‹ Nobiliaire d'AuvergneChapitre 20 sur 21 · tome m · texte numérisé non relu

tome m

2° Melchior de Lastic, célibataire; 3» Marie-Magdelcine de Lastic, mariée à M. Rancillac de Chazelles.

Annet-Joseph , comte de Lastic-Vigouroux, a été successivement officier de la maison do roi , inspecteur général des haraset député du département du Puy-de-Dôme. II a épousé en 1807 Maric-Ckarlolte-Octavie de Lastic de Sicujac-Parcnlignat , sa parente, 011e d'Annet-François, comte de Laslic-Sieujac . et dcN. deMontesquiou.il en a eu trois Gis ci-après nommés :

l°Tony de Lastic, marié à mademoiselle Humblot;

2° Harold de Lastic, marié à Laval, avec mademoiselle Renié ;

3° Octave de Lastic, marié avec mademoiselle Pollier de Mczroy.

Le second rameau, celui des seigneurs de Lescurc, a eu pour auteur un fils puîné d'Anncl de Lastic, seigneur de Vergnettes et de Vigouroux, et de mademoiselle de la Fayc. Il épousa mademoiselle de Bcllinay, de laquelle il a eu six enfants :

1° Le comte de Lastic do Lcscure, qui suit; 2° PioiTc-Joscph de Lastic, né en 1727, d'abord vicaire - général de levèché de Châlons-sur- Marne , puis sacré évéque de Rieux , le 8 septembre 1771;

3° Le chevalier de Lastic, ofûcier supérieur de la marine royale , mort sans enfants ;

4°N..., abbé de Lastic, grand-vicaire de Rieux, sous l'épiscopat de son frère.

Le comte de Lastic de Lcscure , syndic de la noblesse cl du clergé à rassemblée provinciale d'Auvergne en 1787, et condamné révolutionnaircment le 23 floréal an II, avait épousé en premières noces mademoiselle de Beauclair, de laquelle naquirent deux filles, mariées dans les maisons de Florac et de Pestels de la Majorie. La seconde femme de M. de Lastic fut mademoiselle de Scorailles, morte sans enfants.

ARMOIRIES. — De goeules à la fasce d'argent.

(Voyez pl. 18, fig. lté,)

de LAUBAR, seigneurs de Laubar et du Cayrc, paroisse de Chcylade. — Gaucelin de Laubard était seigneur du Cayre en 1496; Jean de Laubar, époux de Jeanne d'Auzollcs, fut père de Jeanne de Laubar, mariée le 6 juillet 1555, avec Antoine de Chalvet-Rochemonteix, tige des seigneurs du Cayre , de Nastrac et autres rameaux de la maison de Chalvct. Guyol de Laubar, seigneur du Cayre, convoqué au ban de 1543, était probablement frère de Jeanne de Laubar (1).

ARMOIRIES. — Inconnues.

I Dictionnaire du Cantal, p. VI Armoriai de France, registre v.

LAUBEPIN. Voyez Mocchet.

de LAUDOUSE. — Lors des recherches de 1666, Henri, Claude et Robert de Laudouse, domiciliés à Cisterneset à Mire mont, élection de Riom, furent condamnés à une amende assez forte sur fausses productions, et il n'est pas à notre connaissance qu'ils aient été relevés de cette déchéance. Il n'est pas douteux cependant qu'il a existe en Auvergne une famille de Laudouse ou Loudouse, trèsnoble, puisqu'elle a fourni onze chanoines-comtes au chapitre de Brioudc , dans l'intervalle de 1498 à 1600, et qui avait pris ses alliances dans les familles de Saillans, de Yarvassc, de Douhct, de Tcrsac-Lambrcs , de Gouzel-de-Ségur , de la Bachélcric, etc., etc.

Louis de Laudouse, que M. l'abbé Cohadon appelle aussi Louis des Escures, feudataire de Murat-le-Quairc, consentit, en 1463, au nom et comme fondé dj pouvoir de Guillaume de la Tour, patriarche d'Antioche, la cession de la moitié du mas de Feneslres à deux particuliers du même lieu , moyennant rente. Ce Louis de Laudouse était, sans nul doute, le môme que les produisants de 1606 réclamaient pour leur quatrième aïeul. Un autre Louis de Laudouse ou de Loudouse, que M. de Ribier du Chàtalet, auteur du Dictionnaire statistique du Cantal, fait originaire de la paroisse de RofGac, près de Saint-Flour, vivait, en 1459, et Jacques de Laudouse était, suivant le même auteur, bailli de Murât, en 1589 Des documents

produits en 1666, il résulte qu'un membre de cette famille étant monté le premier à l'assaut de Montrond, y fut tué sur la L: . ! o , mais après avoir combattu assez long temps pour permettre aux siens de le joindre et de s'emparer de la place {!).

ARMOIRIES. — De gneoles, au rencontre de cerf d'or. (Voyez pl.l8,flg.2.)

de LAURENS. — Pierre de Laurens et son fils tenaient fief en Combrailles en 1249; Hugues de Laurens fut témoin de la charte par laquelle Bernard VILl, seigneur de la Tour, confirma la coutume «le Saint-Amand en 1308. Jacques de Laurens était chanoine -comte de Brioude en 1346. C'est peut-être la même famille que l'on trouve établie dès l'an 1460, en Berry et dans la Marche, où elle possédait les fiefs de Lczignac et de Darnac. Celle-ci, qui subsistait encore en 1789, portait : d'argent, à la fasce de gueules, accompagnée en chef de deux étoiles, et en pointe d'un croissant aussi de gueules.

Il a existé plusieurs bonnes familles du même nom en Languedoc, en Provence, en Anjou, etc., etc.

ri: Productions de 1666 — Catalogue de Brioude.— Tablettes de V Auvergne , t. h , p. 600. — Dictionnaire statistique du Cantal.

Le surnom des Escures, qui était un fief près de Murât, commune de Valuéjol , et le nom de Mural-le-Vicomte, confondu avec Mural-îe-Quairc, ont pu occasionner une méprise de la part de M. de Ribicr.

Un sieur de Laurens, assesseur à Auriilac, passait pour le plus riche de la ville en 1637 (1).

ARMOIRIES. — Inconnues.

LAURIAT. Voyez de Goczhl.

de LAURICHESSE. — Le lieu de Laurichesse, qui est une dépendance de la commune de Trizac, était anciennement un fiof relevant de la comploirie de Saignes, et il a eu des possesseurs de son nom. Etienne de Laurichesse» écuyer, est rappelé dans une donation faite par Hélips de Moutclar, sa veuve, à Etienne de Monlclar, son frère, en 1349. Cet Etienne do Laurichesse n'était peutêtre pas différent d'Etienne de Grossaldet qui, en 1312, avait obtenu, d'Armand de Grossaldet, la cession de diverses rentes assises sur plusieurs lieux de la paroisse de Trizac, et parmi lesquelles se trouvaient les rentes de Laurichesse (voyez Grossaldet). Bientôt après, c'est-à-dire en 1354, la seigneurie de Laurichesse appartenait à Jean de Claviers, suivant un échange de biens qu'il fit cette année-là avec un nommé JeanOgicr; Aymeric de Claviers de Laurichesse et André, son frère, vivaient en 1408, et il

(I) Tablettes historiques de ? Auvergne , t. m , p. 187.

est vraisemblable que leur succession resta à la maison de Claviers de Murat-la-Rabc (1).

de L AU RIE, seigneurs de Laurie, de la Valette, d 'Esplots, élection de Brioudc. C'est une très-noble famille qui a pris son nom d'une ancienne seigneurie, aujourd'hui chef-lieu de commune dans le canton de Massiac. Elle a prouvé sa filiation depuis Guy, ou Guillaume de Laurie, qui vivait en 1352. Gaspard de Laurie rendit hommage à Bcraud III, dauphin d'Auvergne, sire de Mercœur, en 1404. Jacques de Laurie fut admis au chapitre de Brioude en 1545. Hugues de T tu rie servit successivement sous MM. de Foix et de Curton, de 1528 à 1545, et il obtint du pape Paul III, en 1546, un induit étendu, pour lui et sa famille. François de Laurie, premier du nom, était à l'armée du duc d'Anjou en 1560, celle année où le prince se signala par les victoires de Jarnac et de Montcontour. François de Laurie, deuxième du nom, servait en qualité de cadet au régiment des gardes, en 1626. Pierre de Laurie, capitaine d'infanterie, fut maintenu dans sa noblesse en 1666, conjointement avec François de Laurie-

(1 Le nom de Laurichesse s'est perpétué jusqu'à dous dans une famille honorable fixée depuis loup-temps ù Moussagcs, mais qui n'a Jamais élevé la prétention de descendre d'une raco noble. L'un de ses membres a péri dans les guerres de l'empire, cl de deux frères qui lui ont survécu , l'un fait partie du clergé de Paris, l'autre est employé supérieur dans l'administration des douanes.

d'Esplots, son parent, et il fit foi-hommage an roi en 1670. Marie de Lauric-d'Esplots, ne au diocèse de Saint-Flour, en novembre 1759, fournit ses preuves pour l'école militaire, le 1 er septembre 1782. Cette famille compte des alliances avec les maisons d'Apchier, de Bar, de Chavagnac, de la Faye, dediou, d'Hérail-Pierrcfort, du Lac, de Lcspinassc, de Mnuriac-M ira mont , de Montservier, de Scoraillcs, etc., etc.

ARMOIRIES. — D'argent , à trois roses de gueules.

(Voyez pl. 18, fig. 3.)

de LAUZANNE ou LOZANNE, seigneurs de l'Estang, deVauroussel, de Puy-Malseignat, de Bouy, de Bazergues, de Conesplan , de Droulhe, de la Volhis, de Kanter. de la Calandelle, delaTrolicre, deYalvinaud,dc Sagnevieille et de Rochegude , en haute Marche , en Berry, en Bretagne, en Lorraine, en Bourbonnais et en Auvergne. — Famille originaire de la Marche, connue depuis Jean de Lauzanne, vivant en 1*09. Bertrand et Pierre de Lauzanne, fr.'-res, seigneurs de l'Estang, près d'Ahun. firent hommage au roi en 1505, et Jacques en 1542, 1553 et 1577.

Sébastien et Claude de Lauzanne, qui furent 'maintenus dans leur noblesse, le 21 novembre 1667, par M. Lambert d'Iîerbigny, intendant de Moulins et de Bourges, et leurs descendants renouvelèrent l'aclc de foihommage au roi en 1669, 1684, 1687, 1690, 1711 et 1716.

Annet de Lauzanne , seigneur de l'Estang et de Puy- Malseignat , fut nommé écuyer de la grande écurie

d'Henri IV, suivant brevet du 10 mars 1610, et Sébastien de Lauzanne, seigneur de Bouy, occupa la môme charge suivant brevet du 1 er novembre 1663.

Philibert de Lauzanne, qualifié vicomte de Vauroussel, passa en Allemagne, où il fut gentilhomme de l'impératrice douairière et lieutenant-colonel du 1 er régiment de cuirassiers. Il fut tué le 17 avril 16&4, par un camp volant hongrois, aux montagnes Blanches, dans le canton de Fri bourg. — Guy-Maric-Rcné de Lauzanne mourut lieutenant de vaisseau en 1781. — Toussaint- Joseph de Lauzanne fut nommé capitaine d'infanterie de marine le 12 juillet, même année 1781.

Pierre de Lauzanne, ancien brigadier des gardes du corps, chevalier de Saint-Louis, seigneur de Sagnevieille et de Rochcgudc, marié à Anne-Joséphine de Soubrany de Bénistan, fut convoque à l'assemblée des nobles de la sénéchaussée de Riom en 1789. Ses petits-fils, qui représentent aujourd'hui cette famille en Auvergne, sont M. André-Bernard de Lauzanne, marié avec mademoiselle Mathildede Frétât, et M. Amahlc de Lauzanne, époux de mademoiselle Loïse de Saint-Didier.

Les antres alliances de cette branche sont avec les familles de Porcaro, de Boncxie, de Guichen, de Saint- Julien, de Vichy, de Durât, de Pierre-Brune, d'Hantefaye, de Pouthe, de Clèves, de Beau vais et de Launay.

La branche établie en Bretagne a eu pour auteur Sébastien de Lauzanne, fils puiné de Pierre de Lauzanne, seigneur de Puy-Malseignat, et «le Louise de Haule-Faye.

Un arrêt du parlement de Bretagne le maintint dans sa noblesse de haute extraction , le 19 novembre 1669. Il avait épousé : I e Anne de Porcaro; 2° le l' r juin 1680 , Anne de Querson. — Celle branche est aujourd'hui représentée comme suit :

1° Michel-François Marie, comte de Lauzanne,

marié le 20 mai 1817, avec Mathilde-Suzanne

Robinet ;

2° Camille de Lauzanne, neveu du précédent.

ARMOIRIES.— D'azur, au croissant moulant d'argent, accompagné <lc deux étoiles d'or, l'une en chef et l'autre en pointe.

(Voyezpl. 18,11g. 4.)

dk LAVAL. — L'Auvergne a compte plusieurs Gcfs du nom de Laval : 1° Laval, près de la Chaise-Dieu ; 2° Laval, commune deChalicrs, près de Ruines; 3° Laval, près de Rochefort; 4° Laval, près de Vodablc. A l'exception de celui-ci , qui a pu être le berceau de Pons de Laval, vassal de Nonettc en 1120, il ne paraît pas qu'ils aient donné leur nom à des familles nobles connues. 11 est vrai que M. de Laval de Muratel Tut convoqué à l'assemblée de Riom en 1789, et que ce nom est encore représenté dans la commune d'Ars, canton de Montaigu en Combrailles, mais nous croyons cette famille originaire du Bourbonnais, où le nom de Laval est connu par des actes de foi-hommage de 1244, 1356, 1399, 1501 et 1506. Nous connaissons encore Françoise de Laval, alliée, en 1571 , avec Jean de Montrognon, et autre Françoise

de Laval, mariée, en 1582, avec Antoine d'Audcbrand de Prades.

de LAVAL, voyez Arragonks de Laval.

de LAVALADE, en Carladez.— Noble Hugues de Lavaladc, damoiseau, seigneur d'Almcrac, paroisse de Cariât, diocèse de SainL-Flour, consentit un bail à cens au profit de Raymond d'Alchicr, ûls de Rigaud, de la paroisse de Saint-Elicnnc-de-Copel, sous le cens annuel de trois septiers de seigle, le 6 du mois de juin 1395 (1).

ARMOIRIES. — Inconnues.

LAVANDÈS. — Ancienne seigneurie, située dans la commune de Champagnac, à deux lieues nord de Mauriac, laquelle relevait en Oef franc et noble, du comté de Charlus pour une partie, et du comté de Saignes pour une autre partie Ses terriers et de nombreuses reconnaissances féodales constatent que sa directe s'étendait en toute justice haute, moyenne et basse, sur la majeure partie de la paroisse de Champagnac, et sur divers lieux de celle de Pradelles, de Bassignac et de Veyrières. Les lieux de Com

(1) Comte Waroquier, t. iv , p. 261.

bret et de la Chaise, membres dépendants de la seigneurie de Lavandes et qui en furent détachés et cédés en paiement de dots à des filles mariées dans les familles de Cologne et de Mcschin (1441-1184), furent plus lard rachetés et érigés en fiefs distincts par lettres à terrier des 7 septembre 16G7 et 27 septembre 1687.

