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damné comme n'ayant pas suffisamment justifié sa noblesse. Cependant nous trouvons dans la généalogie de la maison de Chavagnac, dressée par d'Hozier, mention de François Jacquard, seigneur d'Arthaud, marié le 11 février 1564, avec Geneviève de Chavagnac, de laquelle il avait deux fils en 1580, François et Antoine Jacquard. Cette preuve, dont on ne peut contester l'authenticité, semble indiquer que les titres de la famille Jacquard , qui est peut-être la même que celle d'Arthaud , ont pu être mal appréciés , et par la commission des recherches et par le conseil d'Etat. Voyez Artaud ou Arlhaud.
de JACQUES, voyez de Gâches.
de JACQUES, seigneurs d'Arnac, de Copiac de Cornac, de Fontvergne, de la Bastide, de la Cbassaigne et de Roussi lie, en Limousin et en Auvergne. Cette famille a des alliances distinguées et des services militaires honorables. Son premier auteur connu est Aymard de Jacques, écuyer, seigneur de Copiac, qui , en récompense de services rendus au roi Charles VII, obtint de ce prince, le 20 août 1453, exemption de toutes charges et contributions. Ses descendants au sixième degré furent maintenus dans leur noblesse en même temps en Auvergne et en Limousin
en 1666, sur preuves Gliatives établies depuis ledit Ayraard de Jacques, époux de Marguerite Parrete, en 1497.
ARMOIRIES. — D'atur, à deux étoiles d'or en chef , el un croissant d'argent en pointe.
(Voyez pl. 14,fig. 5.)
de JADOLHES. — On trouve dans les preuves de la maison d'Auvergne le nom de Hugues de Jadolhes, chevalier, qui assista avec Pierre de Cornon, Amblard de Murols , Robert de Vichy et Hugues de Neuville , au contrat de mariage de Godefroy d'Auvergne, dit de Boulogne, seigneur de Montgascon , avec Jeanne de Ventadour, le jeudi 3 août 1375 [Baluzep. 169).
de JADON, seigneurs de Saint-Cirgues et de Barbessanges, élection de Riom. — Lors des recherches de 1666, Jean Jadon justifia de sa noblesse et des services militaires de ses ancêtres, depuis autre Jean de Jadon, son bisaïeul, vivant en 1540. Dans les mêmes preuves sont compris Gabriel et Jean-Louis de Jadon, enfants du produisant, tous deux au service , le premier dans les mousquetaires de la garde, le second en qualité de lieutenant d'infanterie au régiment de Normandie. Cette famille comptait alors des alliances avec les maisons de Reynaud , de Montclar,
de Lormo-Paignat , de Léotoing, d'Allemagne et de Teraules.
ARMOIRIES. — D'aior , au rocher d'or lomné d'an oiseau de même.
(Voyez pl. 14, flg. «.)
JAFFINEL oo JAPHINEL , seigneurs de Peyrusse, d'Auriac, d'Espalen, de Yaluéjol, de la Penide, de Liouzargues, près de Saint-Flour et de Blesle. — Famille trèsancienne, qui a compté quatre admissions au chapitre de Brioude, en 1323, 1337 et 1341. Bertrand Jaffinel, époux de Catherine de Tanavellcs, dame de Liouzargues, vivait en 1317 et 1329. Jaubert Jaffinel et Agnès de Léotoing- Charmensac, sa femme, eurent entre autres enfants, Jean Jaffinel, damoiseau, qui rendit hommage pour le château de Peyrusse, en 1397, et Alix de Jaffinel, mariée vers 1390, à Guy de Montclar, seigneur de Montbrun. Celui-ci transigea avec Jean et Philippe Japhinel, père et fils, en 1392, 1425, 1428. Il est dit dans la première de ces transactions, que les rentes assignées pour la dot d'Alix Jaffinel, n'avaient pu être payées, attendu que les lieux sur lesquels elles étaient assises, avaient été occupés par les Anglais, ennemis de la France. Philippe Jaffinel, déjà cité, fut inscrit à l'Armoriai de 1450; mais cette famille dut s'éteindre peu après, et la terre de Peyrusse a passé depuis dans la maison de Prat de Gondoles, qui la possédait en 1540, et ensuite successivement, aux familles de
Brives el d'Auteroche, qui firent foi-boramage au roi en 1609 et 1723 (1).
ARMOIRIES. — D'argtit, i la croii fleurdelisée de gueules, chargée en cœur d une croiselle d'argent.
(Voyeïpl.H, flg. 7.)
dk JALASSET, voyez db Bouchard de Jalasset.
JALAVOUX — L'ancien fief de ce nom, situé dans la paroisse de Vergezac, près des limites du Velay, a été l'objet de longues contestations entre les officiers de justice et de finances des provinces d'Auvergne et de Languedoc, qui prétendaient respectivement y avoir juridiction. Il appartenait à la famille de la Tour-Saint- Vidal, en 1531, à celle de Lcspinat en 1540, et le siècle suivant, à Jean Bernard, ancien lieutenant-général au siège royal du Puy, qui porta ses réclamations contre les habitants de Vergezac , d'abord devant les élus de Brioude en 1682, et ensuite aux états de Languedoc en 1683 et 1684, et il fut alors produit des lettres patentes de l'année 1306, qui
[i] Catalogue de Brioude. — D. Coll. — Inventaire de Montclar. — Noms féodaux, p. 528, 4*, 185. — Chabrol, t. îv, p. 416,
adjugeaient à la sénéchaussée de Nîmes tous les lieux du diocèse du Puy, et au bailliage d'Auvergne, tous ceux du diocèse de Clermont(l).
J ALTON Y. — Terre considérable du Bourbonnais, possédée dès l'an 1230, par une famille du nom de Chatillon, fondue en 1289 dans la maison des Dauphins d'Avergne, qui vint en possession définitive de Jaligny, en 1331. — Un seigneur de Jaligny avait fonde l'abbaye de Montpeyroux, près de Thiers, avant 1209 (2).
JANOLS. — Un chevalier de ce nom, Jean Janols, fut présent à un acte du mois de juillet 1230, par lequel Guillaume, Dauph n d'Auvergne, comte de Clermont, assura à Catherine, sa fille, et à Guichard de Beaujeu, ion mari , la possession des terres de Montferrand et d'Herment (3).
ARMOIRIES. — Inconnoes.
