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de FA Y, seigneurs de Chapleuil, de Lardeyrol , de la Voûte, de Verlaizon , de Solignac, de Vczenobre, deGerlande.de Peyraud,de la Chèze, de Saint-Quentin, de Coisse, barons, puis marquis de la Tour-Maubourg, de Sainte-Sigolène, de la Garde, de Chabrespinc, de Saint- Maurice de Lignon, etc., etc., en Velay, Vivarais, Languedoc, Auvergne et Poitou.
a Au nombre des chevaliers qui suivirent Raymond, » comte de Toulouse, à la Terre-Sainte, 1). Vaisselle cite o Pierre et Pons de Fay; mais, d'après les preuves de o cour de la maison de Fay de la Tour-Maubourg , dépoo secs à la bibliothèque royale, son nom primitif était » celui de Capdeuil, Capleuil ou Chapleuil. On voit ce » nom encore porté le siècle suivant par le célèbre trou- » badour Pons de Capdeuil , dont les chants, presque aussi a puissants que la voix de la religion, poussèrent les sei- » gneurs méridionaux à la troisième croisade. Nous n'a- » vous donc pas craint de contrarier l'autorité du savant » historien du Languedoc , en rendant aux deux chevao liers du Velay le nom origiuairc de leur famille ; ils pord taient de gueules , à la bande d'or chargée d'une fouine d d'azur, passante. »
La notice qui précède est extraite de Y Armoriai de la Salle des Croisades, p. 12. Nous ne contredirons pas son auteur en ce qui concerne l'origine de la maison de Fay, qui possédait très-anciennement la terre de Chapteuil en Velay ; il n'est donc pas étonnant que plusieurs de ses
membres en aient quelquefois porté le nom, suivant l'usage assez ordinaire de ce temps-là ; nous ferons seulement observer que la fouine que l'on voit dans ses armoiries, indique plus directement le nom de Fay, comme étant le nom originaire; car personne n'ignore qu'en langage vulgaire du Vclay et de l'Auvergne , la fouine s'appelle fay t. Au reste , nous n'insisterons pas sur cette particularité. 11 est évident pour nous , et cela nous suffit, que Pons de Chaptcuil, seigneur de Chapteuil et de Vertaizon en 1199 et 1204, n'était pas différent de Pons de Fay, seigneur de Chapteuil , de Lardeyrol, de la Voule, de Vertaizon , qui rendit hommage à Pévêque du Puy en 1220.
La postérité de ce seigneur, divisée en plusieurs branches, n'a pas cessé de tenir un rang élevé en Velay et dans les provinces voisines. Il en est sorti plusieurs dignitaires de l'ordre de Malte, entre autres, deux grands-prieurs d'Auvergne en 1294 et 1380; un grand bailli de la Morée en 1459, tué dans un combat contre les Turcs en 1402 ; des chambellans de nos rois depuis 1444 , des capitaines de cinquante et de cent hommes d'armes aux seizième et dix-septième siècles, des chevaliers de l'ordre du roi , un gouverneur de Montpellier en 1540, un sénéchal du Puy en 1558 , un évèquc de Poitiers en 1568 , un évèque d'Uzès en 1614, deux sénéchaux de Nîmes et de Beaucaire, de 1589 à 1610; un gouverneur de la haute Bresse en 1579, plusieurs maréchaux-de-camp, un maréchal de France promu à ce grade le 24 février 1757 , et de nos jours , deux lieutenants-généraux de premier mérite.
La branche des seigneurs de Coisse, près d'Ariane,
formée par Jacques de Fay, troisième Gis de Jean III, seigneur de Saint-Quentin , et de Marguerite de Pcloux , marié, le 13 juillet 1603 , avec Anne de Coisse , a recueilli la succession des branches de Gerlandcset de la Tour-Maubourg, par suite du mariage de Claude-FIorimond de Fay de Coisse avec Maric-Agnès-Césarcttc de Fay-Gcrlandes, sa cousine, héritière de Gerlandcs et de la Tour- Maubourg, morte sans enfants en 1753, et c'est du second mariage de ce Claude-Florimond, contracté le 3 mars 1756, avec Marie-Françoise de Belmont, que sont issus les comtes et marquis de Fay de la Tour-Maubourg, qui, depuis un siècle, figurent avec tant d'éclat dans l'armée, la diplomatie et à la chambre des pairs.
ARMOIRIES. — De gueules, à la bande d'or, chargée d'une fouine d'azur.