La seigneurie de Lavandes est restée plus de quatre siècles dans la maison de Sartiges, dont divers membres en portèrent le nom quelques fois exclusivement , le plus souvent à la suite du nom patronymique. Hugues de Lavandès vivait de 13*20 à 1346; Bernard de Lavandès était chevalier de Saint-Jean-de-Jérusalem et commandeur d'Ydes, en 1354.

Le chûleau actuel de Lavandes, reconstruit au xvir* siècle, ne présente aucune trace de fortification; mais des hommages des xiv* et xv* siècles , notamment celui rendu par Pierre de Sartiges, seigneur de Lavandès, à Pierre de Beaufort, vicomte de Turenne et seigneur de Charlus, le 24 septembre 1433, qualifient d'hôtel fort celui qui existait alors. Ce domaine , vendu par le comte Antoine-Marguerite de Sartiges de Lavandès à la dame de Poirin, du bourg de Champs, le 14aoû' 1777, fut acquis peu de temps après par M. Milanges, dont une petitefille l'a porté récemment en mariage à M. Frédéric de Ribier de Tautal (1). Voyez Sartiges.

(1) Renseignements pris sur litres originaux.

LAVAUR. — Ancien Gcf et domaine, à peu de dislance de la ville de Mauriac , sur la route de Clermont. Alise, dame de Lavaur; Pierre, Durand et Jean de Lavaur, ses fils, rendirent successivement hommage au doyen du monastère de Mauriac, par actes du lundi après la fête de l'Assomption 1287, du dimanche après l'Epiphanie 1-289, et du lundi avant la fête de Saint-Laurent 1299. C'est de cette souche qu'est sortie la maison de Ribier, qui possédait encore la seigneurie de Lavaur en 1666. Elle a passé depuis, par ventes successives, aux familles d'André de la Ronade, de Sartiges de Sourniac, et en dernier lieu au vicomte et à la vicomtesse d'Anglars de Bassignac, qui y ont fait construire une nouvelle résidence et fondé un établissement de bienfaisance malheureusement incendié en 1848 (1).

ARMOIRIES» — IncooDQtt.

de LAVAUR de SAINTE-FORTUNADE et de GAIGNAC.

— Si cette famille appartient aujourd'hui à l'Auvergne, ce ne peut être que depuis une date récente. Toutefois, comme son nom figure parmi les signataires de l'acte de coalition de 1791, ainsi que sur la liste des chevaliers de Saint-Louis qui résidaient à Clermont en 1822, nous ne la

(1) Inventaire de Mauriac. — Productions de 1666 — Tablettes historiques de l Auvergne ,1. i, p. 75, 316.

passerons pas sons silence. Elle est originaire du Limousin; il y a même dans ce pays deux familles du nom de Lavaur, qui vraisemblablement sont sorties d'une souche commune, mais qui portent des armoiries différentes.

La première, celle des seigneurs de Sainte-For tunade, près de Tulle , dont nous ne connaissons pas la généalogie, mais que nous voyons alliée aux maisons de Gimel, de Lcntilhac et de Corn, porte : d'azur au lion d'or. Elle est actuellement représentée par le vicomte Pierre-Paul - Eléonore de Lavaur de Sainte-Fortunade, ancien officier de cavalerie, marié en 1828, avec Joséphinc-Gabriellc-BIanche de Pichon de Longueville, d'une famille de Guienne.

La seconde maison de Lavaur, celle des seigneurs de Gaignac, de la Boissière et de Puy-Bussac,a prouvé sa filiation depuis François de Lavaur, seigneur de Gaignac, dans la vicomté de Turcnne, vivant en 1619, bisaïeul de Jean- Baptiste de Lavaur, entré aux chevau-légcrs de la garde en 1742. Jérôme de Lavaur, chevalier de Saint-Louis en 1771 , avait rang de capitaine au même corps en 1773 (1).

ARMOIRIES. — D'argent, an chevron de gneules accompagné de trois croissants de même; au chef d'aior, chargé de trois étoiles d'or («).

( Voyez pl. 18 , flg. 5. )

(1) Armoriai général de France , registre m.— Comte de Waroquier, t. v , etc., etc.

(2; Il est remarquable que ce chef soit exactement le même que celui qui se voit aux armoiries de la famille de Ribier -de- Lavaur en Auvergne.

de LAVE KG NE» voyez Fidedy.

de LAVIE ou de la VIE, vicomtes de Villemnr, en Languedoc , barons de Calvinet , en Auvergne. — Famille du Qucrcy, qui se trouvait alliée à celle de Jacques d'Eusc, cardinal, évêque de Porto, lorsque celui-ci fut élu pape le 7 août 1316. Cet événement, comme on peut le penser, contribua à son élévation.- Jacques de Lavie, neveu du souverain pontife , fut immédiatement pourvu de 1 evôché d'Avignon et revêtu de la pourpre romaine , honneurs dont il ne jouit pas longtemps, car il mourut au mois de juillet 1317. Arnaud de Lavie, son frère, lui succéda au cardinalat, et sur le siège d'Avignon qu'il occupa jusqu'à sa mort, arrivée en l'année 1386. Ces deux cardinaux avaient pour frère Pierre de Lavie , chevalier, auquel D. Coll donne pour femme Marie de Bcaumarchès, fille unique et héritière d'Eustache de Bcaumarchès, bailli de la haute Auvergne , sénéchal de Carcassonne, seigneur de Calvinet , de Chambcul , de Sénézergues , et en partie de Tournemire. Le roi Philippe-le-Long le gratifia de la vicomté de Villemur en 1318. De si hautes dignités, jointes à tant de faveurs et d'opulence , placèrent promptement cette famille à un degré élevé de splendeur; de grandes maisons briguèrent son alliance, et les enfants de Pierre de Lavie s'unirent en mariage aux comtes de Périgord; aux sires do Pons, vicomtes deTu-

renne et de Cariât; aux Dauphins d'Auvergne , aux Chauvigny-Qiàtauroux, aux Cardaillac, aux Montai, aux Caslclpcrs, etc., etc.

Pierre de La vie eut pour successeurs dans la vicomte de Villemurct la baronnie de Cal vinet, Jacques 1 er , qui ne parait pas avoir laissé de postérité masculine; Arnaud de Lavie, son frère, vicomte de Villemur et baron de Calvinct, qui, de son mariage avec Marguerite deChauvigny- Chûtcauroux, eut Jacques II, mort avant son père, et Jeanne de Lavie de Villemur, mariée à Jean de Monta), premier du nom, baron de la Roqucbrou, de Carhonnières et de Viescamp. Arnaud de Lavic-Villemur testa en 138*2, fil des legs aux Montai, et institua pour son héritier universel, Jacques de Lavic-Villcmur, son neveu, fils de Jean de Villemur. Ce Jacques, troisième du nom, fit lui-même son testament en faveur de Marguerite de Castelpers, sa femme, en 1415, et vendit la vicomté de Villemur à Jean de Foix, comte de Foix, le 23 juillet 1425. En lui s'éteignit la postérité de Pierre de Lavie de Villemur, et après sa mort, arrivée vers 1430, Jean de Montai, deuxième du nom, et Amaury de Moulai, son frère, réclamèrent, mais sans succès, une partie de sa succession. On n'est pas d'accord sur le temps et la manière dont la baronnie de Calvinet passa au duc de Bourbon. D. Coll et Chabrol sont fort peu explicites à ce sujet; mais il y a lieu de croire que ce prince ne l'acquit pas directement de Jacques de Lavie. Peut-être lui vint-elle par représentation de la maison des Dauphins d'Auvergne, représentant elle-m^me Marie de Lavie de Villemur.

François Duchesnc, historien des cardinaux français, et Baluzc diffèrent un peu au sujet des armoiries de la maison de La vie; toutefois, nous nous tiendrons à, celles gravées dans l'histoire de la maison d'Auvergne, t. 1, p. 186, qui sont : écartelces aux l pr et 4 e d'argent » au lion d'azur; aux 2° et 3° d'or, à deux fasces crénelées de gueules. ( Voyez pl. 18, ûg. C. )

de LA VÏEU, vicomtes de Lavieu, seigneur de St-Bonnetle-Châlcau, de Mirabel, de Fougerolles, de Saint-Christophe, Rochemolière, Saint- Léger de Paray, Esticuges, Gournon, Pérignat, Yboisel autres lieux en Forez, en Bourbonnais, Beanjolais et Auvergue. — Illustre et ancienne maison de chevalerie , depuis longtemps éteinte. Elle tirait son nom d'une terre considérable, avec titre de vicomté, située en Forez, proche des limites de l'Auvergne, vers Saint- Anthème. Guigues de Lavieu épousa, vers Tan 1020, Rotulfc, 611e de Geraud II et nièce d'Artaud III, comtes de Forez, qui lui conférèrent le titre de vicomte, demeuré à ses descendants. Assalit de Lavieu, chevalier, est rappelé dans un traité passé entre Humbert de Bcaujeu et Guigues V, comte de Forez . au mois de décembre 1229. René, ou Renaud de Lavieu, vicomte de Lavieu, seigneur de Saint-Bonnet-Ie-Chàteau, de Mirabel et autres lieux, fut père de Benoit de Lavieu et de Dauphine de Lavieu. Celle-ci eut quatre maris: 1° Guy de Damas, sire de Cousans; 2° Guy, sire de Beaugé et de Bresse , mort en 1208 , la laissant mère de Sibylle de

tomb in. 25

Beaugé, dame de Bresse, mariée en 1272, avec Amédèe V, dit le Grand, comte de Savoie; 3" Jean, seigneur de Châtiilon, en Bazois; *• en 1277, Pierre de la Roue, seigneur du lieu, en Auvergne. Elle n'eut pas d'enfant de ce dernier, et ne vivait plut en 1288. Dans le même temps vivait Beraud de Lavieu, archevêque de Vienne, sous l'administration duquel eut lieu le quinzième concile tenu dans cette ville en 1311 , présidé par le pape Clément V , et où fut publiée l'abolition de l'ordre des Templiers.

Geoffroy de Lavieu , son neveu , ou du moins ton proche parent, époux de Marguerite de Semur, d'une illustre maison de Bourgogne , continua la postérité masculine, qui se divisa en plusieurs rameaux. — Joserand de Lavieu , chef de la branche des seigneurs de Fougerolles vers 1350, épousa Alix de Beaujeu, fille de G nicha ni de Beaujeu, seigneur de Perreux, et de Marguerite de Poitiers-Valentinois. Il en eut :

Bbrtrajto de Lavieu» seigneur de Fougerolles, qui épousa Agnès de Cournon, héritière de la terre de ce nom, en Auvergne, de laquelle naquirent :

1» Edouard de Lavieu, qui forma le degré suivant.

2» Rolland de Lavieu, seigneur de Cournon, qui rendit hommage de cette terre en 1396 , et qui ne vivait plus en 1432, époque à laquelle une partie de sa succession était échue à ses neveux. On croit qu'il avait épousé Guyotte de

Mezet, héritière d'une partie de ses biens, et de laquelle il ne laissa pas d'enfant (1).

Edouard de Lavieu, seigneur de Fougcrolles, marié en 1404 avec Marguerite Dauphine, fille de Beraud I, seigneur de Saint-Ilpizc et de Combronde, et d'Isabeau d'Apchon. Il laissa :

1° Jacques de Lavieu , qui suit ; 2° Jean de Lavieu, seigneur de Rochcmolière, inscrit à l'armoriai de 1450 et que Ton croit père de Catherine de Lavieu, veuve de Jean d'Auge roi les de Saint-Polgue, remariée en 1461 à Jean de Tcnay , en Bourgogne ;

3° Anne de Lavieu, mariée le 14 octobre 1432, avec Jacques de Chabanncs, premier du nom, seigneur de Madic, de Rochcfort, de la Palisse, etc., etc. (2).

Jacques de Lavieu , chevalier, seigneur de Fougerollcs et autres lieux , fut marié , vers 1430, à Jeanne de Cassincl, fille de Guillaume de Cassinel et de Marguerite de Luxembourg. De ce mariage naquit Charles de Lavieu, nommé avec son père dans un arrêt de 1469, mais dont le sort ultérieur est ignoré.

Outre les alliances déjà mentionnées, celte branche en

<i) Généalogie de la maison de Chabannet, p. 19 et 20, dans Courcelles, t. v.

(2) Voyez Baluxe , t. h , p. 451 , t. i , p. 228. — Généalogie de la maison de Chabanncs , p. 10 et 20.

compte d'autres avec les maisons de Murât, de Cros, de Talaru, de Lévis, de Montmorin, de Damas, etc., etc.

Le rameau d'Estieugcs en Beaujolais Gnit en la personne d'Antoinette de U vieu, alliée, le 17 mars 1496, avec Claude de Damas, tige de la branche de Damas d'Estieuges. Ces époux testèrent en commun le 9 janvier 1528(1).

ARMOIRIES. — De gueules, au chef de vair.

(Voyez pl. 18, fig. 7.)

LAVOR. — Chabrol nous apprend que la justice de Lavor, située dans les paroisses de Parentignat et de Saint- Remy-de-Chargnat , près d'Issoire, a été démembrée de celle d'tlsson ; mais il n'indique pas la date de ce démembrement. Nous savons qu'elle appartenait, au XVII* siècle, à un sieur Abraham Florent, dont la nièce, Marie Florent, la porta en mariage, le 29 septembre 1647, à Jean-Timoléon de Beaufort la Roche-Canillac, fils naturel légitimé de Jacques - Timoléon de Beaufort - Montboissier-Canillac, et que Claude-Marie de Beaufort la Roche-Canillac, petite-fille de Jean-Timoléon, la transmit aussi par alliance du 29 octobre 1699, à Jacques Gauthier de la Boulaye, originaire de la Bretagne, lequel en rendit hommage au roi en 1716, et dont la descendance

(1) Généalogie de la maison de Damas.

la possédait encore eo 1789(1). On voit au catalogue du chapitre de Brioude le nom d'Antoine de Lavore, chanoine-comte vn 1-lGi, et celui de François de Lavor en 1555; mais on ignore leur origine; peul-èlre étaient-ils de la famille de Kibicr de Lavaur, admise au même chapitre en 1563.

ARMOIRIES. — Inconnues.

LAVORT. — Autre fief situe dans la commune d'Aubiat,

près d'Aiguepcrsc, possédé parla famille de Bonnevie, depuis environ 1500 jusqu'à la ûn du dernier siècle (2).

de LAYAT, seigneurs de Montagnat, élection de Brioude. —Louis de Layat de Montagnat fut maintenu dans sa noblesse le 16 mars 1668, sur preuves filiatives, remontant à autre Louis de Layat, son trisaïeul, qui vivait avant 1519. Il avait alors plusieurs Gis et comptait des alliances avec les maisons de Guérin, d'Apchier, de Verla m y et de la Colombe.

ARMOIRIES. — D'azur, au ebevron d'or accompagne de trois étoiles d'argent.

(Voyez pl. 18, ng. 8.)

(1) Chabrol , p. 785. — Noms féodaux, p. 155.— Généalogie de ta famille de Monlboissier , p. 33. — Productions de 1666.

2) Archives de la Noblesse, par M. Laine, l m. — Noms féodaux , p. 141.