(1) Mémoire relatif aux limilet du Velay avec l'Auvergne et U Fores, par Dominique, parde des Fauchera, notaire à Craponne , 1777, p. 1 1 , 12 , elc. — Chabrol , 1. 1 v , p. 776 , 777.
(2) Nomt féodaux, 529. — Baluze. — Chabrol. — Catalogue de Brioude.
(3) Baluxe, t. u, p. 263 , 204.
JAR. — Pierre Jar, vassal de Vissac, fut compris à l'Armoriai de 1450.
ARMOIRIES. — De gueule», an ehe?roo d'argent, à la bordure d'or.
(Voyeipl.l4,flg.8.)
de JARENTE.— Famille très-distinguée de la Provence, à laquelle appartenait Balthazar de Jarente, premier président à la chambre des comptes et à la cour des aides d'Aix, en 1517, évêque de Vence en 1531, de Saint-Flour en 1542, et archevêque d'Embrun en 1553, et Louis- Sextius de Jarente, évoque d'Orléans en 1758, chanoinecomte de Brioudc, en 1760, commandeur de l'ordre du Saint-Esprit en 1761. Depuis le XIV» siècle, cette famille a donné des conseillers et procureurs généraux aux parlements de Provence et de Toulouse, des présidents et conseillers à la chambre des comptes et à la cour des aides d'Aix ; des chambellans de leur majesté les rois de Naplcs, comtes de Provence, ducs de Lorraine; un ambassadeur à Rome en 1480; des chevaliers des ordres de Saint-Michel et de Malte, et plusieurs autres personnages marquants.
ARMOIRIES. — D'or, au sautoir de gueules.
(Voyez pl. 14, flg.9.)
de JARRIE, seigneurs d'Aubières, de Clcrvaux, de Saint- Avit, de Cognât et de Laschenal. — Cette famille était sans doute originaire du Bourbonnais, où des seigneurs du même nom possédaient des Gefs dès le commencement du XIV e siècle. Tels furent Hugues de Jarrie, chevalier, nommé dans un hommage d'Alise du Vernet, dame de Saint-Geran-le-Puy, en 1300, et Guy de Jarrie, damoiseau, possessionné dans la mouvance de Billy, en 1322 (1).
Jean de Jarrie, seigoeur de Clcrvaux, l'un des cent gentilshommes de la maison du roi , épousa , par contrat de 1542, Catherine de Montmorin, héritière d'Aubières, avec stipulation expresse , que leurs enfants porteraient le nom et les armes d'Aubières, et l'on voit en effet que Claude, Gilbert et Jean d'Aubières de Jarrie, leurs petitsfils, furent admis dans l'ordre de Malte aux mêmes conditions, en 1599 (2). Gilberle d'Aubières-Jarrie porta, vers 1600, les biens de cette maison dans celle de la Rochebriant , d'où ils passèrent à MM. de Montagnac et de Chabannes (3). Voyez Aubières et Damas.
ARMOIF.IES.~- D'or, à la faste de sable, (voyeipl 15, flg. lr«0
(1) Nom* féodaux, p. 535, 987.
(2) Vertol , édition de 1753, t. tu, p. 124.
(3) Chabrol, l. îv, p. 0», 170, 202.
de JARRIER, seigneurs de Trachaise, paroisse de Coudât, près d' tiennent. — Jacques et René de Jarrier, frères, justifièrent, en 1666, de titres établissant qu'ils descendaient de Vincent de Jarrier, vivant antérieurement a 1529, et ils montrèrent que leur part dans une série de services militaires distingués rendus à l'Etat, n'était ni moins belle ni moins méritoire que celle de leurs aïeux. Ils avaient alors des alliances avec les familles de Coustaves, de Courteix, de Montrognon, de Bosredon et d'Auclerc. François de Jarrier, écuyer, fils d'Antoine, qui fit foi-hommage au roi en 1670, à cause de Trachaise, est le dernier que nous connaissions.
ARMOIRIES. — ft'azor , à quatre bandes
oo eotiecs d'or.
(Voyeipl.i5,fig.2.)
de JARRY. — Il existe dans la commune de Paulhac, près de Saint-Flour, un fief de Jarry, qui paraît avoir eu des possesseurs de son nom. Raymond de Jarry, époux d'Isabeau de Hauteville, vivait en 1225, et Bompard de Jarry, en 1338. D'après l'indication de D.Coll, qui renvoie de ce nom à celui de Gas, ou Gasc, nous avons cherché, mais en vain, un rapprochement qui put faire supposer une communauté d'origine. On ignore l'époque à laquelle
cette famille s'est éteinte on expatriée (1); mais on sait que le fief de Jarry appartenait aux XVII* et XVIII* siècles , à MM. du Bois, de la ville de Murât, qui firent foihommage au roi en 1669 et 1723. Jean du Bois, seigneur du Jarry, était l'un des partisans de Gaston, duc d'Orléans, lors de la révolte de ce prince, en 1632 (2).
ARMOIRIES, — Inconnu».
de JARRIGE, seigneurs de Jarrige, de Navastc, de Nuzerolles, de Saignc-Monleil et de la Veyssière, dans les paroisses de Salcrs, de Saint-Bonnet, d'Anglars et de Trizac, élection de Mauriac. Aux portes de la ville de Salers, on voit l'ancien chûteau de Jarrige , qui paraît avoir donné son nom à une famille que nous croyons éteinte (3). N.., de Jarrigc, prêtre, habitant au susdit château, acquit, par acte de 1482, d'Amaury de Montai, des rentes à prélever sur le lieu de Nuzcrolles, paroisse d'Anglars. Hugoes de Jarrige fat convoqué au bande 1543. François de Jarrigc, écuyer, archer de la garde du roi , acquit de M. de Valens,
(1) Le nom de Jarry est commun à plusieurs familles de Paris , de l'Anjou , du Maine et du Pérlgord.
(2) D. Coll. —Nomt féodaux, p. 130.
