‹ Nobiliaire d'AuvergneChapitre 3 sur 21 · Tome m · texte numérisé non relu

Tome m

1° François du Fa jet, III e da nom, dont il sera parlé plus loin.

2° Christophe du Fayct, seigneur de Clavières, marié, le 18 janvier 1693, à Marguerite d'Anjolie, fille de Gaspard d'Anjolie et de Marguerite de Vigier. Elle lui apporta les fiefs de la Vaissière et de Saignc-Monlel , paroisse de Trizac , et le rendit père de seize enfants , sept fils et neuf filles, entre autres: A.Jean-Baptiste duFayet de la Vaissière , né en 169G, admis auxchevau-légers de la garde en 1715 , marié, en 1738 , à Catherine de Framery, d'une noble maison de Picardie, laquelle lui donna deux filles , dont l'aînée, Marie-Claire du Fayet, épousa, le 2 novembre 1756, Jean Dominique de Montclar, seigneur de la Tremolière et d'Anglars, puis baron de Montbrun. Parmi les sœurs de Jean -Baptiste du Fayet , trois furent admises à la maison royale de Saint-Cyr en 1710, 1715 et 1719. L'une d'elles, Marie-Anne-Henrieltc du Fayct, née le 20 novembre 17(H, admise à Saint-Cyr en 1710, fut légataire de la célèbre M œe de Maintenon, et fut mariée, en 1729, à François-Gilbert de Salvcrt de Montrognon.

François du Fayet , III** du nom , fils aîné d'autre François et de Louise de Tautal, fut seigneur de la Tour et de la Boric, servit au ban de la noblesse d'Auvergne, dans la compagnie de M. de Soursac, en 1674, et il épousa , le 7 novembre 1685 , Françoise de Roquemau

rel , fille d'Alexandre de Roquemaurel , chevalier , seigneur d'Espinassol , d'Espinet et de Pontet , et de dame Catherine de Veyre. De cette union naquirent six enfants : 1° Christophe du Fayct de la Tour et de la Borie, né le 23 et baptisé le 20 août 1687, reçu page du roi le 30 mars 1706, et entré aux chevau-légcrs en 1715.

2° Roger du Fayet , admis aux chevau-légcrs, en môme temps que son frère , en 1715.

3° et 4° Jacques et Martial du Fayct, étudiants en 1715.

5° Catherine du Fayet , âgée de 21 ans , non mariée en 1715.

6° Marguerite du Fayet , âgée de 20 ans en 1715, mariée, le 23 février 1716, à mcssire Joseph de Pestels , seigneur de Violore.

La maison du Fayet de la Tour, qui a continué à servir avec distinction jusqu'en 1789, époque à laquelle elle comptait plusieurs chevaliers de Saint-Louis, est aujourd'hui représentée par M. Jean-Baptisle-Jérômc du Fayet de la Tour, maire de la commune de Saint- Vincent , marié , en octobre 1815 , à demoiselle Elisabeth-Colette Dctsangles de la Bastide , de laquelle sont nés plusieurs enfants.

ARMOIRIES. — D'azur, à In tour crénelée d'argent , maçonnée el ajourée de sable , adextrée d'un croissant d'argent et seneslrée d'une étoile d'or.

(Voyez pl. 3, 11g. t«.)

du FAYET, seigneurs du Mazcl , de Chabanncs , de Villarct et de Tignad (Gévaudan). — Cette famille a produit un titre du 2 juillet 136i; mais la filiation n'est justifiée que depuis Jacques de Fayet, seigneur du Mazel, accordé, le 13 mai 1597 , ù Jeanne de Sabran. — Il y a lieu de croire que celui-ci n'était pas étranger à Jean et à Claude de Fayet , seigneurs du lieu , près du Puy, convoqués au ban de 1543. Des deux branches que cette famille avait formées, une seule s'est perpétuée jusqu'à nos jours ; elle était représentée en 1816 par Augustin-Regis de Fayet, ancien garde-du-corps du roi, chevalier de Saint-Louis , et père de six enfants (1).

ARMOIRIES. — D'azur, à la fasec d'or remplie de sable , chargée d'une coquille d'argent accostée d'une étoile du second émail et accompagnée en chef d'un lévrier d'argent, colleté de gueules , bordé el bouclé d'or ; et en pointe, de trois losanges de même.

(voyez pl. 3,0g. 2.)

delà FAYETTE, seigneurs, comtes, puis marquis de la Fayette , seigneurs de Pontgibaud , de Nébouzat, de Saint- Romain, de Montel de Gelât , de Kochcdagoux, de Pion-

(1) Saint- Allait , l. vm, p. 196. — Dictionnaire véridique des origines, par M. Laine, t. n , p. 450.

sat, de Goutenoutouse , de Montboissier, de Bothéon , de Vauche, d'Hautefeuille, de Jaligny, de Lespinasse, de Beauregard , de Champétières , de Vissac, de Vediôres de Fiz, deFargettes de Villeneuve et de Chavagnac. — Maison d'ancienne chevalerie , illustrée, sous l'ancienne monarchie , par plusieurs personnages remarquables , et rendue populaire , depuis trois quarts de siècle , par l'un des hommes qui ont joué le plus grand rôle dans nos révolutions. — Le nom patronymique de cette maison était Motœr, et son ancienneté remonte à Pons Motier, seigneur de la Fayette , terre considérable située dans la commune d'Aix, près de Saint-Germain-l'Herm, lequel vivait en 1240. II avait épousé Alix ou Hclis Brun , fille et héritière de Gilles Brun, seigneur de Champétières. Ces époux laissèrent plusieurs enfants , entre autres Gilbert, qui continua la ligne aînée, et Pons, tige de la branche de Champétières.