(Voyez pl. 2, fig.3.)
ok FAYD1DES ou FEYDIDES, seigneurs de Faydides, de Chalandras, de Chauzclles et de Saint-Yvoine, élection d'Issoirc. — La généalogie produite par cette famille en 1666 est erronée, ainsi qu'il est facile de s'en convaincre en rapprochant les dates employées pour justifier les 4 e et 5 e degrés, d'après lesquelles le mariage de Bertrand de Faydides serait postérieur à celui de Jean , son fils. C'est qu'on n'a pas fait attention alors qu'il avait existé deux Bertrand de Faydides, l'un vivant en 1480, l'autre en 1580, ainsi que nous l'apprend Audigier, et les dates furent confondues. Au reste, Audigier lui-môme est tombé dans la confusion , nous le croyons du moins , en
donnant à chacun de ces deux Bertrand une femme appelée Péronnelle d'Aurclle de Colomb ines. Assurément , la chose n'est pas impossible; mais elle est invraisemblable. Voici la généalogie que cet auteur nous fournit : o Le premier » que nous connaissions, dit-il , est Robert de Faydides, » seigneur de Faydides et de Chalendras en 1420; il fut
* père d'Antoine et aïeul de Bertrand de Faydides , marie', » en 1480, avec Péronnelle de Colombines , GUe de Beraud, » de laquelle issut Jean de Faydides, marié trois fois : 1° à o Louise de Blanchcfort, fille d'Antoine et de Jacqueline
* de Mon trognon; 2° en 15*29, avec demoiselle Charlotte » de GouzelouGouzelles, qu'il épousa par l'entremise de » Jean Stuart, duc d'Albanie, et d'Anne de la Tour, sa » femme; 3° en 1533, avec Catherine de Montccaux, fille » du seigneur d'Auterochc. Il eut de celte dernière deux » fils qui formèrent branche. Antoine, l'un d'eux, fut » père de Bertrand II gui laissa , de Péronnelle d'Aurelle » de Colombines, Catherine de Faydides, dame de Cha- » lendras, mariée à Jean de Saillans, sur lequel la terre » de Chalendras fut saisie et adjugée à Antoine Tcxicr, » aumônier de Marie de Bourbon, duchesse de Montpcn- » sier (1608-1627).
» Hugues de Faydides, fils puîné de Jean et de Catherine » de Montccaux, servit le parti de la ligue et s'empara, » en 159i, du château de Buron, qu'il ne rendit que » moyennant l'abandon, à son profit , de la terre de Saint- » Yvoine. Celui-ci eut d'Anne d'Artaud François de » Faydides, allié en premières noces, le 25 janvier 1614, *> avec Catherine de Bravard-d'Eyssat ; S. 0 le 4 mars 1628,
» avccJacqnettc Ardier, veuve d'Etienne de Chaudesolles. d Du premier lit vint Claudine de Faydides qui épousa , » le 14 décembre 1638, Jean-François du Prat, seigneur » des Cornets. Du second lit issut Jean de Faydides, né » le 6 juin 1632, lequel était encore célibataire lorsqu'il » fut maintenu dans sa noblesse en 1666. On ignore s'il » laissa postérité. »
ARMOIRIES. — D'or, à trois taupes de sable.
(Voyez pl. 2, Og. 4.)
de FAYDIT ou FEVDIT dk REC.O.— François Feydits, contrôleur provincial des domaines en Auvergne, et président de l'élection deThiers, fut anobli le 16 mai 1647(1). François Faydit, capitaine de chevau-légers au régiment deCanillac, fut aussi anobli, pour services militaires, par lettres du mois de mars 1647. Bernard, son Ois, domicilié à Thicrs en 1666, portait: d'az ur,à trois annclets d'argent. (V.pl. 2, Og. 5.) — Une autre famille Faydit, connue dans les lettres et la magistrature, subsistait dans le même temps à Riom. A celle-ci appartenait le fameux abbé Faydit qui s'acquit une certaine célébrité par ses écrits; Jean Faydit, conseiller au présidial de Riom, et Amable Faydit, son fils, avocat au parlement, qui firent foihommage au roi en 1669, 1683, 1686, à cause des fiefs de Granville et autres possessions sises dans les paroisses de
(1 ) Dictionnaire des anoblissements, i" part., p. 69; 2 e part. , p. 176.
Loubcyrat et de Châtelguyon. — On trouve encore un François Feydetz, contrôleur provincial des domaines en Auvergne, anobli le 16 mai 1047. Il portait : d'or, au pavillon de sinople ayant une porte de sable chargée d'une étoile d'or; le pavillon accosté de deux branches de laurier de sinople.