(3) Il existe de temps immémorial , dans l'arrondissement de Mauriac, plusieurs autres familles portant le nom de Jarrige, jouissant en général de l'estime publique et d'une certaine aisance , mais qui n'ont jamais affecté de prétentions nobiliaires. — Le Li-
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en 1628 , le fief de Navasle, paroisse de Saint- Bonnet-de- Salers; et en 1636, il racheU de Jean-Charles de Chabannes, seigneur de Saint-Angeau, les rentes de Saigne- Monteil, paroisse de Trizac, lesquelles rentes avaient précédemment appartenu à Jean Pallat, son beau-père. François de Jarrige, écuyer, seigneur de Na vaste, de Saignc-Monteil et de la Veyssiêre, vivait encore en 1641, et fut vraisemblablement père de Catherine de Jarrige , mariée le 2t octobre 1657, avec Christophe dcMéallet de Blau, qui habitait à Jaillac, paroisse de Moussages, lorsqu'il fut maintenu dans sa noblesse en 1666. La succession de la famille de Jarrige était en partie passée à Christophe du Fayet de la Tour-la-Vcyssièrc , avant 1680 ; mais les rentes et domaines de Jarrige, de Navasle, de Saini- Bonntt, de Nuzerolles et de Viouraux , se trouvaient en dernier lieu, dans les mains de la famille Mabru, inscrite à Y Indicateur Nobiliaire de d'Hozier.
Une demoiselle de Jarrige, héritière de Saigne-Monteil (Trizac), avait épousé M. d'Anjoly ou d'Aujolie (qu'il ne faut pas confondre avec M. d'Anjony), dont la petitefille, Marguerite d'Anjolie, dame de Saignc-Monteil et de la Veyssiêre, épousa, avant 1693, Christophe du Fayet de la Tour-la-Borie , seigneur de Clavières.
ARMOIRIES. -Inconnues.
JOANNES ou JOHANNÏS (Astorg), chevalier, fut appelé comme témoin au testament de Robert III, Dauphin
d'Auvergne, comte de Clcrmont, le dimanche après la fète de Saint-Laurent (1302). Rien n'indique, ni le lieu de naissance, ni les possessions de ce chevalier (1).
de JOIGNY. — Les comtes de Joigny, en Champagne, possédèrent momentanément la baronnie de Mercœur, par succession de Beraud X, sire de Mercœur, connétable de Champagne, mort sans postérité en 1321, et Jeanne de Joigny, fille de comte Jean et de Marie de Mercœur, la porta à Charles de Valois, comte d'Àlençon, qu'elle avait épousé en 1314; mais après la mort de celle-ci, sans enfants, des contestations s étant élevées entre les divers héritiers de la maison de Mercœur, cette grande baronnie fut adjugée par sentence arbitrale du 12 juin 1339, à Beraud I, comte deClermont, Dauphin d'Auvergne, petitfils de Robert III, et d'Alixent de Mercœur, à charge d'indemniser ses co-intéressés (2).
ARMOIRIES. — D'azur , à l'aigle d'or an vol abaissé.
(Voyez pl. 15, flg. 3.)
(1) Baluze, p. 309.
Cette circonstance qu'il parait, dans le testament de Robert m , époux d'Alixent de Mercœur, dont la sœur était alliée au comte de Joigny, fait supposer que le nom de Johanuis n'est pas autre que celui de Joigny, tronqué par les copistes, et qu'Aslorg était un membre de celte dernière maison.
(2) Baluxe, 1. 1, p. 177 à 189; t. u, p. 334 à 340. —Nom* féodaux, p. 639.— AudigUr, t. u, p. t.iv, p. 7*.
de JONAS ou JON AT, et quelquefois JAUNAT, seigneu rs de Ramades, près de Montel-de-Gelat. — Guyonnet de Jaunat, rendit hommage de la terre et seigneurie de Ramades en 1432; Jacques de Jonas fut inscrit à l'Armoriai de 1450; Raymond et Aimé de Jonas furent appelés au ban de 1543 ; ils servaient alors dans les compagnies de MM. de Saint- André et de la Fayette. Jacques de Jonas, seigneur do Bisseret, ou Bisseray, et Anne de la Motte, sa femme, acquirent de René Fricon, représenté par Gaspard de Courjac, la seigneurie de Rcausson, en Bourbonnais, le 18 avril 1G03; et Charles de Jonas, chevalier, seigneur de Bisseray, fils de Pierre de Jonas et de Gabrielle Bertrand, fit foi-hommage au roi en 1671, à raison des fiefs de la Pérouse et du Chassin, près d'Issoudun (1).
ARMOIRIES. — Parti : on 1" d'azur , à la bande denchw d'or ; au V éwlelé d'or ctd'aïuf.
(Voyeipl. 15, flg.4.)
JONCHÈRES, voyez Belvezet.
i) Noms féodaux, p. 531 , 541 - 1). Coll. - Chabrol t. iv , ». 317, •1. - Comte de Waroquitr % l. * , p. 203.
de JONCOUX. — Von des rf cherches de 1656 à 1666, Flr«nçois de Joncoui, Seigneur de Fangeuse (1), domicilié à CoUandres, élection de Mauriac, se désista de la qualité
(4) Le lieu de Joncoax, d'où cette famille avait tiré son nom, ainsi que celui de Faogouse, qu'elle possédait à titre de nef, sont situés dans la commune d'Anglars , près de Salers. M. Delalo, président du tribunal civil de Mauriac, en est aujourd'hui en partie propriétaire, du chef de Jeanne de Joncoux, sa trisaïeule maternelle.
Un grand nombre de titres attestent l'ancienneté et la position honorable dans laquelle la famille de Joncoux s'est maintenue depuis le xiv siècle ; nous n'en citerons que quelques-uns :
Le lundi après la fête des apôtres saint Pierre et saint Paul , de l'an 1396, Pierre de Joncoux, de la paioisse d'Anglars, reconnut tenir de noble et puissant seigneur Guy, oomptour d'Apchon , en fief franc, avec serment de fidélité, son mas appelé de Joncoux (Jvncos), avec ses dépendances.
Par son testament du 9 août 1513, messire Guillaume de Joncoux, prêtre, fit diverses fondations dans l'église d'Anglars, pour Pacquit desquelles il donna cent livres tournois , une maison et un pré de vingt chars de foin. Il résulte du même acte que le testateur avait antérieurement fondé l'autel de Saint-Guillaume, devant lequel était la sépulture de sa famille.
Le 15 iioût 1540 , autre Guillaume de Joncoux , prêtre, et Jacques de Joncoux achetèrent de François , baron de Salers , diverses rentes assises sur les villages de Miltar et de Joncoux.