Gilbert I de Motier de la Fayette , transigea , le mercredi avant les Rameaux, 1284 , avec Robert VI, comte d'Auvergne, qui lui céda divers lieux, sous la condition de la foi-hommage pour la terre de la Fayette et autres, sur lesquelles le comte se réservait le droit de haute justice. L'année suivante il traita, en son nom et en celui de ses frères et sœurs , avec Eléonore de Baffie , comtesse d'Auvergne , touchant la justice de Champétières. De son mariage avec Charlotte de Diennc naquirent : Gilbert II, qui forma le degré suivant, et Jean Motier de la Fayette, tué à la bataille de Poitiers en 1356.

Gilbert II de Motier, seigneur de la Fayette, fut fait

chevalier en 1338, servit dans les guerres de Sa in ton po en 1338 et 1339, et renouvela l'hommage de la terre de la Fayette au comte d'Auvergne en 1344. Catherine de la Roche-Tournoëlle , sa femme, le rendit père de Guillaume qui suit, et de Beraud de Motier mort sans postérité.

Guillaume de Motier de la Fayette servit long-temps sous Jean de France, duc de Berry et d'Auvergne, à l'armée duquel il ûgurait en 1369. 11 eut de Marguerite Brun-Peschin :

Gilbert III de Motier de la Fayette, l'un des héros à qui la France fut redevable de l'expulsion des Anglais de son territoire. Les biographes ayant donné les détails de sa vie, nous nous bornerons à rappeler ici ses principaux exploits. Il reprit Compiègne sur les Anglais en 1415 , défendit Caen et Falaise la môme année , prit le château de Bcaulicu , plusieurs villes sur la Loire , le château de Saint-Sulpice en Languedoc et celui de Milhaud, en Rouergue, en 1419; il reçut le bâton de maréchal en 1421 , et remporta une éclatante victoire sur les Anglais en 1422. Fait prisonnier au combat de Verneuil en 1423, et rendu à la liberté quelque temps après, le maréchal de la Fayette continua ses services avec succès, conduisit trois cents hommes d'armes au secours d'Orléans où il se jeta avec Gaucourt , Graville et Xaintrailles, en 1429. Il assista au sacre de Charles VII le 17 juillet de la môme année , intervint comme plénipotentiaire au traité de paix d'Arras en 1435, accompagna le comte de Dunois aux conférences qui se tinrent en 1449 avec le duc de Sommerset , dont

le résultat fat la remise à la France du château de Rouen, de Honfleur, d'Arqués, de Caudebec, de Tança ni Ile, de Lillebonne et Mootivillers. Le maréchal de la Fayette mourut le 23 février 1462. Il avait eu deux femmes : l°Dauphine de Montrognon, morte sans enfants ; 2° Jeanne de Joyeuse , de laquelle il laissa cinq fils et quatre filles. Les fils furent :

1° Charles de Molier de la Fayette, fait chevalier au siège de Rouen en 1449. Il commandait cinquante lances en 1466; il assista aux états généraux en 1468 , fut conseiller et chambellan du roi avant 1480, testa le 6 décembre i486, et mourut sans enfants légitimes de Catherine Chaulet ou Chôlet, dame d'iiauterive ; mais il laissa un fils naturel , nommé Jean , qualifié seigneur de la Guesle , auquel il fit des legs.

2° Antoine de Motier de la Fayette, seigneur de Bothéon en Forez, de Goutenoutouse , de Montboissier et de la Fayette après son frère , fut, comme ce dernier, conseiller et chambellan du roi Louis XI, capitaine de Roquc-Servières en 1470 et de Nonette en 1486 ; il eut trois femmes : 1° Louise de Montboissier ; 2° Catherine de Murols ; 3° enfin, Anne de Damas-d'Aubicre. Les deux premiers mariages furent stériles; du troisième issurent deux filles et un fils , nommé Jean , mort sans alliance après avoir testé en faveur d'Antoine de la Fayette, son cousin, fils de Gilbert IV.

3« Gilbert de Motier de la Fayette , qui continua la postérité ;

4° Jean de Motier de la Fayette, chanoine-comte de

Lyon, mort en 1490.

5« Louis de Motier de la Fayette, chevalier de Saint-

Jean-dc- Jérusalem.

Gilbert IV, troisième Gis du maréchal de la Fayette, seigneur de Saint-Romain , de Pontgibaud et de Rochedagoux , écuyer des rois Louis XI et Charles VIII , de 1474 à i486 , maître d'hôtel de Charles VIII en 1490. Il épousa Isabeau de Polignac en 1473, et cette dame lui donna quinze enfants, quatre fils et onze filles. Deux des fils continuèrent la descendance, savoir : Antoine qui forma le degré suivant, et François de la Fayette, auteur de la branche de Saint-Romain , dont il sera parlé plus loin.