Nous connaissons aussi une maison dj Faydit de Tersac, de très-ancienne chevalerie, originaire du Limousin et répandue en Qucrcy et en Languedoc. Elle a fa Uses preuves pour les honneurs de la cour où elle a été admise en 1788. Elle portait : Burelé d'argent et de sinople de dix pièces; chaque burèle d'aryent chargée d'une étoile de gueules.
deFAYDIT, FEYDITou FEYDIN, seigneurs de Faydit, de Massegru et Romaniargues.— Famille d'ancienne chevalerie, originaire du château de Faydit ou Fedit, situe dans la commune de Chanet , près d'AUanchc. Elle est connue depuis Guillaume de Faydit qui transigea avec Guillaume de Chavagnac et Beraud Ytier de Rochefort , sous la médiation de Guillaume d'Aurelle et de Jean de Monlgonlier, au mois-de mai 1259. 11 eut pour successeurs: Armand de Faydit vivant en 1289; Aymar, en 1300; Guillaume II ,en 1303; Bernard, en 1338, et Jean dcFeydit, bailli de la ville de Bleslc, en 1363. Autre Jean de Faydit fut inscrit à l'Armoriai de 1450. Celui-ci portait : d*azur, au chevron d'argent , accompagné de trois étoiles de même. (V. pl. 2, 0g. 6.) — On trouve ensuite François de Feydin, châtelain d'AUanchc, l'un des exécuteurs testamentaires
de Jacques- André de la Ronadc, châtelain d'Apchon en 1586; Jean de Feydin, seigneur de Masscgru, dont la fille, Louise de Feydin, épousa, le 12 août 1602, Jacques- André de la Ronade , fils d'autre Jacques prénommé ; Jeanne de Feydin. alliée, le 2i mars 10i7, à Gabriel de Dienne, seigneur de Cheyladct, et mère de plusieurs fils qui parvinrent aux premiers grades militaires; Hugues de Feydin, seigneur de Romani argues, sur les preuves duquel il fut sursis en 1666, et enfin, trois chanoinescomtes de Brioude, savoir: Pierre de Feydin de Romaniargues, de 16i5 à 1677; Claude, en 1G78, et Jean, en 1698. — Le nom de Feydin est actuellement représenté en la personne du juge de paix du canton d'AHanche. Quant à la seigneurie de Faydit, elle avait passé, vers Tan 1500, à la maison de la Volpilière, et de celle-ci à la famille de Chaumont qui la possédait en 1787 (1).
de FAYE-d'ESPEISSES. — Famille originaire de Lyon et ancienne dans l'échevinagc de celte ville. Le président Blanchard en donne la filiation depuis Pierre de Faye , seigneur d'Espcisses en 1 W0, père de Jean Faye, échevin de Lyon en 1507, 1512, 1518 et 152*. Jacques Faye, arrière-petit-fils de ce dernier, fut un des plus illustres magistrats du seizième siècle ; il naquit à Paris le 6 jan-
Chabrol, t. iv, p. 243.— D. Coll.— Dictionnaire du Cantal , p. K2. — Inventaire de Chavagnac — Inventaire de la Ronade. — Inventaire de Dienne.— Catalogue de Brioude.
vier 15*3, l'ut successivement conseiller au parlement en 1567, maître des requêtes du duc d'Alençon en 1570, avocat général en 1580, et président à mortier en 1588. Il mourut le 20 septembre 1590, laissant de Françoise Chai vel de Rochemontcix , dame de Freluc, de Trizac et de Cheyrousc , en haute Auvergne , trois Allés, et Charles de Faye , seigneur d'Espeisscs , conseiller au parlement, maître des requêtes , conseiller d'état et ambassadeur en Hollande. Celui-ci eut de Marie do Fourcy, sœur de la maréchale d'Efliat , Henri de Faye , chevalier, seigneur d'Espeisscs, premier conseiller du duc d'Orléans, lequel fit foi-hommage au roi en 1670 et 1685, à cause des seigneuries de F relue, Trizac et Cheyrousc, paroisses de Drugcac et de Trizac, élection de Saint- Flour (1).
ARMOIRIES.— D'ar»ci)t, à la bande d'azur, chargée de trois lèles de licorne d'or.
