TOME 1U
Bourbonnais, où elle s'est toujours noblement alliée, et subsistait en diverses branches à la fin tlu dernier siècle, entre autres, celles des de Goy d'Idogne, de Goy de Bègues et de Goy de Montel-de-Gelat , dont faisait partie Gilbert-François de Goy, admis à l'École militaire sur preuves faites par sa famille on 1773 et 1782, et décoré de la croix de l'ordre royal de Saint-Louis le 11 janvier 1801. Celui-ci a laissé deux fils. M. de Goy, écuyer de Madame la Daupbine en 1760, était de celle famille (I).
ARMOIRIES. — Écartelées aux l"el 4° d'or, à la fletir de lis de gueule», au clief de sable chargé de trois coquilles d'argent ; aux î° cl 5 e d'amr, à trois cors de chasse d'or viroles de même.
GOYET. — Pierre Goyet, domicilié, près de Rochedagoux, fut convoqué au ban de 1543. Ce nom a quelque rapport avec celui d'Etienne Gohct ou Goët, seigneur de Rouffiac, chancelier et garde des sceaux du bailliage ducal des montagnes d'Auvergne, de 1428 à 1 442. (Voyez Gayet.)
ARMOIRIES. — Inconnues.
ni: GOZON. — Maison très- noble et très -ancienne, laquelle avait pris son nom d'un antique manoir, près de
(1) la Chenaye-des-Bois , in -8> , i. v , p. 240.
Saint-Affriqoe , en Rouergue , où naquit le célèbre Dieudonné de Gouzon , élu grand-maître de l'ordre de Saint- Jean-de-Jérusalem, en 1346, et mort en 1354. On a débité sur ce grand-maître, qu'étant encore simple chevalier, il avait délivré l'île de Rhodes d'un énorme dragon , qui l'infectait par son souffle, et la dépeuplait par sa voracité. Ce conte est représenté sur de vieilles tapisseries, où l'on voit aussi les faits non moins romanesques de l'archevêque Turpin. — Des diverses branches que cette maison avait formées, deux sont éteintes : la première dans la maison de Montcalm, la seconde dans la maison de Corneillan; mais la troisième, celle des seigneurs d'Ays, en Quercy, subsistait, en 1766, suivant la généalogie qu'en a donnée l'abbé de laVcissière. — Etiennc-Bompard de Gozon, frère du grand-mailie, épousa, au XI V* siècle, Agnès de Talhac, dame de Monlsuc, paroisse de Soulages, près de Saint-Flour, fille de Guillaume de Talhac , mort à la Terre-Sainte. {Chabrol.)
ARMOIRIES. — De gueules, à la bande d'argent cbargëe d'une colice d'azur; a la bordure crénelée d'argent.
(Voyez pl. 9,lîg. 9.)
le G» AND, seigneur de Vousseyrc, paroisse de Saint- Etiennc-de-Chaumeil , près de Riom-cz-Montagnes. ~ Cette famille était représentée, en 1529 et 1561, par noble François Le Grand, écuyer, époux de noble Blanche d'Anglars, au nom de laquelle il fit foi-hommage à Jean
de Montclar-Montbrun, à cause des cens, rentes et autres droits qa'il possédait dans les lieux d'Augoules , Soleliadour, Bardolie et Graissac, situés dans la paroisse de Menet, et desquels était seigneur le susdit de Montclar, le 5 novembre 1561. — Jacques Le Grand, écuyer, peut-être frère du précédent, était capitaine du château de Crèvecœur, près de Saint-Martin- Valmeroux, en 1565.
ARMOIRIES. — Inconnues.
GRAND VAL, voyez Podbvigne.
de la GRANGE. — Ge nom est commun à plusieurs ramilles du Limousin, du Berry et du Bourbonnais. Geraud de la Grange, inscrit à l'Armoriai de 1450, portait : d'argent, au chef émanché de gueules, de quatre pointes. (Voyez p. 10, fig. 1™).— Jean de la Grange , seigneur de Brousse, fut convoqué au ban de 1543 (1).
Gaspard de la Grange , seigneur du Montel , conseiller du roi , élu en l'élection de Riom , est compris dans l'jlrmorial général de France , t. u , cote a , p. 222. Ses armoiries sont de sinople à la grange d'or.
(i) D. Coll. — Noms féodaux , p. 486 , 487.
la GRANGE- D'AMBILLON, seigneurie située dans la paroisse de Saint-Remy-dc-Chargnat , près de Nonclte, et qui a long- temps appartenu à la maison de Pons.
GRANGES. — Terre considérable, près de Tauves; elle a successivement appartenu aux maisons d'Auvergne, de Reaufort-Turenne, de Ventadour, de Levis-Charlas et de la Croix-dc-Castries.
GRANGIER, seigneurs d'Orcival, de Cordés, de la Tour-Vidal , de Vohangès , de Servières , de Pessat-Villeneuve, d'Angles haut et bas, de Saint-Martin-dc-Tour, de Lamothc et de Védières. — Cette famille a puisé sa noblesse dans l'office de secrétaire du roi, dont fut pourvu, sous le règne de Louis XV, Pierre Grangier, avocat au parlement , homme très-distingué et jouissant de la plus grande considération. Il mourut à Cordés et fut enterré dans le chœur de l'église d'Orcival. Pierre Grangier, époux de Janne de Rigauld-de-la-Chabanc , n'eut qu'un fils, François Grangier de Védières, seigneur de Cordés, lequel eut de sou mariage avec Anne Du-Bois-de-Lamothe deux fils , Pierre et François Grangier. Pierre , seigneur d'Orcival, de Cordés et autres lieux, a servi dans le régiment de Royal- Roussi lion. Il avait épousé M u * de Pierres, de la Touraine, issue de l'une des plus nobles familles de l'Angleterre, qui ne lui donna qu'un fils , M. Louis-Jo-
seph Grangier de Cordés , dont nous allons parler. François Grangier de Lamothe, frère de Pierre, était, à vingtcinq ans, capitaine dans le régiment des Deux-Ponts. Il a occupé , avec distinction cl pendant plusieurs années, sous l'empire, les fonctions de maire de la ville de Clermont , et fut décoré, sous ce titre , de la croix de la Légion d'honneur. Il n'a laissé que deux filles; Tune a épousé son cousin germain , M. Louis-Joseph Grangier de Cordés ; l'autre est veuve de M. le général comte de Wautier. La famille Grangier a été convoquée à rassemblée des nobles de la sénéchaussée de Kiom, en 1789 (1). M. Louis- Joseph Grangierdc Cordés, ancien chef-d'escadron , chevalier de Saint-Louis et officier de la Légion d'honneur, est décédé sans postérité, le 15 février 1850.
Né a Riom le 29 novembre 1783, M. Louis-Jeseph Grangier de Cordés fut tenu sur les fonts baptismaux par le prince de Condé et sa fllle , la princesse Louise de Condé. Engagé volontaire, il entra le 8 prairial an XI comme simple soldat, au 8 e dragons, et parvint rapidement après avoir passé par tous les grades subalternes, à celui de capitaine dans le 21 e régiment de la môme arme. Il assista à plusieurs batailles et combats, et fut signalé plusieurs fois pour des actions d'éclat et pour deux honorables blessures. M. Grangier de Cordés fut nommé capitaine d'état-major, aide-de-camp du maréchal Mac-Donald, duc de Tarcnlc, et enfin promu, sur la demande de ce dernier,
(1 Chabrol, p. 409, 415,590.
au grade de chef-d'oscadron d'état-major, qu'il remplit jusqu'à sa retraite , qu'il prit en 1840.
ABMOIRIFS. — De gueules > à la grange d'argent ; an chef cousu d'azur charge de trois étoiles d'argent.