Antoine de la Fayette , chevalier, seigneur de Pontgibaud, de Montcl de Gelât, de Rochedagoux , naquit en 1474 , fut gouverneur de Boulogne . sénéchal de Ponthieu et grand-mattre de l'artillerie avant 1515. II mourut le 22 août 1531 , laissant de Marguerite de Rouvillc, qu'il avait épousée en 1497, six enfants, trois garçons et trois filles. Les garçons furent :

1° Louis de Motier de la Fayette , gouverneur de Boulogne après son père , capitaine de cinquante hommes d'armes en 1539. Il s'allia à Anne de Vienne- List enois , de laquelle issurent deux enfants : François de la Fayette , tué à la bataille de Saint-Quentin en 1557, et Jacqueline de la Fayette, dame de Pontgibaud, mariée à

Guy de Daillon , comte de Ludc , chevalier de Tordre du roi.

2° Jean de la Fayette qui Gt le degré suivant.

3° Gilbert de la Fayette, abbé de Menât et de Saint- Josse-sur-Mer.

Jean de Motier de la Fayette , fils puîné d'Antoine et de Marguerite de Rouville, chassa les religionnaires de Nevers, assiégea la Charité et perdit la vie à la bataille de Cognât , près de Gannat , en 1568. De son mariage avec Françoise de Montmorin naquirent : Pierre de la Fayette, tué à la bataille de Moncontour en 1569, avant d'avoir été marié , et Claude de la Fayette qui suit :

Claude de la Fayette , seigneur de Hautefeuillc et de Nades, épousa Marie d'Âlègre, fille de Gaspard, seigneur de Viverols et de Beauvoir, et de Charlotte de Beaucaire. Leurs enfants mâles furent : 1° Jean , qui continua la lignée; 2° Jacques, chanoine-comte de Lyon; 3° François, abbé de Dalon , prieur de Saint-Ange , sacré évêque de Limoges le 19 mars 1628, deux fois député aux assemblées du clergé, mort le 23 mai 1676; 4° Gaspard de la Fayette, seigneur de Nades, colonel du régiment de Picardie, mort célibataire en 1633; 5° Philippe-Emmanuel delà Fayette , chevalier de Malte, mort en 1651.

Jean III de Motier de la Fayette , seigneur de Hautefeuille, mort le 3 décembre 1651, avait épousé, le 10 avril 1613, Marguerite de Bourbon-Busset, fille de César de Bourbon, comte de Busset et deChalus, et de dame Charlotte de Montmorillon.Ces époux laissèrent : 1° Fran-

cois, qui forma le degré suivant; 2° Charles-François tué au combat d'Estampes en 1652; 3° Claude, seigneur de Hauteserre , docteur de Sorbonne ; 4° Jacques, chevalier de Malte ; 5° Louise , fille d'honneur de la reine Marie d'Autriche; elle fut aimée de Louis XIII, demeura vertueuse et mourut religieuse en janvier 1665; 6° Madeleine de la Fayette , abbessc de Saint-Georges de Rennes , en 1663 ; 7° Claudine, épouse de César de Chauvigny, seigneur de Montcspedon , morte sans enfants.

François de Motier, comte de la Fayette, seigneur de Nades , de Hautefeuille de Lcspinasse et de Beauregard , servit en Hollande , fut enseigne de la compagnie du maréchal d'Albret, et ensuite lieutenant au régiment des gardes-françaises. Il s'allia , en 1665, à Madeleine Piochede-Lavergne, fille d'Aymar, gouverneur du Havre et maréchal-dc-camp. Celte dame a écrit plusieurs romans, et son mérite littéraire est généralement reconnu. Le comte de la Fayette ne laissa de cette union que deux enfants : René-Armand qui suit, et Louis de la Fayette, abbé de Notre-Dame de Valmont, mort en 1729.

René-Armand de Motier, marquis de la Fayette, capitaine au régiment du roi en 1679, colonel du régiment de la Fère en 1680, brigadier d'armée en 1693, mort de maladie à Landau , le 12 août 1694, n'ayant eu de Marie- Madeleine de Marillac qu'une fille unique :

Marie-Madeleine de Motier de la Fayette mariée, le 13 avril 1706, à Charles-Louis-Bretagne de la Trémouille , prince de Tarentc , duc de Thouars, pair de France. Par son testament du 3 juillet

1717, la duchesse de la T remouille, dernier rejeton de sa branche, disposa de la terre de la Fayette en faveur de Jacques-Roch de Motier de la Fayette , seigneur de Vissac, descendant, au douzième degré, de Pons de Motier de la Fayette, souche commune de toutes les branches de cette maison.

