‹ Nobiliaire d'AuvergneChapitre 21 sur 21 · Tome ui. .mj · texte numérisé non relu

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que la baronnie de Luguet appartenait en 1780 à la du chesse d'Anville, c'était sans doute par suite d'acquisition, car la duchesse d'Anville, aujourd'hui représentée par le marquis de Caslellane, était issue de la branche de la Rochefoucauld-d'Aubijoux , différente de celle de la Hochefoucauld-Randan.

ARMOIRIES. — Inconnues.

dd LUGUET. Voyez de Besse du Lugcet.

LUILLltR, seigneurs d'Orcières, coseigneurs de Rochegonde, des Ternes, Saint-Juéry et autres lieux près de Sainl-Flour. — Nous ignorons s'il existe des liens de parenté entre cette famille et les Luillier , de Paris , famille Irès-noble et très-ancienne qui s'est rendue illustre dans le parlement, la diplomatie et les emplois d'administration publique.

De la famille dont nous avons à nous occuper, nous connaissons Ambioisc Luillier, conseiller du roi, lieutenant criminel et particulier au bailliage de Sens, vers 1550. Pierre Luillier, son fils.écuyer, lieutenant pour le roi en la prévôté de Sens , et plus lard procureur du roi aux sièges de Laugres cl de Villeneuvc-le-Roi , marié avec Charlotte de Yalans. — Ambroisc Luillier, fils de Pierre, conseiller au siège royal el particulier de Villeneuve-le- Roi, eut pour fils Claude Luillier, conseiller du roi au siège de Sens , marié en 1653 avec Marguerite Robert ,

et qui fut plus tard contrôleur général de la connétablie de Bordeaux, donataire de feu François de la Rochefoucauld, et en celte qualité, coseigneur de Rochegonde, dont il rendit hommage au roi en 168*. — Gabriel Luillier, coseigneur de Rochegonde et de la Chaumctte, domicilié à Chaudesaigues, renouvela la môme formalité en 1740, au nom d'Alexandre Luillier, son fils. — Ce fut, selon toute apparence , ce m Orne Gabriel Luillier , écuyer, qui fut nommé capitoul de Toulouse en 1757. — Alexandre Luillier, fils de Charles et de Marguerite Robert, fut maintenu dans sa noblesse par jugement rendu à Paris, le 15 juillet 1706, par les commissaires généraux du conseil , sur preuves remontées au 8 juin 1550. — Claude Luillier, écuyer, seigneur d'Orcières , coseigneur de Rochegonde, des Ternes, Saint- Juéry et autres lieux , demeurant en son château de la Chaumette, paroisse de Neuféglise, a acquis, le 7 octobre 1772, de la famille Cistcrne de Lorme, parties des seigneuries de Roueyre et d'AUcuzet, faisant partie de la comté de Rochegonde. La terre de Rochegonde appartenait encore en partie à la môme famille, en 1780 (1).

M. Gabriel ï uillier-d'Orcièrcs, qui a rempli pendant plusieurs annnées, sous la restauration, les fonctions d'adjoint du maire de Clermont, fut l'un des signataires de l'acte de coalition de la noblesse d'Auvergne, en 1791 (2).

(1, Noms féodaux , p. 388. - Chabrol , t. iv , p. 701.

\% Noms fSn luujc. p. :-HS, 339, el< ., etc.

M. Guillaume Luillicr d'Alleuzet, son frère, chevalier de Saint-Louis, qui servit d'abord dans les gardes-du-corps, compagnie de Monsieur, émigra et servit dans l'armée de Coudé. Rentre avec le grade de chef d'escadron, il épousa en 1802, mademoiselle Madeleine de M on es ta y de Chazeron , dont il n'eut pas d'enfant. — M. Guillaume Luillierd'Orcières, (ils de Gabriel, qui précède, né le 16 juin 1788, chevalier de la Légion-d'Honneur, a occupé des fonctions administratives sous la Restauration. M a épousé, le 25 mai 1808, Henriette de Château-Thierry, fllle de M. Amable, marquis de Château-Thierry, chevalier de Saint-Louis, ancien officier supérieur, qui lui a donné quatre fils, savoir:

1° Amable-Théodore Luillier-d'Orcières, marié en 1832, avec mademoiselle de Genestet de Saint-Didier ;

2° Alphonse Luillier-d'Orcières , marié à Màcon, en 1836, avec mademoiselle de l.oissardière ;

3 ft Charles Luillier-d'Orcières, marié à Autun, en 1841 , avec mademoiselle de Quercize ;

4° Ernest Luillier-d'Orcières, qui a épousé mademoiselle Croix, de Vertaizon.

ARMOIRIES. — D'aznr, à trois coquilles d'or.

(Voyez pl. 21, Og.6.)

Une autre famille , dont rien ne prouve qu'elle fût la même que la précédente, a rempli des charges dans le Bourbonnais. — Claude Luylier, lieutenant-général en la

chàlellenie d'Hérisson, ût foi-horamagc à cause du fief de la Couture, en 1693 et 1717. Autre Claude Luylier, son Gis, revêtu du même office, renouvela cette formalité, tant pour lui que pour ses frères et sœurs, en 17*23. Dans le même temps vivait à Montluçon Nicolas Lulier, avocat en parlement, seigneur de la Varcnne, paroisse de Sauvagny-lc-Comtal, près d'Hérisson.

de LUR-SALUCES, barons de Drugeac, près de Mauriac. Cette maison , originaire du Limousin, et répandue successivement en Périgord, en Bordelais et en Auvergne, paratt avoir pris son nom d'un ancien château situé près de Masseré , à peu de distance de la route de Limoges à Tulle, entre Pierre-Buffière et Uzerches, et dont il reste à peine quelques vestiges. L'ancienneté de cette maison remonte au XI* siècle; elle ne s'est pas moins distinguée par l'éclat de ses alliances que par les nombreux services rendus à l'État , les emplois et les dignités dont plusieurs de ses membres ont été revêtus. Depuis l'alliance qu'elle contracta, en 1586, avec l'héritière du marquis de Saluces, en Piémont, elle a ajouté à son nom de Lur, celui de l'illustre maison de Saluces, autrefois souveraine, et l'une des plus puissantes d'Italie.