Le 19 février 1598, messire Guillaume de Joncoux, prieur et seigneur d'Ambial , et Pierre de Joncoux , demeurant au lieu de Joncoux , paroisse d'Anglars , passèrent un traité où il est fait mention d'autre Pierre de Joncoux , leur cousin germain , qui habitait alors à Paris. Ce dernier est présumé avoir été l'aïeul de Françoise* Marguerite de Joncoux, née en 1608, morte en 1713, connue par son attachement aux religieuses de Port- noyai.
François de Joncoux fut secrétaire ordinaire de la chambre du roi et juge garde du sceau royal au bailliage de Salers, de 1625 à 1633 au moins. — Jacques de Joucoux, Heuleuanl de vaisseau avant 1696, capitaine de frégate et chevalier de Saint-Louis avant 1707, vivait encore eu 1715.
de noble, et on ignore si plus tard il fut anobli; mais il est certain que dans tous les titres d'une date postérieure, la qualification d'écuyer lui est donnée, même dans des lettres-royaux émanées de Louis XIV. La première de ces pièces, datée du mois de septembre 1663, ordonne aux cours et bailliages de contraindre par toutes les voies de droit, les débiteurs de notre cher et amé François de Joncoux, écuyer, seigneur de Fangouse, Ttin des cent gentilshommes ordinaires de notre maison, de l'ancienne et première compagnie, à lui payer tout ce qui peut lui être dû. Dix ans plus tard, c'est-à-dire le 8 juillet 1673, le môme roi étant au camp de Vizé , devant Macstricht , enjoignait aux cours et bailliages de surseoir à tous les procès concernant François de Joncoux, écuyer (t), l'un des deux cents chevau-légers de la garde, lequel ne pouvait vaquer à ses affaires, étant retenu au service de sa majesté. —Ce François de Joncoux eut deux femmes : N. .. de Lort et Marguerite le Couvreur; on lui connaît les enfants qui suivent :
1° Jacques de Joncoux, déjà lieutenant de vaisseau, lors d'un congé qu'il obtint le 16 avril 169G, fut promu au grade de capitaine de vaisseau, et
(i) Il est Juste de faire remarquer ici , que tous les officiers qui faisaient partie des divers corps de la maison du roi , jouissaient bien de la qualité d'écuyer, en vertu de privilèges sanctionnés par des arrêlsdu conseil d'état, mais ce titre ne donnait à ceux qui n'étaient pas nobles de naissance, que la noblesse personnelle, sans la rendre transmissible. On peut dire, néanmoins, que la noblesse de beaucoup de familles n'a pas d'autre origine.
reçut la croix de Saint-Louis ayant le 14 mai 1707, date d'une transaction qu'il passa avec Claude de Sartiges, seigneur de Lavandes, son beau frère.
2° Louise de Joncoux, alliée par contrat du 22 juin 1692, avec Charles de Dienne du Puy, fils d'Antoine et de Françoise de la Broë.
3° Marguerite - Françoise de Joncoux , qui épousa le 1 er juillet 1699, Claude de Sartiges, chevalier, seigneur de Lavandès, fils de Charles et de Marie -Françoise de la Croix de Castries d'Anglars , sa première femme.
Dans le même temps, vivait Françoise-Marguerite de Joncoux, sœur ou tante de ceux qui précèdent, connue par sa piété, ses talents, son attachement aux dames de Port- Royal, et par des ouvrages de piété et de controverse religieuse. Les biographes, qui la qualifient d'illustre demoiselle, assurent qu'elle avait appris le latin pour pouvoir assisteravcc plus de fruit aux services de l'église. La famille de Joncoux, qui est originaire du lieu de ce nom, commune d'Anglars, près de Mauriac, avait auparavant donné deux gardes des sceaux au bailliage royal de Salers. Jean de Joncoux l'était en 1625, et François de Joncoux en 1644(1).
ARMOIRIES. — D'argeot , au lion dragonné de gueules (2).
(Voyez pl. 16, flg.5.)
(1) Production de 1666. — Archive* de Sourniac- Biograp e dite r set.
(2) L'Armoriai d'Auvergne de 16W.
JORY. — Ce nom est très -ancien en Gévaudan, en Rouergue et en Auvergne. Pierre Jory vivait en 1093 ; Hugues Jory en 1254. Guillaume Jory, chevalier, fut père d'autre Guillaume Jory, damoiseau, qui constitua 1300 deniers d'or, à Toursague Jory, sa sœur, en la mariant avec Hugues d'Arjac, en Rouergue, le 24 janvier 1348. Vezian et Aymeric Jory étaient seigneurs de Dolmeyrac et de la Besscrctte en Carladcz, en 1374; Adhémar Jory, damoiseau, qui assista au testament de Guy de la Tourd'Auvergne, le 14 septembre 1375, était sans doute le môme qui fut bailli des montagnes en 1378. Begon Jory, seigneur du Claux, fut l'un des exécuteurs testamentaires de Jean de Solages, baron de Tholet, seigneur de Pruinhes et du Cayla, en Rouergue, le 13 juin 1446. La seigneurie de la Besserclte , qui avait fait partie du patrimoine de celte famille, était passée dans les maisons de Sennur et de la Roque, avant 1400 (1).
ARMOIRIES. — D'or, à la croix de goenles brisée d'an croissant de même au canton scuestre.
(Voyei pl.l5,flg. 6.)
de JOU, quelquefois orthographié JUOU et JUEN.— Le chef-lieu de la commune de Jou-sous Montjou , en
(1) D. Coll.— Généalogies de Solagu.—Baluxe, p. 018, etc., elc.
Carladez, avait donné son nom à une branche de la maison de Montjou ou Mon (joui. Ce fait résulte des actes ciaprès rappelés. Hugonnet de Joux rendit hommage au vicomte de Cariât, en 1279, à cause du repaire de Juou (Jouio), ensemble plusieurs mas , droits et dépendances, paroisse de Saint-Elienne-de-Carlat et autres. Arnaud de Juen, alias de Mont joui, fait un semblable aveu, relativement au mas du Chier de la Capellc, mouvant de Cariât, en 1321. Armand de Juou assista comme témoin à l'hommage que Pierre de Cambon fit au même vicomte de Cariât en 1332. Guyot de Juen, ûls d'Armand, renouvela, en 1352, la déclaration faite en 1321, concernant le mas du Chier, etc., etc. lo!nndc de Juou était femme de Pierre de Saint-Martial, damoiseau, lorsque celui-ci Gt hommage au vicomte de Cariai, à cause des possessions qu'il tenait d'elle en 1410. Pierre, seigneur de Juou, était au nombre des chevaliers et écuyers qui , à la prière de Jacques d'Armagnac, duc de Nemours, vicomte de Cariai, obtinrent du roi Louis XI, le 27 avril 1475, exemption de service militaire (1). Jean et Michel de Jou vivaient en 1543 (2).