Seigneurs de Saint-Romain.— Cette branche, formée par François de Motier, second fils de Gilbert IV et d'Isabeau de Polignac, s'éteignit au deuxième degré en la personne de Claude de Motier de la Fayette, gentilhomme de la chambre du roi, lieutenant d'une compagnie d'hommes d'armes, lequel ne laissa de Marie de Suze que six filles, toutes mariées à des seigneurs étrangers à la province. Claude de Motier de la Fayette , devenu veuf de sa première femme, convola à de secondes noces avec Jeanne d'Àumale, de laquelle il n'eut pas d'enfants (1484-1577).

Seigneurs de Champétières et de Vissac — La filiation de cette branche remonte, ainsi que nous l'avons déjà dit, à Pons de Motier de la Fayette, fils puîné d'autre Pons et d'Hélis Brun, dame de Champétières ; elle a produit plusieurs chevaliers de l'ordre de Malte, un chevalier de l'ordre du roi en la personne de Jean II de Motier, seigneur de Champétières, gouverneur deMonistrol avant 15% et sénéchal d'Auvergne en 1604. Il épousa en premières noces, par contrat de 1578, Anne de Montmorin, et en secondes noces, Jeanne de Polignac. Du premier lit vinrent :

1° Charles de Motier de la Fayette-Champétières , dont la postérité s'éteignit en la personne d'Ànnet de Motier de la Fayette-Charapétières , son petitfils , membre de l'académie , mort à Paris en 1661.

2° Jean de Motier de la Fayette-Champétières, tige de

la branche de Vissac.

3° Claude de Motier de la Fayette-Champétières, reçu chevalier de Malte en 1613, et tué dans un combat naval contre les Turcs en 1618. Du second lit ne vint qu'une fille unique qui suit :

\° Charlotte de Motier de la Fayette-Champétières, mariée en décembre 1618, à Hugues de Fonlanges, seigneur d'Hauterochc , fils puîné de Raymond de Fontangcs, seigneur du (1 ha m bon, et d'Antoinette de MonceauY-d'Hautcroche.

Jean de Motier de la Fayette-Champétières , second fils d'autre Jean et d'Anne de Montmorin, servait en qualité de capitaine au régiment de Chevreuseen 1617. Il acquit la baronie de Vissac et en prit le titre ; il épousa , le 8 novembre 1622, Gabrielle de Murât de Saint-Ebles, et il testa le 30 mars 1646. Ses enfants furent : 1° Charles de Motier de la tfayette , baron de Vissac ,

qui forma le degré suivant.

2° Jean-Marie de Motier de la Fayette, appelé le baron de Vissac. Il commença a servir en qualité de capitaine au régiment royal , infanterie, en 1656, fut de l'expédition de Gigeri , où il commanda l'arrière-garde lorsqu'il fallut se réembarquer

cd 1664. Il fit la campagne de Hollande en 1672, fut établi lieutenant de roi àVezel, combattit au siège de Maestricht en 1673, défendit vaillamment Brisack contre le marquis de Brandebourg, s'empara de Kell en 1678 et mourut gouverneur de Landau en 1692; il n'était pas marié.

3° Claude de Molier de la Fayette, dit le chevalier de Vissac , capitaine au régiment royal, infanterie, en 1656, puis lieutenant-colonel du môme corps et commandeur d'Amiens pour Tordre de Saint- Lazare. Après la paix de Nimègue, en 1678, le chevalier de Vissac fut envoyé auprès des électeurs de Mayence et de Trêves pour exiger et surveiller l'évacuation de leurs états par les troupes du duc de Lorraine , qui avait refusé de signer le traité. Il mourut àTroycs , le 24 février * 1692, après 38 années de service actif, pendant lesquelles il s'était trouvé à 65 sièges et à 15 batailles rangées.

4- Antoine-Fulcrand de Motier de la Fayette de Vissac, d'abord officier d'infanterie, quitta ensuite le service pour embrasser la vie religieuse, et devint prieur de Saint-Marlin-du-Peuch de 1680 à 1711. Charles de Motier de la Fayette, baron de Vissac, fut substitué, avec ses descendants mâles, aux biens de la branche de la Fayette, par testament de René-Armand, comte de la Fayette , en date du 11 mai 1692, et cette disposition reçut son complément par acte de dernière

volonté de la duchesse de la Trémouille, fille du susdit René-Armand, en date du 3 juillet 1717. Charles de Motier de la Fayette, baron de Vissac, seigneur de Vcdières et autres lieux , avait épousé, le 13 décembre 1665, Marie de Pons de la Grange, dame du Bouchet, de laquelle il eut dix enfants, entre autres :

1° Edouard de Motier de la Fayette, qui forma le degré suivant.

2* Jean-François , appelé l'abbé de Vissac , chanoinecomte de Brioude, nommé à l'abbaye de Saint- Ségne en 1719, mort en octobre 1721.

3° Henri-Joseph , chevalier de Malte , page du grandmaître en 1686.

4° Jean-Marie, reçu chevalier de Malte le 10 octobre 1691, fut tué en Allemagne en 1704, étant capitaine au régiment de Montboissier.