LENS, voyez Recourt.

de LENTILHAC, comtes, puis marquis de Lentilhac, vicomtes de Sedières, barons de Gimel t etc., etc., maison d'ancienne chevalerie, originaire duQuercy, laquelle tire son nom du bourg de Lentilhac, près de Figeac. Son ancienneté remonte aux temps les plus reculés, puisque dès la ûn du VIII e siècle, on la voit figurer dans des traités avec l'abbé du monastère de Figeac; l'abbaye de Vie, au diocèse de Cahors, fut fondée par les seigneurs de cette maison en 1260. Elle a fourni un chevalier à la croisade de 1248; des capitaines d'hommes d'armes, plusieurs officiers généraux, grand nombre d'autres officiers de tous grades et des chevaliers de Tordre du roi. Elle a obtenu les honneurs de la cour on 1782 , sur preuves faites au cabinet du Saint-Esprit. La maison de Lentilhac , alliée aux premières familles du pays, compte aussi des chanoines-comtes de Lyon; plusieurs chanoinesses-comtesses de Remiremont, des prélats rccoramandables et plusieurs abbesses, parmi lesquelles nous citerons Marie-Françoise et Marie-Louise de Lentilhac, abbesses de Beaumont, près de Clermont, de 1700 à 1739, et Marie-Anne de Lentilhac, abbesse de Brageac, près de Mauriac, en 1752. La maison de Lentilhac, aujourd'hui possessionnée dans le Cantal, est représentée par M. Louis-Victor, marquis de Lentilhac, fils de François-Charles, marquis de Lentilhac, et de Marie-Claude-Angélique de Fraisse de Veyrac. M. de

Lentilhac, ancien aide-de-camp de M. de Clermonl-Ton* nerre, ministre de la guerre, et du maréchal de Bourmont, est capitaine d'état-major, chevalier de la Légion d'honneur et de Saint-Ferdinand d'Espagne. On peut voir la généalogie de cette famille dans le t. vm des Archives de la noblesse, par M. Lainé.

ARMOIRIES.—- De gueules , à la baide d'sr.

(Voyci pl. 18, flg. 9.)

de LÉOTOING ou LÉOTHOING, quelquefois LÉAU- THOING et LAUTHOING, seigneurs de Léotoing, de Montgon, de Chaliers, de Coren, de Talizat, de Mentières, de la Clause, du Bac, de Charmensac, de la Pénide, de Puy-Francon et autres lieux du duché de Mercœur.

A environ une lieue de la ville de Blesle, et à la cîme d'une énorme roche, dont la base est battue par les flots de l'AUagnon , existent les ruines d'un ancien château fort, dont l'origine se perd dans la nuit des temps. C'est le château de Léotoing, berceau d'une antique race de chevalerie, que l'on croit issue des anciens sires de Mercœur. Cette opinion, fondée sur de nombreux rapprochements, se trouve corroborée de ce que, de temps immémorial , la maison de Léotoing porte dans ses armoiries les trois fastes de vair de la maison de Mercœur, et que d'ailleurs, les noms de Robert et de Beraud ont été d'un usage presque exclusif dans les deux familles. La seigneurie de Léotoing, mouvante de Mercœur, s'étendait sur les paroisses de Lempdcs, de Saint-Gerons , de

Lorlangcs et de Chambeson. On croit qu'elle fut confisquée au XIII* siècle, sur Bertrand de Léoloing, au profit de la maison Dauphine, qui en a joui depuis, et que la race de ses premiers possesseurs dut se retirer ailleurs; c'est effectivement dès cette époque qu'on la trouve en possession de Charmcnsac et de Monlgon, autres terres de la mouvance de Mercœur. — Durand de Léo t oing était clianoinc-comtc de Brioudc en l'an 1200; douze autres chanoines de son nom lui succédèrent au môme chapitre depuis cette première époque, jusqu'à celle de 1531. Dixsept autres, de même sang, figurent au catalogue sous les surnoms de Charmcnsac et de Monlgon, depuis 1160 jusqu'à 1598. — Beraud I , de Léoloing, seigneur de Charmcnsac, vivait en 12i9el 1269; Antoine de Léoloing, en 1273 et 1277. Pierre de Léoloing était en même temps seigneur de Charmcnsac et de Montgon, en 1288, cl Beraud II, époux d'Isabelle d'Isserpcns, l'était m 13U, 1352, 1379 cl 1392. Celui-ci paraît avoir élé la souche commune des deux branches principales de Léotoing Monlgon et Léotoing-Charmensac.

A celle de Léotoing-Montgon appartenait Beraud III, seigneur de Montgon, qui fil foi-hommage à cause de certains droits qu'il possédait à Cannai, du chef d'Isabelle d'Isscrpens, sa mère, en 1411. — Antoine de Monlgon, écuyer, fit un semblable hommage, en la même qualité, en 1455 (1). — Pierre et autre Antoine de Léoloing-Monlgon , fils ou petits-fils de Beraud II , et d'Isabelle d'Isser-

(1) Nom* féodaux, p. 568, 672.

pens, furent successivement évèqiies de Saint- Flour, de 1451 à 1482; on leur est redevable de l'achèvement de la cathédrale , dont les fondements avaient été jetés par Jacques le Loup de Beauvoir, leur prédécesseur. — Louis de Léotoing-Montgon , frère des précédents, se signala dans les guerres contre les Anglais, et fut armé chevalier par le célèbre Dunois, devant Bayonne, en 1451.— Robert de Léotoing , seigneur de Montgon , inscrit à l'Armoriai de 1450, épousa, en 1469, Marguerite de Langeac, de laquelle ileut, entre autres enfants : — Antoine de Léotoing, lequel se portait, conjointement avec son père, comme héritier de Jean de Léotoing, seigneur du Bac et d'AIlanche, en 1492, et il rendit hommage au baron de Mercœur en 1493 (1).— François de Léotoing-Montgon, n'ayant pas eu d'enfant de Jeanne de Montmorin-Montmorin , qu'il avait épousé, en 1506, eut pour successeur Jean de Léotoing, son frère, lequel s'allia, le 26 avril 1517, avec Françoise de MontmorinSaint-Hérem, qui le rendit père d'un fils et d'une fille qui furent :

1* Jacques de Léotoing, seigneur de Montgon et autres lieux, chevalier de Tordre du roi, gouverneur de Saint -Flour, mort sans postérité après avoir, par donation du mois de mars 1578. substitué aux noms et armes de Montgon, Pierre de Cordebœuf de Beauvergcr, son petit-neveu.

2° Louise de Léotoing- Montgon, mariée par

(1) Nom féodaux, p. 568, 569.

contrat du 11 février 1540, à Béguine de Cordebœuf , seigneur de Beauvergcr, dont la postérité releva le nom de Montgon, en vertu de la substitution prérappelée.

Seigneurs de Charmensac. — Cette branche paraît avoir eu pour lige Renaud de Léoloing, (Us ou petit- fil s de Beraud II, seigneur de Montgon, de Charmensao et de Roche-Rousse, et de dame Isabelle d'Isserpens. Il fut inscrit à l'Armoriai de 1450, et il eut pour successeur Antoine de Léotoing, seigneur de Channensac, qui vivait en 1619. Celui-ci laissa Robert de Léotoing-Charmensac , marié deux fois : 1° à Perronelle de Rocbcfort ; 2° en 1534, avec Anne d'Albiac, déjà veuve du sieur de laChassaigne (1). Du second lit vint Antoine de Léotoing-Charmensac, deuxième du nom, époux de Dauphine deCébazat. Celleci fut mère de Robert II, qui prit alliance avec Magdeleine de Scricrs ou Ceriers, Glle d'Antoine Seriers et de Claude de Bavard ; il en eut Gabriel de Léoloing, premier du nom , qui rendit hommage, au nom do son père, en 1669. l)e son mariage avec Jacquette de Ifoien, naquit Louis de Léotoing, marié à Magdeleine de Brezons, Glle de Jean- Jacques, seigneur de Ferrières, et d'Isa beau de Traverse. Ces époux laissèrent Gabriel II, seigneur de Channensac, qui fit foi-hommage au roi en 1083 (2).

A partir de 1683 , on perd la trace filiative de la maison de Léotoing, et Chabrol nous apprend que la terre de

(1) Âuiigier, 1. 1, p. 330.

i,2) Noms féodaux, p. Wfà.—Audigitr, \. 1, p. 284,330,1 iv, p. 66.

Gharmensac fut adjugée par décret de la sénéchaussée d'Auvergne, du 16 janvier 1755, à Geraud Ameilhaud, et qu'elle était possédée, en 1784, par le sieur Bonnet, de la ville d'Allanche.

Toutefois , le nom de Léotoing était représenté , au dernier siècle, par M. Claude-Louis de Léotoing, marquis d'Anjony, qui , le 9 août 1777, acquit du baron du Bois de Saint-Etienne, la terre de Saint-Cirgues de Malbert, près d'Aurillac, et il l'est encore aujourd hni par le marquis de Léotoing d'Anjony, chevalier de Saint-Louis, résidant en son chûteau d'Anjony, commune de Tournemire (Cantal). Ses deux filles ont épousé les deux frères, MM. Pélissier de Féligondc , de Clermont. <

Ce n'est qu'à litre de simple renseignement que nous faisons la mention suivante : Catherine de Lauthoin, fille de Pierre de Lauthoin , chevalier, et sœur de Jean de Lauthoin, coseigneur de Thoard, en Provence, épousa, le 17 janvier 1451, noble Antoine Riqueti, coseigneur de la ville de Riez, au môme pays, septième aïeul d'Honoré de Riqueli-Mirabeau, le célèbre orateur de la Constituante. M. dcCourccllesa donné à cette dame, sans doute au hasard, les armes de la maison de Léotoing-Charmcnsac, qui sont : d'or, à trois fasas de vair, à la bordure de gueules. ( Voyez pl. 19, fig. 1".)

La branche de Léotoing-Montgon portait, en 1450 :

Ecartelé , aux 1" et i* de sable , à trois fasecs d'or; aux î e et 3 6 échiquetc d'azur et d'argent , au ebef de gueules.

(Voyez pl. 19, flg.2.)

î)K LÉRETTE ou LEYRE'ITE, seigneurs de Lérette et du Poct, en Auvergne, cl de Rilly, en Touraine.— Famille qui a pris son nom d'une seigneurie située dans la commune de Saint-Diéry, près de Rcsse. Elle a prouve sa filiation depuis Jean de Lérette, écuyer, seigneur du lieu, époux de Marguerite de Quinquempoix , vivant en 1535. Deux de ses fils servirent le roi : Michel, en qualité d'homme d'armes de la compagnie de M. do la Rarge, et Guillaume de Lérelte, en qualité de capitaine de 200 hommes de pied. Michel de Lérelte épousa, le 31 octobre 1560, Anne Hallebrol, fille de Raymond; elle le rendit père de Guillaume de Lérette, uni, le 31 juillet 1583, avec Catherine de Rournat, fille de Pierre, seigneur de la Faye. De celleci naquirent deux fils: 1° Hugues, marié le 20 avril 1618, avec Anne de Vaux de la Vicomlé, dont la postérité ne nous est pas connue; 2° Gilbert de Lérette, premier du nom, qui, le 14 septembre 1616, prit alliance avec Marie de Rard, dame du Potët. fille de Gilbert, seigneur de Grozat, et d'Anne de Miet. De ce mariage issut Gilbert II, allié en premières noces, le 3 février 1642, avec Catherine Tonnelier, et en secondes noces, le 22 avril 16*6, à Matheline du Croc, fille de Pierre du Croc, seigneur deNeuyille, et de Jacqueline de Rocbeforl. Il fut maintenu dans sa noblesse le 13 août 1668. De lui naquirent deux fils: 1° Joseph de Lérette, qui forma le degré suivant; 2° Marc-Antoine de Lérette, commissaire ordinaire d'artillerie, ingénieur en chef des fortifications de Philippevillc, décoré de

l'ordre de Saint-Louis on 1695. — Joseph de Lércttc, seigneur de Poët, liait commandant des écuries du duc d'Orléans en 1675, et lieutenant des chasses d'Amboisc et de Montrichard, en 1679. Il épousa, le 30 août 1682, Françoise Renard, tille de Louis Renard, seigneur de Rilly, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, Balthazar de Lérctte, leur fils, në à Blois le 15 juin 1684, fut capitaine d'infanterie au régiment de Chartres, et maintenu dans sa noblesse en la généralité de Tours, le 1 er septembre 1716. Louise- Ursule Boutaud, qu'il avait épousée le 7 janvier 1714, donc a le jour à un fils nommé Nicolas, le 28avril 1716. Balthasar de Lérette avait une sœur appelée Françoise-Charlotte , née le 25 mars 1686, et admise à la maison royale de Saint-Cyr, le 20 avril 1697 (t).

ARMOIRIES. — D'argent , à trois grues de sable becquées et onglées de gueules, ayant les extrémités des ailes aussi de gueules , posées 2 et 1.

(Voyez pl. 19,flg. 3.)

LESCURE. — Ancienne seigneurie, avec un château situé dans la commune de Saint-Martin-sous-Vigouroux. prés de Pierrerort. Elle appartenait dés l'an 1297, à la maison de Case ou Casque! (Vasconis). qui la possédait encore en 1470etll88. Mondon, seigneur de Lescure, al taché

(1) Armoriai de France.

au service de Jacques d'Armagnac, duc de Nemours, vicomte de Cariât, en 1475, n'était pas différent de Raymond de Gasc, qui vivait à la môme époque, et que, suivant un usage fréquent alors, on appelait Mondon, Mondct ou Mondot, diminutif du mot Raymond (Ray-Mondon, Ray- Mondct, Ray-Mondot). Nous croyons que la terre de Lescure passa, peu de temps après, à la famille du Greil de la Volpilière, et elle appartenait, en 1789, à une branche de celle de Lastic.

Le nom de Lescure, commun à plusieurs terres, ainsi qu'à plusieurs familles, a été illustré par une maison de l'Albigeois, barons de Lescure-sur-le-Tarn, diocèse d'Alby, éteinte en 1793, en la personne de Marie-Lcuis, marquis de Lescure, l'un des principaux défenseurs de la cause royale dans la Vendée, dont la veuve , si connue par ses mémoires , se remaria, le 1°' mars 1802, avec le marquis de la Rochejaquclein. A cette maison de Lescure appartenait Marie de Lescure , fille de François , baron de Lescure, gouverneur de Lombers, et d'Anne de Morlhon, mariée à Henri de Grenier, seigneur de Pleaux. C'est par erreur que dans la généalogie de la maison de Lescure , M. de Courcelles fait mourir sans enfants la dame de Pleaux. Cette dame rendit hommage au roi en qualité de tutrice de ses enfants, en 1699, et l'on sait que Louis de Grenier, son fils, épousa, le 22 mai 1711, Marie-Françoise de Montclar-Montbrun, au nom de laquelle il fit foi-hommage en 1722 (1).

(t) Noms féodaux, p. 560 , 491.

Une autre famille de Lescure de Saint- Denis, en Gévaodan, a été convoquée à l'assemblée de la noblesse du diocèse de Mende. en 1789, et portée sur la liste des émigrés en 1793.

de LESPINAL. — Guinabert de Lcspinal ou de Lespinat, médecin, fut garde des sceaux des montagnes d'Auvergne pour le duc Jean, en 1365 [D. Coll.)

