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Brioude. — Famille très-ancienne et très-distingnée, qui, an témoignage d'Audigier, a pris son nom du château du Lac , situé commune de Courtesserre, près de Courpiéres. Etienne du Lac , chevalier, fut l'un des témoins signataires du testament d'Eléonore de Baffic, comtesse d'Auvergne, le mardi après l'Epiphanie (1285). Jean du Lac, écuyer, seigneur de Puydcnat , marié avec Magdeleine Papon, fut père de Gabriel du Lac, qui épousa, par contrat du 2 juin 15*8, Marie de la Barre. Celui-ci exerça, pendant dix-neuf ans, la charge de contrôleur ordinaire des guerres, ainsi que le constate un certificat de 1549. Ses descendants, qui se sont alliés aux familles du Floquet, de Teraules, de Boulier du Chariol, de Combettes, de Chazeron de la Ticrcerie , etc. , etc. , ont constamment suivi la carrière des armes, et rendu de nombreux services dans les guerres de Louis XHI et de Louis XIV. Bon nombre d'entre eux ont péri en combattant, notamment Christophe du Lac, dans les guerres de Catalogne, en 1651 ; François du Lac, au siège de Valcnciennes (1), et Pierre du Lac de Villecomble, maréchal de camp de la promotion de 1651, fut tué peu de temps après à la défense de Barcelone. Les seigneurs de cette maison firent foi-hommage au roi, à raison de leurs possessions féoda-
(1) Ce ne fût vraisemblablement qu'une escarmouche, un simulacre d'attaque, car tous les historiens placent le premier .siège de Valenciennes par l'armée française en l'année 1677, ce qui ne s'accorderait pas avec la date des recherches contre les faux no-
les, en 1669 et 1723. Nicolas-Charles du Lac de Puydenat, ne le 12 juin 1768, à Paris, a fourni ses preuves pour l'école militaire, le 9 avril 1785 (1).
ARMOIRIES. — D'atnr, à la fasce d'or.
(Voyex pl.l6,ng.5.)
du LAC, seigneurs du Montcil. d'Enval, de la Garde de Bort , de Benaud , de Lîssac et de Contournât (2), maison d'ancienne chevalerie, qui a prouvé sa filiation depuis Beraud du Lac, seigneur du Lac et du Monteil, marié vers l'an 1400, avec Algaye de Motier de la Fayette, fille de Guillaume et de Marguerite Brun du Peschin. Leurs enfants transigèrent ensemble le 4 mars 1439, sous la médiation du maréchal de la Fayette, leur oncle. Ces enfants étaient Gilbert, Jean et Louis du Lac, qui vivaient encore en 1450. Leurs descendants ont suivi le parti des armes et fourni des chevaliers de l'ordre de
(1) Baluxe , t. il , p. 117 à 120. — Âudigier, t. 1 , p. 365. — Noms féodaux, p. 549. — Productions de 1660. — Dictionnaire de Cour celles , t m, p. 385. — Dictionnaire de Saint- Allais , t. m, p. 91.
(2) Nonobstant la différence d'armoiries, les deux maisons du Lac semblent appartenir à la même souche; leurs possessions se confondaient dans un rayon de moins de irois lieues , et M. d'Hozter, dans son Indicateur nobiliaire , p. 147 , ne fait point de distinction entre elles.
Il a existé plusieurs ramilles de môme nom . mais d'origine différente, en Languedoc, en Périgord, en Quercy, en Bcauee cl a Paris. Celle du Languedoc a fourni ses preuves pour les honneurs de la cour en 1784.— Dictionnaire de la noblesse , par M. de Courcelles, t.iu, p. 152 à 156.
Malte en 1589 et 1625. Ils se sont alliés aux familles de Mauricièrcs ou de Mauvisières, de Rouchouze, de la Barge, de la Roche -Aymon, de Quinquenpoix , de la Chassa igne, de Gironde, de Ponchon, d'Aurelle deTerreneyre, de Tournadre, etc., etc. (1).
La branche des seigneurs duMonteil, fixée depuis 1 568, à En val, près de Vic-Ic Comle , était représentée, en 1060, par Henri et Balthazar du Lac, qui ne paraissent pas avoir laissé de postérité, puisque leur succession était échue avant 1670, à Henri de Murât, leur neveu, fils de Vincent de Murât de Bunsac et de Marguerite du Lac (2).
La branche des seigneurs de Contournât, de la Fargo et de Rouzières, près de Saint-Julien-de-Copel, a eu pour auteur Jacques du Lac, fils puîné de Gilbert III et de Magdeleine de Quinquenpoix, lequel épousa Margue.i i Ponchon, mère de quatre fils qui vivaient encore en 1666 époque à laquelle ils furent maintenus dans leur noblesse, conjointement avec Henri du Lac d'Enval, leur parent. Jacques, l'un d'eux, rendit hommage au roi en 1676.
ARMOIRIES. — D'or, au chevron de gueules accompagné de trois fermanx d'azur sans ardillons.
(1) Audigier, t. 1, p. 332. — Noms féodaux, p. 649. - Tablettes historique* de ï Auvergne, t. iv,58.
(2) Auiigier, 1. 1, p. 364.
LACARRIÈRE, voyez Carrière (la).
LAC AZE , voyez Caze (la).
de LACOME. — Jean-Louis de Lacoroe , seigneur de Chapes , demeurait dans la paroisse de Raudan, élection de Riom, lorsqu'il fut maintenu dans ses privilèges, en 1656 (1).
ARMOIRIES. — Inconnues.
LAFAYETTE, voyez Fayette (de la).
de LAGE , quelquefois de Laige et de Léage, seigneurs de la Cour, de Chezelles, du Puy-Haut, de Vaux et autres lieux, paroisses de Domérat, Nassigny et Vaux, près de Montluçon. — Le nom de de Lage est commun à plusieurs bonnes familles du Berry, du Poitou et de l'Angoumois, qui, toutes, portent des armoiries différentes. Celle qui fait l'objet de cette notice appartient au Bourbonnais, où elle était possessionnée dès Tan 1367, ainsi que le prouve un hommage rendu ladite année par Guillaume de Lage,
(1) Le nom de Lncome ne nous -est pas autrement connu, à moins que ce ne soit celui de Lancosme, surnom de la maison de Savary, de la Tou raine, qui compte un surintendant des finances de Gaston d'Orléans en 1625.
damoiseau, et renouvelé par ses descendants en 1445, 1451. 1485 et 1505 (1). Jean et Pierre de Lage furent inscrits à l'Armoriai de 1450; Jacques de Lage, seigneur de Villemont, comparut à la convocation du ban en 1543, et le même nom Ggure sur les listes de convocation de la noblesse des châtellenies de Montluçon et de Chantelle, en 1789.
ARMOIRIES. — D'argent , au cbevron de gueules, à la bordure de sable.
( Voyex pl. 16, flg. 7. )
db LABU, Guillaume de Lahu, seigneur du Cluiel, fut présent au mariage de Bertrand IV, seigneur de la Tour, avec Isabeau de Levis-Mirepoix,au moi s d'octobre 1320 (2). Il y a lieu de présumer que ce nom a été tronqué, et qu'il n'est pas différent de celui de Luc, Lhuc ou Lux, objet d'une notice qu'on trouvera plus loin.
ARMOIRIES. — Inconnues.
de LAIRE, en latin, de AREA (3). — Maison d'ancienne
(1) Noms féodaux, p. 580.
(2j Baluxe, t. h, p. 984, 588 , 889.
(3) Aire, en sorte qu'il serait plus régulier, plus correct, de suivre l'orthographe qu'on a souvent employée, et qui consiste à écrire ce nom avec une apostrophe : Mire , mais l'usage d écrire Laire a prévalu.
chevalerie, connue depuis Jean de Laire (de Area), qui fut présent à l'acte de vente de Chamalières, en 1196» et qui eut pour successeurs une longue suite de chevaliers, <1 ecuyers, d'hommes d'armes, de gentilshommes de la maison du roi . d'ofOciers de divers grades, et vingt-trois chanoines-comtes de Brioude, admis à ce chapitre dans l'intervalle de 1268 à 1576. Cette maison paraît s'être divisée en plusieurs rameaux, dont un seul était représenté «mi 1666, par Annet de Laire, seigneur de Vivart, de Lavort et de l'isle, domicilié à Vertaizon, où sa descendance subsiste encore de nos jours et est représentée par M. Biaise de Lair, né le 2 janvier 1790, et par son Gis, et aussi par M. Édouard de Laire, habitant à Thiers.