ARMOIRIES. — Inconnues.
(1) Si on considère la conduite tenue, peu de temps après, par Jacques d'Armagnac , on restera persuadé que son projet de rébellion était déjà formé, et que l'exemption sollicitée n'avait d'autre but que celui de se ménager à lui-même une force dont le roi aurait pu disposer.
(2) D. Coll.— Noms féodaux, p. 208 , 543 , 544 , 585 , 871.— TabUUee historiques de f Auvergne, t. tu, p. 97. - C*o6rol,p.67i.
dk JOU ou de JO. — Le cartolaire de San* illanges, au folio 114, fait mention de Guillaume et de Bernard de Joux, frères, seigneurs de Jou et de Roche-Servières, qui rendirent hommage à Robert, seigneur d'Oliergues en 1201 ou 1208 (1). On connaît aussi autre Guillaume de Jou , qui fut chancelier de l'évoque de Clermont en 1250. Le siècle suivant, on voit Foucher de Jou (de Jo), damoiseau, fils de Hugues de Jou, chevalier, et Rolland de Jou, Gis du susdit Foucher, faire foi-hommage au comte de Forez, à raison de ce qu'ils possédaient au mandement de Donzy , ainsi que dans les paroisses de Saint-Germain-Laval et de Pommiers, en la même province. Nous ne dissimulerons pas cependant que, malgré la similitude des noms et le voisinage des possessions, il est très-possible que tous ces seigneurs n'appartinssent pas à la même souche. Ceux du Forez, par exemple, pouvaient être originaires du château de Joux, près de Tarare, lequel avait titre de baronnie; il appartenait à Jeanne de Joux en 1676, et à la comtesse de Villeneuve, en 1780 (2). Une seigneurie de Joux existait dans la commune de Saint-Germain-sous-
(1) D Coll.—Lainé. — Baluze* l. h, p 702.
(ÎJ) Noms féodaux , p. 621 , 648.
Usson. Elle appartenait à la famille de Matharel, en 16G9, et è celle de Miremont en 1724 (1).
ARMOIRIES. — Inconnues,
de JOUVENROUX, seigneurs de la Trémolière, paroisse de Vabres et de Saint-Michel , paroisse de Saint-Georges, près de Saint-Flour. — Guyot de Jouvenroux , seigneur de la Trémolière, demeurant à Saint-Michel, près de Brossadols, au mandement de Vabres, diocèse de Saint- Flour. reconnaît tenir domaines, bois et haute justice auxdits lieux, relevant de la châtcllenic de Mercœur, en 1493. Pierre de Jouvenroux était infirmier de l'abbaye de la Chaise-Dieu en 1518. Catherine de Jouvenroux de la Trémolière, fille de Raymond, seigneur de la Trémolière, de Roffiac et d'Alenc , et de dame Dauphine de Prat, épousa, le 16 janvier 15G4, Jacques de Méalct, seigneur de Fargues et de Romegoux , gentilhomme de la chambre du roi (-2).
ARMOIRIES. — Inconnue*.
JOURDAIN, seigneur de Fressenet ou Fressinet. — Une famille de ce nom a été admise au chapitre de Brioude en
(1) D. Coll.— 'Nobiliaire & Auvergne , par M. Lainé, p. 73.— Noms féodaux, p. 539 , 543. — État du Lyonnais , Forez el Beaujolais en 1780, p 87.
(2) Noms féodaux, p. Mi.— Généalogie de Méalet. — Généalogie de Prat.
1353 : elle appartenait vraisemblablement au Rouergne , pays où il en existe de nombreuses traces. Adhémar Joun dain, chevalier d'une rare valeur, et capitaine de Saint- Antonin, fut fait prisonnier à la prise de celte place par les troupes de Simon de M ont fort , dans les guerres de l'Albigeois, en 1212. Pierre Jourdain, seigneur de Tourncmire, cnRouerguc, est rappelé comme défunt dans un acted'Aiglinc de Mostuejouls, sa veuve, portant la date de 1328. Jourdain de Jourdain est nommé dans le testament de Guillaume de Mostuejouls, son cousin, du 20 octobre 136i. Bernard Jourdain, damoiseau, fut l'un des répondants de la dot constituée à Lombarde des Ondes, du diocèse de Rhodez, mariée le 25 janvier r'86, avec François de Lcntilhac. Delphine Jourdain était mariée a Guillaume de Vassal, seigneur de Balaguier, en Kouergue, lorsque celuici fit foi-hommage au comte d'Armagnac et de Rhodez, le 15 juillet 1307. Dans le môme temps, vivait Vital Jourdain, que D. Coll qualifie seigneur de Fraissinct. Le même D. Coll mentionne encore Jean et Gilbert Jourdain , dont les héritiers furent appelés au ban de 1543.
Plusieurs autres familles du nom de Jourdain ont existé en Bourbonnais, en Guienne, en Poitou.
ARMOIRIES. — Inconnues.
JOUVENCEAU, seigneurs d'Alagnat, près du Puy-de- Dôme. — Jean Jouvenceau, veuyer, conseiller du roi en la cour des aides de Clcrmont, fil foi-hommage au roi, à
cause de la seigneurie d'Alagnat, de celle d'Olby, et de partie de la montagne do Puy-de-Dôme, en 1716. M. Jouvenceau d'Alagnat, fui convoqué à l'assemblée de la noblesse à Riom, en 1789(1)
ARMOIRIES. —D'argent, au chemn d'aïur accompagné de trois alérions de sable.
(Voyez pl. 15, fig. 7.)
de JOZERAND ou JOSERAND. — Le chef-lieu de la commune de Jozerand, près de Combronde, fut, selon toute apparence, le berceau de cette famille, dont l'existence remonte à une époque reculée. Hugues de Jozerand était chanoine comte de Brioude en 1140, et Guillaume de Jozerand le fut en l'année 1200; N... de Jozerand occupait le siège abbatial de Montpeyrous. en 1206; Perrin de Jozerand, damoiseau, possessionné dans les environs de Gannat et de Sainl-Pourçain, rendit hommage au sire de Bourbon en 1286 ; un siècle et demi plus tard , on trouve le nom de Jozerand ou Joscrand, inscrit à l' Armoriai de 1450. Celui-ci portait :
ARMOIRIES. — Parti : an i« de sable, à la croix mgrelée d'or; an î» d'aïur, à trois losanges d'or rangées en fasce.