Edouard de Motier de la Fayette, baron de Vissac, seigneur du Bouchet, de Fiz, de Villeneuve de Fargettes et autres lieux , servit au siège de Philipsbourg en 1688, et, trois ans après, à celui de Mons, où il fut blessé. Il se trouva à la bataille de la Marsaille le 4 octobre 1693 , aux sièges de Gironne et de Barcelone, sous le duc de Vendôme, en 1697; au combat d'Eckcren, en Flandres, en 1703, et, la même année, à la bataille de Spire, où il reçut une blessure grave en combattant à la tete d'une compagnie des dragons du roi. Il fut marié, le 9 janvier 1708, avec Catherine de Suat de Chavagnac, dame de Chavagnac , qui le rendit père des suivants : l 0 Jean-Roch de Motier, marquis de la Fayette,

en faveur duquel testa Marie-Magdeleine de la Fayette, duchesse de la Trémouille , le 3 juillet 1717. Il fut tue au siège de Milan en 1733, avant d'avoir été marié.

2° Michel- Louis-Christophc-Roch-Gilbcrt , marquis de la Fayette , marié , le 22 mai 1754, à Marie-Louise- Julie de la Rivière , fille du marquis de la Rivière, député aux états de la province de Bretagne, de laquelle naquit, en 1757, le célèbre Marie- Paul-Roch-Yves-Gilbert de Motier, marquis de la Fayette, qui a rempli l'Europe et l'Amérique de son nom. (Voir les biographies.) Celui-ci a laissé, de Marie-Adrienne-Françoise de Noaillesd'Aycn , un fils nommé Georges de la Fayette, époux de M Ue Dcstutt de Tracy.

M. Georges de Lafayette et son fils, M. Oscar de Lafayette, capitaine d'artillerie, représentent tous deux à la chambre des députés le département de Seine-et-Marne, le premier, l'arrondissement de Coulommiers, le second, l'arrondissement de Mcaux.

On peut ajouter aux renseignements qui précèdent que la maison delà Fayette compte sept admissions au chapitre de Brioude , trois à celui des comtes de Lyon, et que ceux de ses membres non mentionnés dans la présente généalogie ont pris leurs alliances dans les maisons delà Roche, de Maumont, du Lac de Monteil, de Chauvigny-Blot, de Maubec, de Silly, de Lastic, de la Plalière, de Jaucourt , de Daillon de Lude , de la Marlhonie , de la Tour de Murât, de Le Loup de Pierrebrune, de Ri voire,

deSaconnay, d'Apchier, de Gaillard-Longjumeau, de Le Clerc de Tremblay, des Friches, de Chaumont, de Dreux- Morainville , de Brouilly, de Pas-Feuquières , de Taillefer du Chambon, de Yiolle Sainl-Remy, de Foudras, de Rabau-Givry, de Vogue, de Bouchard, d'Oradour, de Glavières Sainte -A grève, de Boulier du Chariol, de Montboissier, de Villers-risle-Adam , de Laire, delà Garde- Poliu, de la Farge, de Vasset, de Faugières, de Bauzat , de Hautvillars , de la Barge , d' Ytier-Joran , de Remond- Modène (1).

ARMOIRIES. — De gueules, à la bande d'or ; à la bordure de voir.

(Voyez pl. 3, flg. 3.)

de la FAYETTE-VIEILLE, seigneurs de Montluisant et de Pélacot , élections de Clermont et d'Issoire. Cette famille portait les mêmes armes que la maison de Motier de la Fayette , ce qui annoncerait une commune origine. Cependant elle n'est pas mentionnée dans la généalogie de cette dernière publiée par le père Anselme dans le t. vu de l'Histoire des grands officiers de la couronne , et l'on n'aperçoit pas davantage le point de jonction dans les preuves fournies en 1666, lesquelles remontent à Antoine de la Fayette- Vieille, fils d'autre Antoine, vivant en 1549.

(1) Voyez le Père Anselme, t. vn.

Celle-ci avait pris ses alliances dans les familles de Bertrand, de Pélacot , de Mézières , de la Plaigne , de Boudet, de Malet et de Louvct. Elle était représentée, en 1666 et 1668, par Jean-Gabriel de la Fayette- Vieille, seigneur de Montluisant , élection de Clcrmont , et par Quintien de la Fayette-Vieille, seigneur de Pélacot, domicilié à Vodable, élection d'Issoire. Ces deux gentilshommes justifièrent en même temps de leurs services militaires par des attestations de 1652, 1654, 1656, 1657.

Les armoiries sont les mêmes que celles de la famille qui précède. (Voyez pl. 3, Cg. 3.)

de FAYOLLES. — Ancienne seigneurie du pays de Com brailles, patrimoine de Bernard de Fayolles, qui vivait lors du traité de partage conclu en 1249 entre le sire de Bourbon et le comte d'Auvergne. — Une famille de même nom, appartenant à la classe des commerçants de la ville de Guérct , possédait divers fiefs dans la Marche en 1669, 1684 et 1724. — Il existe plusieurs familles nobles du nom de Fayolles en Périgord, en Poitou et en Auvergne.

ARMOIRIES, — Inconnue*.