Guillaume de Laire, né à Vertaizon le 25 décembre 1769, fournit ses preuves pour l'école militaire . le 22 mai 1783, il fut nommé chevalier de Saint-Louis le 14 janvier 1791, étant capitaine au corps royal du génie, et fut porté sur la liste des émigrés en 1792 (1).
dette famille a eu des alliances avec les maisons du Lac, de Drcudy , d'Oradour, de Pellignière, etc., etc.
ARMOIRIES. — D'azur , à la bande d'or chargée de trois étoiles de gueules.
(Voyez pl. 16, fig. 8.)
(1) D. Coll.— Armoriai de 1450. — Catalogue de Brioude. — Baluxe . t. il, p. 261, 262.— Nom* féodaux, p. 651. — Preuve* de 1666.
de LAIHE. — A côté de la famille qui précède, nous en voyons une autre de môme nom , dont l'origine n'est peut-être pas différente, mais qui a suivi une autre carrière. Celle-ci, qui a possédé les seigneuries de Bar, de Gondole, de la Tour-Goyon, de la Fayette et autres, a fourni quatre présidents à la cour des aides de Clermont. Soni parvenus à ce poste , savoir : Jean de Laire , le 6 octobre 1632; Jacques de Laire, le 26 mai 1665; Jean-Baptiste, le 17 mai 1689, et Jacques de Laire, deuxième du nom, le 13 juin 17-29. Tous ces magistrats, ou leurs représentants, firent foi-hommage au roi à raison de leurs possessions féodales, en 1669, 1684 et 1723. Une OUede cette maison avait porté la seigneurie de Gondole à M. de Clary ou de Claris, conseiller à la cour des aides de Clermont avant 1780. Le nom de de Laire ou Delairc, a encore de nombreux représentants dans la basse Auvergne (1).
ARMOIRIES. — Inconnues.
de LAIRE. — Guillaume de Laire, inscrit à l'Armoriai de 1450, et Jean de Laire, dit de Salzat ou de Salazat, époux de Julienne du Chambon, lesquels vendirent la seigneurie d'Auteroche , près de Murât , à Jean de Tra-
(1) La Chenaye-det-Boit , t. n, p. 13. — Nom* féodaux , p. 551. —Chabrol , t. iv . p. 775
verse, seigneur de Bressanges, en 1478, descendaient, ainsi que l'indiquent leurs armoiries, de Raoul, souvent appelé Raolet de Laire, issu d'une maison fort ancienne et Tort distinguée du Dauphiné, lequel Raoul avait épousé» vers l'an 1400, Béatrix de Salzat, dame de Cuzieu, en Forez. Cette famille, qui a possédé les terres de Glandage, de Bordeaux, de Cornillon, de Grigny et de Cuzieu, en Dauphiné et en Forez , a fourni des chambellans de nos rois, dès baillis du Grésivaudan, des chevaliers de l'ordre du roi, et trois chanoines -comtes de Lyon, admis à ce chapitre en 1349, 1362 et 1406. Elle a contracté des alliances avec les maisons d'Aïbon, d'AUeman, de Mitle de Chevrièrcs, dè Salzat, de Chambon, de la Baume-Suze, de Levis-Vcntadour, de Tournon , de Béranger, d'Urre , de . Vaësc, de Moléon, etc., etc. Elle subsistait encore au commencement du dernier siècle (1).
ARMOIRIES. — D'argent, anliondegneolei, quelques fois brisé d'au chevron engrelé d'azur.
(Voyez pl. 16, flg.9)
de LAIRE, ou db LAYRE. — H existe près du bourg de Saignes, arrondissement de Mauriac, un domaine de ce nom , ancien fief qui , suivant M. de Ribier du Châtetet ,
(1) D. Coll., à la fia de son Nobiliaire.— Dictionnaire de la Noblesse , par de Courcelles , t. m, p. Généalogies d* di-
verses familles alliées.
tarait appartenu a Guillaume de Layre, en 1393, et à Etienne de Layre, en 1113(1). Il passa, peu de temps après, à la famille de la Blanchie, fondue vers 1575, dans un rameau de la maison d'Estaing, qui Guit lui-même en la personne de Catherine d'Estaing, mariée le 5 novembre 1623, avec Pierre de Ribier, puîné des seigneurs de Lavaur, dont les descendants rendirent hommage au roi en 1669, 1684 et 1723. Laire appartient aujourd'hui au comte de Sarligcs de Sourniac.
ARMOIRIES. — Inconnues .
de LAIZER, anciennement LAISÉ, LAYSE on LEYZÈ (2), seigneurs de Chidrac, de Siougeat, de Cornpains, le Fayel, Châteaugay, Monlaigu-le-Blanc; comtes de Brion, qualifiés comtes et marquis de Laizer. — Maison d'ancienne extraction , dont Saint-Allais a donné la généalogie depuis Guillaume de Laizer, qui rendit hommage au comte d'Auvergne en 1227. M. d'Hozier en a établi la filiation parfaitement justifiée, depuis Reinard ou Reynaud de Laizer, écuyer, de la paroisse de Cornpains, rappelé dans des actes de 1444, 1471 et 1479. Les descendants de celui-ci se sont distingués dans la carrière des armes, par leurs emplois à la cour et par de belles
(1) Dictionnaire du Cantal , p. 2(>8.
l£ Vo>< z AudigUr ci D. Coll.
tomk Uh 21
alliances. Jacques de Laizer, petit-fils de Reinard, fat bailli du comté d'Auvergne et maître d'hôtel de Jean de la Tour, comte de Boulogne et d'Auvergne. Il épousa , le l w août 1460, Antoinette de la Tour, fille de Pierre de la Tour, légitimé d'Oliergues, seigneur de Gripel-les- Oliergues, et de Jeanne du Vernet, laquelle testa le 3 mai 1498. Il laissa deux fils :
1* Fauconet de Laizer, qui forma le degré suivant.
2° François de Laizer, dit de Chidrac , marié le 5 novembre 1494, avec Hélène de Saulx, dont la postérité n'est pas connue.
Fauconet de Laizer, écuyer, seigneur de Chidrac, gentilhomme ordinaire de la maison du roi , s'allia , le 10 mars 1494, avec Jeanne de la Guesle, fille de Jean de la Guesle, écuyer, et d'Isabelle de Neirieux. Elle le rendit père de :
Jacques de Laizer , deuxième du nom , seigneur de Chidrac, lequel épousa, le 28 décembre 1530, demoiselle Uippolyte d'Oradour, fille de Jacques, seigneur de Saint- Gervasy, et d'Antoinette de Toursiat. Leurs enfants furent :
1° Martin de Laizer, qui continua la postérité. 2° Jacques de Laizer, sieur de Chidrac, gentilhomme servant, puis maître d'hotel de Madame, sœur du roi, par lettres du 29 décembre 1567. On ne lui connaît pas d'enfants.
Martin de Laizer , écuyer , seigneur de Chidrac , gentilhomme servant de la reine Catherine de Médicis,
par lettres du 10 octobre 1570, fut marié le 27 août 1578, avec Anne de Douhet de Mariât, déjà veuve de Jacques de Binazat. Ces époux laissèrent ;
Julien de Laizek, seigneur de Chidrac, de Siougeat et de Châteaugay, allié le 15 novembre 1604, avec Charlotte de Chambon, fille de noble Jean de Chambon et d'Anne de Biouzat ou Binazat. De ce mariage naquirent deux fils , savoir :
1° Jean de Laizer, écuyer, seigneur de Brion, dont l'article va suivre.