ARMOIRIES. — Inconnues.

de LESPINAT, D'EPINAC, ou plutôt D'APINAC, seigneurs de Jalavoux, de Barges, de Grezollcs et du Colombier, vers les limites du Velay.— Pierre de Lespinat, que les biographes appellent d'Espinat et d'Epinac, et dont l'origine n'est pas bien connue, était seigneur des terres sus-énoncées en 1540, et fut convoqué au ban de 1543. Il épousa Guicharde d'Albon, sœur d'Antoine d'Albon , successivement abbé de Savigny et de l'Isle-Barbc; archevêque d'Arles et de Lyon; lieutenant - général en Lyonnais, Forez, Beaujolais et la Marche, pendant la captivité du maréchal de Saint-André, son parent, fait prisonnier à la bataille de Saint-Quentin en 1557. Avec une aussi puissante protection, Pierre de Lespinat ou d'Espinat, devint lui même capitaine de cinquante hommes d'armes, chevalier de l'ordre du roi et lieutenant de sa majesté au duché de Bourgogne. Il eut, entre autres en-

fants: 1° Pierre d'Espinac, né au château d'Apinac, près de Saint -Bonnet -le -Château, en I5i0, archevêque de lyon après son oncle maternel. Ce prélat, le dernier ra A le de sa famille, fut un ligueur opiniâtre jusqu'à sa mort, arrivée en 1599, et causée, dit-on, par le chagrin d'avoir vu le triomphe d'Henri IV; 2° Jeanne d'Espinac, mariée à Lyon le 22 janvier 1571, avec Gilbert de Veyny, seigneur d'Arbouse, de Villcmont et de Neuville (1).

ARMOIRIES. — D'argent , au lion de gueules; à la bordure de table chargée de onxe besanls d'or.

(Voyexpl.l9,Bg.4.)

i»b LESPINE ou de L'ESPrNE (André), fut convoqué au bande 1543.

ARMOIRIES.— Inconnues.

de LESTRANGE, barons de Magnac et de Mont vert, marquis de Lcslrangc, en Limousin; vicomtes de Cheylane, seigneurs de Saint -Privât, de Durât, Leyris et Chapdes, en Auvergne. — Illustre et ancienne maison de chevalerie, du Limousin, laquelle a pris son nom d'une terre située dans cette dernière province, et que Marie

(1) D. Coll.— Chabrol , t. iv, p. 776. — La Chenaye, Ln.p.19. — Généalogie de Veyny , p. 8.

de lestrange porta, avec Cbeylane, à René de Hautefort, seigneur du Teil, par contrat du 22 février 1579. Elle établit sa GUation depuis Faucon ou Falcon de Leslrange, seigneur du lieu, en 1330, lequel fut père de Raoul de Leslrange, qui continua la postérité, et de Guillaume de Lestrange, archevêque de Rouen, et nonce du pape Grégoire XI auprès du roi de France Charles V. Ce monarque le députa vers l'empereur Charles de Luxembourg, lorsqu'il vint trouver le roi à Saint-Denis, en 1377. Il fut fait conseiller d'état en 1381, et fonda la Chartreuse de Rouen, où il est inhumé. Hélic de Lestrange, neveu du précédent, fut évèque du Puy, fonda le couvent des Cordelicrs de la même ville, et il assista au concile de Constance (1414-1417).

Louis de Lestrange, vicomte de Lestrange, avait épousé, avant 1535, Blonde de Langeac, vicomtesse de Cheylane, dont la succession passa, par suite d'alliances, dans les maisons de Hautefort, de Saint-Nectaire, de Crussol et de Mcaupou. Ces diverses mutations se sont opérées dans Tordre chronologique suivant : 1579. 1639, 16C9, 1688.

Aonet-Marie de Lestrange, baron de Magnac, rendit des services importants dans la province de la Marche, pendant la minorité de Louis XtV. Louis, Jean, et autre Louis de Lestrange, rendirent hommage au roi, à cause de la seigneurie de Leyris, ou Leyrit, en Corabrailles, en 1669, 1684, 1724, 1733. Joseph de Lestrange, baron de Magnac, colonel d'infanterie, remplit la même formalité en 1717, et vivait encore en 1734. Alexis de Leslrange était grand- maréchal de Tordre de Malle en 1788, et tojéi m. o rt

Marie-Henriette de Lestrange fut abbesse da chapitre

noble de Laveine, de 1782 à 1790.

Cette famille , convoquée à l'assemblée des nobles de la sénéchaussée de Riom en 1789, et qui subsiste encore aujourd'hui, compte des alliances avec les maisons de Bonneval , de Relvezer-Jonchères, d*Estaing, de Langeac, de Chabannes, d'Apchier, de Hautefort, de la Mothe- Maslaureut, de Corteix, de Rochedragon, de la Saigne- Saint-Georges, de Soudeflles, de Blatr-Chapdes, de Montagnac, d'ÀrfeuHle et autres (1).

.—De gueules, as léopard d'argent el deux lions adossés d'or, mal ordonnés.

de LEUDE ou de LOUDE.— Béatrix, dame de Leude, veuve d'Antoine, seigneur de Meyronnc, vivait en 1284, et Geraud de Leude, chevalier, en 1365.

DE LÉVIS, comtes de Gharlus, barons de Granges, de Saint-Sauves, de Saignes, etc., etc. — La maison de Lévis

(1) D. Coll. —Chabrol. — Noms féodaux.— Saint-Allais , t. vu? — CùureelUt , tic. etc.

a pris son nom d'une (erre située non loin de Versailles et de Chevreusc, en l'isle -de- France. Le père Anselme en a établi la filiation depuis Philippe de Lévis, chevalier, vivant en 1179, père de Guy I de Lévis, chevalier, célèbre par ses exploits contre les Albigeois, sous le comte Simon de Mont fort, son beau-frère, qui le nomma maréchal de l'armée des Croisés, et lui donna la baronnie de Mirepoix avec d'autres riches domaines conquis sur les hérétiques. C'est à partir de cette époque que la maison de Lévis s'est transplantée en Languedoc, d'où elle s'est répandue dans d'autres provinces. Elle s'est divisée en diverses branches connues sous les noms de Lévis-Mirepoix, Lévis-Laran, Lévis-Villars , Lévis-Lautrec, Lévis de la Voûte, Lévis -Ventadour, Lévis - Charlus , Lévis-Châteaumorand, Lévis- Florensac, Lévis- Couzans, Lévis- Caylus, etc., etc.

La grandeur historique de cette maison, qui a fourni une foule de personnages distingues; le rang et la splendeur que lui ont acquis d'illustres alliances, de hautes dignités et d'immenses domaines, sont assez connus pour que nous jugions inutile d'entrer dans des détails qui, d'ailleurs , demanderaient trop de place. Nous ne nous occuperons par conséquent que de la branche de Charlus, la seule dont l'établissement en Auvergne a eu de la durée.

Cette branche a eu pourtige, au douzième degré, Jean de Lévis, second fils de Louis de Lévis, baron de la Voûte, et de Blanche de Ventadour; celle-ci fille de Louis, comte de Ventadour, et de Catherine de Beaufort-Turenne. Jean

de Lévis épousa, en 1501 on 1511 , Françoise de Poitiers, fille d'Aymar de Poitiers de Saint- Vallier et de Jeanne de la Tour. Il commanda le ban d'Auvergne en 1512, et ne vivait plus le 25 mars 1525. Suivant un acte dressé à Mauriac, en 1529, ce seigneur avait laissé quatre fils et une fille, savoir : Gilbert, Charles, Louis, Jean et Catherine de Lé vis. Charles de Lévis lui succéda dans la baronnic de Charlus; il fut panetier des rois Henri II, François II et Charles IX, et grand-maître des eaux et forêts de 1554 à 1563. De son mariage avec Marguerite Brachct de Montaigu naquit Claude de Lévis, baron de Charlus, panetier et gentilhomme de la chambre du roi, chevalier de Tordre de Saint-Michel, chambellan du duc d'Alençon en 1577, et capitaine de la grosse tour de Bourges. Il avait épousé Jeanne de Maumont, mère de Jean-Louis de Lévis, baron de Charlus, qui succéda à son père en 1593. Us était allié, eu 1C90, à Diane de Daiilon de Lude, et fut assassiné en 1611, laissant Charles de Lévis, baron de Charlus, capitaine des gardes du corps en 1632, mort en 1662. Il avait été marié, le 21 juillet 1620, avec Antoinette de l'Hôpital de Vitry, de laquelle issut on fils unique, Roger de Lévis, comte de Charlus et de Saignes, lieutenant-général des armées du roi et de la province du Bourbonnais, marié, en 1642, avec Jeanne de Montjouvent, qui le rendit père de Charles-Antoine de Lévis, comte de Charlus et de Saignes, colonel, puis mestre de camp du régiment de Charlus; lieutenant-général en Bourhonnais en 1680, mort en 1719. Celui-ci laissa de Françoise de Béthizy, qu'il avait épousée en 1608,

Charles Eugène de Lévis, comte de Charlns et de Saignes, lieutenant-général des armées du roi , chevalier du Saint- Esprit, créé duc de Lévis et pair de France. Il mourut le dernier de sa branche, le 9 mai 1734. De son union contractée le 26 janvier 1698, avec Marie-Françoise d'Albert de Luynes, vinrent deux fils, morts avant leur père, sans postérité, et Marie-Françoise de Lévis-Charlus, mariée le 12 janvier 1722, avec Joseph-François de la Croix, marquis de Castrir s, maréchal de camp, déjà veuf de Marie-Elisabeth de Rochechouart - Mortemart. Marie-Françoise de Lévis-Charlus mourut le 2 décembre t728, à peine âgée de 30 ans, laissant trois fils, entre autres Charles-Gabriel- Eugène de la Croix, marquis, puis duc de Castries, comte de Char lus, qui devint maréchal de France et ministre de la marine sous Louis XVI (1).

ARMOIRIES. — D'or, à trois chevrons de sable. (Voyez pl. 19, llg. 6.)

de LEYBROS. — Dans la commune de Saint-Bonnctde-Salers, on voit une vieille tour carrée, qui, malgré l'état d'abandon dans lequel on l'a laissée, brave depuis des siècles les injures du temps, cl domine encore de toute sa hauteur, et la vallée de Saint-Martin- Valmeroux,

1) V. le père Anselme, \- iv. — Cnurcelle* , tl>sloirc des Pairs , l . vu.— Audigier. l. ni - Chabrol, l îv, p. 254. 830.

et le vaste plateau de gras pâturages qui font la principale richesse du canton. C'est la tour de Leybros, que Ton croit avoir servi à la transmission de signaux dans les temps anciens, et qui fut par la suite le chef-lien d'une seigneurie dans laquelle était compris Saint-Bonnet. Bernard de Leybros, chevalier, et Marthe de Saler s, sa femme, vivaient en 1255; autre Bernard et Guillaume de Leybros en 1317, sont les seuls de leur nom dont r existence nous soit connue, et on sait que la seigneurie appartenait , dès 1450 , à une branche de la maison de Tourncmire, fondue en 1633 dans celle de Ferrières- Sauvebœuf, qui, au dernier siècle, a donne deux sénéchaux à l'Auvergne.

ARMOIRIES. — Inconnncs.

LEYGONIER ou LIGONIER , comtes de Rangouse, seigneurs de la Bastide et de Pruns. — Cette famille, dont nous ignorons le principe de noblesse, comptait, avant la révolution de 1789, deux hommes qui ont acquis une certaine célébrité. Le premier, Joseph-Georges de Leygonier, comte de Rangouse, fut conseiller d'épée et chevalier d'honneur au présidial d'Aurillac, et gentilhomme ordinaire de la chambre du roi. 11 prend lui-même toutes ces qualifications en tête de l'ouvrage qu'il publia en 1784, sous le titre de : Essai sur l'origine des fiefs de la noblesse de la haute Auvergne. — Le second a été François Leygonier, écuyer, seigneur de Pruns, capitaine au régiment des dragons du roi, chevalier de Saint-Louis, et maire

perpétuel de la ville d'AuriUao. Celui-ci fit partie de rassemblée provinciale d'Auvergne, tenue à Clermont, en 1787; reprit du service à la révolution, fut promu au grade de maréchal de camp, puis à celui de lieutenantgénéral (1792-1793); commanda momentanément l'année républicaine dans la Vendée, où il fut complètement battu par d'Elbée, à Vihiers, le 16 avril 1793. lia laissé un ûls qui a été colonel des gardes nationales à Aurillac, où il vivait encore en 1830 (1).

ARMOIRIES. — Inconnues.

dr LEYS ou LEIS, et peut-être aussi LAYSE, seigneurs de Leys, de la Chassaigne et de la Jugie.— Une famille de ce nom, originaire des environs d'Ardes, fut inscrite à l'Armoriai de 1450, convoquée au ban de 1543, et admise au chapitre de Brioude en 1601» 1612 et 1847. Elle n'était peut-être pas étrangère à un autre chanoine-comte porté au catalogue, à la date de 1287, sous le nom d'Etienne de

(l)Nous ignorons si la famille Ligonier, d'Aurillac, a quclquo chose de commun avec celle des Ligonnier , seigneurs de Pratviel et dePeuchville, en Albigeois, anoblie par trois secrétaires du roi : Antoine Ligonnter, pourvu en 1626; Abel et Jacques Ligonnier, eu 1673. Ce dernier était en même temps contrôleur à la chancellerie de Montpelier.— On connaît encore un Abel Ligonnier , frère de lord Ligonnier, général des troupes britanniques et qui paraît être d'origine française.

Voir le procès*verbal des séances de V Assemblée provinciale de 1787, p. 11, M 81. -Biographies diverses — Aigueperss , 2- pirtle, p. 34, 156. - Tétbielles d'Auvergne , L 1, p. 24.1

Layse ; mais on ne peut l'assurer, d'autant moins que cette dernière orthographe se rapproche davantage de celle de l'ancien nom de la maison de Laizer. La famille de Leys portail, en 1450 :

ARMOIRIES. — Losangé d'or cl de sable ; au chef de gueules chargé de trois molettes d'éperons de sable.

de LEZÉ ou LEZER. — D'après le manuscrit de D. Coll , cette famille serait la même que celle de Laizer de Siougeat, et cependant les armes qu'il lui attribue sont bien différentes.

ARMOIRIES. — D'argent, à la croix pâtée de gueules , cantonnée de quatre aigles de même.

(Voyez pl. 19, flg.8.)

de LHAUZU, LHEUZU, LHOSU, LHAUZA ou LÀUZAS.

— Toutes ces variantes d'orthographe semblent n'indiquer qu'un seul nom, et il est très-possible que ce soit celui de la petite ville, aujourd'hui appelée Lezoux. — Geraud de Lauzus, ou Lauzas, damoiseau, fut témoin du testament d'Alixent de Mercosur, comtesse de Clermont, en 1286. Guillaume de Lhauzu, chevalier, et Jaubert de Lhauza, prèlrc, paraissent en compagnie de plusieurs seigneurs considérables de la province, à divers actes concernant la maison de la Tour, en 13 11, 1316 et 1317. Feu

Jean de Lhauzu, aussi chevalier, est rappelé dans un acte de foi-hommage que Catherine de Puy-Melyer, sa vonve, rendit, en 14*27, à cause du bois appelé Vigeyroux, dans les paroisses de Ruthon et de Louzoux (sans doute Lezoui). La s'arrêtent les renseignements que nous possédons sur cette famille qui, vraisemblablement, ne (arda pas à s'éteindre. Nous avions supposé que ce nom de Lhauzu pouvait être celui de Lauzun, mais rien n'est venu confirmer cette première supposition.

de LtEUTA DES.— Suivant l'historien Audigier, le cheflieu de la commune de Lieutades, près de Chaudesaigues, avait très-anciennement donné son nom à une famille qui , vers le commencement du XIV e siècle, adopta celui de Sévérac. à cause de la possession de la seigneurie de Sévérac-Biadène, ou Viadène, en Rouergue, peu distante de Lieutades, et qu'il ne faut pas confondre avec Sévéracle-Chftteau, berceau d'Araaury de Sévérac, maréchal de France en 1424. — La famille de Lieutades étant plus connue sous le nom adoptif de Sévérac, sous lequel elle a été maintenue en 1666, nous renvoyons à ce nom la notice qui la concerne.

de LIGNAC ou de LIGNAT, seigneurs du lieu, paroisse de Lussat, près du Pont-du-Château. — Famille inscrite

à L'Armoriai de 1450» laquelle portait : d* guêuUt. à la bande de table chargée de trois coquilles tfor, et à la bordure de sabk* [Voyez pl. 19, fig.9.) La seigneurie de Lignât passa plus tard à la maison de Cébaaat-Blanzat , qui la possédait en 1584, et dont l'héritière Perronelle de Cébazat-Blanzat la transmit par deux mariages successi&, d'abord à Blain le Loup, seigneur de Préchonnet et de Mont fan, et puis en 1&99, à Henri de Beau fort-Mont boissier-Canillac. La famille de ce dernier la vendit, aiaot la révolution , à M. de Chazerat.