(Voyex pl. I0,flg.2.)
de GREFFUELHE, GRIFFUELH , et à présent GRAF- FEUIL. — On a dit cette famille originaire du Limousin; c'est une erreur : clic doit son nom à un ancien fief situé dans la commune de Roannes enCarladez, et qu'elle possédait dès le commencement du XIV 0 siècle. Hélisc de Greffuelhe, veuve de Rigaud de Maurisières, rendit hommage au vicomte de Cariât en 1329, à cause de divers droits seigneuriaux dont elle jouissait, du chef de son mari , dans les paroisses de Peyrat et de Sinhalac , près de Mur-de-Barrès et au chAteau de Montmurat. Bernard de Griffcuilhe avait vendu à Etienne Dayssac, bourgeois d'Àurillac, avant 1303, des rentes assises sur les paroisses de Brousse et de Vie. Les fils de l'acquéreur en rendirent hommage en 1325 (1). Marguerite de Greffuelhc, fille de Pierre de Greffuelhe, damoiseau , et veuve de Pierre de Passarieu, avait des droits dans la mouvance du château de Vie, suivant un autre hommage par elle rendu au
(1) Noms féodaux , p. 354.
même vicomte de Cariât, en 1355. Jean de GrifTuelhe, seigneur du lieu, près de Conros fut inscrit à l'Armoriai de 1450, et Bertrand de GrifTuelhe, seigneur du même fief, était au nombre des nobles de la vicomté de Carladez, qui prêtèrent serment de ûdélité au roi Louis XI, en 1470. Cette famille, d'abord passée en Limousin, et ensuite en Champagne, où elle est connue sous le nom de Graffeuil, vicomtes de Grand-Champ et de Mont-Sainl-Martin , a clé maintenue dans sa noblesse par l'intendant de cette dernière province , en 1667; et nonobstant ses transmigrations , elle a conservé intactes ses armoiries primitives (1).
ARMOIRIES. — D'argent , a an houx de sinoplc, accosté en chef de doux éloiles d'azur.
Voyez pl. 10, flg. 3.)
de GRÉGOIRE de GARDIES de SAINT-ROME, en Languedoc, maintenue noble à Lodève, le 12 décembre 1C68, sur preuves de huit degrés, remontant à Jacques de Grégoire, qui vivait avant 1442(2). — Dame Claudine de Grégoire de Gardics, veuve et héritière de Louis de Bessucjouls-Rauquelaurc , rendit hommage au roi, en
(1) Noms féodaux , p. 490 , 727 — D. Doll. — Dictionnaire de la Noblesse, par H. de Courcelles. 1. 1 , p. 303. — Nobiliaire de Champagne, p. 48, au t. vi des Archives de la Noblesse , par M. Lainè.
(2) VAubais , 1. u , p. 147 , 148.
1669, à cause delà seigneurie de Montchanson et autres, paroisse de Faverollcs, près de Saint-Flour. Celte dame appartenait à une famille très-distinguée du Languedoc, qui compte sept admissions au chapitre de Brioudc, dans l'intervalle de 1310 à 1512. Anne-Françoise de Grégoire de Gardies de Saint-Rome fut admise au chapitre noble de Bcaulieu-Issindolus , ordre de Malte , en Quercy, le 5 juillet 1770, sur preuves remontées à Pierre de Grégoire, son septième aïeul, qui Gt son testament en 1460 (1).
ARMOIRIES. — De gueules, au cbâleau à trois (ours d'argent maçonnées de sable.
(Voyez pl. 10, ng. 4.)
D'autres membres de cette famille portaient : EcarteU, au 1 er d'azur, à trois étoiles d'or; au 2 € de gueules, à trois épis ^argent ; au 3« de sabie , à deux vierges d'argent , tenant une fleur de lis d'oi ; au 4° d'azur, à 3 fasces d'argent.
du GREIL de la VOLPIUÈKE, anciennement d'Agreil ou d'Augreil, seigneurs du Greil, de ItoufGac, de Mascral, le Fraissinet, la Volpilière, le Bosquet, Majenzat, Nozerolles, Montamat cl Missillac, élection de Saint- Flour et en Carladcz. — Ceux qui ont écrit sur la noblesse
{i)lfoms féoudax , p. MO. — Catalogue de Brioude — Archives de Jieauheu.
et l'histoire locale de I'Au vergue, semblent avoir confondu sous le double nom du Greil de la Volpilière , deux et peut-être trois familles d'origine différente; il n'est même pas très-certain que lors des recherches de 1666, on les ait bien distinguées. D'abord, on a donné le surnom de la Volpilière à Pierre du Greil, compris au catalogue des chanoines-comtes de Brioude, sous la date de 1323, tandis que l'alliance de Guillaume du Greil , avec l'héritière de la Volpilière, ne remonte pas au-delà de 1 400. Puis, d'après D. Coll. généralement exact dans ses citations, cette héritière de la Volpilière était fille de Pons de Gas ouGasc. seigneur de Lescurc-sous-Vigouroux, et d'Alazic de la Pcyre, dame de la Volpilière. Audigier, au contraire, la dit fille d'Annel de la Volpilière, seigneur de RoufGac, de Mazcrat, de Chalussct et de la Balissc, et d'Antoinette de Dicnnc ; mais il est très-facile de démontrer que cette dernière assertion est erronée , car le mariage d'Annet de la Volpilière de Chalusset avec Antoinette de Dienne, n'eut lieu que le 8 septembre U61 , et l'armoriai de Guillaume Hcvcl fait foi que Louis du Greil était déjà en possession de la seigneurie de la Volpilière, paroisse de Saint-Martin-sous- Vigouroux, en 1450. Quant à celles de RoufOac, Mazcrat cl le Fraissinet, elles étaient venues à la maison du Greil, par suite du mariage de Hugues du Greil avec Isabeau de Rouffiac , laquelle était déjà veuve en 134i (D. Coll). En résumé, ce qui paraît le plus certain, c'est que la famille du Greil a pu tirer son nom du Gef de Greil ou d' A greil , situé dans la paroisse de Laudcyrat; que les seigneuries de RoufGac,
Mazerat, Fraissinct et la Volpilière, lui échurent par des alliances de 13iiet de 1400 (environ), et que par Conséquent, elle était, avant cette dernière époque, étrangère à d'autres familles de la Volpilière, dont le nom et les possessions ont été mal à propos confondus avec les siens. Ajoutons qu'en 1450, les armes de ces familles étaient parfaitement distinctes. (Voyez la Volpilière.)
Lors des recherches de 1666, la famille du Greil, qui subsistait en plusieurs rameaux, prouva sa filiation depuis Sébastien de la Volpilière, écuyer, seigneur du lieu, marié le 0 juin 1530, à Jeanne de Nozièrcs. Son petit-fils, François de la Volpilière, premier du nom, fut lieutenant de la compagnie de gendarmes de M. d'Apchicr, et il eut deux frères tués au service , l'un élanl capilainemajor au régiment d'Effial, l'autre lieutenant des chevau-légers du baron d'Ayen. François de la Volpilière, deuxième du nom, servit Louis XIII pendant douze années consécutives : d'abord dans les chevau-légcrs, commandés par M. de Montgon, en Languedoc, et ensuite sous M. de Vcyny-d'Arbousc, au siège de la Rochelle, en 1627 et 1628. François, troisième du nom, rendit hommage au roi en 1670, a cause de la seigneurie de la Volpilière , paroisse de Saint-Martin -sous- Vigouroux (1). Joseph du Greil de la Volpilière, chevau-légerde la garde du roi, marié le 15 janvier 1777, avec Louise-Rose de
(i) Noms féodaux, p. 1020, 1021.
Pestels, avait deux fils en 1786, savoir : Bertrand- François-Claude do Greil, né le 14 décembre 1778, et un second, venu au monde le 23 août 1780. Le comte du Greil de Missillac était membre du Conseil de l'arrondissement d'Aurillac avant 1830. (Voyez la Volpiliire.)
ARMOIRIES. — De punies , an chevron d'or chargé de cinq tourteaux d'azur.
(Voyez pl. 10,flg. 5.)
de GRENIER, coseigneurs de la ville de Pleaui, seigneurs de Reghcaud et autres lieux , paroisses d'Arnac, Tourniac et Saint-Cernin , en Auvergne; seigneurs de la Borie, de Gagnac, de Cosniac et de Vayrac, en Quercy et en Limousin. — Famille d'ancienne chevalerie de la province du Quercy, dont la filiation est à peu près suivie depuis 1252. François de Grenier, fils d'Amaury, seigneur de la Borie, et d'Anne du Chaylar, descendant au huitième degré de Guillem de Grenier, chevalier, vivant en 1280, épousa par contrat du 13 décembre 1571, Marguerite de Pleaux, fille unique et héritière de Pierre de Pleaux, coseigneur de ladite ville, et de dame Françoise de Vayrac. Ces époux laissèrent :
Henri de Grenier, coseigneur de Pleaux et autres lieux, qui épousa le 20 juiHet 1595 , Françoise Ebrard ou Hébrard de Saint-Sulpice. Le roi Louis XIII le fit gentilhomme de sa chambre, en récompense de ses services, le 13 janvier 163G.