2° François de Laizer, lieutenant-colonel au régiment d'Effiat, le 4 février 1G39, écuyer de la grande écurie du roi, le 8 janvier 1641 , et aide-de-camp de Gaston , duc d'Orléans. Il fut tué au siège de Gra vélines, au moment où il se signalait à l'assaut d'une demi-lune en 1644. Jean »k Laizer, seigneur de Brion, de Compains, de Siougeat, écuyer de la grande écurie du roi, par lettres du 22 janvier 1615, et capitaine au régiment d'Effiat, épousa, le 29 juillet 16 i8, demoiselle Jeanne de Bonafos de Bcllinay, fille de François de Bonafos, seigneur de Bellinay, et d'Anne de Pclamourgues. Il fut maintenu dans sa noblesse le 12 septembre 1607, et laissa :
1° Jean de Laizer, dit le comte de Brion, capitaine de cavalerie, mort sans postérité.
2° François de Laizer, qui continua la descendance ci-après rapportée.
3° Jean de Laizer, deuxième du nom, cornette au régiment Royal- Étranger, le 15 janvier 1689;
enseigne aux gardes françaises en 1695; colonel du régiment de son nom, en décembre de la môme année; brigadier d'armée en 170f , puis commandant des régiments d'Oléron et de Béara; chevalier de Saint- Louis avant 1715, maréchal de camp en 1718; lieutenant-général en 1734, mort gouverneur de Thion ville en 1743, après cinquante-quatre ans de services, pendant lesquels il avait fait vingt -une campagnes de guerre.
François db Laizeb , seigneur de Siougeat , baron de Brion, de Compains, etc., etc., commandant de bataillon au régiment du Lyonnais, décoré de la croix de Saint- Louis le 17 octobre 1711, eut le bras droit emporté à la célèbre bataille de Denain, en 1712, ce qui l'obligea de quitter le service avec une pension de 2000 livres. Il avait épousé, à Aire, en Artois, le 11 juillet 1700, Marie-Thérèse-Philippine de Becket, Glle de Paul- Philippe de Becket, capitaine au service de l'Espague, décédé commandant du fort de l'Ecluse en Brabant. Ses enfants furent ;
1° Jean de Laizer, auteur du degré suivant.
2° Joseph de Laizer, aumônier de madame la Dauphine, abbé de Manglieu et grand-vicaire de Sens;
3° Louis de Laizer, capitaine de cavalerie au régiment de Condé, chevalier de Saint-Louis;
4° Charles de Laizer, lieutenant aux gardes françaises, chevalier de Saint-Louis, marié en Artois le 11 juillet 1746, avec Marie -Jeanne-
Françoise de Valincourt, de laquelle il n'eut qu'un fils, mort jeune. Il obtint, en 1759, des lettres patentes qui lui accordaient le titre de comte !i i . ditaire.
Jean db Laizeb , baron de Brion , de Com pains , de Siougeat, etc., etc., épousa, en 1733, Louise de Miremont, fille unique et héritière du seigneur de Védrine», du Fayei, de la Chapelle-Laurent et autres lieux, laquelle fut mère de :
Jean-Charles de Laizer , seigneur de Siougeat, baron de Brion, etc., etc., époux de Louise-Françoise d'Espincbal , fille de Thomas, marquis d'Espinchal, et de Marie- Anne-Joseph de Chavagnac. De ce mariage naquirent : 1° Louis-Gilbert de Laizer, qui continua la descendance;
2° Joseph-François-Félix, appelé le chevalier de Laizer, officier aux gardes françaises, chevalier de Saint-Louis, admis aux honneurs de la cour en 1786.
Locis- Gilbert de Laizer, seigneur de Siougeat, de Brion, de Compains, de Monta igu-le-Blanc, etc., etc., qualifié marquis de Laizer, fut admis aux pages du roi en 1771; puis successivement capitaine de dragons, colonel de cavalerie et chevalier de Saint- Louis. 11 émigra en 1792, et servit à l'armée de Condé jusqu'au licenciement de 1801. Il avait épousé, par contrat signé du roi et de la famille royale, le l* r juillet 1779, demoiselle Alexandrie de Malleret de Saint-Maixanl, fille unique et héritière de Jran-Louis de Malleret, marquis de Sainl-Maixant,
maréchal de camp, et de Catherine de la Brosse, dont : 1° Jean Louis Maurice, qui suit.
2° Marie- Alexandrine de Laizer, ancienne chanoinesse-comtesse de Neuville, morte à Lyon en 1825, au moment où elle s'occupait de la publication d'une histoire de la Celtique.
Jban-Louis-Maurice, comte du Laizer, né le 29 septembre 1782, émigra avec son père, fit comme lui les campagnes de l'armée de Condé, passa ensuite au service de la Russie, où il acquit le grade de major en 1807, et celui de lieutenant - colonel d'état - major en 1812. Le comte de Laizer, rentré en France à la Restauration des Bourbons, est chevalier de plusieurs ordres français et étrangers. Il habite Clermont, où il a épousé, en 1840. mademoiselle Durand de Juvisy, de laquelle sont issus deux fils et une fille :
1° Hippolyte de Laizer;
2° Casimir de Laizer;
3° Marie-Stéphanie de Laizer (1).
ARMOIRIES. — De sable, à la bande d'or accompagnée en chef d'une étoile et d'une rose de même, et en pointe d'une rose et d'une étoile d'argent.
(Voyez pl. 17, flg. 1«)
(1) Armoriai général de France , registre 1-, seconde partie.— Comle de Waroquier y l. u , p. 216. — La Chenaye-dts-Boi» y In 8» t. v; même ouvrage, t. vni. in-8*. — SaintAllais , l. ai, p. 468, — Audigier, 1. 1 , p. 375. — Chabrol , t. îv , p. 749 , 750 , — Biographie d'Auvergne, etc., etc.
de LALIER ou LALLIER. — Jean Lalier, écuyer, possédait la scigr.c K* de Fontpault, mouvante de la châtellenie de Gannat, en 1505. Il descendait, selon toute apparence, de Pierre Lallier, bourgeois de Gannat, intéressé dans la grande dime de la même Tille en 1411 (1). Les villes de Clcrmont et d'Issoire ont eu des citoyens du môme nom en 1523 et 1550. Lallier est aussi le nom de deux familles nobles maintenues, l'une en Soissonnais, en 1667, et l'autre en Picardie, le 28 mars 1699. Celle du Soissonnais a donné un marcchal-dc-carap de la promotion de 1652, tué au siège de Bergucs en 1667.
ARMOIRIF — Inconnues.
de LA Ll G 1ER , seigneurs du Chey ou du Chier, près de Barmont. — Louis de Laligier, damoiseau, épousa, le 17 février 1423, Catherine d'Aubusson, fille d'Aymar d'Aubusson , seigneur de Poux , et sœur de Guillaume d'Aubusson, substitué, en 1434, aux nom et armes de Ban son. Ce Louis de Laligier fut inscrit à l'Armoriai de 1450, et Nicolas de Laligier possédait après lui la même seigneurie du Chey, que Chabrol parait avoir confondue avec un
(1) Noms féodaux y p. 531
autre fief de même nom, situé dans la paroisse de Cellule (1).
ARMOIRIES. — D'or, an lion passant de gueules ; à l'alisier de sinople brochant.
(Voyez pl. 17, flg. 2 )
de LAMBRES. — Cette famille était, sans doute, originaire du fief de même nom, situé dans la paroisse de Saint-Nectaire. Antoine de Lambrcs était chanoine-comte de Brionde en 1265. Il faut aussi considérer comme issus de la môme race, Raymond et Guillaume, compris au catalogue dudit chapitre, sous le nom tronqué de Svmbres, dont 1rs admissions datent de 1256 et de 1268. Le sort ultérieur de cette famille est ignoré; on sait seulement que la seigneurie de Larabres appartenait, dès l'an 1450, à Pierre de Ligonnùs, qui était au service du comte d'Armagnac, vicomte de Cariai, duc de Nemours en 1475. Elle passa ensuite successivement aux maisons de Montaigu-Bouzol et d'Au relie de Terreneyre (2).
ARMOIRIES.— Inconnues.
db LAMOIGNON, seigneurs de Malesherbes, de Bergooue, du Broc, de SainUYvoine, eic, narquis de Bas-
(1) D. Coll.— Le père Anselme, l. v. p. 363. — Chabrol, p. 788.
(2) Catalogue de Brioude. —Noms féodaux, p. 926. — Chabrol, t- iv , p. 7«7 , 794. Voues d'Oieat, Loizat , Terzac.
ville, par érection du mois de décembre 1670, comtes de Launay-Courson, par lettres du môme mois et de la même année.