(Voyez pl. 15, ûg.8.)
(1) Noms féodaux, p. 5l3. — Chabrol, t. iv, p. 42. — Dictionnaire de la NobUt$e , par de Courcellet , t m , p. 41.
JUGEA LS, voyez Payhal de Jcgeals.
de la JUGIE. — Ce nom, inscrit à l'Armoriai de 1450, était celui d'une famille du Limousin, originaire du lien de la Jugic, commune d'Eyren, près de Rozicres, où l'on voit encore une vieille tour construite, dit-on, par les cardinaux de cette maison. Son premier auteur connu fut Geraud, dit Gcraldon de la Jugie, dont le fils, Jacques de la Jugic, s'allia à Guillemelte de Rogier (de Rosiers), et fut anobli en 1338, à la sollicitation de Pierre Rogier, son beau-frère, alors garde dos sceaux de France, archevêque de Rouen , et plus tard pape sous le nom de Clément VI. Jacques de la Jugic et Guillemelte Rogier laissèrent : î° Guillaume de la Jugie, créé cardinal par son oncle en 1342. Il accompagna les dépouilles mortelles de ce pape, d'Avignon à la Chaise-Dieu, en 1353; 2° Pierre de la Jugie , successivement archevêque de Sarragosse , de Narbonnc et de Rouen, créé cardinal par Grégoire XI, son cousin, en 1375; il mourut à Pise le 19 novembre 1376, et son corps fut transporté à Narbonne; 3* Alix de la Jugie, mariée à Astorg de Durfort, chevalier, seigneur de Durfort-Soursac, en Limousin, et de Chalvignac en Auvergne. Ces époux ne paraissent pas avoir laissé d'enfant, et leur succession passa à la maison de Rogier-Beaufort avant 1399; 4° Hélise de la Jugie, alliée vers 1339, avec l»uy de Puydeval, seigneur du lieu, en Limousin; 5° Ni-
colas de la Jugie, seigneur de diverses terres dans le Midi, reçues en don ou acquises de ses deniers, lequel, se voyant sans postérité, substitua, par testament du 26 mars 1374, aux nom et armes de la Jugie , les enfants de la dame de Puydeval, sa sœur.
Guillaume db Puydeval, appelé à recueillir cette substitution, testa lui-même, le 9 janvier 1381; désigna son fils aîné Jean, pour son héritier principal, à charge de porter le nom et les armes de la Jugie, et il donna à Aymar, son puîné , la seigneurie de Puydeval avec ses dépendances. Ces deux frères formèrent chacun une branche, et parmi les descendants de Jean de la Jugie de Puydeval, on remarque François de la Jugie de Puydeval, comte de Rieux. en Languedoc, capitaine de cinquante hommes d'armes des ordonnances, gouverneur de Narbonne, conseiller d'Etat, fait chevalier de Tordre du Saint-Esprit le 31 décembre 1585. Quoique bon catholique, il épargna les protestants de Narbonne, combattit, en qualité de maréchal-de-camp, à la bataille d'Arqués et à l'attaque des faubourgs de Paris en 1589, et retourna ensuite en Languedoc, où il battit les ligueurs en diverses rencontres. Sa petite-ûllc, Marguerite de la Jugie de Puydeval , héritière de sa maison, épousa, en 1640, François des Monticrs, comte de Mérinville, reçu chevalier du Saint-Esprit en 1653*
La seconde branche, celle des seigneurs de Puydeval, comptait aussi de recommandables services. Denis de Puydeval, petit -Ois d'Aymar, fut décoré de Tordre de Saint-Michel, et il périt à la bataille de Pavie, avec son
fils aîné, le 24 février 1525. Geraod de Puydeval, son fils puîné» loi succéda; il épousa Je 2 mai 1531 , Françoise deNoailles, qui le rendit père de plusieurs enfants mâles, morts sans postérité , et d'une fille nommée Françoise de Puydeval, alliée le 18 juin 1559, avec Rigaud de Saint- Martial, baron deConros et d'Aurillac, chevalier de l'ordre du roi, bailli royal des montagnes d'Auvergne, lequet testa les 10 et 11 juillet 1576. Sa veuve vivait encore en juin 1591 (1).
Les armes peintes à l'Armoriai de 1450, qui ont motivé cette notice, ne sont pas connues pour être celles de la maison do la Jugie, non plus que celles des Puydeval; et nous doutons Tort que ces familles fussent possessionnées en Auvergne à cette époqne.
Il nous paraît plus certain que Vécu dont il s'agit n'était autre que l'écu tronqué de la maison de Sarazin, qui possédait alors le fief de la jcgie, paroisse de Mi rem ont, près de Pontaumur.
ARMOIRIES. — De sable , à la bande d'or accompagnée de six coquilles d'argent posées en orlc (î).
("Voyez pl. 15, flg. 9. )
(1) Portefeuilles de Baluze, armoire n° 1, paquet 5 , pièce cotée â, à la Bibliothèque nationale. — Histoire des Cardinaux, p. 513, 514 , 635 , 636. — Histoire de f Ordre du Saint-Esprit , par Sainte- Foix, p. 314. — Divers Nobiliaires, ele, etc.
(2) La maison de Sarrazin de la Jugie porte : D'argent , à la bande de gueules chargée de trois coquilles d'or. (Voyez D. Coll.)
Dri JUGtEUX. — Suivant fcV6o!ly GfcNtatf de" Jugteo* riml en 1343.
ATtMOÏKIÉl — laconDoei.
d* HJLUC ou- JtiLHHïW. — Ce ném est celui d'une terre sitaée dan» la commune du Crest, et qui, sans doute, fut le berceau d'André de Juliac, prêtre, nomme dans le testament dé Robert' IU,- oomle de Glermoat , Dauphin d'Auvergne, du- mois de novembre 1206; et de Robert de Mîm,< trentième grand-maître de Tordre de Malte , qui ▼tout en 137/3, et qui avait pour armoiries : d'argent à la croix trc'/lée de gueuler, surmontée <fun lambel (faxur à quatre pendants. {Voyez fi. 16, Hg. 1".) Cette terre a été possédée depuis par les* maisons de laRoche-Aymon, de Gras de Pin et de Langeac* Cette dernière la possédait encore avant la révolution de 1789 (1). Dans les derniers temps elle a été acquise par M. de Lavigné et ensuite par M. de Riberolles, receveur général, dont le fils la possède aujourd'hui.