Henri II, fils du pn' cèdent, s'allia, le 16 juillet 1626, avec Catherine de Corn, d'une ancienne maison du Limousin. II servit en Calalogne, suivant certificat de 1635, et fut maintenu dans sa noblesse en Quercy, avec ses deux fils, en 1666. Ses enfants furent :
1° Christophe de Grenier, seigneur de Cosniac, marié à Marguerite de Courson , de laquelle naquit une fille qui épousa Jean-Jacques de Pouzols, chevalier, baron de la Garrigue.
2° Henri de Grenier, troisième du nom, coseigneur de Pleaux, qui avait servi en Lorraine, suivant certificat de 1651. Il rendit hommage au roi en 1669, à cause de la moitié de la terre de Pleaux et autres, situées dans les paroisses de Pleaux, Arnac, Tourniac et Saint- Cernin. De son mariage avec Marie de Lescure, fille de François, baron de Lescure, en Languedoc, et d'Anne de Tubières de Caylus, naquit un fils qui suit :
Locis-Curistophe de G renier, chevalier, marquis de Pleaux, lequel résidait au château de Reghcaud, paroisse de Saint-Cernin , lorsque le 29 mai 1711, il épousa Marie- Françoise de Montclar-Montbrun. Il rendit hommage au roi en 1722, à cause des seigneuries de Pleaux, Anglars et Longevergnc. Celui-ci ne paraît pas avoir laissé de postérité, puisque sa veuve, Marie- Françoise de Montclar , fit donation de tous ses biens à Jean-Dominique de Montclar, son parent, seigneur de Fournols et de la Trémolière, lorsque celui-ci épousa
Marie-Claire du Fayet de la Tour-Lavaissière, le 2 novembre 1756 (l).
ARMOIRIES. — De gneoles, à la f:sce d'or.
(Voyez pl. 10, fig. 6.)
Suivant l'observation faite par M. de Forlia, en tête de l'article relatif à cette famille, les armoiries qu'elle produisit en 1666 n'étant pas émailléet, et les pièces étant mal crayonnées , ne purent être blasonnéet.
D'autres, surmontant ces difficultés, les ont décrites comme suit :
Mi partie : au 1 er degueules, au chef tfor; au& de gueules, au /< crier rampant d'argent colleté d'azur et accompagné de si c billettes argent mises en orle.
. En examinant ces armoiries, il est facile de reconnaître qu'elles renferment à la fois, et les armes de la famille de Grenier, et celles de la maison de Pleaux. En effet , la première partie représente , évidemment les armes de Grenier, à cette seule différence, qu'on y voit un chef d'or, tandis que dans les preuves faites au prieuré de Toulouse, pour une admission dans l'ordre de Malte, en 1552, preuves qui existent à la bibliothèque nationale, c'est une fasce d'or. Il y a donc lieu de conclure que le changement que l'on remarque dans le croquis de 1666, c'est-à-dire le chef d'or, au lieu d'une fasce d'or, est le résultat d'une
(1) Deluguet , p. p. iB6.— Production de 1606^- Noms féodaux, p. A9i.— Inventai™ de MonUlar, etc., etc.
erreur et que les véritables armoiries de la famille de Grenier sont bien : de gueules à la fasce d'or.
La seconde partie du croquis de 1666 représente, aussi sûrement, les armes de la maison de Pleaux, fondue dans celle de Grenier, en 1575, et que celle-ci avait jointes aux siennes, ainsi que cela avait été ordonné par le testament de Pierre de Pleaux, du 18 mars 1554.
de GRENIER. — Cette famille, des environs de Maurs, descendait, selon toute vraisemblance, de Pierre de Grenier, qui obtint des privilèges comme gentilhomme verrier, en 1562, et dont la postérité exerçait encore la même profession, lorsqu'elle fut maintenue dans ses prérogatives à Saint-Pons, en Languedoc, le 15 septembre 1668 (1).
Lors des recherches de 1666, dame Marguerite de Boissieux, veuve de David de Grenier, gentilhomme verrier, qu'elle avait épousé le 1" novembre 1630, fut maintenue dans sa noblesse avec ses quatre fils, en la prévôté de Maurs.
Un Bernard de Grenier, peut-être issu de la même famille, est décédé en 1795, laissant plusieurs enfants, dont les héritiers étaient en discussion d'intérêts devant le tri-
Ci) &Aubaù t t. ii, p. 148.
bunal d'Aurillac et la cour royale de Riom , en 18 i2 et 1843 (1).
ARMOIRIES. — D'azurà la bai:> d'argent chargée de trois étoiles de gueules cl accompagnée en chef d'une figue fruitée au naturel et d'un lévrier de sable en pointe.
(Voyez pl. 10, flg. 7. )
GRENIER (le baron). — Jean Grenier, né à Brioode le 16 septembre 1753, a illustré son nom et son pays par un grand talent et une brillante carrière. Fixé à Riom depuis 1776, il y exerça successivement la profession d'avocat et l'emploi de secrétaire provincial, puis les fonctions de commissaire du gouvernement près le tribunal civil de la même ville, de 1795 à 1808; celles de procureur général à la Cour d'appel, de 1808 à 1819; et enûn, premier président à la môme cour, jusqu'en 1837, époque on son grand âge l'obligea à se démettre. 11 est mort le 31 janvier 1841, ne laissant qu'une fille unique, épouse de M. de Combes, conseiller à la Cour d'appel. Des travaux remarquables, des services éminents et un noble caractère , avaient mérité à M. Grenier le grade de commandeur de la Légion d'honneur, le cordon de Saint-Michel , le titre de baron (2) et la dignité de pair de France. Un
(1) Prute judiciaire du 23 septembre 1843.
(2) Le diplôme est du 9 mal 1811.
monument a été consacré à sa mémoire dans le cimetière de la tille de Riom.
ARMOIRIES.— D'or, a la bande de gueules, accompagnée en chef d'une branche d'oliîkr et en pointe d'une corne d'abondance de siaople. Franc quartier des barons procureurs impériaux de cours impériales.
(Voyez pl. 10,0g. 8.)
ns G RESOLUES, GREZOLLES on GRIZOLLES. — Une famille de ce nom a existé en Bourbonnais, Beaujolais et Forez, ainsi que l'attestent des actes de féodalité de 1301 , 1304, 1334, 1335, 1350, 1357 et 1731. Guy de Grezolles fut abbé de Mauzac, de 1318 à 1343. Cette famille avait sans doute pris son nom d'un château situé dans l'ancienne élection de Roannes , et qui était encore la propriété du comte de Grezolles, capitaine au régiment, commissaire général en 1781 (1).
ARMOIRIES. — Inconnues.
GRÈZES. — Fief situé dans la commune d'Agnat, près de Brioude. Au mois de janvier 1226, Bernard de Mercoeur reconnut le tenir du roi, à vie, avec ses dépen-
(1) Nom féodaux, p. 401, 493. — Tablettes historiques de t Auvergne, l. m, p. 26. — Etat du Forez 1781 , p. 81.