Froissard raconte, que tors de la campagne du duc de Bourbon contre les Maures , où l'avait accompagné une bonne partie de la noblesse d'Auvergne, en 1390, le sire de la Trémouille ayant accepté la proposition d'un combat de neuf Français contre pareil nombre d'Africains, U fit choix de Guillaume de la TrémoniUe, son frère, de Jean de Boucicaud, du jeune Uélion de Lignai, et de cinq autres bons chevaliers; mais qu'étant entrés en lice au rendez-vous assigne, les barbares n'osèrent se présenter. Nous rappelons ce fait sans toutefois pouvoir garantir que le jeune Hélion de Lignac appartenait à l'Auvergne, car le Berry, le Poitou et la Gascogne oat compté des familles nobles de même nom.

de L1G NERON (Pierre), possession né près de Félines, fut convoqué au ban de 1543.

AKAIOLRIES.—

ds LIGONDÈS ou L1GONDEZ , et quelquefois LIGON- DEIX, seigneurs, puis comtes et marquis de Ligondès, seigneurs du Claux, de Puy-Saint-Bonnet, de Cbâteaubodeau, de Rochefort, de Vialard, de Chezaud, de la Garde, de la Mothe du Breuil, des Farges, de Saint-Sauveur, de Saint-Avit, de Fortunier, de Grenouillet, de Sainl-Domet, de Chanon, de Connives, de Nouierines et autres lieux, ea Auvergne, en la Marche, en Berry et en Bourbonnais. «■Maison très-distinguée, qui doit son nom à un ancien château seigneurial, situé en Combraille. Elle a établi sa filiation depuis Perrin de Ligondès, écuyer, seigneur du lieu, marié avant l'an 1300, avec Isabeau du Château, fille de Guillaume du Château , chevalier. 11 fat père de Léger de Ligondès, époux de Catherine de Boutely ou Boutelier, qui vivait en 1318, et aïeul d'Albert de Ligondès, rappelé dans un titre de 1378, ainsi que dans des lettres de sauvegarde, obtenues en 1413 et 1416 % par Marguerite de Freschau, sa veuve, alors mère de François et d'Eustache de Ligondès. Le premier épousa Marguerite de Léron, sœur d'un commandeur de l'ordre de Saint- Jean- de- Jérusalem. Après avoir établi, par une enquête de 1443, qu'il était d'une noblesse ancienne et suffisante , Louis de Bourbon , comte de Montpensier, baron de Combraille , lui permit de fortifier et faire garder son château de Ligondès. Son fils aîné, Jean de Ligondès, lui succéda, et rendit hommage à Charles de Bourbon, les 22 septembre et 16 octobre 1462, à cause de la seigneurie

du Claux-Vers-Montluçon. Ce seigneur étant mort sans postérité, Jacques de Ligondès, son frère putné, recueillit sa succession et renouvela l'hommage au comte de Montpensier en 1470. De son mariage avec Catherine de Montjournal, qu'il avait épousée le 20 juin 1467, naquirent deux fils, François et Philippe de Ligondès, qui, tous deux, formèrent branche après avoir partagé, le 19 octobre 1501.

François continua la branche atnée. Il servit en qualité de lieutenant de la compagnie du duc d'Albany, gouverneur d'Auvergne, et laissa, d'Anne Breschard, François de Ligondès, deuxième du nom, que le roi François l* T récompensa de ses services en le nommant écuyer du Dauphin, et ce prince, étant devenu roi, le fit gentilhomme de sa chambre, commandant d'une compagnie de cinquante hommes d'armes, et capitaine de ses gardes (1543, 1557). Il avait épousé, le 11 mai 1523, Jeanne deChâteaubodeau , qui le rendit père de quatre enfants : 1° Sébastien, qui continua la lignée; 2° Jean, chevalier de Malte; 3° Bcraud, aumônier ordinaire du roi; 4° Jeanne de Ligondès, alliée à Gaspard de Passât, seigneur de Vieillevigne.

Sébastien de Ligondès servit en qualité de guidon de la compagnie de M. deVillaret, et s'allia par contrat du 20 avril 1570, à Gabriclle de Jonas, de laquelle issut Jacques de Ligondès, marié le 2 juin 1593, avec Jeanne de Rochcfort-d'Ally, déjà veuve du sieur de Saint-Julien, seigneur de Saint-Marc. Le roi Louis XIII , pour le récompenser de sos services, lui (it une pension de 300 livres, et l'bo-

nora de la charge de gentilhomme ordinaire de sa chambre (16H, 1627). Il eul trois fils qui laissèrent postérité, et formèrent les trois branches ci-après rapportées, savoir :

Seigneurs i>e Chateàubodbàu. — Cette branche fut continuée par Antoine de Ligondès, Gis aine de Jacques.

11 servit en qualité de capitaine de cavalerie , et fui tué devant Turin en 1640, laissant de Françoise de la Mer de Matha : Gaspard de Ligondès, époux d'Antoinette de Saint-Julien , qui servit dans la cavalerie , où il obtint successivement les grades de capitaine , de colonel et de brigadier d'armée, ainsi que la lieutenanec générale des provinces de Saintonge et d'Angoumois; il mourut en 1709. Ses trois fils, Léonard, Michel et Jacques, servirent avec distinction dans les grades de capitaine, de major et de meslre de camp. Les deux premiers ne paraissent pas avoir laissé de postérité , et le troisième, Jacques de Ligondès, qui d'abord avait été chevalier de Malte, étant demeuré seul, épousa à Londres, où il était prisonnier de guerre depuis la bataille d'Hochstedt, la veuve de mylord Honongton. Charles de Ligondès, seigneur de Châteaubodeau, créé manVhal de camp en 1748, s'était marié le

12 février 1730 avec Anne du Pouget de Nadaillac, fille du marquis du Pouget de Nadaillac. Il mourut à Riom le 15 décembre 1749.

Seigneurs de Ligondès et de-Rochefort. Celte branche » eu pour tige Jean de Ligondès, second fils de Jacques, deuxième du nom , seigneur de Ligondès et de Chûteaubodeau , et de Jeanne de Hochcfort. Il épousa en 1632

Jeanne de Rouvignac,mèredcLouisde Ligondès,qui forma le degré suivant, et de Marie de Ligondès, épouse de Claude d'Alègre, marquis de Beauvoir, sénéchal d'Auvergne. — Louis de Ligondès fut pourvu, en 1654, d'une Iteutenance de chevau-légers dans la compagnie du prince de Joinville, et rendit hommage au roi en 1669, à cause des seigneuries de Ligondès , Rouvignac et Puy- Saint-Bonnet. Il épousa, le 19 mars 1657, Marie de la Rovère-Guédon , qui lui donna huit garçons, dont cinq moururent au service du roi. Les trois autres furent : 1° François de Ligondès, baron de Rochefort, père de Claude-François, baron de Rochefort , suivant hommages de 1717 et 1720; 2° Claude de Ligondès, seigneur de Ligondès et d'Avrilly, capitaine de frégate, chevalier de Saint-Louis et gouverneur de la ville d'Evaux, lequel avait quatre fils en 1760; 3° Jean de Ligondès, qui servait aussi dans la marine, et dont le sort ultérieur est ignoré.

Seigveurs de Fortunier. Jacques de Ligondès , troisième 61s d'autre Jacques et de Jeanne de Rochefort , fut marié avec Marguerite de Bridicrs, de laquelle il eut deux fils, Michel et Jacques, seigneurs de Chezaud, de Yieillevigne, ainsi qu'il résulte de divers actes de foi-hommage rendus en 1678 et 1688. Michel laissa postérité d'Esther de Courserac, sa femme, et Jacques, son frère, d'abord capitaine de dragons, et ensuite exempt des gardes du corps, fut tué à la bataille de Ramillies,en

Seigneurs de Saint-Domet, en Berry, branche issue de

Philippe de Ligondès, fils puîné de Jacques, premier du nom , seigneur de Ligondès, et de Catherine de Montjournal, lequel Gt partage avec François de Ligondès, son frère aîné, le 19 octobre 1501. Sa descendance a possédé les terres de Saint-Domet , de Chanon, de Connives, etc., etc. Elle s'est alliée aux familles delà Marche, de Saint-Domet, d'Ejoing, de Boisbertrand , de Boueix et autres. M. de Ligondès de Connives fut convoqué à rassemblée de la noblesse du bailliage de Châteauroux en 1789.

Les diverses branches existantes de la famille de Ligondès comptaient au dernier siècle neuf chevaliers de l'ordre de Malte, admis dans l'intervalle de 1712 à 1786; une chanoinesse de Coyse, en 1787; une chanoinessecomtesse de Laveine à la même époque , et une dame religieuse à la maisson royale de Saint-Cyr (1).— La famille est représentée de nos jours par M. Julien , marquis de Ligondès, ancien maréchal-des-logis-chef des Gardes-du-Corps , habitant Clermont ; par M. Amable de Ligondès, son fils, ancien garde- du-corps , marié avec mademoiselle de la Salle , et par M. Claude de Ligondès, aucien maire de Saint-Diéry, arrondissement dissoire.

ARMOIRIES. — D'axer, ai litn rampant d'or, accompagné de molettes d'éperons de même , sans nombre.

(Voyeipi.20,ng.i«g

(!) Âuêigkr, 1 1, p. 388.— Production» de 1666. — La Chtnaytdes-Boù, t. v, p. UO.— Nom* féodaux, p. W5 à 577. — Recueil de l'ordre de Sainl-Louie.- Chabrol, t. ti, p. 601, 7W, 794, 814

LIGONÈS ou LIGONEZ. La seigi: iirie de ce nom, située dans la commune de Kuines t près de Saint-Flour, relevait du duché de Mercccur. Elle a appartenu pendant plusieurs siècles à la famille d'Anlil , qui en avait adopté le surnom.

On a quelquefois confondu le nom de Ligonès avec celui de Ligonnes, autre seigneurie située en basse Auvergne. On ne sait trop laquelle des deux a été le berceau d une famille de Ligonesou Ligonnes, dont l'existence au quatorzième siècle est constatée par des titres faisant mention de Robert de Ligones, vivant en 1322, et de Bertrand de Ligones, en 1339 (D. Coll).

Ce qu'il y a de certain c'est que la terre de Ligonnes , en Limagne, appartenait le siècle suivant à la maison de Tersac, qui possédait en même temps Lambres , le Colombier, Montrognon et Chamalières, toutes situées en basse Auvergne ; et c'est de cette maison de Tersac qu'était Pierre de Ligonnes, officier de la maison de Jacques d'Armagnac, vicomte de Cariât , en 1475. V. Tersac.

ARMOIRIES. — Inconnues.

LIMAIGNE ou LIMANHES, Gef situé près de Saint. Jean-de-Nay, vers les limites du Velay, sur lequel le chapitre du Puy et les Seigneurs de Sainl-Privat avaient des droits en litige, qui furent fixés par une sentence

arbitrale de 1277. Jean de Bouchard, Seigneur de Saint- Privai, Tendit Limaigne à Gabriel de Dienne, le 16 avril 1684; la famille de Boissieux- du -Bois -Noir en était propriétaire en 1780 (1). — Le nom de Limaigne a été porté isolement par quelques individus, dont la véritable origine n'est pas connue. Tels furent : Pierre de Limaigne, abbé de Saint-Geraud d'Aurillac, de 1080 à 1090; et Antoine de Limaigne, écuyer, possessionné féodalement dans les paroisses de Saint-Priest et de la Chapclle-d'Andelot , près de Gannat , en 1495 (2).

ARMOIRIES. — Inconnues.

de LINIÈRES, aliàs LIGNÈRES. U seigneurie de Linières, située dans la commune deCharensat, en Combraille, non loin d'Auzance , a donné son nom à une famille distinguée Audigier la rattache, nous ne savons sur quel fondement, aux puissants barons de Liniéres,en Berry. U la fait descendre de Godemar, baron de Linières, seigneur de Rezay, de Thevc, de Brecq, de Merville, d'Achèreset de Kéculat, fils de Jean III, seigneur baron des mômes terres , et de dame Floric de Jarèsc , dame héritière de Jarèsc , de Rochelaillée et autres lieux en Fo-

(1) Chabrol , t. iv , p. 820.

(2) Dictionnaire du Cantal, p. 33. — L'Auvergne au Moyen-âge, 1. 1, p. 391. — Tablettes historique» de V Auvergne, t. u, p. 369.— Noms féodaux , p. 576.

tous in. 27.

rez (1). Suivant le même auteur, ce Godemar de Linières laissa Guillaume de Linières, tué à la journée de Poitiers en 1356, lequel fut père de Jean et aïeul d'autre Jean de Linières, qui vivait en 1520. Celui-ci eut pour successeur Bertrand de Linières, père d'Antoine, qui suit.

Antoine de Linières, Tut un homme de marque, capitaine de cinquante hommes d'armes, chevalier de l'ordre du roi , gouverneur de Chartres et du pays chartrain sous Charles IX, qui l'honora d'un hrevet pour la première charge de maréchal de France qui viendrait à vaquer. Il épousa en 156G Françoise de Courtcnay, issue de sang royal, fille de François de Courtcnay-Bleneau , seigneur de la Grange- Bleneau, en Brie, et de Marguerite de la Barre, vicomtesse de Bridiers. De ce mariage naquirent trois filles :

1° Claude de Likikres , mariée en premières noces à Raymond-Bogor de Bernois, gouverneur de Boulogne, dont la fille, Diane de Bernets, porta la seigneurie de Lignèrcs dans la maison de Montagnac, qui la possédait encore

(1) D'après les généalogies données par laTbaumassière et le pére Anselme, généalogies appuyées de documents certains, la postérité de Godemar, baron de Linières, en Berry , s'éteignit vers 1432, dans la maison de Beaujeu d'Amplepuis, laquelle finit, à son tou., en la personne de Philibert de Beaujeu, baron de Linières, mort vers 1540, sans laisser d'enfant de Catberine d'Amboise, dont la famille recueillit la baronnie de Linières , et la transmit, aussi par alliance, à la maison de la Bochefoucauld. (Voyez le père Anselme, t. vi et * ni. —Nom* féodaux, p. 81, 532, 533 , 577, 878. — Le comte de Waroquier »t. vu p. m , olc. e.\c.)

en 1780. Claude de Linières, veuve de Raymond- Roger de Bernets, se remaria, avant 1599, avec Abdeuago de la Roche-Andry, seigneur de Clan.