JURQUET, coseigneurs deChaudesaigues, d'Oradour, de Pierrefort, seigneurs de Combrelles et de Châteauncuf, dans les vicomtés de Cariât et de Murât. — Audigicr
(1) Baluxe, t. n, p. 303.— Çhabrol, t. iv , p. 777. — D. Coll. tome in. 20-
donne comme certain que cette maison, qui est la souche de celle d'Oradour, est issue des anciens comtes de Toulouse, d'où l'on fait descendre aussi les premiers vicomtes de Cariât. Ce qui n'est pas douteux, c'est que la famille Jurquet a joué un rôle assez important dès le commencement du XI - siècle. Bernard Jurquet parut à l'acte de donation que tirent Ainblard Coin p tour d'Apcbon, et Amblard de Brezons, pour la fondation du monastère de Saint-Flour, événement que les uns datent de l'année 996, et d'autres de Tan 1004. Six ans après, il acheta conjointement avec ses frères et sœurs, du même Amblard Complour, l'église d'Oradour, qu'ils donnèrent ensuite au nouveau prieuré. André Jurquet, qui vivait en 1053, figure également avec Kigald, son frère, sur la liste des bienfaiteurs du couvent de Saint-Flour; mais Bernard II, son petit-fils, animé de sentiments contraires, voulut reprendre l'église de Saint-Martin-de-l'Oratoire; l'affaire s'envenima, et il fut excommunié par le pape Urbain II, qui présidait alors le concile de Clermont (1095) (1). Vers le milieu du XII e siècle, cette maison se divisa en deux branches, celle des seigneurs d'Oradour, dont il sera parlé en son lieu, et celle des seigneurs de Combrelles, paroisse de Bredon, près de Murât. Bernard Jurquet était chanoine-comte de Brioudc en l'an 1200, et Kigald en 1290; celui-ci était fils de Jean Jurquet, seigneur de Combrelles,
(1) Judtyia , l. m . p. io. — Tahli lic* historiques ne l'.iurerynt>,
i. îv, p. iii , i2"., vj- , m, iv .
qui vivait en 1262. Armand Jurquct fut présent, avec Gérard Cbapel, Guibcrt de Pierrefort, Vésian de la Roque, Guillaume de Touroemire, Guillaume de Tur lande, Guillaume de Vixouse, Rigaud de Beauclair, Etienne de Chambon , Hugues de la Vayssière et le bailli des montagnes d'Auvergne, à l'accord conclu entre Guillaume de Murât et Pierre de Brezons, en 1304 (1). On trouve ensuite Pierre et Armand Jurquet, clercs, neveux de feu Astorg, en 1315; Rigald et autre Astorg de Combrelles, fils à Jaubcrt, en 1377 et 1412; Armand Jurquet, seigneur de Combrelles, inscrit à l'Armoriai de 1450; Vespasien de Combrelles en 1497; Hector ou Astorg, seigneur de Combrelles et de Châtcauneuf , en 1501 , et enfin Louis, seigneur de Combrelles et de Châteauneuf, lequel ne laissa que deux filles qui donnèrent leurs biens aux seigneurs d'Auleroche [■!). Il paraît cependant que le nom de Jurquet a survécu, car un chevalier de Jurquet, capitaine au régiment de Piémont, reçut la croix de Saint- Louis en 1697, et M. de Jurquet de Montjuzieu, gentilhomme du Gévaudan, fut convoqué h l'assemblée des nobles de la sénéchaussée de Mcnde, en 1789 (3).
ARMOIRIES. — De gueules, à la bande d'or.
(Voyez pl. 16, Ûg. 2.)
C'est à tort , croyons-nous, que dans l'ouvrage du mar-
(1) Noms féodaux, p. 694.
(2) D. Coll.
(3) Recueil de l'Ordre de Saint-Louis, p. 174s — Dictionnaire de la iïublense, par M. deCourcelles, 1. 1, p. 282.
«tuteffAiibais, t tf, p. 160, on a écrit Jurguet, au lieu de /urquet, qni se trouve partoat ailleurs. Cette famille possédait la terre de Montjuzieu, diocèse de Mende, depuis Tau 1500, lorsqu'elle fut maintenue dans sa noblesse, le tt septembre 1609, et la possédait encore lors dé la convocation des assemblées de 1789. Elle portait : <TaxuT, à la croix <Tor clichée.
Yoyez Jcrquet, Montjuzieu et Oradour.
JtfSSAC ou JTISSAT. — H existe plusieurs lieux de ce nom en Auvergne : 1° Jussac, chef-lieu de commune, près (f Aurillac, dont la seigneurie appartenait, au XIV e siècle, à une famille Fabry, dont nous avons déjà parlé, fondue vers 1355 dans celle de Gonquans; 2° Jussac, ancienne justice, prés de Chanonat, dépendante des religieux de Saint- André, de Clermont ; 3° Jussat , près de Pionsat, qui , jadis, appartenait aux chanoines réguliers d'Evaux; 4° Jussat, autre chef-lieu de commune, près de Randan (1).
Il ne parait pas qu'aucun de ces lieux ait donné son nom à une famille noble. 11 est vrai que Ton trouve un Jean de Jussac au catalogue des chanoines- comtes de Brioude, sous la date de 1449 à 1499; mais il y a apparence que celui-ci appartenait à une famille de même nom, du , Yivarais, ou bien à une autre maison de Jussac, trèsdistinguée, répandue en Bcrry, en Poitou et en Angou-
(1) Chabrol, L îv, p. 262, 671, 777.
mois (1). Cette dernière portait : D'argent, à quatre (asm ondées de gueules , au lambel d'azur.