Blanchard et La Chcnayc-des-Bois ont donné une généalogie de cette famille depuis Tan 12*28. Mais M. d'Hozier dit en parlant de Chrétien de Lamoignon, premier président au parlement de Paris, a que tout ce qu'il a d vu d'actes où son nom est employé, ne lui donne aucun » article [le de), et ne témoigne rien qui convienne aux » ancêtres dont on le fait descendre. » Ce Chrétien de Lamoignon, seigneur de Basvillc, auteur de toutes les branches existantes de cette maison, avait pour aïeul François de Lamoignon, qui fut, comme son père, secrétaire et contrôleur de la dépense de Françoise d'Albret, comtesse de Nevers, et qui s'allia, le 18 janvier 1509, avec Marie du Coing, Glle d'un bourgeois de Nevers. Ce François, ainsi que Jean Lamoignon, son père, vivaient en effet en 1480, au nombro des bourgeois de cette ville. Guillaume de Lamoignon, marquis de Basville, fils de Chrétien, ne l'an 1617, acquit, sous le célèbre Bignon, les talents et les vertus du citoyen et du magistrat. Chrétien- François de Lamoignon, marquis de Basvillc, fils aîné du précédent, maître des requêtes, et enfin avocat général, hérita de toutes les vertus de son père. Ses connaissances étaient aussi étendues en littérature qu'en jurisprudence. Il fut père de Guillaume de Lamoignon , seigneur de Blancménil, chancelier de France, le 9 décembre 1750. père de M. de Lamoignon de Maleshcrbes , qui réunissait en lui seul toutes les vertus , tous les talents de ses pré-
décesscurs; co fat lui qui, septuagénaire, vint défendre Louis XVI, lorsque ce monarque fut mis en jugement. (1 périt sur l'échafaud le 22 avril 1793. Guillaume, son père, appartient à l'Auvergne, comme possesseur des seigneuries de Bcrgonne , du Broc cl de Saint-Yvoine , qu'il vendit à M. le comte de Lastic.
Dans ce dernier temps, en 1823, cette maison, alliée à un très-grand nombre de familles les plus honorables, donna son nom, ses titres et ses armes à une branche de la maison de Ségur. Elle était alors représentée par M. Chrétien, vicomte de Lamoignon, pair de France (1).
ARMOIRIES. — Losange d'argent el de sable ; an franc canton d'hermine ; une fleur de lis d'or, au centre de l'écu.
(Voycipl. 17,flg. 3.)
db LAMPRES. — D. Goll cite une famille de ce nom qui portail : d'azur à une coquille d'or, accompagnée en chef de deux étoiles de même, et en pointe de trois mouchetures d'hermine rangées en fasce. — Nous ignorons quel fut son berceau. 11 est vrai qu'il existe dans la commune de Champagnac, arrondissement de Mauriac, un lieu appelé Lampre, et un autre nommé Lampret. Nous savons aussi qu'une famille Lampre a subsisté parmi les notables de ladite commune, depuis au moins 1409 jusqu'à 1704,
I) l>. Coureelles , t. m, p. 374.
et peut-être plus tard; mais rien n'annonce qu'elle ait fait partie de l'ordre de la noblesse. Les titres qui la concernent ne portent aucune trace de privilège.
LAMY, seigneurs de Boiscouteaux.— Jean-Louis Lamy, seigneur de Boiscoutcaux, domicilié à Randan, fut maintenu dans sa noblesse en 1666, sur preuve de quatre degrés. Il est à présumer que cette famille, qui était encore représentée parmi les nobles de la chAtellcnie de Chantellc, en 1789, n'est pas étrangère à deux personnages de môme uom qui figurèrent dans les événements de la basse Auvergne pendant les guerres religieuses, l'un comme élu de la ville de Cusset, l'autre comme conseiller au présidial de Riora, et consul de la môme ville.
ARMOIRIES. — Ëeartelées aox ««et 4» d'argent, an pin de sinople; anx 2 e el 5« d'azur, à la tour d'argent ajournée de sable, et sur le tout , de sinople , à l'étoile d'argent.
(Voyet pl. 17, flg.4.)
de LANDOS. — Nous ne savons sur quel fondement repose l'assertion de M. Lainé, d'après laquelle Guillaume de Landos (ou plutôt de Landes), nommé parmi les nobles de Combrailles dans le traité de partage de ce pays en 1249, aurait tiré son origine de la terre de Landos, en Gévaudan. 11 est vrai qu'il existe en Gévaudan, dans les environs de Pradelles et de Langogne , une famille aujour-
d'hui connue sous le nom de Landot , mais dont le nom ancien et patronymique est Colombet.
Le comte de Landos-Colombet , garde du corps de Louis XVI, avait épousé Cécile de Croc, mère de M. Adolphe de Landos, marié en 1815 :\ uoe demoiselle de Montmorency-Laval. Il est décédé en 18*20, dans le cours d'une mission diplomatique.
ARMOIRIES. — Inconnues.
de LANDRODIE, seigneurs d'Excouts, paroisse de Saint-Bonnct-de-Salers, élection de Mauriac — Cette famille» originaire du Limousin, s'établit en Auvergne par suite du mariage de Jean de Landrodie avec Jeanne de Saint-Julien, fille d'Antoine de Saint-Julien, seigneur d'Escouts, en 1601. C'est donc à la famille de Saint-Julien qu'appartenait encore le fort château d'Escouts, pris de vive force, et rasé de fond en comble par les religionnaircs, en 1570, et non pas au seigneur de Landrodie, comme l'a dit M. Mirandc , dans une notice insérée dans l'Annuaire du Cantal, pour l'année 1831. Jean-François de Landrodie, fils du susdit Jean , et arrièrc-petit-fils de Pierre de Landrodie, qui vivait en 1550, fut maintenu dans sa noblesse en 1G66, et rendit hommage au roi en 1669 et 1684, à cause de sa maison d'Escouts, en toute justice, cens, rentes et autres droits. Cette famille, qui comptait alors un écuyer du prince de Condé et un gentilhomme ordinaire de Gaston de France, duc d'Orléans,
produisit nombre de certificats et brevets attestant d'honorables services militaires, soit dans la compagnie de gendarmes commandée par le duc de Ventadour, soit au ban, arrière-ban et autres corps de l'armée (1).
ARMOIRIES. — Parti , au 1" d'argent, à trois étoiles d'azur, qui est de Landrodie; au î c d'azur, semé de larmes d'argent; au lion d'or brochant, qui est Saint- Julien (l).
(Voyez pl. 17.flg. 5.)
de LANGEAC. — La petite ville de Langeac, chef-lieu d'une ancienne barounie, qui comprenait tout le pays connu sous le nom de Langeadois , vers le haut Allier, a donné son nom à l'une des plus puissantes et des plus illustres maisons d'Auvergne, que l'on croit issue des anciens comtes de Gévaudan, souche des comtes de Toulouse. Pons, comte de Gévaudan, seigneur de Langeac , donna celte seigneurie, en l'an 1010, à l'église de Saint- Julien de Brioude . avec ses dîmes et appartenances, comme faisant partie de son patrimoine. Il est probable que le chapitre, ainsi que cela se pratiquait alors, rendit immédiatement la terre au comte, sous la condition de
il) Productions de 1066. — Nom féodaux, p. 554.— Annuaire du Cantal, 1831, p. 133. - Imberdit , t. u, p. 174.— Généalogie de Sariiges , p. 21 , 22 , 24.
(2} Celle deuxième partie est une imitation inexacte des armes de la maison de Saint Julien, dans la Marche, qui sont: De table, semé de billeUet d'or; au lion de même brochant.
roi-hommage, et qu'elle forma par la suite l'apanage d'un puîné. Bien que celte ;.scendance de la maison de Langeac ne soit pas entièrement justifiée, il faut reconnaître qu'il existe des inductions favorables à celle opinion; et ses grandes alliances et ses illustrations ne la mettent pas au-dessous d'une telle origine.