2° Rose de Lisières , épouse de Pierre de Rocheforl, seigneur de Salvert, gentilhomme de la chambre du roi et enseigne de la compagnie du duc de Montpensier.

3° Jacqueline de Linières, dame de la Grange- Blcneau , en Brie , alliée par contrat du 3 mai 1595 à Georges d'Aubusson comte de la Feuillade , capitaine de cinquante hommes d'armes, conseiller du roi en tous ses conseils et sénéchal de la haute Marche , aïeul et bisaïeul de deux maréchaux de France (1).

ARMOIRIES.— Inconnues.

de LINIÈRES. On trouve encore des traces d'une autre famille de Linières, laquelle parait avoir tiré son nom du lieu de Linières, paroisse de Celles, près de la ville de Thiers, suivant hommages rendus par Pierre et Jean de Linières, enfants de feu Robert de Linières , en 1328 et 1334. Etienne de Linières, donataire de Jean déjà nommé, accomplit semblable formalité en 1336 (2).

il} Voyez le père Anselme , l i , p. 495 ; t. v , p. 346. — Âudigier , t. vi , p. 115. — Chabrol , l. îv , p. 791. —Noms féodaux , p. 658. (2) JYoms féodaux, p. 577.

dk LISLR ou de l'ISLE ( Guillaume ) , dont on ne connaît pas l'origine, était maitre d'hôtel du cardinal Charles de Bourbon , évêque de Clcrmont , et son bailli dans la haute Auvergne en 1480. — Il a existé très-anciennement une Famille de ïlsle, en Bourbonnais et une autre en Forez, connues par des actes de féodalité de 1300, 1306, 1308, 1323 (1). — Il est aussi fait mention d'un flef de l'Isle, possédé parla famille de la Rcyncrie, en 1666.

ARMOIRIES. — Inconnue*.

de L13SARD ou d v l'ISSARD (Jean), possessionné daos la mouvance de Vodable , en 1450, portait : ëekiquetê d'argent et de sable. V. Issard.

de LIVOIS (Geraud) était capitaine du fort de Nonette en 1217.

ARMOIRIES. — Inconnues.

LIZET , seigneurs de Gourdes , alias Cordés , paroisse de Méallet, près de Mauriac. Celte famille , originaire de la ville de Salers,a produit Pierre Lizet, premier président au parlement de Paris, très-connu par ses talents, par

[i] Noms féodaux , p. 526.

sa haine contre les protestants et sa querelle d'étiquette avec le cardinal de Lorraine , qui le força à se démettre de ses hautes fonctions (1515 à 1554). Longtemps avant lui, sa famille avait pratiqué le droit et occupé des emplois judiciaires. Pierre Lizct, dit Le Vieux, fut présent à Anglars, à un acte de foi-hommage rendu à Jean de Noailles, seigneur de Mon t cl a r, le 3 mars 1433. Autre Pierre Lizet était lieutenant particulier à Tulle en 1478. Beraud Lizet, licencié en droit, témoin d'un échange conclu entre Louis, comte de Ventadour, seigneur de Charlus, et Antoine de Sartiges, seigneur de Lavandes, le 6 juin 1483, arbitra Tannée suivante avec Hugues de Valens, seigneur du lieu, et Jean de Malengue, seigneur de Lcspinasse, l'accord réalisé le 7 juin 1484, entre le même seigneur de Lavandès et Jeanne de Gayrac , sa belle-sœur. Beraud Lizet était bailli de la terre de Charlus en 1503. C'était encore un Pierre Lizet qui était archiprêtre de Mauriac et curé d'Anglars en 1536. — Jean Lizet, marchand drapier de la ville de Salers, acquit le château de Courdes avant 1515. 11 fut père d'Antoine Lizet, époux d'Antoinette Dolivier, et aïeul de François Lizet, seigneurs de Courdes. Ce dernier eut de grandes querelles avec Guy de Montclar, seigneur de Montbrun, son voisin, au sujet des honneurs de l'église de Méallet, et l'ayant provoqué en duel, périt victime de ses prétentions , vers 1585.

François Lizet, second du nom» son fils, qui, ayant voulu venger son père, éprouva le même sort que lui en 1595 , laissa de son mariage avec Jeanne de Combarel, trois filles, Jeanne Lizet, alliée par contrat

du 13 janvier 1615, à Pierre de Douhet, seigneur d'Auzers; Anne Lizet, dite de Courdes, épouse du sieur de Veilhan; Louise Lizet mariée le 17 septembre 1613 à Louis de Chazelles, dont la fille, Marie de Chazelles , épousa, le 29 octobre 1646, Léonard de la Majorie, seigneur de burforl et de Soursac en Limousin (1). Le premier président Lizet portait :

D'azur, au chevron d'or accompapé en chef de deux croisclles de même , el en pointe d'nn croissant aussi d'or.

(Voyez pl. 20, flg. 2.j)

de LODAN ou LODANT, quelquefois LAUDANT, seigneurs de Lodan , de Domaize et de la Bathonie , paroisses de Courpières, de Courtcserre et de Domaize, élection de Clermont. — Lors des recherches de 1666 , François de Lodant, fils d'Alexandre de Lodant, seigneur du lieu, ne fournit pas de généalogie . et fut néanmoins maintenu dans sa noblesse, ce qui fait supposer qu'il avait produit ses litres devant une autre juridiction. Au surplus, la noblesse de cette famille n'est pas douteuse ; elle est justifiée par de nombreux et bons antécédents. Louis de Lodan, prieur de Saint-James de Gannat, fut appelé à la

(1) Inventaire de Montclar —Inventaite de Larandls. — Inventaire de Madic— Production» de 1606, en ce qui concerne les familles de Duuhei , de Chazelles el de la Majorie.— JYonw féodaux, p. 367 , 621 , 630.

rédaction de la coutume du Bourbonnais en 1493; Jean de Lodan, chevalier de l'ordre de Malte, périt à la prise de Zoara, en 1552; Antoine et Georges de Lodan-d'Arson, ou d'Arçon, étaient chanoines-comtes de Brioude de 1545 à 1600. François de Lodant, le môme qui fut maintenu en 1663, fit foi-hommage au roi en 1669 et 1685; Françoise d'Aurelle de Terrcneyre, sa veuve, remplit la môme formalité en 1716, et il paraît que sa succession resta à celte dernière, car la maison d'Aurelle de Terreneyrc- Champétières en jouissait on 1780 (1).

ARMOIRIES. — D'aïur , à la bande d'or; à la bordure denchée de gueules.

(Voyez pl. 20,flg.3.)

de LODE. Pierre et Pons de Lode, écuyers, qui vivaient en 1454, avaient un sceau représentant nn sceptre fleurdelisé mis en pal. Ils appartenaient vraisemblablement au Bourbonnais.

de LODINES. Ancien fief situé dans la commune de Saint Just, près de Brioude. 11 a longtemps appartenu à la famille du Mas, très-ancienne dans cette contrée. — Jean de Lodines , écuyer, vivait en Nivernais avec

(1) Noms féodaux , p. 879 , 353 , 42 , 43. — Tablettes historiques de V Auvergne, t. u , p. 139, 169.- Catalogue de Malte — Catalogue de Brioude (Laudun ). — Chabrol , p. 767.

Philiberte de la Perrière, sa femme, en 1518 et 1533; mais rien n'annonce que celui-ci fût originaire d'Auvergne (1).

db LOLIÈRE. de l'OLIÈRE ou d'OLIÈRË. Cette fa mille , qui subsistait aux XIV e et XV e siècles, avait pris son nom d'un Gcf situé près de Thiers. Guillaume do Lolière, ou d'Olière, ûls de Philippe d'Olières, damoiseau, Gt un échange avec le comte de Forez, en 1316. Arnaud et Pierre de Lolière, écuyers, plaidaient en 1441, contre Philippe de Vienne, seigneur de Listenois et de ChAlcldon , à cause d'une rente relevant du duc de Bourbon. Pierre et Bernard de Lolière, seigneurs du lieu, vivaient en 1470, et leurs successeurs furent convoqués au ban de 1543. La seigneurie de Lolière passa plus tard à la famille d'Ossandon, qui en rendit hommage en 1670, 1716, 1723, 1729. Les armes de Lolière, en 1450, étaient :

D'azur , au lion d'argent.

(Voyez pl. 20, fig. 4.) (2)

db LOLINS (Balthazar) fut convoqué au bande 1543. ARMOIRIES. — Inconnues.

•A) Voyez la Généalogie de la maison de Maumigny , au I. vi des Archive» de la Noblesse.

(2) Nome féodaux , p. 704 , 680 , 716. — D. Coll. — Chabrol . t nr, p. 322.

de LOMÉNIB. M. de Loménie du Château fut convoqué à l'assemblée des nobles de la sénéchaussée de Riom, et signa l'acte de coalition du même corps en 1791. 11 appartenait, selon toute apparence, à une maison originaire de Limousin , et illustrée par des personnages célèbres. Elle est d'ancienne bourgeoisie, de la ville de Limoges , et la branche aînée s'est anoblie par les charges de secrétaire du roi , au milieu du XVI* siècle. La branche des Farges fut anoblie par lettres patentes du mois de décembre 1638. Cette maison a possédé , entre autres terres titrées , le comté de Brienne et celui de Montbron. Elle a donné un secrétaire d'État en 1606, un ministre des affaires étrangères de 1643 à 1665; un roaréchal-de-camp ministre de la guerre en 1787; un évêque de Cou tances, mort en 17*20 ; un autre prélat évêque de Condom en 1760, archevêque de Toulouse en 1763, archevêque de Sens, cardinal et premier ministre de Louis XVI , en 1787. Celui-ci mourut en 179i.

ARMOIRIES. — D'or, à l'arbre de sinople sur on tourteau de sable ; in chef d'azur chargé de IroU losanges d'argent.

(Voyez pl. 20, Ûg. B.)

LE LONG. Hier le Long était possessionné dans la mouvance de Mercœur en 1339. Ce nom parait être aussi celui que portait originairement la famille d'Auzolles-dc-Boucharet , répandue dans les élections dissoire , de Brioude et de Saint-Flour, en 1666, et dont les armoiries offrent

des rapports toul-à-fait sensibles avec celles de N... le Long-d'Auzoiles , cité par D. Coll. et qui portait : d'axur, à la bande d'argent chargée de frets tourteaux de gueules et accompagnée de six besants de même, mis en orle. (Voyez pl. 20, fig. 6.) — H a existé une autre famille le Long, seigneurs de Faugis, de Chenillac et autres terres, en Bourbonnais, Nivernais et Berry, et alliée à plusieurs maisons d'Auvergne. Celle-ci portait : d'azur, au chevron d'or accompagné de trois étoiles de même; à la bordure de gueules.

de LONGA, ou oe LONGUA, seigneurs de Fouraols et de la Clidellc , paroisses de Champs et de Menet , élection de Mauriac. Il serait difficile d'indiquer d'une manière certaine l'origine de cette famille, qui n'est connue en Auvergne que depuis le seizième siècle. Il est très-vrai semblable , toutefois, qu'elle nous est venue du Périgord, où le nom de Longa florissait dès le tu* siècle. Bertrand de Longa , damoiseau , seigneur de Longa , fut témoin d'une donation faite par Hélie d'Absac et sa famille, à l'abbaye de Cadoin , au mois de décembre 1158. Gauthier de Longa était au nombre des chevaliers et écuyers qui , en 13G6, aidèrent Raymond de Castillon, dit de Montaut, à se mettre en possession de la seigneurie de Saint-Julien de-Cremps, que lui disputait Archambaud V, comte de Périgord. La terre de tanga , sortie de cette famille vers 1400 , a été possédée depuis , en tout ou en partie , par plusieurs familles considérables , entre autres par celles

de Barrière, de Hauteforl, de Lur-Saluccs et de Larmandie; cette dernière, Tondue en 1718 dans la maison de Loslanges de Saint -Alvère. Ainsi , on peut supposer avec fondement, que de l'une de ces maisons, qui toutes ont pris la qualité de seigneurs de Longa , ou Longua , est issu le rameau établi en Auvergne sans doute par suite d'une alliance avec la famille de Monceaux , également originaire du bas Limousin, et qui , dès l'an 1453, était en possession des fiefs de Brousses, Vernines et Fournols, paroisse de Champs. (Voyez Monceaux,)

René de Longa , ou de Longua , seigneur de Fournols et de la Clidelle, domicilié à Albanies, près de Menet, fut maintenu dans sa noblesse en 1666, sur preuves filiatives remontées à Germain de Longa , son bisaïeul, vivant en 1520. René laissa, entre autres enfants : 1° Jean- Ignace de Longa, écuyer, qui rendit hommage au roi en 1683; 2° Bernard de Longa, qui accomplit la même formalité en 1723; 3° Marguerite de Longa, mariée le 2 janvier 1696, avec Antoine de Fontangcs, seigneur d'Hauteroche, de Vernines , coseigneur de Fournols, fils de Jean-Annet de Fontanges et de Marguerite de Villelume. Marguerite de Longa, ou du moins ses enfants, ont recueilli la succession de cette maison. (Voyez Fontanges.)

ARMOIRIES. — D'argent, aa lion de gueules, lampassé , armé et couronné d'or ; a la colite de même , en barre et broebanle.

(Voyeipl.20,flg.7.)

de LONGE VERGNE , anciennement de LONGUE- VERGNE , ou LONGUEVERNHE , château , fief et domaine situés dans la vallée de Mars , commune d'Anglars, près de Mauriac. Suivant D. Coll , Albert de Longuevergne vivait en 1228, et suivant de nombreux titres, autre Albert de Longevergne, damoiseau, seigneur du lieu de môme nom , paroisse d'Anglars , vivait le siècle suivant. Celui-ci assista avec Guillaume Comptour de Giou , à un hommage que Foulques, ou Faucon de Montclar, rendit à Hugues de Montclar, son parent, pour raison de la coseigneurie de Montclar, en 1290. Albert de Longevergne, damoiseau, parait encore dans une donation faite par Pierre de la Roche, clerc , à Geraud de la Roche, damoiseau, de la paroisse de Loupiac, en 1325 ; il acquit un bien noble situé dans les dépendances du lieu de Pépany , paroisse d'Anglars, en 1327, et il est rappelé dans une bulle du pape Clément VI (Pierre Rogier), comme ayant donné , avec les autres coseigncurs d'Anglars , son consentement à la construction d'une chapelle fondée et dotée par la maison de Montclar, et déjà autorisée par Etienne Anbert, éveque de Clcrmont (1342-1344). On ignore si Albert de Longevergne laissa de la postérité, mais on sait que le fief de son nom était passé avant 1399 à Hugues deBort, capitaine du château de Claviers pour le sire de la Tour; que Luce ou Lucques de Bort, fille et héritière de Georges de Bort , le porta en dot, avant 1500, à Bertrand d'Anglars, seigneur de Saint- Victour et de Soubrevèze, et qu'enfin Jeanne d'Anglars, fille de ce

dernier, le transmit far alliance du 15 juin 1512 , à Gainot de Mootclar-IMonlbrun , dont les descendants le possédaient encore il y a vingt ans. Il a été vendu depuis à M. l'abbé Lavergne, qui l'habitait en 1839.