FELINES. — C'est le nom de plusieurs lieux en Auvergne, notamment de deux fiefs dont l'un est situé près de

tomb ni. 4

la Chaise-Dieu , et l'autre dans la commune de Ronzières, près d'ïssoire. Celui-ci appartenait, en 1666, à la famille de Montservier. — Il existe en Limousin une maison de même nom, seigneurs de la Rcnaudie, maintenue dans sa noblesse en 1666, sur preuves remontres à l'an 1532. Elle porte : D'azur, à un soleil d'or.

de FELZINS, barons, puis marquis de Montmurat, près de Maurs. — Maison d'ancienne chevalerie , qui avait pris sou nom d'un antique château situé près de Figeac, avec titre de première baronic du Quercy. Ses possesseurs figuraient dès le onzième siècle parmi les protecteurs de l'abbaye de Figeac , ainsi que le constate une bulle d'Urbain II, datée du monastère de Saint-Martial de Limoges, la veille des kalendes de janvier 1095, adressée aux évoques de Cahors, de Rhodez,de Clermont et de Limoges (1). — On a dit que la maison de Felzins avait succédé à celle de Montmurat , ce qui , à la rigueur, est vrai; cependant, elle ne lui succéda pas à titre héréditaire, ni immédiatement. Voici, d'après des actes authentiques, comment s'opéra la mutation. Il y avait deux châteaux à Montmurat : le château supérieur et le château inférieur, probablement démembrés l'un de

(1) Recueil de Doal , 1. 126, f. 47.

l'autre. Le château inférieur appartenait en 1268 à Sibille de Panât , veuve d'Arnaud de Barasc , seigneur de Beduer, qui en fit donation à Aigline de Barasc, sa fille, épouse de Guibert de Fclzins. Le château supérieur échut, en 1278, à une fille de Nécher de Mont murât, chevalier, qui l'avait apporté en mariage à Gcniès de Lentilhac, et Bertrand de Lcntilhac, son petit-fils , le céda, en échange d'autres possessions, à la même Aigline de Barasc et aux enfants qu'elle avait eus de Guibert de Fclzins, 1291. Telle est, à coup sûr, l'origine des premiers droits que les barons de Fclzins eurent sur la terre de Montmurat, dont ils devinrent, par achats et échanges successifs , les seigneurs dominants. Les descendants de Guibert de Felzins et d'Aiglinc de Barasc ont donné plusieurs chevaliers des ordres du Temple et de Saint-Jeande-Jérusalem , un chanoine-comte de Brioude en 1306, plusieurs chevaliers de l'ordre du roi, entre autres, Balthazarde Felzins, présent à une enquôte du 13 octobre 1593. Us se sont alliés aux maisons d'iîzès, de Noailles, d'Arpajon-Sévérac , de Lcntilhac, de Cardaillac, d'Ebrard - Saint - Sulpice , de Saint- Géry, de Rillac , de Robert - Lignera c , de Méallct-de-Fargucs , etc., etc. Celte famille s'est fondue dans la maison de Turenned'Aynac, par suite des alliances contractées par deux sœurs, filles et héritières de Jean de Felzins, marquis de Montmurat, savoir : Marie-Hélène de Felzins mariée en 1646 à Flotard de Turenne , marquis d'Aynac , et Catherine de Felzins, mariée en 1671 avec Jean de Turenne, comte d'Aubepeyre, frère puîné de Flotard. Les

a rmoirie8 des barons de Felzins, marquis de Montmurat, étaient:

Parli, au 1 er d'argent , à trois jumelles de gueules en bande, qui est de Felzins; au 2 e d'aïur, an lion léopardé d'argent i soutenu d'or; à la vaelie passante de gueules, qui est de Montmurat.

(Voyezpl.3,flg. 4.)

Felzins. — L'Echo du Cantal du 18 octobre 18i5, en enregistrant le mouvement de l'état civil de la ville d'Aurillac , dans lequel se trouve inscrit le mariage de Maximilien-Nicolas-Michel , vicomte de Felzins de Gironde, ancien officier de dragons , avec Marie-Thérèse-Honorine Capelle de Peuchjean , ajoute la note suivante :

a Nous lisons dans les titres héraldiques de la famille » du susdit vicomte que Michel de Felzins de Gironde » épousa, en 1507, Bonne d'Angouleme, fille du duc d'Or- » léans , frère de François I", roi de France ; qu'il portait » pour armoiries : de gueules, à ttois bandes d'argent, et » que de lui sont descendus les Felzins de Gironde, comtes » de Balzac, barons de Gourcy; les comtes de Felzins » de Faugri, etc., etc.; qu'ils sont alliés aux plus illus- » très familles, entre autres avec Marie -Claire -Ànd toinette comtesse d'Arberg et du Saint - Empire , s mère du susdit Maximilien de Felzins et proche » parente de la maréchale de Lobau, née comtesse » d'Arberg. o