Ton m. 14
dances. II appartint ensuite à la famille du Mas, originaire de la même contrée , et de laquelle était Hier du Mas, dit de Grèzes, chanoine-comte de Brioudeen 1340. Suivant Chabrol, Charles de Rochebaron en rendit hommage en 1540, et plus tard il devint la propriété de Claude-François y mort avant 1670, et se trouvait alors sous la saisie de son créancier, Jean Combes, procureur en la sénéchaussée de lliom. Ce Tut vers le même temps que cette seigneurie passa à la maison de Guerin de Lugeac, qui la possédait encore à la fin du dernier siècle (1).
db GRIBAULT. — Noble Michel de Gribault, écuyer, dont nous ignorons l'origine, devint seigneur de Clavières, de Saint-Cirgucs de Malbert et de Saint-Christophe , en haute Auvergne, vers l'année 1500, par suite de son mariage avec Antoinette d'Albars, fille et héritière de Christophe d'Albars et de Catherine de Saint-Christophe , de laquelle il laissa Guy de Gribault, qui rendit hommage au Dauphin de France, seigneur dominant de Saint-Christophe, en 1541. Guy de Gribault fut marié à Catherine de Lentilhac, qui le rendit père de Gilberte de Gribault, dame de Clavières, de Saint-Cirgues de Malbert, et en partie de Saint-Christophe, mariée avant 1591 à Gabriel
(1) Chabrol, t. iv , p. 774.— Noms féodaux, p. 480 , 800.— Productions de 1666. ( Voyez François. )
de Giscard, baron de Thédirac, de Cavaignac, de la Giscardie et de Mesels, en Quercy. Nous avons expliqué ailleurs comment cette succession passa de la maison de Giscard dans les familles de Pralat et de Peyrac de Jugeais. (Voyez Giscard et Peyrat de Jugeais.)
ARMOIRIES. — Inconnues.
dk GRIFFER (Grifferio). — Maison d'origine chevaleresque, éteinte depuis plusieurs siècles. Elle tirait son nom d'une terre considérable située dans le voisinage de la ville de la Palisse, vers les limites des trois provinces d'Auvergne, du Bourbonnais et du Forez, et dont les possessions s'étendaient jusque sur le territoire des paroisses duCrozet etdeSaint Bonnet, prés de la Pacaudière. Hugues, sire de Griffer, fit foi-hommage à cause de ces possessions, en 1290 et 1294. Pierre de Griffer, chevalier d'Auvergne, et supérieur de l'ordre du Temple, en Sicile, est rappelé dans le fameux procès d'abolition dudit ordre, en 1309. Le sire de Griffer, chevalier, fut convoqué, avec les principaux seigneurs de l'Auvergne, pour aller à la guerre de Flandre en 1318, et il figura parmi les nobles de la même province qui défendaient leurs privilèges contre les prétendons du clergé, en 1328. Jean de Griffer, aussi chevalier, vivant en 1353 et 1358, comptait au nombre de ses vassaux nobles, Pierre Bollier, Eustache de Chappes, Jean de Ghâtellus, Guillaume Flotte de Ravel, Jean de Morac, Jean Tays, tous chevaliers, et plusieurs damoi-
seaux. Il paraît que la postérité de celui-ci subsista jusque vers l'an 1500; mais Hugues de Griffer, premier nommé, seigneur du Crozet, de Montpentier et de Grèzes , ne laissa qu'une seule fille , Dauphine de Griffer, mariée vers l'an 1340, avec Nicolas de Montclar, coseigneur de Montclar et d'Anglars, près de Mauriac, dont la fille unique, Marie de Montclar, dame de Montpentier, du Crozet et de Grèzes, épousa, en 136*2, Louis de Scorailles, coseigneur de Scorailles et seigneur de Roussi Ile , dont les descendants se qualifièrent longtemps seigneurs de Montpentier (1).
ARMOIRIES. — Inconnues.
de GRIGNOLS, seigneurs de Caumont, de Saint-Laurent et Guizaumont , en la prévôté de Maurs. — Famille originaire de la Gascogne, où elle a possédé, de temps immémorial , une seigneurie de son nom , et qui, dit-on,
(1) Plusieurs généalogistes ont écrit que Marie de Montclar avail épousé Raymond îv de Scorailles; mais il résulte de titres existant aux archives de la maison de Montclar, que Marie fût l'épouse de Louis de Scorailles, frère de Raymond. D'autres auteurs sont tombés dans l'erreur en désignant sous le nom de Montclar- Montpensitr , deux abbés de la Chaise-Dieu , antérieurement à 1340.
Voyez Noms féodaux, p. 492.— Procès des Templiers, par Dupuy, édition de 1751, p. 300.— Même procès , par Micbelet, 1841 , p. 644.
— Baluxc, t. a, p. 150, 154.— Généalogie de la maison de Scorailles, par du Bouchet — Inventaire de la maison de Montclar.
— Le Mercure galant de 1682 , p. 46 à 61.
n'a rien de commun avec les comtes de Grignols-Talleyrand-Périgord. Suivant M. de Courcelles, l'ancienneté de cette famille remonte à l'an 1098» et sa filiation suivie, à Arnaud de Grignols , chevalier, vivant en 1243. Jean de Grignols, troisième du nom , baron de Grignols, en Bazadois, épousa, le 14 mars 1513, Marie de la Marthonie, tille de Robert, gouverneur de la Touraine. De ce mariage naquirent : 1° Jean, quatrième du nom, baron de Grignols, qui continua la ligne aînée; 2° Symphorien de Grignols, établi en Auvergne , et bisaïeul de Jean , d'Antoine et de Guillaume de Grignols , frères, maintenus dans leur noblesse à Maurs, en 1666.
ARMOIRIES. — D'amr, à âne tige de Irois épis eitrelaeés d'or.
(Voyei pl. 10, flg. 9.)
db la GRILLÈRE, seigneurs du lieu, en Carladez.— Noble Georges de la Grillère vivait en 1411. Pierre de la Grillère, vassal de Cariât, fut inscrit à l'Armoriai de 1450 ; il portait : parti, au 1 er échiqueté (for et de gueules, coupé d'or au roc d'échiquier d'azur-, au 2 e d'argent, à cinq cotices de gueules. ( Voyez pl. 11, fig. 1 M .) — Nous ne pouvons pas affirmer que Marguerite de la Grelière, mariée en 1445 k Jean Gat de Rastignac, et Héliot de la Grelière, créancier de ce dernier en 1482, appartenaient à la même famille, nous manquons de renseignements certains à cet égard; mais il n'en est pas moins remarquable que la maison Cat de Cocural, en Rouergue, soit restée depuis
cd possession de la seigneurie de la Grillère, en Auvergne, dont elle avait adopté le surnom. Tels furent : Jean Cat de la Grillère, seigneur du lieu de la Grillère et de Glcnat, père de Jacquette de la Grillère, mariée le 3 juin 1602, à François de Tourne m ire, seigneur du Trieu et du Sartre, et sans doute aussi de Jeaune Cut de la Grillère, qui épousa, le 3 août 1598, Pelrc-Jean de Beauclair, dont les descendants ont depuis possédé le château et la seigneurie de filcnat, arrondissement d'Aurillac.
Une branche de celte famille, établie en Languedoc, fut maintenue dans sa noblesse à Toulouse, le 19 novembre 1668, sur preuves remontant à 1533. Elle portait : de gueules, à six cotices d'or. ( D'Aubais, t. m, p. 79.)
Ces armoiries ont quelque rapport avec la 2* partition de l'écu de Pierre de la Grillère, qui vivait cnCarladez, en 1450, laquelle partition présentait une cotice d argent et de gueules
Une famille de la Grillère existe encore à Au ri I lac; nous ignorons si elle a quelque rapport de parenté avec celle qui fait le sujet de cette notice. (Voyez Cat. Chapt de Rastignac et Cocural.)
de GRILLON du PLESSIS. — Ce nom figure sur la liste des nobles de la sénéchaussée de Riom, convoquée à rassemblée de 1789.