— Inconnues.

de LONGUE VILLE. Une famille noble de ce nom était représentée par Albert de Longucville en 1275 , et par Pons de Longucville, en 1352. Autre Albert de Longueville , damoiseau , époux de Béatrix de Beauvoir, déjà veuve de Jean de la Fin et mère de Hugues de la Fin, rendit hommage au nom de ce dernier, encore mineur, pour raison de certains droits et rentes relevant de Bourbon-Lancy, en 1381. Jean de Longue ville, chevalier de Sa in t-Jeau-de -Jérusalem , était commandeur de Saint- Antoine de la Feuillade en 1450.

ARMOIRIES. — Io connues.

LORCIERES. Chef-lieu de commune, dans le canton de Ruines, arrondissement de Saint- Flour. La seigneurie de ce lieu dépendait en partie du duché de Mercœur, et en partie de l'abbaye de Pébrac. Les seigneurs de Pompignat et de Longevialle y avaient aussi des droits en 1780. La signature de M. de Lorcières fut apposée au bas de l'acte de coalition en 17 Jl.

ARMOIRIES, - Inconnues.

\7ii)

de LORLANGES. Il parait y avoir eu deux seigneuries de ce nom : l'une près de Blesle , l'autre dans les environs de Saint-Sauves , près du Mont-Dore. La première a été possédée par une famille qui portait indifféremment les noms de (.arc et de Lorlanges. Ainsi, Guillaume de Lare, on de l'Arc, écuyer, coseigneur de Lorlanges, en 1322, était évidemment le môme que Guillaume de Lorlanges, qui vivait à la même époque. Cette famille a subsisté jusques à 1400, au moins, date à laquelle Jeanne d'Eldevès, veuve d'Astorg de Lorlanges, reçut de son Gis Bertrand la donation de certains droits qui lui revenaient dans la paroisse de Saint- Vincent, et relevant de Montaigu-sur-Champeix (i).

ARMOIRIES. — Inconnues.

dk LORME, ou de LHORME, seigneurs de la Mothede-Lorme , de Pagnat , de Périgères , de Mons, de Limons, élection de Gannat. — Le premier auteur connu de cette famille distinguée est Jean de Lorrac , damoiseau , vivant avec Baguette de Alonlhieu, son épouse, avant 1403, à Charmes , en Bourbonnais. Autre Jean de Lorme était conseiller du duc de Bourbon en 1443, et celui-ci était

(l) Voye* D. Coll. aux mois Lare et Lorlangu.— Chabrol, L iv, . P. 8i».

frère de Durand de Lorme, qui continua la postérité. Gilbert de Lorme, seigneur de Pagnat, fut homme d'armes dans la compagnie du comte de Villars, en 1556. Jean- Louis Gabriel de Lorme , seigneur de Pagnat et de Périgères , servait en qualité de premier capitaine au régiment de la marine t en 1674, et fut maintenu dans sa noblesse par l'intendant de la généralité de Moulins, le 11 avril 1698. Simon de Lorme, capitaine de mineurs en 1712, chevalier de Saint- Louis en 1715, brigadier d'armée en 1740, périt au siège de Berg-op-Zoom , le 16 août 1747. M. de Pagnat. brigadier d'armée en 1784, fut promu au grade de maréchal-decamp en 1788. La maison de Lorme a contracté des alliances avec les familles des Ages, d'Albiac, de Mezières, de la Souchère, de Beaulieu, de Belvezer-Jonchères , de Douhct, de Bonnevie, de Montclar-Montbrun , de Jadon-Saint-Cirgues , etc , etc. (1).

ARMOIRIES. — D'argent , à trois merletles de sable posées î et i , accompagnées de neuf étoiles de même, rangées trois en chef, trois en fasee et trois en pointe.

(Voyez pl. 20, flg.8)

de LORMET. Deux chanoines-comtes de Brioude ont porté ce nom : Pierre de Lormet, en 1529, et Quintien

(i) Armoriai général de France, registre 1 er -

de Lormet , de 15t2 à 1590. Il y a lieu de croire qu'ils appartenaient à la famille de Cheminade de Lormet , maintenue en l'élection de Brioude lors d-»s recherches de 1606. Madame de Lormet était abbesse de Vorey en 1777. ( Voyez de Cheminade. )

ARMOIRIES.— Inconnues.

de LORSAT. Pierre de Lorsat était chanoine-comte de Brioude, et abbé de Saint-Germain-Lembron , en Tan 1200; Pons de Lorsat fut abbé du môme chapitre en 1222; Sylvestre et autre Pons de Lorsat, aussi chanoines-comtes, vivaient en 1287.

ARMOIRIES. — Inconnues.

de LOUBARESSE, LAUBARESSE, ou LOBARESSE.

C'est le nom d'un ancien château fort situé dans la commune de Chaliers , canton de Ruines , près de Saint-Flour. Les Anglais l'occupaient en 1387, et des troupes venues 4e Gévaudan, en 1594, le firent sauter en partie, au moyen d une mine. Roger de Loubaresse était chanoinecomte de Brioude en l'an 1200, et autre Roger de Loubaresse le fut en 1222.

ARMOIRIES. — Inconnues.

de LOUBARTÉS, quelquefois LAUBARTÉS et LO BAR- TÉS. — Il paratt que cette famille portait originairement le nom du Cher (dal Cher, dal Chier, del Cher). Hugues dal Cher, ou Dalcher, chevalier, seigneur de Montcellés , ou Moncelez, est nommé dans le testament de Robert I er , comte de Clermont, daté de la veille de Pâques 1262; Pierre del Chier, aussi chevalier, fut légataire et témoin des dernières volontés de Bernard VI 1 1, seigneur de la Tour, en 1317, et Jaubert dal Cher, seigneur de Montcellés, vivait en 1323 et 1337. On trouve ensuite Louis dal Cher, seigneur de Loubartés, et Raymond de Loubartés, inscrits à l'armoriai de 1450. Dans le môme temps vivaient Jean de Leubertès, chanoine-comte de Brioude en 1453; autre Jean de Leubertès ou Lubertès, seigneur de Lascoux, paroisse de Saint-Julicn-le-Lièvre, près de Meymac, en Limousin, lequel laissa de Geneviève de Champiers: 1* Jean de Lubertès qui suivra ; 2° Philippie de Luberlès , mariée avant 1478, à Jean d'Anglars, coseigneur d'Ussel et de Saint-Victour, au môme pays.

Jean de Lubertès, aliàs Liber teix , épousa Gilberte de la Roche-Aymon, fille de Louis de la Roche-Aymon, deuxième du nom, et de dame Claude de Tinières; elle était veuve avant le 15 mars 1516, et ne vivait plus ellemême le 17 mai 1521 , n'ayant laissé qu'une fille unique, Anne de Lubertès, alias Liberieix, qui fut d'abord religieuse à Bonnesaignc et à Brives, et qui ayant ensuite quitté le voile , se maria en premières noces à François

Toux UI 28.

de la Sannerie, et en secondes noces à François du Périer, seigneur de Champtercier, en Provence (1).

ARJIOIRIES. — D'argent, an lion d'azur; an filet on eoticc de même mise en bande.

de LOUBENS de VERDALLE , seigneurs de Louroux. du Puy-Barmont , de la Chaussade , de Châtain , de Rentrant, de Fayolle, de Toury et autres lieux, en Combraille, dans la Marche et en Bourbonnais. L'illustration de celte famille, dont la généalogie a été publiée dans le t. VIII du nobiliaire de Saint-Allais, remonte à Guillaume de Loubens, chevalier du Languedoc, qui se croisa avec Raymond de Saint-Gilles, comte de Toulouse en 1096. Il fut l'un des quatorze chevaliers détachés vers Tripoli pour procurer des vivres à l'armée chrétienne et qui vainquirent soixante Maures, auxquels ils enlevèrent un convoi de prisonniers , et ciuq cents tètes de bétail. Le savant historien du Languedoc qui rapporte ce fait mentionne plusieurs autres seigneurs de la même maison comme étant des principaux de la province en 1 141 , 1259, 1302, 1310, 1317. Arnauld de Loubens de Verdalle,

(1) Généalogie de la Roche- Aymon, p. 97.— D. Coll, aux noms & ficher al de Loubarleù. — Daluxe , t. n, p. 269, m, 572.— Chabrol, t. iv, p. 360.

évcque de Maguelonne en 1339, avait fondé le 5 décembre 1337, un collège de son nom à Toulouse, pour douze écoliers pauvres, dont la nomination devait appartenir à sa famille. Hugues de Loubens de Verdalle, grandcommandeur de Tordre de Malte, en fut élu grandmaître le 12 janvier 1582; créé cardinal par le pape Grégoire XII, en 1587 , il mourut à Rome en 1595. Jacques de Loubens de Verdalle, son frère, capitaine de cinquante hommes d'armes des ordonnances et conseiller d'État , fut créé chevalier de l'ordre du Saint-Esprit , à la promotion du 31 décembre 1585. Sa postérité, qui s'est perpétuée en Languedoc, était représentée, en 1819, par M. Frédéric de Loubens de Verdalle , chef d'escadron aux lanciers de la garde royale.

La branche établie en Auvergne et dans la Marche a eu pour chef, suivant la môme géoéalogic, Jehannot de Loubens, second Gis de Samson de Loubens, baron de Verdalle, aïeul du grand-maître de Malte. Jacques-Louis de Loubens de Verdalle,arri(>rc-pelit-fils de Jehannot, épousa, le 26 avril 1633, Marie de Bonncval, fille du seigneur de Châtain , en Combraille , et fut , à son tour, la tige de plusieurs rameaux répandus en Auvergne, dans la Marche , et en Bourbonnais, lesquels ont fourni bon nombre d'officiers à l'armée et se sont alliés aux maisons de Lcstrange, de Bar, de Sartiges, de Chauvigny, de Fontangcs, le (îroing de la Romagère , de Montagnac , du Peyroux , de la Celle- Château-Clos , de Salvert -Montrognon, etc., etc. Le comte de Loubens de Verdalle , d'abord capitaine de dragons, puis chanoine de Limoges, est décédé au château

le Châtain , près d'Auzance , le 11 novembre 1841 , à i'âge de 96 ans (1).

ARMOIRIES. — De gueules (t) , au loup ravissant d'or. (Voyez pl. 21, flg. V*.)

de LOUBEYRAC, ou LOUBEYRAT II est vrai qu'il existe en Velay et en Gévaudan une famille de Loubeyrat, laquelle a possédé les seigneuries de la Blâche, de Saint- Saturnin et de Muret, cl qui s'est alliée aux maisons d'Al- ( ier, de Pollalion-Glavénas, de Cotel, de Sédages, de Monslucjoulx, de Solages, d'izarn et autres ; mais nous ignorons jusqu'à quel point est fondée l'assertion de M. Lainé, qui indique le lieu de Loubeyrat , près de Riom , comme étant son berceau. On pourrait supposer avec plus de raison peut-être qu'elle est originaire de Loubeyrac, près île Paulhaguet.

ARMOIRIES. — Parti : aa 1« d'azur, à l'aubépin d'or soutenu d'un léopard de même ebarge de trois étoiles de poules ; au î c d'or, à (rois rochers de gueules.

( Voyez pl. 21 , fig. 2.)

de LOUBINET. On connaît trois chanoines-comtes de Brioude de ce nom, savoir : Georges de Loubinet, en

(1) Voyez Saint- Allait, t. vm, p. 303; t. xvi. p. 475. — Chabrol. t. iv, p. 760.

(2) Saint-Allaù avait dit d'axur, mais il s'est rectifié aa t in , p. 303.

1402; Jean, en 1435, et Rigaud en 1457. Ce dernier, qui n'est pas compris au catalogue, figure avec plusieurs de ses confrères dans l'acte de vente d'une maison ayant appartenu à Jaubert de Montclar, chanoine du même chapitre, et située rue du Palais, à côté de la demeure de Louis Comptour, doyen. Celte famille pouvait avoir prik son nom du lieu de Loubinet , commune de Vieillcspèce, près de Saint-Flour.

ARMOIRIES. — Inconnues.

de LOUBINOUX. 11 paraît que le véritable nom de cette famille était Forrt, ou Faret. Jean Furet , écuyer, scigneur de Loubinoux, assista au contrat de mariage de Guillaume de Montclar avec Marie d'Espincbal, le 13 août 1479. — Noble Jacques de Loubinoux, seigneur du lieu, fils de noble Michel de Loubinoux, écuyer, et de Geneviève d'Anglars , reçut en 1552 un don de 500 livres, que lui fit Lucques de Bort, son aïeule maternelle , veuve de Bertrand d'Anglars, seigneur de Soubrevèze et de Longe vergne (1).

(1 Inventaire de Montclar.

de LOUCHANDERS (Jean), compris au rôle du ban d'Auvergne en 1543.

ARMOIRIES. — Inconnues.

de LOUDIÈRES. Ancien château avec seigneurie» situé dans la commune de Faverollrs , arrondissement de Saint- Flour. 11 a longtemps appartenu à la maison d'Apchier; mais il avait eu, antérieurement , des possesseurs de son nom, car Pierre de Loudières fut inscrit à l'armoriai de 1450; il portait :

De sable, à la bande d'argent accostée de deux filets d'or, et accompagnée en cher d une étoile d'argent.

(Voyez pl. 21 , Og. 3.)

le LOUP, seigneurs de Beauvoir, de Bcllenave, de M ont fan, de Pierrebrunc, de Préchonnel, de Blanzat, de Chavanon, de la Garde-Ferradure, de Merdogne, de Mcrinchal et autres lieux, en Bourbonnais et en Auvergne. — Maison d'ancienne chevalerie , riche et puissante, connue depuis Bernard Loup, qui rendit hommage à Guy de Dampierre, sire de Bourbon, en 1209. Ses descendants, qui pour la plupart ont porté le nom de Blain le Loup , se sont rendus célèbres par les armes , le sacer-

doce, par l'exercice d'emplois éminents, par d'illustres alliances et d'importantes possessions féodales. Jacques le Loup de Beauvoir, fut ministre de Charles VII et évêque de Saint Flour, de 1419 à 1451 ; ce fut lui qui Gt jeter les fondements de la cathédrale , que Pierre et Antoine de Léotoing, ses successeurs, firent achever. Blain le Loup était sénéchal d'Auvergne en 1427, et Christophe le Loup, dit de Mont fan, chevalier de Tordre du roi, fut lieutenant-général en basse Auvergne sous Charles IX. Gaspard (ou plutôt Blain) le Loup , qui vivait du temps de la Ligue, a laissé une réputation d'adresse et de bravoure chevaleresque qui vivra longtemps parmi les populations de nos contrées. Il suivit avec chaleur le parti de la Ligue, soutint un long siège dans Blanzat , qu'il fut cependant forcé de rendre en 1590 ; s'empara de la ville d'Herment et mit celle d'Usscl à contribution en 1592. On lui donne pour femme Charlotte de Beaufort-Montboissier-Canillac (1), et pour fille unique Anne le Loup , dame de Préchonnet et autres terres, mariée le 11 septembre 1608, à Gilbert- Allyrc de Langeac , comte de Dalet; mais alors l'alliance de Gaspard le Loup avec Charlotte de Beaufort est de beaucoup antérieure h 1623, date indiquée dans la généalogie de la maison de Montboissier. D'un autre côté 9 Chabrol avance que la terre de Préchonnet fut vendue sur Gaspard le Loup, par décret de 1640. Or ce Gaspard le Loup, vivant en 1640, ne pouvait pas être le môme quo

1) Mémoires du président de Vernye* , p. 100.

celai qui virait au temps de la Ligue, et qui avait Une fille déjà mariée en 1608. Il y a donc lieu de conclure de tout ceci qu'il y a eu deux Gaspard le Loup qui se sont immédiatement succédé dans la terre de Préchonnet, et qu'Anne le Loup, épouse de M. de Langeac, était fille do premier et sœur du second. Il reste encore une supposition à faire , et selon nous , la mieux fondée , c'est que tous les faits de guerre attribués à Gaspard le Loup, doivent l'être à Blain le Loup, son père, gendre de Guillaume de Cébazat-Blanzat, avec lequel il était divisé d'intérêt, principal motif qui le portait à se saisir de Blanzal et de Lignât. Ce Blain le Loup avait épousé Péronelle de Cébazat-Blanzat, fille du susdit Guillaume, laquelle étant devenue veuve, se remaria en 1599, avec Henri de Beau fort - Montboissier - Canillac baron de Pont - du - Château, sénéchal d'Auvergne, auquel elle apporta la terre de Lignât, si longtemps convoitée par son premier mari. Celui-ci, toujours d'après notre supposition , aurait été le père d'Anne le Loup, épouse d'Allyre de Langeac, et de Gaspard le Loup, marié en 1623 à Charlotte de Beaufort-Montboissicr-Canillac, et à défaut d'héritiers directs de ceux-ci , la succession de Gaspard serait échue aux enfants de madame de Laogeac.