Voilà de beaux litres sur l'authenticité desquels nous ne disputerons pas beaucoup ; nous nous contenterons de déclarer humblement que nous n'avions pas plus connaissance de cette famille de Felzins de Gironde que les généalogistes de la maison de France n'ont eu connaissance d'un duc d'Orléans, frère du roi François I er , ni d'une Bonne d'Angoulème, sa fille. François I er n'avait pas de frères; mais il avait une sœur légitime, d'abord mariée au duc d'Alençon, puis au roi de Navarre, et trois sœurs bâtardes : 1° Jeanne d'Angoulème, mariée, avant 1501, à Jean Aubin, seigneur de Malicorne, et plus tard, à Jean de Longwy ; 2° Magdeleine, bâtarde d'Angoulème, abbesse de Fontevrault, morte en 1542 ; 3° Souveraine , bâtarde d'Angoulème , mariée, en 1512, à Michel Gaillard y seigneur de Longjumeau, panetier du roi. ( Voyez le père Anselme* )

Nous rappellerons en outre que, d'après une notice publiée dans le t. ni du Dictionnaire de la Noblesse, par M. de Gourcelles, la maison de Felzins -Mont mu rat, la seule qui intéresse l'Auvergne s'est éteinte dans celle de Turenne-d'Aynac , au milieu du dix-septième siècle.

FENEYROLES , fief situé dans la paroisse de Cariât , appartenant à la famille de Ravel en 1666.

de FEN1ERS. — D. Coll cite Guillaume de Feniers, écuyer. comme vivant en 1475, et c'est le seul que nous

connaissions de ce nom , ce qui porte à croire que ce pouvait être l'un des abbés du monastère de Feniers , lesquels prenaient le titre de seigneurs de Feniers.

ARMOIRIES. — Inconnues.

FER R AND ou FERRANT DE FONTORTE, seigneurs de Fontorte, de Lagarennc, de Guiméticres et de Lamothc- Conin. Cette famille, originaire du Dauphiné, du lieu de Conin, au mandement d'Izeron, sur les rives de l'hère, fut d'abord divisée en trois branches. Une branche est restée en Dauphiné, une autre se fixa en Languedoc et la troisième , celle d'Auvergne , vint se fixer sur les frontières du Bourbonnais et de l'Auvergne, à Gannat.— - Claude Fcrrand fut anobli par lettres de Charles VIII, du mois de mai 1490, conOrmées en 1666 et vérifiées au parlement de Grenoble, par arrêt du 9 juillet 1667. — Le Dictionnaire des Anoblissements, page 68, nous fait connaître un autre anoblissement, celui de Jacques Ferrant, intendant du duc et de la duchesse de Montpcnsier, anoblissement qui eut lieu par lettres du 19 novembre 1554, expédiées le 31 décembre 1555 et registrées le 14 janvier suivant. — Antoine Fcrrand, sieur du Vernat, septième fils de Claude Ferrand , reçut le titre de commissaire provincial de l'artillerie du haut et bas pays d'Auvergne et de Bourbonnais, en 1657, de M. le duc de Lude , grand-maître de l'artillerie. Il est mort commis-

sairc provincial à Pignerol , le 25 septembre 1693. — Deux des fils de ce dernier , Jacques Ferrand , médecin de Monseigneur le duc d'Anjou, el Noël Ferrand, licencié ez-lois, avocat en parlement, occupèrent successivement la charge de lieutenant-général en la châtellcnie de Gannat.— François Ferrand, aussi fils d'Antoine, servit également dans l'artillerie et fut nommé commissaire ordinaire en 1683, et commissaire provincial le 16 mars 1691. Il servit en cette qualité dans l'équipage d'artillerie de marine de la Moselle et en Flandre, en 1692, où il reçut plusieurs blessures. Le 25 octobre 1693 , il fut nommé par le maréchal d'Humières pour commander l'artillerie au département de Pigneroi et de Dauphiné. — François Ferrand , écuyer , procureur du roi au bureau des finances de Riom , eut un fils et un petit-fils qui occupèrent ce même emploi. Il fit foi-hommage au roi , à cause de certaines dîmes qu'il prélevait sur les paroisses de Montaigu et d'Escurolles, en 1720 et 1728. Michel Ferrand, seigneur de Fontortc, écuyer, accomplit les mêmes formalités à cause de la seigneurie de la Tour -Vidal, paroisse de Saint- Myon, en 1723. — Autre Michel Ferrand de Fontorte, officier de cavalerie au régiment de royal-Navarre, marié , en janvier 1785 , avec Françoise d'Anglars de Saint- Saturnin , assista à l'assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Riom en 1789.

Cette famille est représentée aujourd'hui en Auvergne par M. François Ferrand de Fonlorle, fils de Michel, et par ses petits -fils, MM. Charles et Alphonse -Gilbert

Ferrand de Fontorte, habitant le Cheix, commune de Cellule, arrondissement de Riom.

ARMOIRIES. — Érartelécs , aux ("et 4 e d'or an lion de saMe ; aux 2 e et 3 e d'azur à irois coquilles d'or.

(Voyczpl.3,flg. 5.)

Les branches de Guimétièrcs et de Lamothe-Conin portaient : Ecartelëes , aux i" et 4 e d'or, au lion de sable armé > lampassé et paré de gueules; aux 2 e et 3 e de gueules , au pilier d'argent.

Il existe plusieurs autres familles nobles du nom de Ferrand , entre autres celle du comte Ferrand , successivement conseiller au parlement de Paris , pair de France, académicien , directeur général des postes , membre du conseil privé de Louis XVIII et auteur de plusieurs ouvrages politiques très-remarquables. Ses ancêtres étaient originaires de la province du Poitou et anoblis au mois d'octobre 1554.