ARMOIRIES. — Inconnues.
de GRIMALDI, prince de Monaco, en Piémont, marquis de Baux, de Corbons et autres places, en Provence;
ducs de Valentinois, en Dauphiné ; comtes du Carladez, en Auvergne, etc., etc. — La maison de Grimaldi est l'une des plus anciennes et des plus illustres maisons princières de l'Europe. Elle paraît originaire de Gènes, et, dès le XII* siècle, elle partageait avec les Doria, les Fiesque et les Spinola, le gouvernement de cette république. Sa souveraineté sur Monaco se perd , ainsi que son origine, dans l'éloignement des temps. Des auteurs la font descendre des ducs de Bénévent, d'autres des comtes de Narbonne. Quelques-uns la font remonter à Grimoald, maire du palais sous Childebert II et Dagobcrt III; mais la date la plus certaine est celle d'une charte de l'an 980, par laquelle Guillaume I er , fils de Boson, roi d'Arles, céda à Gibelin Grimaldi, la côte de la mer de Saint-Tropez, pour le récompenser de l'avoir aidé à expulser les Sarrazins de ses états. Cette maison compte , en France , un capitaine-général des arbalétriers, en 1373; un amiral en 1302; trois cardinaux, de 1500 à 1685 ; trois chevaliers du Saint-Esprit en 1642, 1688 et 1762; un évoque-comte deNoyon, pair de France, en 1777, cl plusieurs officiers supérieurs de terre et de mer. — Honoré de Grimaldi , prince souverain de Monaco , s'étant mis sous la protection de la France en 1641, reçut du roi Louis XIII, le duché de Valentinois, la vicomlé de Cariât, unie à la seigneurie de Vie et à la baronnie de Calvinet, le tout érigé en comté par lettres du mois de mai 1642, registrées au parlement le 18 juillet suivant, et à la chambre des comptes, le 27 mars 1643. — Louise- H ippoly te Grimaldi, duchesse de Valentinois, comtesse du Carladez, fille et
héritière d'Antoine Grimaldi, prince de Monaco, épousa, le 20 octobre 1715, Jacques-François-Léonard de Goyon- Matignon, lieutenant-général de la province de Normandie, bisaïeul d'Honoré Gabriel de Goyon-Matignon, prince de Monaco, duc de Valenlinois, comte du Carladez, créé pair de France le 4 juin 1814, et mort saus postérité le 2 octobre 1842. M. Florestan-Roger-Louis de Goyon-Grimaldi, son frère, lui a succédé. — Plusieurs branches cadettes de l'ancienne maison de Grimaldi , existent encore en France et à l'étranger (1).
ARMOIRIES.— Foselées d'argent et de gueules.
(Voyeipl.U.fig. 1.)
GRIMARD, voyez Beauvoir.
GRIPEL , ancien fief, situé dans la commune de Marat, mouvant de la chÂtellenie d'Oliergues. — Berthon de Gripel le vendit à Pierre de la Tour, bâtard d'Oliergues, légitimé, et auquel Bertrand II de la Tour-d'Oliergues donna la permission de fortifier Gripel, par lettre du 19 janvier 1429. Depuis lors, ce fief a passé à la famille de Reynaud, qui le possédait de 1550 & 1680 (2).
ARMOIRIES. — Iaeonnoes.
(1) Histoire héraldique des pairs , par M. de Conrcellet , U vu.
12) Baluie, t. i, p. 388 —0. Coll.— Productions de 1666.— Armoriai de France , registre article de Reynaud.
— an —
de GRIVEL, marquis d'Ouroy ou d'Ourouër, vicomtes d'An (rein, seigneurs d'Omme. — Noblesse ancienne et distinguée des provinces du Berry, du Bourbonnais et d'Auvergne. Son ancienneté remonte par preuves flliatives, à Jean de Grivel ou G ri veau, père d'autre Jean, qui reçut en don de Louis, duc de Bourbon, comte de Clermont, la terre et maison forte de Grossoves, avec haute, moyenne et basse justice , en considération de ses services et de ceux de son père. Dans les lettres patentes de ce don, datées du mois de février 1364, ratifiées au mois d'avril 1365, ce prince le qualifie son amé et féal chevalier, conseiller et bailli du Bourbonnais. Il servit dans les armées de Charles VI, en 1386 et 1387, et depuis lors celte maison a donné des généraux , des gouverneurs de places, des chevaliers de l'ordre du roi, des gentilshommes de la chambre, des capitaines d'hommes d'armes, des or* donnances, etc., etc.
La famille de Grivel a possédé la seigneurie d'Omme ou d'Opmc, près de Montrognon , au XVI» siècle; elle la vendit ensuite à Paul Tisstfndier, receveur général des finances de la généralité d'Auvergne (1).
ARMOIRIES. — D'or, i la bande échiqneUe d'argent et de sable.
(Voyez pl. Il, Ag. 3.)
(1) Andigùr , t. iv, p. 136. ~ Diciioimair* de la NobUue , par
M. de Courcelles , 1. 1 , p. 318. — La Chtnayi du-BoU , ln-8», l. 2, p. 235.
GRISOLES ou GRIZOLES, voyez Poxsosnailles.
le GROING, seigneurs de la iMothe-le-Groing, de Vil— lebouche, de Treignat, de Reculât» de la Maison-Neuve, de Pouvrière, du Bouis, de la Romagèrc, de Saint-Sauvier, de Chalus, de la Forcst, de Fontnoble, du Jaunct, etc., etc. — Maison originaire du Berry , où elle florissait dès l'an 1192, et qui, depuis, s'est répandue en Bourbonnais et en Auvergne. Elle était déjà possessionnée dans cette dernière province au milieu du XIII e siècle, ainsi qu'on le voit par l'acte de partage du pays de Combraille , en 1249. Elle a fourni un grand-maître d'artillerie en la personne d'Èlion Le Groîng , gouverneur d'Armagnac, prévôt de Laon et bailli de Mâcon, en 1469; des chambellans et gentilshommes de la chambre du roi à diverses époques, un lieutenant de cent hommes d'armes, Claude Le Groing, seigneur de Maison-Neuve, tué en combattant sous le comte de Randans, à la bataille d'Issoire, en 1590; un chanoine-comte de Lyon, admis en 1590, et puis marié par contrat de 1597, avec Anne Cocffier-d'EfGal, sœur du maréchal de ce nom ; neuf chevaliers de Malte, de 1519 à 1780 ; une illustre abbesse de Beaumont, de 1670 à 1685; plusieurs chanoinesses-comtesses au chapitre de Laveine, en 1787, et un digne évéque de Saint-Bricuc, sacré le 17 octobre 1819, et décédé sur son siège épîscopal le 19 février 1841.
Une branche de cette famille, établie au château do la l'ouvrière, près de Sainl-Pricst-Bramefan, a eu pour auteur Odin LeGroing, seigneur de Villebouche, fils puîné d'Aubert Le Groing et de Jeanne de la Forest. Il épousa, en premières noces, Magdeleine de la Forest, et en deuxièmes noces, Marguerite de Gébazat, fille de Pierre de Ccbazat, seigneur de Blanzat. Odin Le Groing fut le trisaïeul d'Apolline Le Groing, abbesse de Beaumont, morte en 1685, âgée de 79 ans, et de Gabriel et Etienne Le Groing, ses cousins, maintenus dans leur noblesse par M. de Fortia, en 1667.
Une autre branche , celle des seigneurs de Maison- Neuve, près de Landogne, est issue de Jean Le Groing, seigneur de Villebouche, et de Marguerite de la Grange, lesquels vivaient en 1530.
La maison Le Groing, qui i fourni ses preuves pour les honneurs de la cour, en 1771, compte des alliances avec les familles de Rlanchefoit, de Lacellc, d'Aigurande, de May, de Murât, de la Forest, de Chalus, de Bosredon, de la Borde, d'Effiat, de la Aichardie, de Gay, de Sedières, de Loubens-Verdalle, etc., etc.
ARMOIRIES. — D'argent , à trois tètes de lion arrachées de gueules; aa croissant d'ainr en abîme.
(Voyez pl. il. fig. 4.)
de GROLEIUE, seigneurs du lieu, près de Thiors. — Bernard de Grolerie, chevalier, fil loi-hommage au baron
de Thiers en 1335, à raison de l'hôtel de Groterie, domaine, bois, pèche, cens et rentes qu'il possédait audit lieu, paroisse de Thiers (1).
ARMOIRIES. — Inconnues.
la GROL1ÈRE, seigneurie située près de Rochedagoux, laquelle a appartenu à la maison de Saint-Nectaire, de 1 172 à 1057. Elle passa ensuite à M. Goistard, conseiller au parlement, et plus tard à la famille Chardon-des- Roys, qui la possédait en 1787 (2).
GROSMET dr GROS9ESON IÈRES.— Chabrol, tom.IV, pag. 213, nous signale Claude Grosmet de Grossesonières, chevalier, seigneur de Montespédon , et possesseur de la terre de Confolent, près de Pontgibaud, en 1535.