Le premier seigneur du nom de Langeac, connu par litres, fut Guillaume de Langeac , qui vivait en 1 105 , et depuis lors la filiation est bien suivie. Bernard I, seigneur de Langeac, eut d'une femme, appelée Luce, morte en 1187, Bernard II, mort en 1190, laissant deToutlinge de Mercœur Guillaume II, seigneur de Langeac, auquel Andigier donne pour femme Guyote de Dienne, mère de Bompard de Langeac, marié vers l'an 1280, avec Agnès d'Alègre, delà première maison de ce nom. Leur fils, Armand I, seigneur de Langeac, épousa, suivant La Chenaye-des-Bois, Catherine d'Aurillac. fille dWslorg V et de Douce de Themines (1320 environ). De cette union vint Armand II, seigneur de Langeac, sénéchal d'Auvergne, qui fut présent à plusieurs actes importants de la maison des Dauphins d'Auvergne, en 1357, 1366, 1374 et 1387. Celui-ci avait épousé Joffrèze de Rochemaure, ou plutôt Roqucmaure, qui dut lui apporter la terre de Domeyrac et autres. Il en eut une fille nommée Bellone, alias Blonde de Langeac, mariée avant 1395 à Pierre dit Goyet de la Roue, seigneur de la Roue cl de Montpeloux (1) ; et il eut pour successeur
(1) Noms féodaux, p. 554. — Généalogie de la Rouë.
Pons de Langcac, son frère, allié en 1338 à Isabelle de Polignac, qui le rendit père du suivant :
Pons II, seigneur de Langcac, de Brassac, et autres lieux, sénéchal d'Auvergne, de 1394 à 1417. C'est à lui évidemment que s'appliquent les qualifications de fun des plus vaillanti et hardis écuyers du pays, voire de ce royaume, qui était ferme, constant et de bonne foi, au temps de Jean II , comte d'Auvergne et de Boulogne , et de Maurinot de Tourzel. Antoinette de Maubcc, que l'on dit avoir été sa seconde femme , lui donna entre autres enfants Jean de Langeac, qui va suivre, et très- probablement aussi Henri de Langeac, tige des seigneurs de Cusse, marié en 1431, avec Alix de Vendat, et dont la postérité s éteignit en la personne de Pierre de Langeac, seigneur de Cusse , lequel ne laissa que deux filles, mariées dans les maisons de Pou! liés cl de Vichy (1558, 1570).
Jean I, seigneur de Langeac, de Brassac et autres lieux, sénéchal d'Auvergne et de Beaucaire, chambellan du roi Charles VIL fut présent au mariage de Louis de Bourbon, comte de Montpensier, avec Jeanne Dauphine d'Auvergne, comtesse de Clermont, le 20 mai 1426, et il testa en 1442. Il avait épousé, en 1421, Marguerite Gouge de Charpaigne, fille de Jean Gouge et nièce de Martin Gouge de Charpaigne, évùque de Clermont et chancelier de France. Ces époux laissèrent : Jacques, Pons et Antoine de Langeac, qui transigèrent sur leurs droits héréditaires, le 26 mars 1454. Les deux premiers formèrent branche, le troisième fut prévôt du chapitre de Brioude en 1461. Jacques nu Langeac, l'aîné des trois frères, fut sei-
gneur de Langeac, de Brassac et de la Mothe; sénéchal d'Auvergne et chambellan du roi. Il épousa Marie de Clermont, flllc de Tristan de Clermont, des comtes de Cuperlin, au royaume de Naples, et de Sibylle de Baux des Ursins, alliance qui le rendit beau-frère de Ferdinand d'Aragon, duc de Calabre. et plus tard roi de Naples, sous le nom de Ferdinand 1, lequel avait épousé Isabelle de Clermont, sœur de Marie. Jacques de Langeac et Marie de Clermont laissèrent :
Tristan de Langeac, seigneur de Langeac, Brassac, Dolmeyrat, etc., etc., chambellan de Charles VIII. II épousa, le 27 mars 1474, Anne d'Alègre, de laquelle naquirent trois (ils , savoir :
1° Kenaud de Langeac, qui forma le degré suivant :
2° Jean de Langeac, successivement évêqne d'Avranches et de Limoges, ambassadeur en Pologne, en Portugal, en Hongrie, en Suisse et à Rome, où il soutint avec habileté les intérêts du roi François I (1525 à 1541);
3° Louis de Langeac, abbé général de Saint- Antoine de Vienne, où il fut fait prisonnier par les huguenots en 1562. Il mourut à Paris, âgé de 70 ans.
Renaud de Langeac, fils aîné de Tristan, épousa, en 1501 , Claudine de Lespi nasse, dame de Lespinasse, d'Esnon et autres lieux, en Rourgogne, fille de Poncct de Lespinasse, bailli des montagnes d'Ainergne, et sœur d'Antoinette de Lespinasse, épouse de Julien de Langeac,
seigneur de Casse. Il fit roi-hommage en 1540, et il laissa entre antres enfants :
François de Langeac, baron de Langeac, Brassac, Domeyrat, vicomte de la Mothe, bailli des montagnes d'Auvergne, capitaine d'hommes d'armes, commandant du ban et arrière-ban sous le maréchal de Saint-André. Sa femme fut Catherine de Polignac, de laquelle issut:
Jean H, baron de Langeac, époux de Marie de Chabannes de la Palisse. Ces époux ne laissèrent qu'une ûiïe, Françoise de Langeac, qui, par contrat du 30 août 1586, porta la terre et le nom de Langeac à Jacques de la Rochefoucauld, seigneur de Chaumont-sur-Loire.
La seconde branche de la maison de Langeac, celle des seigneurs de Dalet, Préchonnet, Malintrat, Citernes, etc., etc., a eu pour tige Pons, souvent appelé Poncet et Ponchot (Petit Pons) de Langeac, second fils de Jean I et de Marguerite Gouge de Charpaigne. Suivant MM. La Chenaye-des-Bois et Lainé, Pons de Langeac eut deux femmes : 1° Alix du Mezet, héritière de Dalet, ce qui expliquerait la donation que lui fit , en 1439 , Allyre du Mezet, qui pouvait être son beau-père ou beau-frère; 2° Marie de Saint-Floret, dite de Bellenave, fille d'Athon- Jcan de Saint-Floret et de Blanche Le Loup de Bellenave (1). Il eul pour fils et successeur :
Allyre de Langeac, seigneur de Dalet et autres lieux.
lj Alboo Jean dut avoir deux femmes, car d'aulrcs auteurs lui fonl épouser Anloinelle de ( lia/.eron. Tablettes d'Auvergne ,1. n, p. 14, 13.
Tu M S Ul.
II fut député de la noblesse pour la rédaction de la Coutume d'Auvergne, en 1510. Il avait épousé, au mois de mars 1494, Catherine de Chazeron, 011c de Jacques de Chazeron et d'Anne d'Amboise. De cette union naquit :
Gilbbrt-Allyre dk Langeac, premier du nom, marié le 27 août 1525. avec Anne de Rochefort, dont issut :
Gilbebt-Allyre II de Langeac, seigneur de Dalet, lequel prit alliance le 23 janvier 1564 avec Anne de la Roche, fille de Claude de la Roche, seigneur de Cisternes, et de Marguerite de Robert-Ligncrac. Ces époux eurent pour fils et successeur :
Gilbert- A ll y re III de Langeac, seigneur de Dalet, qui épousa, le 22 juin 1588, Antoinette de Gras-de-Pin, dame de Juilhat et du Crest, déjà veuve de François de la Roche-Aymon Elle fut mère de
Gilbebt-Allyre IV dk Langeac, qualifié comte de Dalet, allié le 11 septembre 1608 avec Anne Le Loup, fille et héritière de Gaspard Le Loup, seigneur de Préchonnet et de Monfan , et de Charlotte de Beaufort-Montboissier- Canillac. D'eux vint :
Gilbebt-Allyre V de Langeac, comte de Dalet, seigneur de Préchonnet, de Malintrat, Cisternes et autres lieux, lequel fut marié deux fois : 1° le 28 août 1634, avec Barbe de Coligny. fille et héritière de Clériadus de Coligny ; 2° le 27 janvier 1647, avec Gilberte d'Estaing, fille de Jean- Louis d'Estaing. baron de Murols, et de Louise de Saint-Germain-d'Apchon. Du premier lit issut : 1° Gilbert-Allyre Vf dk Langeac, comte de Dalet, marquis de Coligny, mort au si» ; ge de
Condé, en 1676, laissant de sa femme Louise de Rabutin de Bussy, qu'il avail épousée l'année précédente :
Roger-Marie de Langeac, capitaine au régiment du roi, qui rendit hommage au roi en 1722, à cause de Dalet et de Malintrat. 11 mourut à Avignon en 1746, n'ayant eu de Marie-Palatine de Dio-M ont pey roux, que six filles, dont quatre furent religieuses; les deux autres prirent alliance dans les maisons de la Guiche et de Cugnac de Dampierre (1).
