes de celle de Gadagne en vertu de substitution (1).

ARMOIRIES. — De gueules , à la croix denehée d'or.

(Voyeipl.tMg.l-.) l'HUILLER , voyez Lhciller.

d'ISSAC— Pierre d'Issac, damoiseau, fondé de procuralion d'Isabelle de Rhodez, vicomtesse de Cariât, igure dans deux actes rapportés par Baluze, t. Il, p. 663, 565; le

(1) La maison de Gadagne, originaire de Florence, a possédé la terre de BoOifon en Forei, par succession de Jeanne de Sajrny, épouse de Guillaume de Gadagne, sénéchal du Lyonnais, qui ne laissa que des filles mariées dans la maison d'Apchon, (THoslun, de Monieynard, d'Albon et de Milte-de-Chaumont.

premier portant la date du mercredi après la fêle de Saint- George* 1324; le second est du dimanche après Sainte* Marie-Magdeleine 1325.

ARMOIRIES, — Inconnues,

des ISSARDS. — On trouve trois chanoines-comtes de Brioude de ce nom : Thomas en 1320, autre Thomas en 1411, et François en 1640. Ce dernier portait sans doute un nom de terre. N. Issard, damoiseau, possédait fief dans la paroisse d'Hauterive, en Bourbonnais, en 1377, et Jean de Littard ou de Vhsard, vassal de Vodable en 1450, portait pour armoiries :

D'or, a la fasce échiqoetée d'argent et de sable.

D'ISSERPENS ou des SERPENS, seigneurs d'Isserpens, de Chftteauronx, de Semelles, de Ghitain, du Gluzel, barons de Rochebaron, comtes de Gondras, en Bourbonnais, en Auvergne, en Forez et Vivarais. C'était l'une des plus anciennes et des plus opulentes maisons du Bourbonnais, ainsi qu'on peut en juger par les nombreux actes de foihommage qu'elle a rendus depuis 1239. — Pierre d'Isserpens, abbé de Mauzac, de 1252 à 1267, fut excommunié trois fois pour avoir voulu soustraire son abbaye à l'obéissance de l'abbé de Clony. — Louis d'Isserpens, fut inscrit

à l'Armoriai de 1450. Gilbert d'Isserpens était seigneur de Chitain en 1506. Jean d'Isserpens, dit des Serpents, chanoine-comte de Lyon, vivait en 1516. Clande d'Isserpens ou des Serpents, comte de Gondras, domicilié au château du Cluzel, paroisse de Saint-Ebles, élection de Brioudc, Gt défaut à la citation de la commission des recherches en 1666. Il avait eu d'Antoinette de Chalencon, héritière de Rochebaron, trois Çllcs, savoir :

1° Catherine d'Isserpens, mariée vers 1650 à Louis de la Rochefoucauld, comte de Laurat;

2° Gabrielle d'Isserpens, alliée en 1654 à Louis- Antoine de la Rochefoucauld, frère du précédent.

3° Susannc d'Isserpens, mariée en 1638 avec Armand, vicomte de Polignac, qui, après ellc t eut deux autres femmes.

ARMOIRIES. — D'or , an lion d'ainr.

(Voyez pl. l*,flg. 3.)

HIER ou YTIER, seigneurs de Gurande, barons de Joran, d'Ambret, etc., etc.

Le nom d'Hier a été très en usage dans les vieilles races féodales ; on le rencontre dans les généalogies des maisons do Mercosur , de Rochefort , de Mardoçne , de Dicnne , etc., etc. ; mais il n'est devenu héréditaire que dans un très- petit nombre de familles. L'une d'elles, celle des barons de Joran , que nous croyons appartenir au Vivarais, a fourni six chanoines-comtes de Brioude,

depuis 1269 jusqu'à 1575, et elle a contracté des alliances avec les maisons de Polignac, de Touraon, de Montaigu et de la Fayette-Champetièrcs. Jean Hier, damoiseau , membre de cette famille, déclara, dans un acte de foihommage de 1451, que ses ancêtres tenaient la seigneurie deGuirande depuis 1264, nommément Beraud Itier vivant en 1341.— Pierre Itier et Raimond Itier, oncle et neveu, Tarent successivement décorés de la pourpre romaine de 1340 à 1385; mais les historiens disent ceux-ci originaires du Périgord (1).

ARMOIRIES. -Inconnues.

IZARN, barons de Fraissinet, de Neyrac, de la Guépie, marquis de Valady, seigneurs de Puy-Mourier et de Saint- Jouéry, en Rouergue et en Carladez. C'est l'une des plus anciennes et des plus nobles maisons du Rouergue, connue depuis Ogon Izarn, qui vivait en 1102. Bertrand Izarn était abbé de la Chaise-Dieu en 1176. Cette maison a obtenu les honneurs de la cour en 1785, sur preuves remontées à Pierre Izarn, damoiseau, vivant en 1315 et 1337. Il est sorti de cette souche un grand nombre de chevaliers de Malte, des capitaines de cinquante et de cent hommes d'armes, des capitaines de chevau-Iégcrs , des gouverneurs de places, des chevaliers de l'ordre du roi ; et sui-

(i) Nom Féodaux, p. 102*. — Catalogue de Brioude, etc., elc.

vanl Saint-AUais , un lieutenant do roi dans la haute Auvergne, vers le milieu du dernier siècle. Le chef de la branche aînée, marquis de Valady, député de l'Aveyron à la Convention nationale , fut mis hors la loi le 28 juillet 1793, comme fédéraliste, et condamné à mort par le tribunal révolutionnaire, le 5 décembre suivant. La seconde branche était représentée naguère par M. Louis d'Izarn-Fraissinet-Valady, ancien mousquetaire, père de plusieurs enfants. La maison d'Izarn a été possessionnée en Auvergne par suite de ses alliances avec les maisons de Mpntvallat, de Pestels, de Scorailles-Roussille , de Dienne-Cheyladet, etc., etc. (1).

ARMOIRIES. — D'ainr, an lévrier d'argent; an chef de même chargé de trois étoiles de gueules.

(Voyezpl.i4,flg.4.)

JACQUARD ou JACQUART, seigneurs d'Arthaud et de la Corne, paroisse de Sainl-Gcrmain-sous-Usson. — Lors des recherches de 1656 à 1666, Jean Jacquard, dont la production avait été déférée au conseil d'Etat, fut con-

(i) Comte de Waroquier, t. n, p. 214. — Dictionnaire véridique, par Lalué, p. 157. — Dictionnaire de laNoblette, par Courcelle» , t. m, p 309 , 310.— Saint- AUaii, t. tu, p. 385. — Chabrol , t. iv, p. 847. — Tableltee historiquet, t. vu, p. 204.— Branche, t. i, p. 202.

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