Claude-Honoré de Lur-Saluces, marquis d<» laGraulière, comte d'Uza, vicomte d* A ureilhan , petit-fils de Jean de Lur, deuxième du nom , et de Catherine-Charlotte de Saluces, épousa par contrat dressé le 1" juin et notarié le 17 juillet 1666, Claude-Françoise de Saint-Martial, fille

de h nul et puissant seigneur Hercule de Saint-Martial, baron de Drugeac, et de dame Judith de la Tour-Gouvernet, sa seconde femme. De ce mariage naquirent deux fils et deux filles; les fils furent : 1* Hercule - Joseph , tige du rameau de Drugeac, ci-après rapporté; 2° Eutrope- Alexandre de Lur-Saluces , qui continua la branche des comtes d'Uza, vicomtes d'Aureilhan, laquelle a compté de nos jours un colonel de cavalerie et un officier supérieur des gardes du corps, tous députes du département de la Gironde sous la Restauration, et un aide-dc camp du duc d'Angoulême, en la personne d'Antoine-Marie-Henri Amédée, marquis de Lur-Saluces , décédé à Madrid lors de la campagne d'Espagne, en 1823, laissant trois fils nés à Bordeaux, en 1808, 1810 cl 1815.

Hercule-Joseph de Lur-Saluces, fils aîné deClaude-Honorécl de dame Claude-Françoise de Saint-Martial, fut baron de Drugeac , capitaine, puis mestre de camp de cavalerie. Il épousa d'abord secrètement, el ensuite publiquement, par contrat du 22 novembre 1729, Marie Collin de Verncuil, fille de Jacques-Joseph Collin de Verncuil, écuyer, et de dame Marie Augey. Il eut pour fils et successeur :

Jcan-Kaptistc-Élicnne de Lur-Saluces , baron de Drugeac, né en 1710, d'abord gentilhomme à drapeau aux gardes françaises, puis deuxième enseigne, par brevet du 20 juillet 173i. Il s'allia, le 15 juin 1735, à Louise- Honorée-ReinedoChaunac-Lanzac-Montlozy, de laquelle vint :

Eutrope-Alcxandre-Hyacinthe de 1 ur- Saluées , baron

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de Drugeai , né le 6 mars 1736. Il servit dans la maison militaire du roi, et obtint ensuite le titre de gouverneur de la ville de Salers, où il se retira pendant les troubles delà révolution, et y épousa, vers 1810, mademoiselle Lcspinasse. Il mourut quelques années après âgé de près de 80 ans, sans laisser de postérité. Sa veuve, qu'il avait faite son héritière, se remaria, en 1817, avec le baron Locard, chevalier de la Légion d'honneur, alors préfet du Cantal, puis successivement préfet du Cher, de la Vicnue, de l'Indre et du Haul-lthin. Madame Locard mourut à Bourges des suites de couches, au mois de février 1819, et son second mari est mort à Saint-Germain- en-Laye , au mois de juin 1833, laissant une fille, Sophie Locard , héritière de Drugeac, mariée avant 1847, à Louis-Marie, comte de Quinemonl , domicilié en Touraine.

Les armes de la maison de Lur-Saluces sont :

Éiarlclécs : aux 1 er el 4« de gueules, à trois croissants d'argent , cl au chef d'or , qui est de Lur; aux î° et 3 e d'or, au chef d'azur, qui est de Saluées.

{\o)ei pl. 21, fig. 7.)

■ I* UU TOMt: TROIHIKMC.

TEXTr*.

Page d. Col! mentionne ud Guy de Fabrégucs comme étant trésorier du duc de Berry el d'Auvergne, mais M. Delalo , président du tribunal civil de Mauriac (Canlal) , assure avoir lu dans un litre de l'église de Salers, que le trésorier dont il s'agit s'appelait Guy de Lafarge.

Page 10, ligne 5, au lieu de Louis de Falfard, lisez Louis de Falvard.

Après la page 14, on a répété, par erreur, la pagination 13 et 14.

Page 52, Armoiries de Monimural, ligne 3, au lieu de au 2* d'azur, au lion léopardé d'argent, soutenu dor, à la vache passante de gueules, lisez: au 2 e coup** : au 1er d'azur, au lion léopardé d'argent, soutenu d'or, à la vacbe de gueules.

Page 58, article de Fau, dernière ligne, au lieu de Fleurs lisez Feurs.

Page 219, Armoibies. D'argent, à trois tites de lions arrachées de gueules, ajoutez : couronnées d'or; au croissant d'azur en abime.

Page 331, ligne 16, au lieu de ajournée* lisez ajourée.

PLAXCHE8 DES ARMOIRIES.

Planche 12, flg. 8. Au quatrième quartier, au lieu for, à trois

fasces de sable, il faut trois bandes de sable.

lie

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