2° Claude- Allyre de Langeac, seigneur de Préchonnet. Celui-ci rendit hommage au roi en 1699, et après la mort de Magdeleine de Montanier, sa femme , il embrassa l'état ecclésiastique, afin de conserver à sa famille la seigneurie de Bonnebaut, réservée depuis plusieurs siècles à ceux de son nom qui entraient dans les ordres sacrés. Il avait eu de son mariage avec ladite Montanier:
Gilbert-Allyre Vit, appelé le marquis de Langeac, seigneur de Préchonnet, Bonnebaut, Paleport, Commeaux, le Crest, Juilhat et autres lieux, sénéchal de la province d'Auvergne. Il renouvela'la foi-hommage pour
1) /Vobu féodaux, p. 555.— La Chenaye dtt-Boi* , in-8«\ t. n, p. 378.
Préchonnet et Juilhat en 1717 et 1731. Il fut marié deux fois : 1° a?ec Marguerite-Reine Rochette ; 2° le 5 mai 1742, avec Louise-Elisabeth de Melun, princesse d'Epinoy, déjà veuve d'un premier mari , et mère de Louise-Elisabeth de Langeac, mariée avec Jean-Marc-Louis de la Garde, comte de Saignes, mort à Sedan des suites d'une blessure reçue à la chasse. La première femme de Gilbert - Allyre Vil l'avait rendu père d'un fils qui suit :
Gilbert-àllyre VIII, appelé le marquis de Langeac, successivement mestre de camp, brigadier d'armée et maréchal de camp par brevet de 1767, avait épousé, en 1733, Gilberte de la Queuille de Pramenou, de laquelle sont nés les enfants qui suivent :
1° Gilbert- Allyre IX, marquis de Langeac, maréchal de camp en 1770;
2° N.... de Langeac, qui, en 1757, se destinait à la prêtrise;
3° Eléonor-Gilbcrt-Allyre de Langeac, reçu de minorité dans l'ordre de Malte;
4° Catherine de Langeac, abbesse de Sainte- Claire de Clermont.
5°, 6° et 7° Louise-Elisabeth, Anne-Louise, et Adélaïde-Louise, dont le sort est ignoré.
La maison de Langeac, éteinte pendant la révolution, avait fourni dix-sept sujets au chapitre de Brioudc, de 1236 à 1698; un chanoine-comte de Lyon en 1521, un évêque de Limoges déjà cité, de 1533 à 1541; plusieurs abbés et abbesscs de divers monastères; et outre les alliances déjà mentionnées, elle en comptait d'autres avec
les maisons d'Aubusson, de Brezons, de Courcelles, de Dienne, de Gilbertés, de Giou, de Gironde, de la Hoche briant, de Ilochedagoux, de la Ilouë, dTssel, de la Volpilière, elc, t te.
ARMOIRIES. — D'or, à trois pals de vair.
(Voye7.pl. 17, lig. 6.)
de LANGLADE. — Famille d'ancienne chevalerie, qui figurait au rang de la principale uoblesse de la basse Auvergne, aux XIII e et XIV 0 siècles, mais dont la destinée ultérieure est ignorée. Jaubert de Langlade, chevavalier, assista au contrat de mariage de Robert VI, comte d'Auvergne, avec Béatrix de Monlgascon, le mardi après l'octave de Pâques 1274. Maurin de Langlade, damoiseau, est nomme dans un acte des assises tenues par les officiers de justice de Marguerite d'Evreux, veuve de Guillaume XII, comte d'Auvergne, le samedi avant la fête de Saint- Antoine 1334; et le Camus de Langlade, chevalier, vivait en 1380(1).
ARMOIRIES.— Inconnues.
DE LANGLADE, seigneurs, puis vicomtes du Chayla, seigneurs de Maubec, de Montouroux, de Vazeilles, de Belvezer, de la ftodde et autres lieux, en Gévaudan et en
(1) Baluxe, t. u , p. 122 , 189. — D. Coll.
Auvergne. — Lors des recherches de 1666, Jean- Joseph de Langlade, qui représentait cette famille, ne justifia que faiblement quatre degrés de filiation, et ne fut pas porté sur le catalogue des nobles de l'Auvergne: mais il y a lieu de supposer qu'il fut maintenu en Languedoc, où le nom de Langlade figure sur les contrôles du ban et arrière-ban, depuis 1513. Une tentative faite plus tard pour arriver aux honneurs de la cour, resta sans succès; une partie des titres produits furent déclarés faux. Mais si celte famille manque d'ancienneté, elle peut se prévaloir de la distinction qu'elle s'est acquise en dernier lieu , par ses services militaires, par de brlles alliances et par son admission dans l'ordre du Saint-Esprit.
Nicolas- Joseph -Balthazar de Langlade, fils de Jean-Joseph, déjà cité, naquit le 8 avril 1686, entra dans les mousquetaires de la garde en 1704, et en qualité de cornette aux chevau-légers en 1705. Les guerres de la fin du règne de Louis XIV, souvent désastreuses, mais toujours glorieuses pour les armes françaises, fournirent à M. de Langlade plusieurs occasions de se signaler, et il fut successivement promu aux grades suivants : rang de mestre de camp de caveleric, le 8 avril 1706; chevalier de Saint-Louis avant 1715; brigadier d'armée en février 1719; mestre de camp en chef du régiment deConti,qui prit son nom en 1727; maréchal de camp en février 1734; inspecteur général de la cavalerie , en septembre de la même année ; lieutenant -général des armées du roi en mars 1738; gouverneur de Villefranche, de Roussi lion en 1743; gouverneur de Gand après la bataille de Fon-
tenoy en 17-45; chevalier de l'ordre dti Saint-Esprit le 2 février 1746; décidé le 16 décembre 1754. l e général de Langlade était en même temps gouverneur et grand-bailli du duché d-j Mercœur. Il avait épousé, le 16 octobre 1725, Catherine Joscphe-Agafhe de Kobert-Lignerac, Glle de Joseph de Robert, marquis de Lignerae, lieutenant-général du roi dans la haute Auvergne, duquel mariage il ne laissa pas d'enfant , et sa succession passa à sa sœux, qui avait épousé, le 10 février 1714, Antoine-Placide de Langlade, son cousin germain, comte de Saint-Paul, lieutenant-colonel de cavalerie, chevalier de Saint -Louis. De ceux-ci naquit Nicolas- Joseph -Balthazar de Langlade, vicomte du Chayla, comte de Saint-Paul, mestre de camp de cavalerie, chevalier de Saint-Louis, allié le 6 août 1759, à demoiselle Jeanne-Camille de Cassaignes- Beaufort-Miramont, qui , le 27 septembre 1761, donna le jour à un fils nommé Alexandre-Emmanucl-Marie-Annet de Langlade.
Uneautrebranchede la môme famille, celle des seigneurs deMontgros. maintenue dans sa noblesse par l'intendant du Languedoc, le 27 mars 1700, fut convoquée à l'assemblée de Mende en 1789 , et subsistait encore en 1816 (1).
ARMOIRIES. — D'argent, à trois tau (ou lafs) de gueules, deux en cbef et un en pointe.
(Voyez pl. 17, flg.7.)