KAYR de BLUMENSTEIN. — Famille originaire de la haute Autriche. Elle a reçu de l'empereur Léopold I , le 18 mars 1676, en considération de services militaires, des lettres de noblesse, dans lesquelles il est dit que ses auteurs étaient renommés dès Tannée 1207, et qu'ils possédaient dans la haute Autriche, près de la ville de Lintz, le domaine de Blumenstein. François Kayrde Blumenstein, né à Strasbourg, secrétaire du maréchal de Villeroy, fils de Jacob-Ferdinand, qui avait obtenu le diplôme des lettres de noblesse de 1676, fut naturalisé Français par lettres patentes du mois de mai 1715, et contirmé dans sa noblesse par d'autres lettres du mois de mars 1738. Une partie de ccUe Camille est restée à Strasbourg, où elle était encore représentée en 1792; une autre partie s'est établie en Dauphiné et en Auvergne. François-Aimé Kayr de Blumenstein, né à Vienne, en Dauphiné, le 10 août 1772, et Guillaume-Jean-Marie Kayr de Blumenstein, son frère, né le 4 mai 1768, fournirent leurs preuves pour l'École militaire le 6 mars 1784. Quatre membres de la même famille signèrent l'acte de coalition de la noblesse dJUrvûrgne en 1791 ; l'un d'eux, M. Jean-Baptiste-Piene-Ffancoit de Blumenstein , reçut la croix de Saint-Louis •» jttil-
<i) Voyex U Tkomnuusière , f . MET6.
let 1814. Il habile le château de Crote, près de Lezoox, et n'a que trois Clles.
ARMOIRIES. — Parli, au 1" d'azur, à un monticule de sinople , sur lequel se trouve un vase rempli de fleurs, au milieu desquelles domine une rose double, rouge ; an î" d'argent, à un monticule de sinople , où se lient de front un bomme en babit ronge , étroit et ouvert sur la poitrine , ayant la barbe de sable et la lèle couronnée de laurier de sinople. Il tient de la main dextre une (lèche renversée cl appuie la gauche sur sa hanche ; à la Champagne de sinople, chargée d'une couronne de laurier au naturel.
(Voyex pl. 16, Og.3.)
de LABRO, seigneurs de Molineau, de la Bastide, de Montrosier, de Montagnac, de Roqucnissou.— Cette famille, originaire du Rouergue, portait primitivement le nom de Labroa. Raymond de Labroa vivait en 1350. Il fut père d'Almaric, premier du nom, qui 6t son hommage à Bernard, comte d'Armagnac et de Rhodez, le 21 mai 1391. Il figure dans un acte du 4 juillet 1420, où sont énumérés les services distingués rendus par lui et par Jean de Labroa, son fils, aux comtés de Rhodez, et dans lequel acte Jean d'Armagnac confirme une exemption accordée par son prédécesseur, à Almaric I er , le 3 juin 1388.— Dans les exemptions que Jean d'Armagnac accorda à Jean de Labro, il est dit qu'il se réserve un lit dans la maison dudit Jean de Labro, lorsqu'il viendrait à Montrosier. — Almaric II», marié avec Ricarde de Brussac, veuve en 1476,
fut père de deux Gis, Pierre et Gabriel de Labro. Pierre, l'aîné , épousa Marguerite Raflin , de laquelle il eut Antoine de Labro de Montrosier, qui épousa, le 26 juillet 1518, Mario do Pcnabcyrc de Calmon. Son petit-fils, François de Labro, habitant au Pont -de -Montrosier, s'allia avec Marguerite de Provcnquières, fille de noble Jean de Provenquières, seigneur de Montjoux. Etant mort en 1599, Suzanne de Labro, sa sœur, hérita de ses biens et les porta, par son mariage, à Amant Lagarde, dont la succession passa à François Domergue de Montrosier. Ainsi finit la branche aînée. — Gabriel de Labro, frère de . Pierre , continua la suite de la descendence. David de Labro, premier du nom, seigneur de Roquenissou, marie le 25 novembre 1612, avec noble Marguerite de Maillan de Grand-Lac, servit <; ulque temps en qualité d'écuyer de la grande écurie, sous Roger de Bellcgarde, grandécuyer de France et gouverneur du Roucrgue. David de Labro, deuxième du nom, son fils, servait en 1674, sous le maréchal d'Albret, gouverneur de la Guicnne. Jean- Jacquesde Labro, seigneur de Molinaud et de Roquenissou, maintenu dans sa noblesse à Montauban, le 4 décembre 1700, sur titres filiatifs remontant à 1531, a eu les terres de la Bastide, Mons et Montagnac, de sa femme, Catherine de Lavergne. — Guillaume de Labro, seigneur de Montagnac, pelit-fils de Jean-Jacques, qui s'allia le 11 juin 1765, avec Catherine du Saulzet, paroisse de Sainl- Gcrmain-nicrm (Puy-de-Dôme), eut onze enfants, entre autres Franrois-Maric de Labro, capitaine de cavalerie après la révolution de 1789, marié en 1801 avec Marie-
Marguerite de Podevigne de Grandval, qui se fixa au château de Begus, commune de Vabres, dans le Cantal. Ses frères et soeurs habitèrent Brioude et Clermont. Son fils, Dominique-Joseph de Labro, veuf et sans enfants, habite Saint-Flour.
ARMOIRIES.— d'tw, w.rocJnr d'a^ftfti, surmonté d'an coq de même ; ap cbef cousu de gueules chargé de deux croissants (for.
(Voyeipl.46, Op. 4.)
Une famille de LaJtaoa ou Lafcroha. originak* 4* la ville de Murât, était représentée en 1*80 par ton^sde Labcoa, père 4c Huguqs de J-abroA. Jiabitaot Je ville, et de f rançoise de JUahmba, mariée le 93 avril 4e la même année avec Jean de Touroejnice., tige Je la branche du Trie* e* du Sartre» paroisse de CbeyJafe, transplantée a Scorailles avau* Jacques et Jean
de la Broa, siaurs Je la Condamine, vivaient «an 1#*4; le premier avait épousé Aiwxc de KwJctar, le second Jeanne J'Aulreasai, Ou biouve encore française J« la Broa , alliée le 4? décembre (1608., avocGabrjeJ J'£sço«rolles, seigneur (de Vemi^jes et Je Cnironse, élection 4e ClermonJ.
du LAC, seigneurs du Lac, dePuvdcnat, de Courtesserre, de Surgères, de Ftaugoux, delà Viscontat, etc., etc., paroisses de Courtesserre , de Courpières, de Celles, de Maivières, dans les élections de Clermont, d'issoire et do