FERREYROLLES. — Fief et château dans la commune de Saint-Rcmy de Chaudesaigues. Il appartenait à la famille de Rigal en 166G et 1787. — Il y a une autre seigneurie de Ferreyrolles ou plutôt Farrcyrolles, possession de la famille de Chambeuilen 1666. Celle-ci dépendait de la commune de Léotoing , près de Lcmpdes.

de FERRIÈRES. — Le fief de Fcmères, situé dans la paroisse de Saint-Mary-le-Cros, sur la rivière d'Alagnon ,

avait donné son nom à une famille noble très-ancienne. Àyral ou Erard de Fcrrières vivait en 1279; autre Ayral, en 1320; Bernard de Ferrières, chevalier, en 1350, et Guyonnet de Fcrrières fut inscrit à l'Armoriai de 1450; il portait :

ARMOIRIES. — D'argent , à (rois fers de cheval d'azur cloués de sable.

(Voyez pl. 3, flg. 6.)

de FERRIÈRES -SÀUVEBOEUF. - Marquis de Sauvcbœuf et de Pierre-Bufûère, en Limousin, seigneurs de Leybros, paroisse de Saint-Bonnet de Salers, en Auvergne. Famille originaire du Limousin, connue depuis 1210, et dont la filiation est établie à partir de 1281 ; elle a fourni plusieurs membres à l'ancienne chevalerie; deux autres ont été décorés de l'ordre du roi au seizième siècle ; un gouverneur du château de Ha, panetier du roi en 1561; un échanson de la cour, gouverneur de Bordeaux en 1595, promu au grade de raaréchal-de-camp en 1621; un lieutenant-général des armées en 1651 ; un autre maréchal-de-camp après 1652, et deux sénéchaux d'Auvergne de 1692 à 1740. Claude de Ferriéres-Sauvebœuf, seigneur de Leybros par succession de Louise de Tournemire, sa mère, fut maintenu dans sa noblesse en 1666 et rendit hommage au roi en 1684. Jean François de Ferriéres-Sauvebœuf, sénéchal d'Auvergne, avait épousé Marie -Geneviève de Vassan, sa cousine, qui se remaria en secondes

noces, le 11 avril 1743, avec Victor de Riqucti , marquis de Mirabeau , et fut mère de Gabriel -Honoré de Riqueti - Mirabeau , le célèbre orateur de la Constituante. Les alliances de la maison de Fcrrières sont avec celles de Faydit-Tersac , de Noaillcs, de Larmandie, de Perusse-d'Escars , de Tournemirc, de Souillac, de Touchcbœuf, de Pierre- Buffière, de Vassan, d'Apchon-Saint-Germain , etc., etc.

ARMOIBIES. — De gueules, au pal d'or, à la bordure comportée de même.

(Voyez pl. 3,11p. 7.)

de FEU.— Louis de Feu, possessionné dans la mouvance de Mozun en 1*50, portait : D'azur, au lévrier passant d'argent colleté de gueules et surmonté de deux roses d'argent (Voyez pl. 3, fig. 8). 11 avait pour cri de guerre : Saint-Jean, ce qui prouve qu'il n'était pas étranger à une famille de Saint-Jean, originaire du Forez, possessionnéc dans les paroisses de Panessièrcs , d'Essertines et de Pescbadoire en 1203, 1308, 1310, 1331 et 1334. 11 est remarquable que la justice de Panessières appartenant à la famille de Saint-Jean , était la même que celle de Fleurs (1).

(1) Noms féodaux, p. 869, 870.— État (ou Dictionnaire) du Lyonnaù, Fores et Beaujolais en 1781, p. 30.

la FEUILLADE. — Sous ce nom, M. Laine mentionne, dans le Nobiliaire d'Auvergne, une famille qu'il dit être une branche naturelle de la maison d'Aubusson-la-Fcuillade. Nous ignorons où M. Lainé a puisé ce renseignement, mais ce que nous savons bien, c'est qu'il a confondu cette famille avec celle d'Amable d'Astorg , seigneur de la Feuillade, de la Celle, de Chalucet, maintenue dans sa noblesse par M. de Fortia , le 6 juin 1668, et dont la généalogie a été imprimée au I' r registre de Y Armoriai général de France , par d'Hozier , ainsi que dans le Nobiliaire de Saint-Allais , t. iv, p. 231 (1).

le FEVRE-d'ORMESSON, seigneurs du Crest et d'Opmc , (1700 à 1775).— Famille originaire de la Picardie, illustrée par un grand nombre de ses membres dans la carrière de la magistrature et dans celle de l'administration des provinces. Divisée en plusieurs branches qui reconnaissent toutes pour auteur commun Jean Le Fevre, notaire et secrétaire du roi, maison et couronne de France, en 1509. Elle a produit plusieurs conseillers et présidents à la cour des comptes de Paris, des contrôleurs généraux des finances, des conseillers d'état et maîtres des requêtes

(1) Voyez les Maintenues de l élection de fliom, au nom de la

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