(Voyez pl. 2, fig. 7.)
dk la FAYE. — Il a existé très-anciennement une famille de ce nom dont le berceau fut. selon toute apparence, la terre de la Faye, prèsd'Augerolles. Elle a compté cinq admissions au chapitre de Brioudc dans l'intervalle
(1) Ijo, Chenaye des Dois, édilion in-8", l. n, p. 91. — JVoms féodaux, p. 105. —Dictionnaire véridique. des origines, p. 4*8.
de 1-288 à 1605, et un chanoine-comte de Lyon en 1389. Guyonncl de la Faye était possessionné à Saint-Bonnet-le- Châleau en 1-294. C.uillaume de la Faye vivant en 1298, portail : d'or, à la fasce de gueules. { Voyez pl. 2 » fig. 8. ) Jean de la Faye, damoiseau , est rappelé comme défunt dans un hommage que Béatrix d'Aleyrat, sa veuve, rendit , en 1333, pour quelques possessions situées en Forez. — Louis de Montboissier, chevalier, fit en 1381 concession de la seigneurie de la Faye, mouvante de la châtellenie d'Aubusson avec ses dépendances, nom et armes du lieu, à Guillaume de la Faye, dit l'IIermile, en considération des services que celui-ci lui avait rendus, et le duc de Berry et d'Auvergne approuva cet acte au mois de février 1382. L'Hermitc de la Faye et Bertrand de la Faye sont compris parmi les nobles tenant fief dans la mouvance d'Oliergues en 1396. L'Hermitc de la Faye était chambellan du roi et sénéchal de Beaucaire en 1413 ; l'Hermite de la Faye, chevalier, et Louis, son fils, firent foihommage en lilO et HH, à cause de la seigneurie d'Argentan et autres, acquises de Guillaume de Tournon. du diocèse de Valence. Anne de la Faye, mariée en 1529 à Annet de Bournat, semble lui avoir apporté la terre de la Faye , que les descendants de ce dernier possédaient encore en 1666, 1669, 1716, 1731. Cependant l'Hermitc de la Faye fut encore convoqué au ban de 1543, et Jean de la Faye était chanoine-comte de Brioude en 1605. — Chabrol assure que cette famille était une branche de la maison de Boulier , et qu'elle n'a rien de commun avec celle de Faye-d'Espcisses. Sur ce dernier point, nous
sommes de son avis ; nous croyons môme que la famille de Fayc d'Espeisscs n'a jamais possédé la terre de la Fayequi, comme nous venons de le dire, parait être restée aux descendants d'Annet de Bournat , époux d'Anne de la Fayc (1).
de la FAYE , seigneurs de la Fayc, de Parrin, d'Avcnières, de Forges, de l'Aval , des Palissards , de la Corne , de Chiroux et autres lieux en Bourbonnais. — La maison de la Faye est une maison chevaleresque du Bourbonnais. Son nom est écrit, dans des titres latins du treizième siècle, de la Fayd.
En 1300, nous trouvons Pierre de la Faye, damoiseau , seigneur de la Faye, possédant le fief et le château de la Fayc, terre et seigneurie en dépendant, situés dans la paroisse de Molle , chàlcllenie de Billi , en Bourbonnais. Ses descendants, titrés chevaliers ou c'euyers, suivirent la carrière des armes jusqu'au milieu du seizième siècle, époque où l'un d'eux se destina à la magistrature.
Par édit du mois de septembre 1587, le roi Henri III créa à Cannât une élection et un bureau des receltes, cl, chose remarquable, depuis celte époque jusqu'à leur suppression, en 1700, l'office de premier président de celle élection a été exercé héréditairement et sans in-
v l) .Vonw féodaux, p. 165, toi, fii*. 646.
tcrruption jusqu'à la septième génération par la famille de la Fayc.
Lorsque Jacques de la Fayc , chevalier, seigneur des Palissards, de la Corne, paroisse de Handan, et de Chiroux» paroisse de Saint-Etienne de Gannat, avocat en parlement, conseiller du roi, eut transmis, en 1778, son office de premier président de l'élection à son fils, Jacques- Joseph-Emmanuel , Louis XV le nomma maire perpétuel de la ville de Gannat.
Du mariage de Jaeques-Josjph-Emmanucl de la Paye avec mademoiselle Bougarel de Marmagne sont issus trois enfants, dont M. Jacques de la Fayc, mort juge au tribunal civil de Cicrmonl, marié à dame Zoé Madeleine de l'Hospital, arrière-pclilc-niêcc de Michel de I'IIospital, chancelier de France, et M. Philibert-Marie de la Fayc, avocat, habitant actuellement à Paris.