ARMOIRIES. — Inconnues.
de GROSSALDET, seigneurs de Grossaldet et de Montbrun, en la prévolé de Mauriac. — Le lieu de Grossaldet, situé à l'est du bourg de Moussages , sur le versant de la côte que longe le chemin de grande communication de Mauriac à .Murât, avait jadis un château féodal dont il
(1) Noms féodaux, p. 495.
(2) Chabrol,
ne reste plus de traces. La haute justice de ce fief s'étendait sur plusieurs localités des deux ri?es de la Chavaroche , dépendantes des paroisses de Moussages et de Trisac , ainsi qne le reconnurent Bernard VIII , sire de la Tour, et Bertrand IV, son GU, en 1321. Grossaldet donna son nom à une famille noble qui s'éteignit au XIV* siècle dans la maison de Scorailles. Geraud de Grossaldet, clerc, acquit, pour lui et ses héritiers, des rentes assises dans les dépendances de Saint-Vincent et de Moussages , par acte de 1277, auquel assistèrent Jean Doyen, du monastère de Mauriac, et Brun de Claviers, chevalier, qui, en sa qualité de suzerain des lieux, vendus, donna son approbation audit acte, et investit l'acquéreur. Ce même Geraud de Grossaldet, arbitre choisi, condamna, par sentence du samedi après la Purification, 1297, Bran de Claviers, a rendre hommage au doyen de Mauriac, ce qui fut exécuté. Armand de Grossaldet et Agnès, sa femme, cédèrent à Etienne de Grossaldet, damoiseau, leurs droits à certaines rentes à prélever sur les lieux de l'Éclache , de la Chassaigne, de Laurichesse et de Chavaroche, paroisse de Trizac, en 1312. Amblard II, seigneur de Dienne, par son testament du mardi après la Pentecôte, 1307, désigna pour exécuteurs de ses dernières volontés, Beraud de Grossaldet, Guillaume de Linières (ou plutôt de Tinières), Bernard d'Allanche et Vesian de la Roque, tous chevaliers, et Astorg de Dienne, religieux. Geraud de Grossaldet, deuxième du nom, damoiseau, seigneur de Grossaldet et de Monlbrun, rappelé dans plusieurs titres du commencement du XIV siècle, ne laissa qu'une fille, Marguerite
de Grossaldet, mariée avant la fête de l'Assomption, 132i, à Raymond de Scorhilles, troisième du nom , coseigneur de Scorailles et de Roussi Ile , pèi > de Begon VI, et aïeul de Marguerite de Scorailles, ma rit e le 8 mai 1362, à Bernard de Monlclar, auquel elle apporta la terre de Montbrun. Celle de Grossaldet, faisant partie de la même succession, demeura alors à la maison de Scorailles; mais Louis et autres Louis de Scorailles, père et fils, la cédèrent, en 1436, moyennant 350 écus d'or, à Guy de Montclar- Montbrun, qui devint ainsi possesseur de l'entier patrimoine de Marguerite de Grossaldet, sa bisaïeule. Les noms et les dates que nous donnons ici sont pris sur des titres originaux que nous avons en main, et qui rectifient quelques erreurs que M. Dubouchet a commises dans son travail sur la maison de Scorailles (1).
de GUEYFFIER, GUEIFFIER, GUEFFIER ou GAYF- F1ER, seigneurs de Longpré, de Vendage, de Bessettes, de la Rochette et de la Chaze , famille originaire du Languedoc et divisée en plusieurs branches. — Guillaume GayfGer reconnut tenir des renies et tailles en la paroisse de Chareyre, relevant du comte de Forez, en 1333 (2).—
(1) Inventaire de Monldar. — Inventaire de Ditnne.—Inven taire de Mauriac.
(2) Nom* féodaux, p, 453.
François de Gueiffier, écuyer, seigneur de la Chaze et de Kessel tes, frère de Jean de Gueiffier, seigneur de la Rochelle, et Antoine de Gueiffier, seigneur de Majaut et de Bessettes, produisit, le 30 août 1668, devant M. Belleguise, délégué à Mendc de M. de Bezons, intendant de la province du Languedoc, et fut maintenu dans sa noblesse, remontée à Antoine de Gayffier, seigneur de Bessettes, paroisse de Chastanier, diocèse de Mendc, marié en 1517 avec Isabeau de Haut-Villar. — Pierre Gueffier fut nommé, le 27 janvier 1651, conseiller du roi, lieutenant particulier en l'élection de Brioude. — Louis XIV nomma N. Gueffier de Longprc capitaine de grenadiers dans le régiment de Bresse, le 14 mai 1712. — N. Gueyffier de Longgré, probablement son Gis, lui succéda dans ce grade, le 26 avril 1727, et fut élevé au grade de lieutenant-colonel dans le môme régiment, le 4 avril 1743. [Titres produits.)
Etienne- Christophe Gueffier était roi d'armes, de 1732 à 1734, et ensuite trésorier du marc d'or, de l'ordre de Saint-Esprit, jusqu'en 1741 (1); mais nous ignorons s'il existait des liens de parenté entre lui et les précédents.
M. Gueyffier de Talairat, subdélégué de l'intendant d'Auvergne à Brijude, avant 1789, était père de M. Gueyffier de Talairat , chevalier de la Légion d'honneur, ancien maire de Brioude, auquel il a été accordé le titre de baron et qui est décédé à Brioude le 3 juillet 1850.
Trois membres de cette même famille furent convoqués
(1) TabUUet historiques, troisième partie, p. 25«, 258. — D4ubais, L n, p. 149.
à l'assemblée de la noblesse de Saint-Flour, en 17*9 (i).
11 ne reste aujourd'hui que M. Gueyffier, habitant Brioude, et M. Gueyffier de Lr s pi nasse, ancien maire de Solignat, près d'Issoire.
ARMOIRIES. — Inconnnw.
La Chenaye-des-Bois, dans son Dictionnaire de la Noblesse, in-8°, tom. 2, pag.241, donne les armoiries d'une famille Gueffier, sans antre désignation ; elle portait : d'atur, a la tasce d'argent, accompagnée en chef a? une colomto de même, et en pointe d'un lion for.
de GUÉNÉGAUD.— L'ancien fief de Guénégaud, près de Saint-Pourçain, a été le patrimoine d'une famille noble de même nom, depuis le commencement dn XIV* siècle, ainsi que le constatent de nombreux actes de foi-hommage rendus à raison de cette seigneurie et autres, situées autour de la petite ville de Saint-Pourçain. Jean et Hugues de Guénégaud, damoiseaux, accomplirent cette formalité en 1300; Guillaume de Guénégaud, en 1322; Cauvain de Guénégaud et Jean, son fils, en 1353 et 1357; Louis de Guénégaud, en 1364; Marguerite de Guénégaud, veuve de Guillaume de Togues, écuyer, en 1374 et 1398; Marie de Givry, veuve de Jean de Guénégaud, en 1443; Catherine de Guénégaud, épouse de Gauthier de Troncay;
(1) Chabrol, Couluwws rf Auvergne, t. iv, p. 791 , 824. — Con ■ vocations de 1789.
Jacqaette de Guénégaud , veuve de Pierre de Borbes, et enfin , Blanche de Guénégaud , toutes trois sœurs, paraissent dans un acte de même nature, sons la date de 1445. Voilà, certes, des dates qui se suivent assez régulièrement, et jusque-là, nul doute sur l'existence et la noblesse ancienne de cette famille de Guénégaud , puisque tous les actes cités sont authentiques et portent les qualifications propres à la noblesse. Mais ici se présente un doute. Une famille de Guénégaud , originaire du même lieu, possédant la même terre, s'est élevée rapidement en passant par l'office de secrétaire du roi, office qui d'ordinaire s'accordait dans un but d'acheminement à la noblesse, mais très-rarement à des nobles. La question se présente donc de savoir si Claude de Guénégaud , seigneur du lieu, pourvu de l'office de secrétaire du roi le t mai 1000, appartenait à l'ancienne race des seigneurs de Guénégaud, ou s'il en avait usurpé le nom. Les généalogistes, en ne se donnant pas la peine de rechercher quels étaient les ancêtres de Claude de Guénégaud , se sont en quelque sorte prononcés pour la seconde hypothèse ; quant à nous , nous penchons pour la première. D'abord, parce que la lacune qui existe entre la date de 1445, qui est celle du dernier hommage connu des anciens seigneurs de Guénégand, et celle de 1530 environ, à laquelle vivait Antoine de Guénégaud , aïeul de Claude, n'est pas fort grande, et puis, l'office de secrétaire du roi a pu être accordé à un noble, peut-être pour parer à une dérogeance encourue. Quoi qu'il en soit de l'origine de cette nouvelle famille de Guénégaud, il n'en est pas
Tom in, 15.