■.fi Productions de 1066. — La Chenaye-des-Bois , t. vu, p. 17. — Recueil de tordre de Saint-Louis, l. l, p. 357 ; l. h, p. 70 - Saint Allais, t. vm, p. 206.
de LANGES. — Cette famille , inscrite à l'Armoriai de 1450, était vraisemblablement du Forez , et plus anciennement de la Bresse. Voici du moins sur quoi se fonde notre opinion. On connaît en Bresse deux seigneuries du nom de Langes. L'une d'elles fut le berceau de Gérard de Langes, chevalier, qui, en 1271, reçut, à litre de don d'Isabelle de Beaujeu, dame de Beaujeu, comtesse du Forez , les terres de Massimieux et de Bourg-Saint- Christopbe, situées au même pays de Bresse et en Dombes. Cette libéralité de la comtesse du Forez, dut attacher au service de sa race la famille de Langes, et par suite, procurer à celle-ci un établissement en Forez. On sait d'ailleurs que l'Armoriai de 1450 fut dressé par ordre du duc de Bourbon, dans la race duquel se trouvaient alors réunis les duchés du Bourbonnais et d'Auvergne, le Dauphiné d'Auvergne; les comtés de Montpensier et de Forez, la sireric de Beaujeu, la principauté de Dombes, etc., etc. Les armes peintes à l'Armoriai de 1450 sont :
D'azur , au lion d'or et au limbel d'argent.
(Voyez pl. 17, flg. 9.)
Nota. Il existe plusieurs autres familles de Langes moins anciennes et avec des armoiries différentes, en Lyonnais, en Dauphiné et en Franche-Comté.
de LANTEUJOUL (1). — Ce nom, dont on ne trouve plus de trace en Auvergne, postérieurement au XIII e siècle, était celui d'une famille d'ancienne chevalerie, possessionnée à Neschers. Etienne de Lanteujoul , chevalier, fut l'un des garants du compromis intervenu entre Robert I, comte de Glermont, et Robert de Cou réelles, connétable d'Auvergne, en octobre 1241 . Bernard de Lanteujoul , aussi chevalier, se trouva témoin et signataire du testament d'Alixent de Mercosur, veuve de Robert III, comte de Clermont , le samedi après l'octave de la Nativité de saint Jean-Baptiste 1286; ce Bernard de Lanteujoul vivait encore en 1297. Pierre de Lanteujoul était coseigneurde Neschers en 1290 (2).
ARMOIRIES. — Inconnues.
de LAPARRA de FIEUX.— Cette famille, originaire des environs d'Aurillac, a produit un des hommes de guerre dont puisse le plus s'honorer la haute Auvergne. Louis de Laparra, du rang de simple soldat, s'éleva par son génie au grade de lieutenant-général. Emule de Vau-
(1) Ne serait-ce pas Lanteuil ou Lanlheuil , famille que l'on retrouve en Limousin avec le titre de vicomte , et dont le patrimoine est loinbi-, vers le xvi e siècle, à une famille de la Gaye, à laquelle appartenaient N... delà Gaye, vicomte de Lanteuil, marié en 1736, à une demoiselle Gaschier , fille d'un lieutenant criminel à Clermont, et Jean de la Gaye-dc-Lanteull , officier en retraite, mort à Montferrand, le 18 juin 1820?
■1 I) Coll.- Halu3§,\ il, p. Ml, 390,291.
ban, il se signala à l'attaque et à la défense d'une foule de places fortes. Promu au grade de capitaine au régiment de Piémont, en décembre 1674, il fut fait major de Saint Guislain après la prise de cette place en 1677; de la citadelle d'Arras en 1681, et de la forteresse de Luxembourg en juin 1684. L'année 1693 vit Laparra brigadier d'armée, gouverneur de Niort et chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis qui venait d'être institue. Ces faveurs, ou plutôt ces récompenses, ne devaient pas être les dernières ; elles croissaient à mesure de l'importance de ses services; le brevet de maréchal de camp lui fut conféré en août 1696, et celui de lieutenant-général au commencement de 1704. Il fut tué au mois d'avril 1706, sous les murs de Montjoui, près de Barcelone. Marguerite de Laparra, sa sœur, épousa, le 29 juin 1673, Amable de Méalet, baron de Fargues, seigneur de Roumegoux. et de Rouffiac. Le nom de Laparra est encore représenté dans le département du Cantal, et compte en ce moment un capitaine en retraite, chevalier de la Légion d'honneur (1).
ARMOIRIES. — D'argeni, à la faued'ixar chargée de (rois lionceaux léopardés d'or, accompagnée en pointe d'un pélican de gueules (î). (Voyex pl. 17,flg.9.)
(1) Recueil des Chevaliers de Saint-Louis, t. i, p. 67.— Courceltes , t. m , p. 386.
(2) Ces armoiries sont presque identiques avec celle* d'une famille de Laparra, du Rouergue, maintenue dans sa noblesse en 1701, sur preuves remontées à 1551. La seule différence, c'est qu'au lieu d'un pélican, Cfllc du Rouergue porte en pointe un lion léopardé de gueules.
de LAKC, ou plutôt de L'ARC (de Arcu), coseigneurs de Lorlanges. — Durand de l'Arc écrivit de sa main la transaction passée entre Robert IV, comte d'Auvergne, et l'abbé de Saint-Michel de la Cluse, au sujet du prieuré de Salviat, en 1182; Guillaume de l'Arc, écuycr, coseigneui de Lorlanges, vivait en 1322, et Hugues de l'Arc, chevalier, fut présent, avec Guillaume d'Apchon, Guillaume de Chalencon, Guillaume d'Apchier, Hugues de Chavagnac et Raoul de Balzac, au contrat de mariage de Godefroy d'Auvergne, dit de Boulogne, seigneur de Montgascon, avec Marguerite Uauphine, sœur de Beraud I, comte de Clermoot, Dauphin d'Auvergne, au mois de mars 1364 (1). Voyez l'Arc et Lorlanges.
ARMOIRIES. — Inconnues.
LARCIÈRES, peut-être LORCIÈRES. — Jean Larcières, écuyer, coscigneur d'Apchat, près d'Ardes, vivait en 1306. Voyez Chut ou d'Achapt.
ARMOIRIES. — Inconnues.
LARGES (Damien), seigneur de la Roche-sur- A lagnon,
(1) Daluxe tu, p. 70, 327 , 33 — ». Coll.
et de Mallet, près de Mardogne, fut convoqué au ban de 15i3.
ARMOIRIES. — Inconnues.
de LARSILLER (Hugues), chevalier, vivait en 1270. ARMOIRIES. — Inconnues.
de LASTIC , seigneurs de Lastic , de Valcilles , de Rochegonde, de Montsuc, de Peyrols, de Saint- Diéry, de Sicujcac, de Saint-Georges, de Saint- Michel, de Laval, de la Tremolière , de Neuvéglise, d'Alleuze , de Lescure , de Vergnettes, de Fournel, de Saint-Jal, de Beaumont, de Ghamboulive, de Gabriac et autres lieux, en Auvergne, en Rouergue et en Limousin. — Ancienne, illustre et jadis puissante maison de chevalerie, que quelques auteurs font sortir de l'antique race des sires de Mercœur. Elle portait originairement le nom de Bompar, que l'on trouve constamment accolé à celui de Lastic, jusque vers le milieu du XV e siècle. Le nom de Lastic lui vient de la possession d'un ancien château féodal situe à quatre ou cinq kilomètres de la ville de Saint- Plour, et qui relevait du duché de Mercœur.
Le nom de Lastic est historique depuis Hugues, seigneur de Lastic, chevalier, qui, en 1211, donna à Simon
de Montfort, chef des croisés contre les Albigeois, le conseil de se jeter dans Castelnaodary pour arrêter la marche du comle de Toulouse , conseil qui Tut suivi et qui réussit (1). Hugues de Lastic vivait encore en 1225, époque à laquelle il fit diverses fondations dans l'église de Saint-Julien, de Brioude. Il était contemporain d'Ktienne de Lastic, chanoine de Brioude , qui parut comme témoin dans une transaction intervenue entre le chapitre et Odilon de Mercœur, en 1200. Hugues de Laslic eut pour femme une dame nommée Ermengarde, dont le nom de famille est ignoré, et de laquelle naquirent : 1° Bompar, dont l'article suit; 2° Guillaume de Lastic, successivement chanoine-prieur de Vieille-Brioude, abbé de Pébrac, archiprôtre de Brioude et de Langeac; il est connu par divers titres passés dans l'intervalle de 1223 à 1248.