Celte famille, connue aussi par de nombreux actes de foi-hommage, a fourni plusieurs officiers de distinction, un mousquetaire du roi, sous Louis XIV, et un brigadier des gendarmes de la garde du roi , sous Louis XV, l'un et l'autre chevaliers de Saint-Louis. Ses alliances ont été avec les maisons de Noélas, Bégon de la Itouzièrc, Soumard de Pigny, de Montanier, de Bar, Ferrand de Fontorle, Barlhomivat de fa Besse, du Floquet, Loiscl d'A range, etc. (1).
(1) noms féodaux,?. <03, lui , *0.>.— Tablette» hùtoriqucs de f Auvergne ,1.11, p. 131 , 193.
M. Jouffroy d 'Esc ha vannes , auteur d'un nouvel Armoriai universel, donne, par erreur, à la famille de la Faye du Bourbonnais les mômes armoiries qu'à celle de Fayed'Espeisses.
ARMOIRIES. — D'ainr, au monton d'argent paissant sor une (errasse de sinople , et à deux éloiles d'argent en chef.
(Voycx pl.2,flg. 9.)
de la FAYE. — On trouve encore , sous ce nom , Jacques de la Faye, seigneur de la Valette et de Losse, domicilié paroisse d'Issertaux, et Jean de la Faye, seigneur de Chamboroux, près de Lastic, élection de Saint- Flour, maintenus dans leurs privilèges lors des recherches de 1665-1666, mais dont la filiation n'est pas connue.
AUMOIRIES.— Inconnues.
FA VET, anciennement FAET ou FAHET.— On connaît, en Auvergne, un grand nombre de lieux qui portent ce nom , parmi lesquels on distingue trois fiefs : 1° le Fayet, situé dans l'ancienne paroisse de Sainl-Julien-sur-Aidat, près de Cournol, et qui a long-temps appartenu à la maison de la Tour- d'Auvergne , et ensuite à celle de Broglie. Il relevait de l'évèché de Clermont; 2° le Fayet, paroisse de la Clapelle-Laurent , près de Massiac , propriété du comte de Brion en 1787; 3° le Fayet, paroisse de Mazoire, près
d'Ardes, dont la justice, réunie à celle de Besse-lc Château, près de Blesle, appartenait à la famille Blanc du Bost , suivant hommages de 1669, 1670, 1685 et 1721 (1).
11 est vraisemblable que l'un de ces fiefs avait donné son nom à Hugues du Fayet, chevalier, que l'on voit figurer aux fiançailles de Dauphine de la Tour avec Aslorg d'Aurillac, le 17 novembre 1308, et dont la postérité est ignorée. (Noms féodaux, p. 116. — Chabrol, t. iv, p. 246, 247, 311, 771. — Baluse, t. u, p. 576.)
ARMOIRIES. — Inconnues.
du FAYET, nu FAËT ou du FAIIET. — Guillaume de Faët , de la ville de Mauriac , consentit la vente d'un jardin à Jean Laurent , par acte passé sous le sceau du doyen du monastère , le 9* jour des calendes de juin 1274. — Bernard de Faët reconnut , dans un acte de foi-hommage du samedi après le dimanche où l'on chante Reminiscere , 1286, que, depuis plus de quarante ans lui et les siens exerçaient, au nom du doyen de Mauriac, la charge de bailli dans la paroisse de Chalvignac(2), pour rétribution de laquelle charge ils avaient joui et jouissaient de certains droits, cens et rentes, dont ils étaient tenus
(1) Noms féodaux, p. 116.
(2) Il existe dans la commune de Chalvignac un domaine appelé Fayl, nom patois qui te traduit par celui de Fatkt.
de rendre hommage au monastère aussi long-temps que lui et ceux de s* famille seraient revêtus desdites fonctions , ainsi que de remettre le tout au doyen à sa première réquisition. — Jean du Faët fut présent , avec Brun de Claviers et autres, à une transaction passée entre Rigaud deChalvignacctGuyde Miramont, en 1320.— Bernard de Fahet, clerc, assista à une autre transaction entre le même Rigaud de Chalvignac et Bernard de Novavilla , le samedi après la fête de saint Jean-Baptiste, 1326, ainsi qu'à d'autres actes portant les dates des 29 novembre 1323, 15 mars 1327 et 17 décembre 1336 (1).