— zzo —
moins vrai qu'elle s'est illustrée par le mérite de plusieurs de ses membres, par les services qu'ils ont rendus à l'état et par de grandes alliances. Voici sa généalogie :
Antoine de Guénégaud, écuyer, époux de Catherine de Rayard, vivait vers 1530, et laissa Jean de Guénégaud, écuyer, seigneur dudit lieu, marié vers 1554, avec Jacquette Pluyault, Glle de Gilbert, seigneur du Ghambon, de laquelle naquit :
Claude de Guénégaud , pourvu d'un office de secrétaire du roi, le 4 mat 1600; il fut père de Gabriel de Guénégaud, chevalier, qui fut successivement avocat au conseil, secrétaire du duc de Mayenne pendant la ligue, et trésorier de l'épargne. Il acheta un office de secrétaire du roi, qu'il résigna en faveur de son fils, en 1632. Il avait épousé, le 24 novembre 10 Ji , Marie de la Croix, fille unique et héritière de Claude de la Croix, vicomte de Semoine, de laquelle il eut , entre autres enfants :
Henri 1 de Guénégaud, comte de Montbrison, vicomte de Semoine, baron de Saint-Jusl, créé marquis de Plancy en 1656, ministre secrétaire d'état en 1643, garde des sceaux des ordres du roi en 1656, démissionnaire en 1668, et mort en 1676. 11 s'était marié en 1642 avec Isabelle de Choiscul, Glle de Charles, marquis de Praslin, maréchal de France. De ce mariage vinrent :
1° Gabriel de Guénégaud, tué à Candie, en 1668.
2° Roger de Guénégaud , marquis de Plancy, colonel de cavalerie, mort en 1672.
3° Henri de Guénégaud, d'abord chevalier
de Malte, guidon des gendarmes de Flandres, et ensuite marié le 11 octobre 1707, avec Anne- Marie -Françoise de Mérodc, fille de Claude- François comte de Mérode, marquis de Treslon, comte de Beaucarmé, baron d'Argenteau, et de dame Anne-Dieudonnéc de Fabert. Il est mort sans enfants , le dernier de son nom , le 22 mai 1722.
4* Emmanuel de Guénégaud, chevalier de Malte, maréchal-de-camp en 1704, et mort le 5 avril 1706 , des blessures qu'il avait reçues à la bataille d'Hochstcdt , en 1704.
5° Claire-Bénédictine de Guénégaud, mariée en 1665 à Just-Joseph-FrançoisdeCadart-d'Ancezune, duc de Cadcrousse.
6° Elisabeth-Angélique de Guénégaud, épouse du comte de Bouliers, lieutenant -général au gouvernement de l'Isle-de-France.
Celle maison avait produit d'autres personnages marquants, tels que Claude de Guénégaud, seigneur du Piessis, trésorier de l'épargne, mort en décembre 1686, ne laissant qu'une fille unique, mariée le 27 mars 1692, à Hardouin de Lisle, marquis de Marivault, lieutenantgénéral; François de Guénégaud, seigneur de Lonsac, conseiller au parlement et président aux enquêtes, mort sans postérité ; Renée de Guénégaud, épouse de Jean de Sève, seigneur de Plottard, président à la Cour des aides de Paris; Marie de Guénégaud, alliée à Claude le Loup, seigneur de Bellenave, maréchal-de-camp; Jeanne de
Guénégaud, prieure de l'Hôtel- Dieu de Pontoise, et enfin-Magdeleine de Guénégaud, qui épousa, en 1645, César Phœbus-Louis d'Albret, comte de Miossans, maréchal de France. Tous ces derniers étaient frères et sœurs de Henri I de Guénégaud, ministre d'état susmentionné (1).
ARMOIRIES. — De gueules, au lion d'or.
(Voyez pl. 11, flg. 5.)
de GUERIE, barons, puis marquis de Lugeac, seigneurs de Pouzols, de Chambaret, de Grèzes, de Marsat, de Busséol , des Chazeaux, des Roches, etc., etc. — M. Christophe de Bragclonguc, doyen du chapitre de Brioude, dans une généalogie manuscrite qu'il déclare avoir dressée sur titres originaux , au mois d'avril 1719 , s'exprime ainsi : « On ne saurait révoquer en doute que la maison de d Guerin ue soit une des plus anciennes de la province » d'Auvergne. Tous les auteurs conviennent que frère s Guerin, chevalier de Saint- Jean-de-Jérusalem, évêque v de Scnlis, garde des sceaux sous le règne de Philippe- » Auguste, et chancelier sous celui de Louis VIII, tirait
(1) Noms féodaux, p. 217, 475, 499, 714 et MO.— AudigUr, 1. 1, p. 341.— Comte de Waroquier, l. m, p. 248. — La Chenayedei'Bois, in-*", t. h, p. 241. — Maison militaire du roi, t. h, p. 415, 314.
» son origine d'une maison d'Auvergne. Il contribua, par 9 son talent et son courage, au gain de la bataille de 9 Bouvines, le 27 juillet 1214. Il releva l'éclat de la dis gnité de chancelier, en faisant ordonner que celui qui » en serait revêtu , aurait séance parmi les pairs du ro- » y a urne et les grands-officiers de la Couronne. 11 mourut s âgé de 70 ans, en 1230. L'histoire fait encore mention o d'un autre illustre chevalier de même nom, élu grand- » maître de l'ordre de Saint-Jean-de-Jcrusalcm en 1240 (1), » et connu par de grandes actions. On croit qu'il était » neveu du précédent, frère de Guillaume Guerin, cha- » noine-chantre du chapitre de lirioude en 1*256, et de » Guerin-Guerin , seigneur de Pouzols, qui vivait à la a même époque. — La maison de Guerin était divisée en » plusieurs branches dès le commencement du XIV e siè- 9 cle, entre autres celle des seigneurs de Pouzols, d'où » sont sortis les barons de Lugeac, et celle des barons 9 de Tournel , en Gévaudan. 9 — Ici M. de Hra^clonguc donne une généalogie de quinze degrés, dans laquelle on voit figurer un grand nombre de chanoines-comtes de Brioude , des chevaliers de Malte, des gentilshommes ordinaires de la chambre du roi , et des alliances avec les maisons de Corbières, de Lardeyrol, de Masboyer, de Léotoing, de Dourelte, de la Volpilièrc, dcBayard, le
(Il II fêlait déjà en 1231, et le fut jusqu'en 1236 seulement. O l'a souvent confondu avec le chancelier.
Long de Chenillac, de Vichy, d'Eymès des Roches, de la Rochefoucault-Laogeac , de Ginestoux et de Clugny. — Pour compléter le travail de M. de Bragelonne , qui, du reste, comprend les preuves faites en 1666, nous ajouterons que Gilbert I, maintenu à cette époque dans sa noblesse, fut père de Claude II, marié en 1690, avec Marthe de Ginestoux , et aïeul de Gilbert-Agathange de Guerin, marquis de Lugeac, allié en février 1715 à demoiselle Antoinette de Clugny de Fénisset. Ces derniers laissèrent Charles-Antoine de Guerin , dit le marquis de Lugeac , admis en 1735 aux pages de la grande écurie , puis successivement capitaine au régiment de dragons de la Suzc, le 11 septembre 1740, exempt des gardcs-du-corps de la compagnie de Charost , le 1 er janvier 1744; colonel du régiment de Reauvoisis, le 26 mai 1745; brigadier d'armée le 10 mai 1748; inspecteur général de l'infanterie, le 24 février 1757; major-général de l'armée que le prince de Soubisc commandait en Allemagne et en Saxe, en 1757 et 1758; commandeur de l'ordre de Saint-Louis, le 15 janvier 1758; méréchalde-camp le 10 février 1759; confirmé commandeur de Tordre de Saint-Louis, le 1" avril 1761; lieutenant-général le 25 juillet 1762, grand'croix le 21 mars 1771 , mort sans enfants en 1782. C'était l'un des plus beaux et des plus spirituels seigneurs de la cour de Louis XV, et ce n'est pas peu dire. Il avait épousé, à Versailles, le 1 er juillet 1754, Jeanne- Charlotte -Victoire-Elisabeth de Bascbi, fille de François, comte de. Baschi, ambassadeur de France à la cour de Portugal , et nièce de Char-
les de Baschi, marquis d'Aubais, en Languedoc. Cette union demeura stérile (1).