Bompar I, soigneur de Lastic, chevalier, seigneur de Lastic, puis de Valeilles, était au nombre des seigneurs d'Auvergne qui réclamèrent d'Alphonse de France, comte de Toulouse et de Poitiers, le maintien de leurs privilèges, qui avaient été méconnus par les officiers du prince en 1254. 11 ne vivait plus en 1256. De son mariage avec Alix de Valeilles vinrent quatre fils et deux filles : 1° Bertrand Bompar, qui forma le degré suivant; 2° Guillaume de Laslic, chanoine-comte de Brioude, dés l'an 1237, puis abbé de Saint-André de Mégcmont-Ies-Clcrmont, en 1243 et 1251 ; 3° Pierre de Lastic, chanoine-comte de Brioude,
1 Histoire générale du Languedoc, t. m, p. 216.
et bailli du chapitre en 1254; 4° Etienne de Lastic, abbé de Sainl-Amable de Riom t en 1285 ; 5° Louise de Lastic, femme de Dalmas de FontenilJes, dont les trois ûls, Francon, Elicnne et Guillaume de Fontenillcs, paraissent dans une transaction de 1261.
Bertrand Bu m par, sire de Lastic, de Valeilles, de Pauliac et autres lieux., chevalier, rendit hommage, en 1256, conjointement avec Alix de Valeilles sa mère, à l'évèque de Clermont, auquel ils soumirent, pour la première fois, le château et la terre de Valeilles, qu'ils reconnurent mouvante du château d'AUeuze , appartenant audit évêque. Bertrand Bompar de Lastic concéda, tant pour lui que pour ses successeurs, à Bernard du Vernel, archiprôtre de Saint- Flour, et prieur de Pauliac, par charte du jeudi après la résurrection de Noire-Seigneur, 1262, le droit de lever la dîme dans toute l'étendue de la terre de Pauliac. Il mourut en 1270, selon le nécrologc du chapitre de Brioude , laissant iïAude, sa femme , que des mémoires surnomment d'Aurillac :1° Pierre Bompar, qui continua la postérité; 2° Bertrand de Bompar-Laslic, qui vivait en 1327; on le suppose auteur d'un rameau, dont divers membres sont connus par des actes de famille de 1316, 1326 et 1329; 3° Guy de Bumpar-Lastic , abbé de Sainl-Amable de Ri oui, en 1292; 4° Guillaume de Lastic, abbé de Chantoin en 1296, mort eu 1326, suivant sou épitaphe.
Pierre Bompar, seigneur de Laslic, de Valeilles, chevalier, rendit hommage à l'évèque de Clennout, à cause de la terre de Valeilles, en 1266, et au roi Philippe-le-
Hardi, en 1281, à raison de la seigneurie de Lastic, relevant de la terre d'Auvergne, donl Sa Majesté avait hérité d'Alphonse, comte de Poitiers, son oncle. Pierre Bon» par de Lastic testa en 1*299, mais il vivait encore en 1310. Il avait épousé Julienne de Bec t dame en partie de Valeilles. Leurs enfants furent : 1°' Etienne Bompar, qui suit ; 2° Pierre Bompar, chanoine- comte de Brioude, qui transigea avec son frère aîné le jeudi après l'Assomption 1321; 3° Guy Bompar de Lastic, légataire de son père en 1299; 4° Marquise Bompar, mariée à Turc de Meyronne; ô°Galliennc Bompar de Lastic, femme de Guillaume de Taillac.
Etienne Bompar, chevalier, seigneur de Lastic, parait déjà dans une charte de l'église de Pébrac, de l'an 1296. Son père, par testament de 1299, confirma les avantages qu'il lui avait faits par son contrat de mariage. Il assista, avec Amblardde Dienne, Astorg de Peyre, seigneur de Cheylane, Bertrand de Sévérac et Pierre de la Garde, au mariage de Guillaume d'Eslaing , avec Ermengarde de Peyre, en 1319, et fît son testament avant la fête de Saint- Barnabé, apôtre, le 10 juin 1334; il vivait encore en 1336. Il avait épousé avant 1299 Souveraine de Pierrefori, fille de Gilbert de Pierrefort, de laquelle il eut : 1° Pierre Bompar, qui , bien que marié deux fois, ne laissa de Marguerite de Pauliac, sa première femme, que des filles, dont l'une épousa, en 1328, Raymond de Monstuejouls, seigneur du lieu, en liouergue, pelit-neveu d'autre Raymond de Mons'uejouls, premier évOquc de Saint-Flour; 2° Etienne Bompar de I.aslic qui continua la lignée ;
3° autre Pierre Bompar de Lastic , chanoine-comte de Brioude, qui testa en 1327 ; 4° Aldcbcrt Bompar de Lastic, seigneur de la Chaumcttc, clerc, vivant en 1335; 5° Gilbert Bompar de Lastic, chanoine-comte de Brioude, qui vivait en 1 332 et 1 343 ; 6° Alasic Bompar de Lastic, mariée en 1310 à Dracon de Chfltcauneuf du Drac; 7° plusieurs autres fils et filles morts sans postérité.
Etienne Bompar, deuxième du nom , dit le Jeune, chevalier, seigneur de Lastic, de Valeilles et autres lieux, transigea, en 1343, avec Eléonore Bompar de Lastic, sa nièce , dame de Chabreugcol, rendit hommage à l'évéque de Clermont en 1355, à raison de la terre de Valeilles; se trouva à la bataille de Poitiers en 1356, continua à servir contre les Anglais, sous les règnes de Jean II et de Charles V; rendit hommage au Dauphin d'Auvergne, baron de Mercœur, le 11 janvier 1364, et ne vivait plus le jour de la fête de Saint Clément , pape , 1371. Il avait épousé, en 1336, Ahêlis deMontaigu, dame dcChampeils, fille de Pierre de Montaigu et d'Isabelle Dauphine; celleci fille de Kobert III, comte de Clermont, Dauphin d'Auvergne, etd'Isabeau dcChatillon. Ils eurent pour enfants: 1° Jean Bompar de Lastic, qui forma le degré suivant; 2° Bayart Bompar de Lastic, chevalier de Saint-Jcan-de- Jérusalcm, commandeur de la Tourelte. Il servit en qualité de chevalier bachelier dans toutes les guerres contre les Anglais, fut employé, en cette qualité, à la garde et défense du pays d'Auvergne en 1380, et fut porteur de lettres que la Dauphine d'Auvergne écrivit en 1385 au comte d'Armagnac, pour la délivrance de Jean Bompar de
Lastic. sod frère, alors prisonnier des Anglais à Alleuze (I ); 3° Pons Bompar de Lastic. aussi chevalier de Saint-Jeande-Jérusalem, commandeur de Montchamp et maréchal de l'ordre à Rhodes, où il mourut avant le 10 juillet 1437; 4° Dracon ou Dragon Rom par de Lastic, prévôt du chapitre de Brioude de 1385 à 1388.
Jean Bon» par de Lastic, seigneur de Lastic, de Valeilles et autres lieux, qualifié chevalier dans un acte du 12 octobre 1358, fut fait prisonnier par les Anglais qui le retenaient au château d' Alleuze, ainsi que le constate la lettre déjà citée de la Dauphine d'Auvergne au comte d'Armagnac, du 28 mai 1385 (2). Il ne vivait plus le 29 février 1392, date à laquelle ses enfants partagèrent sa succession. Il avait épousé, le mardi après la fête de Sainl-Hilaire 1358, He'lis de Monicellès, dame d'Un sac et de Segonzac (3), déjà veuve de Jean dû Rreuil, seigneur du lieu. Leurs enfants furent : 1° Etienne Rom par, auteur du degré suivant; 2° Bavard dit Bertrand, tige des seigneurs (TUnsac, dont la filiation sera rapportée; 3° autre Etienne Bompar de Lastic, qui transigea avec son frère aîné le 20 ma» 1395. Il plaidait encore au sujet des suc-
(1) Baluze , l. u, p. 779.
(2) Baluxey t. u } p. 779.
(3) Audigier elle chevalier de Courcelles ont donné pour femme à Jean Dompar de Lastic, Alix d«- Vissac , mais si « Ile l'a été réellement, ce n'a été qu'en deuxièmes noe. s , alors qu'elle lia devenue veuve d'Aslorg de Taillac, car les litres» indiqueul uelis de Uontcellès.