ARMOIRIES. — Inconnues.
du FAYET de la TOUR, seigneurs de la Borie, de la Tour, de Girazac, de Fournols, deClavières, de la Bastide, de la Jordanie, de la Vaissière, de Fressanges, de Saignemontel et autres lieux, paroisses de Saint- Vincent , du Falgoux , d'Anglars, de Salers, de Trizac et de Moussages, prévôté de Mauriac— Cette famille, dont la filiation a été prouvée depuis Tan 1416 , est plus ancienne et paraît avoir pris son nom du lieu du Fayet, commune de Trizac, où Ton remarque encore nne vieille tour appelée la tour du Fayet.— Noble Géraud du Fayet, ou du Fahet, 1 er du nom, damoiseau , ainsi qualifié dans un acte de 1416, acquit d'Hélis Chapel, en 1421,
(1) Inventaire de Mauriac. — Inventaire de Chalvignac, elc.,etc;
le fief de Fournols, paroisse d'Anglars, et il en rendit hommage à Guy de Montclar, co-seigneur de Montclar, en 1425. Il épousa Marguerite de Combes , avec laquelle il vivait en 1435, et mourut avant 1461, laissant deux, fils : 1° Géraud II, qui continua la postérité; 2° Guillaume du Fayet, trésorier du monastère de Mauriac en 1472.
Géraud dn Fayet, deuxième du nom, damoiseau, demeurant dans la paroisse de Saint Vincent-du-Yaumiers en 1464, fit son testament le 25 mars 1472, mentionnant Florence de Tournemire, sa femme, et six enfants qu'il avait eus d'elle, entre autres Naud in du Fayet qui suit, et Jacques du Fayet, tige de la branche de Fournols, alliée aux familles de Itibicr, de Chalus, d'Autressal, de Montclar, et éteinte avant 1666.
Naudin du Fayet, écuyer, épousa, vers 1482, Catherine d'Apchon, et testa Tan 1513. II est nommé noble Naudin delFaët, dans l'acte de foi-hommage qu'il rendit en 1502, à raison de la montagne appelée l' Ilerbc-Souiranc , située dans la paroisse du Falgoux. Ses enfants furent : l°Guy du Fayet qui suivra ; 2° Hugues du Fayet qui vivait encore en 1537; 3° autre Guy, prêtre en 1531 et 1557; 4° Jacques du Fayet , nommé avec tous ses frères dans le testament de leur père en 1513.
Guy du Fayet, écuyer, seigneur de la Borie, épousa Françoise de Valrus, d'une noble famille de Cheylade, et testa le 7 décembre 1540, demandant à être inhumé dans l'église de Saint- Vincent, auprès de son père.
0e sou mariage étaient nés un fils et trois filles. Le fils fat :
François du Fayet , écuyer, seigneur de laBorie, marié, le 28 mars 1555, à Marguerite de la Reynerie, fille de Jean de la Reynerie , écuyer, de laquelle il eut : 1° Hugues du Fayet , qui servait dans la compagnie de Raymond de Rastignac en 1593 , et qui testa en 1647 ; 2° Jean du Fayet , dont l'article suivra ; 3° Marie du Fayet , mariée en 1581 à Géraud Chauvet , peut-être Chalvet.
Jean du Fayet , écuyer , seigneur de la Rorie, servait dans la compagnie de M. de Biron en 1577, dans celle du comte d'Auvergne en 1583, puis, sous M. de Rastignac, en 1583. Il épousa, le 17 mai 1G0O, Anne de Feidides, fille d'Antoine, seigneur de Chalendras, et de Léonne du Fayet. Il fit son testament le 3 mars 1G36, laissant cinq enfants , entre autres François du Fayet , qui continua la descendance, et Isabeau du Fayet, alliée, en 1631, à François de Tournemirc, seigneur d'Estillol.
François du Fayet, II e du nom, écuyer, seigneur de la Tour et de la Borie, servit au ban de 1G3G, et il s'allia , le 31 janvier 1644, à Louise de Tautal, fille de noble Jean de Tautal, écuyer, seigneur de Chanterelle, et de Catherine du Châtelet , et sœur d'Anne de Tautal , mariée, le 5 octobre de la même année , à Jean de Scorailles, seigneur de Scorailles , d'AUy , de Chaussenac et autres lieux. François du Fayet fut maintenu dans sa noblesse par M. de Fortia , commissaire du roi et intendant d'Auvergne, le 5 janvier 1667, et il ne vivait plus en 1680. Des quatre enfants qu'il laissa nous citerons les deux fils :