La branche des seigneurs de Bellcnave, en Bourbonnais , a produit un officier-général distingué en la personne de Claude le Loup-dc-Bcauvoir, marquis de Bellenave. Il servait en qualité de capitaine dans un vieux corps, lorsqu'il obtint, le 3 juillet 1634, un régiment d'infanterie, qu'il commanda dans différents combats.

batailles, sièges, assauts et prises de places, jusqu'en 1638, Il fit, en qualité de sergent de bataille, les campagnes de 1639 à 1643, pendant lesquelles il se trouva à la prise d'Hcsdin, d'Arras, d'Aire, de la Bassée, de Bapaume, de Thionvilleet Sierck; au combat d'Honnecourt et à la bataille de Rocroy. Créé maréchal-de-camp en 1644, il combattit avec la plus grande valeur à la bataille de Fribourg, la même année; commanda un corps de troupes destiné à la conservation des places du Rhin en 1645, et le 3 août il contribua puissamment au succès de la journée de Nordlingue, l'une des plus glorieuses de la monarchie, où combattirent Condé, Turcnne, Grammonl, Marsin, tous chefs habiles, contre le fameux Merci, général des Impériaux, qui y perdit la vie. Le brave Claude le Loup, grièvement blessé pendant l'action, mourut des suites de ses blessures au mois de décembre suivant, le dernier mâle de sa race, à ce que nous croyons (1). Il avait été marié deux fois : l°avec Magdcleined'Hostun de Clavesson, ûlle de Florisel d'Hostun-Clavesson , seigneur de Mercurol , et de Jeanne de Saint-Germain-d'Apchon ; 2° avec Marie de Guénégaud, fille de Gabriel de Guénégaud, trésorier de l'épargne. De ces deux lits ne vinrent que deux filles, mariées dans les maisons de Rochechouard et de Choiseul (2).

Outre les alliances déjà énoncées , la maison le Loup en

(1) Histoire des généraux français.

(2) La Chenaye-ies-Bois , 2* édition , t. ix, p. 176,177.

comptait d'autres avec celles de Rocbefort , de la Fayette, de Lévis, de Montmorin, d'Alégre, de Saint -Flore t , de Chalus, de la Foret Bulhon, etc., etc (1).

ARMOIRIES.— D'azur, an loop passant d'or.

(Voyez pl. 21, flg. 4.)

de la LOYRE , Seigneurs de la Couse , dans la mouvance de Gibertés, près de Langeac. Famille représentée en 1450 par Guillaume de IaLoyre, dont les armes étaient d'azur, a la bande d'argent, chargée d'une rote de gueules. (Voyez pl. 21, fig. 5.) Celte famille était peut-être la même que celle d'Antoine de la Loure, seigneur du Viallard et d'Aubusson, marié en 1560 avec Catherine de Lastic, fille naturelle de Louis de Laslic , chevalier de Malte et grand-prieur d'Auvergne (2).

de LUBERSAC. Le traité de partage du pays de Combraille entre le sire de Bourbon et le comte d'Auvergne, fait mention d'une famille de Lubcrsac, alors possessionnée dans celte contrée. Saint- Allais, dans son Nobilaire universel, t. ix, p. 5JG, suppose qu'elle était une ramifi-

(1) Noms féodaux, p. 385, 586 - D. Coll — Chabrol , p. 2*2, 272, 343, 345, 424, etc.. elc. — Tablettes historiques de l'Auvergne, 1. 1, p. 803; t. II, p. 7, 15, 16,208, 207; Liv, p. 16.

(2) Voyet D. Coll.

cation de la maison de Lubersac , du bas Limousin ; mais nous en doutons, d'autant plus que le traité précité constate aussi l'existence d'un manoir de Lubersac, en Combraille (mansus de Lubersac), et qu'il est tout naturel de

penser que celui-ci fut le berceau de la famille en question, laquelle du reste ne paraît pas avoir subsisté long temps (1). Voyez Liandret.

La maison de Lubersac , du Limousin , l'une des plus anciennes et des plus distinguées de cette prov ince , existe encore en plusieurs branches. Les cartulaires du Limousin attestent sa Gliation depuis 1146 (2).

ARMOIRIES.— Inconnu».

de LUC ou de LHUC (del LUC), seigneurs du lieu, paroisse de Celles , près de Thiers. — Guy de Thicrs , damoiseau, ayant rendu des services à Jean de Lhuc, celui-ci lui fit transport des terres, bois, maisons et droits qu'il possédait dans les paroisses de Thiers et de Celles, en 1281. Robert du Luc, aliàs Del hue, frère de feu Jean, fit foi-hommage à cause du tèncmenl du Luc et dépendances, ensemble un moulin à foulon, le tout situé dans les paroisses de Celles et de Saint-Remy, relevant du

'1) Baluxê , t ii , p. 107 , 108.

(% Saini- Allais, t. u, p. 481 à 536. —Nobiliaire du Limousin, par M Laine, p. 32.

seigneur de Thiers en 130*. Jean du Luc et Catherine de la Roche , sa femme , tirent un semblable aveu à cause du tènement de la Boherie, en 1330 et 1334, et Guy du Luc aliàs Delhuc, renouvela la même formalité l'année suivante, 1335, en y comprenant le courlil de Combes, nom que ses descendants adoptèrent par la suite , ainsi qu'on le voit par des hommages successifs que rendirent Guy, Guillaume et Pierre de Combes, aliàs del Lhuc, en 1353, 1374 et 1378, pour raison de possessions féodales sises dans les paroisses de Celles , de Vie et d'Isserpens , en Auvergne et en Bourbonnais (1).

ARMOIRIES. — Inconnues.

de LUC. Le fief de Luc, paroisse de Saint-Poney, près de Massiac , a pu être le berceau d'une autre famille de Luc, ou de Luxe (2), qui a fourni quatre chanoines-comtes au chapitre de Brioude , savoir : Louis , en 1370 , Bernard, en 1439; Guillaume et autre Louis de Lux en 1477. Nous sommes disposés à croire aussi que le véritable nom de Guillaume de Lahu , chevalier , seigneur de Clusel en 1319 et J 320, était de Lhuc on Luc. Voyez Lahu.

ARMOIRIES. — Inconnues.

[i) Noms féodaux , p. «74 , 587, 309.

f'2) Dans le Catalogue de Brioude on a écrit Lux , mais on ne connaît de ce nom, qu'une famille puissante de la Navarre, fondue en 1593 dans la maison de Montmorency , et il est peu probable que les chanoines-comtes dont il s'agit fussent sonis d»' cette souche.

Il a existé d'autres famille? du Luc en Languedoc, en Provence et en Périgord.

de LU PC H AT dr BAYLE. Ce nom se trouve sur la liste des nobles convoqués à Riom , en 1789. Nous ignorons si cette famille a quelque chose de commun avec celle de Luchat , posscssionnéc en Combraille et dans la Marche , suivant actes de féodalité de 1398, 1506 et 1669, et à laquelle appartenait Guillaume de Luchat , seigneur de Persac, ou Prcssac, qui était au service de Jacques d'Ar magEac, duc de Nemours, comte de la Marche, vicomte de Cariât et de Murât, en 1475 (1).

de LUDESSE. 1 a terre de Ludesse , mouvante de Montaigu-sur-Champeix, a été possédée par plusieurs familles, dont deux en ont retenu le nom. A la plus ancienne appartenait François de Ludesse, chanoine-comte de Brioudc en 1309. Le nom patronymique delà seconde était André; nous avons fait connaîlre ailleurs les motifs qui nous portent à croire que celte famille André de Ludesse partait de la même souche que celle de André, aliàs Andricux, seigneurs de la Gane et de la Ronade, ce qui nous dispenserait de les faire ressortir de nouveau, s'ils ne trouvaient

1) Noms féodaux, p. 587, :>8rt. - Tablettes historiques de l'Auvergne , t. m , p. 97.

pas ici plus naturellement leur place. — Robert André, chevalier, seigneur de Ludessc , fut inscrit à l'armoria 1 de 1450; il portait : d'or, au chevron d'azur chargé de trois fleurs de bp d'or et accompagne' de trois hures de sanglier de sable. — Pierre de Ludessc fît foi-hommage entre les mains du sénéchal d'Auvergne, en 1540. — François et André, ou plutôt François André de Ludesse, fut compris au rôle du ban, en 1513. — Gitberte de Ludesse. fille d'Antoine et d'Antoinette de Beauclair, épousa, le 22 novembre 15i7, Antoine de Saint-Martial, seigneur de Drugeac. — Catherine de Ludesse s'allia le 13 février 1590 avec Jean de Ghambeuil , seigneur de Laveissière et de Farreyrolles, près de Léotoing; et N... de Ludesse était mariée , vers ranl6O0, avec François de Robert-Lignerac, second fils de Gilbert de Roberl-Lignerac , seigneur de Marze , capitaine de Cariât au temps de la Ligue. — Le catalogue du chapitre de Brioude nous offre encore les noms de deux chanoines -comtes de la même famille , savoir André (1) de Ludesse en 1531 , et Jean de Ludesse , doyen dudit chapitre en 1605. — Si nous passons maintenant aux branches dites de la Gane et de la Ronade, nons les trouverons possessionnéesdans les mêmes parages (2) et contractant des alliances avec des familles

(1) Il est très-vraisemblable que les auteurs du Catalogue de Brioude auront pris le nom de famille pour le nom de baptême.

(2) La Gane, Roussillon, La Nobre, Le Martinet, Marejoux, Gombeix , etc., etc.

de même rang et du même pays (1). — Nous ignorons par quelles mutations la terre de Ludessc est passée dans la maison de Maçon , qui la possédait en 1780. M. de Vichy en est le propriétaire actuel. Voyez André de Ludesse.

LUGARDE. La commune de ce nom , qui occupe un des plateaux les plus élevés du canton de Marccnat , formait jadis une seigneurie considérable, laquelle faisait partie du patrimoine de la maison du Breuil, au XIII e siècle. Maurin, ou Maurice du Breuil (*2), appelé quelquefois Matirin de Lugardc, eut, au rapport de Chabrol, trois Gis morts sans postérité et quatre filles, entre autres Marie, dame en partie de Lugardc, mariée avec Pierre de Brezons , chevalier. Elle était veuve, et mère de Guillaume de Brezons, lorsqu'elle transigea, le lu' février 1284, avec Bernard d'AUnnche, au sujet de l'hommage qu'elle réclamait de lui pour la seigneurie de ChïUeauneuf , près de Riom-ez-Moutagncs, et qui, suivant elle, relevait de ses châteaux de Lugarde et de Soubrcvèze. Leurs héritiers traitèrent de nouveau, sur procès, en 1328, par voie d'arbitrage , et l'hommage fut rendu le mardi après la fêle

(1) De Mirabcl, de Sartigcs, de Soudeilles, de Rochefort, de Valens, d'Cssel, de la Porte, de Ribier, de Feydlo , de Durfort, de Scorailles, de Dorîiet, de Méallet-rie-Fargues , de Selves . eic

(2) Sans le témoignage de Chabrol , qui est pour nous une autorité , nous serions Tort tentés de croire qu'il s agit ici de Maurin d* Bréon , et non de Maurin du Breuil.

de l'Assomption de ladite année. A ce dernier acte intervinrent, comme arbitres et comme témoins on garants, Geraud Chaumeil, chancelier de Monlferrand, Aimé, aliàs Aymon de Bénavent, bailli royal des montagnes, Guillaume de Tournemire, Hugues de Claviers et Henri de la Kocque, tous chevaliers. La seigneurie de Lugarde passa, peu de temps après, à la maison de Murât- Vernines, et Alix de Murât, qu'Audigier appelle Bcalrix, en fit don, le 2 mars 1445, à Guiliot d'Estaing , son parent, dont la descendance la posséda jusque vers 1640, que Charlotte d'Estaing la porta en mariage dans la maison de Ghavagnac, qui en était encore propriétaire en 1780.

de LUGARS. Suivant D. Coll, Durand de Lugars vivait en 1284.

ARMOIRIES. — Inconnues.

de LUGEAC. L'ancienne seigneurie de ce nom, près de Briondc, a été le berceau d'une antique race de laquelle étaient : Raoul de Lugeac , Pierre et Bertrand de Lngeac, ses fils, qui donnèrent à saint Robert, fondateur et premier abbé de la Chaise-Dieu, la vallée et le village de Comps, pour y établir le monastère de religieuses appelé depuis Lavaudieu. Cette donation, approuvée par Rançon, évèque d'Auvergne en 1050, et par le roi Henri I er , en 1052, fut confirmée en 1066 par Raoul ou Radulphe de Lugeac,

abbé de Brioude (1). Si D. Coll do confond pas les dates, il constate l'existence d'un autre Raoul de Lugeac, père de Pierre , de Bertrand , de Raoul et d'Etienne de Lugeac, vivant tous en 1110. L'un d'eux, Raoul, eut une femme nommée Claire, avec laquelle il est rappelé dans un acte de 1155. On ignore l'époque de l'extinction de cette famille ; on sait seulement que la terre de Lugeac appartint plus tard à la famille de Dorclte, ou Dourelte, et que Michelle de Dourette la porta en mariage, avant 15Ï3, à Yves de Guerin, des seigneurs de Pouzols, dont la postérité l'a possédée jusqu'en 1782.

ARMOIRIES. — Inconnues.

de LUGUET. Etienne de Luguet, frère prêcheur, est nommé dans le testament de Bernard VII, sire de la Tour, de 1270. Jean de Luguet, templier du diocèse de Clermont, fut interrogé à Paris, lors de l'abolition de l'ordre en 1310. 11 y a lieu de supposer qu'il était issu des anciens seigneurs de Luguet , terre qui a eu le titre de baronnie et qui a passé, par suite d'alliances successives, de la. maison de Mercœur à celle de Polignac, en 1330; de la Rochefoucauld -Ran dan en 1518, de Bauffrcmont-Senecey en 1607, de Foix-dc Fleix en 1634, et de DuforU Lorgcs en 1733. — S'il est vrai , comme l'avance Chabrol ,

I Voy.-z l Auvergne au M>ym Àyc , 1. 1, p l. — Catalogue de Brioude.

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