ARMOIRIES. — Losangé d'argentel de sable, à la bordure de gueules.
(Voyez pl. il, flg. 6.)
de G UERIN.— Pierre de Guerin, écuyer, possessionué dans la mouvance de Montgascon, fut inscrit à l'Armoriai de 1450, et portait : dCazur, à trois lévriers affrontés d'or, 2 et i, et mouvants des angles de Vécu, (Voyez pl. 11 , Cg. 7.) — Celte famille pouvait être la même que celle de Jacques de Guerin, qui rendit hommage en 1506, à raison de la terre de Monteil, mouvante de Billy.
de GUERIN, seigneurs de Bourbon, de la Tourette, du Viallard, de Saint-Nectaire, de Valbclcix, du Mcyrand, de Rochecharlès, de Sainte-Anastasie, du Verni t, de Saillant, de Lara bre et de Font-Marcel.
La famille Guerin habitait, au XVI e siècle, à Issoire, où plusieurs de ses membres jouèrent un rôle pendant
(1) Généalogie déjà citée.— Catalogue-de-Brioude.—Audigier, t. it, p. 75. — Chabrol , t. iv, p. 334 , 775 , 792 , 794.— Noms féodaux , p. 500. — D. Coll. — La Chenaye des Boit , in-8°, t. n, p. 244. Edition in-4o, t. u , p. 200. — Mémoires historiques de l'Ordre de Saint- Louis , p. 93.- France mililaire, t. i, p. 270, 351 ; t. u , p. 137. - Biographie d'Auvergne.
les troubles des guerres de religion qui lui furent si funestes par les pertes qu'elle essuya.
Antoine et Pierre Guerin, frères, furent successivement envoyés en cour par les habitants d'Issoire, en 1577. Antoine était consul de la même ville en 1578, et ce fut lui qui fit relever à ses frais les remparts sur lesquels il trouva, douze ans plus tard, une mort glorieuse. Son fils, Paul Guerin, qui avait posé la première pierre des remparts, en 1578, fut consul en 1589 (1). Paul Guerin est qualifié noble Paul Guerin, ccuyer, seigneur de la Tourelle, l'un des cent gentilshommes de la maison du roi, dans des titres de 1614, 1615 et 1619. N'ayant pas eu d'enfants de Jeanne du Floquet, sa femme, il fit son héritier Jean Guerin, son cousin, qui suit :
Jean Guerin, cousin et héritier de Paul, fut pourvu de l'office de conseiller du roi et président de l'élection d'Issoire, par lettres du mois de février 1630. Tl avait épousé, le 13 janvier 1625, Suzanne Ardier, fille de noble Antoine Ardicr, seigneur de Itoissal, l'un des cent gentilshommes de la maison du roi, et nièce de Paul Ardier. sieur de ficauregard, conseiller d'état, intendant et contrôleur général des gabelles, qui accompagna Henri III en Pologne, en 1573, et qui fonda l'hôpital d'Issoire en 1620 (2). Devenu veuf de Suzanne Ardier, Jean Guerin se remaria à Marguerite Charrier, fit son testament le 14 août 1657,
(1) Annales de la ville dlssoire, p. 153, 156, 165, 166, 180, 189, eic, etc.
(2) Annales de ta vM dlssoirt , p. 262 et êuiv.).
et fat inhumé le 16 avril 1660 dans l'église de Saint-Paul de la ville d'Issoire. Il laissa de sa seconde femme six enfants, tous légataires, le H août 1657, entre autn s:
Pierre Guerin, qui fut pourvu le 18 janvier 1662, de l'office de conseiller du roi . président de l'élection d issoire, vacant par la mort de son père. 11 épousa, le 21 juin 1676, Jacqueline de Fontfreyde, fdlc de Guillaume de Fontfreyde, écuyer, seigneur de Sauzet, conseiller à la Cour des aides de Clerroont, et testa le 1" juillet 1709, laissant : 1° Jean- Baptiste, qui forma le degré suivant; 2° Paul Guerin, doyen de l'église de Saint-Amable de ftioro, par brevet du 26 mars 1712; 3° François Guerin, commandeur d'Arbois avant 1743 ; 4° Victor Guerin, chanoine de la Sainte-Chapelle de Riom , par brevet royal de 1717.
Jean-Baptiste Guerin, institue héritier le 1 er juillet 1709, fut pourvu, le 23 mai 1711, de l'office de conseiller du roi, premier président en l'élection d'Issoire. Il s'allia, le 19 février 1713, à Gabrielle-Michelle Panay, fille de feu François Panay, écnyer, seigneur du DefTant, conseiller du roi, prévôt général en Auvergne, et de Jeanne Grosbost. Jean-Baptiste Guerin ne vivait plus le 8 mai 1732. Ses enfants furent : 1° François, qui suivra; 2° Claude Guerin , officier au régiment de Navarre. Celui-ci fit les campagnes d'Allemagne, où il mourut en 1742.
François Guerin, né le 18 avril 1717, fut conseiller du roi , lieutenant-général civil et criminel , commissaire enquêteur cl examinateur en la prévôté royale d'Issoire, lieutenant de police de la môme ville en 1741 , puis
conseiller-secrétaire du roi , maison et couronne de France, près le parlement de Besançon , le 16 décembre 4747. Il obtint les lettres d'honneur de celte charge le 17 août 1768, après vingt et un ans d'exercice. Il avait épousé, à Lyon, le 23 juillet 1743, Marguerite-Pierrette Loir, fiUe de feu Jean-Louis Loir, écuyer, conseiller-secrétaire du roi , maison et couronne de France au parlement de Besançon , directeur et trésorier de la monnaie à Lyon.
Une enquête testimoniale, du 19 avril 1774, dans laquelle furent entendus Jean-Joseph, marquis de Pons; Guillaume d'Estaing, François, comte de Combarel-Gibanel , et Jean-Baptiste de Murat-d'Enval , établit que François Guerin et son épouse étaient tous deux nobles. Ils laissèrent cinq enfants : 1° Jean- Louis-Gabriel Michel Guerin, qui forma le degré suivant; 2° François-Austremoine Guerin, élève d'artillerie, sorti de l'école en 1763, capitaine de la même arme en 1777. Il signa l'acte de coalition de la noblesse d'Auvergne en 1791, émigra peu de temps après, fut directeur du parc d'artillerie de l'armée de Condé, avec laquelle il fit toutes les campagnes de l'émigration, et fut promu au grade de lieutenantcolonel en 1797. Il était chevalier de Saint-Louis depuis 1791, et avait assisté à l'assemblée de la noblesse en 1789; 3 # A niable -Marie Guerin suivit exactement la même carrière que le précédent, et parvint aux mêmes grades; 4° Jean-Louis-Michel Guerin, chanoine de la cathédrale de Clermonl, dès l'année 1776 , fut nommé aumônier de madame Sophie de France , le 27 janvier 1781 ; il est décédé en 1804; Marie Guerin , mariée le 19 décem-
bre 1780, à M. Alexandre de Malafosse du Couffour.
Jean-Louis-Gabriel-Michel Guerin, cornette de cavalerie au régiment d'Escars, le 9 août 1761, fut comoqué à l'assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Riom, en 1789, signa l'acte de coalition en 1791, servit à l'armée de Condé, reçut la croix de Saint-Louis en 1815, et fut retraité comme capitaine de cavalerie on 1816. Du mariage qu'il avait contracté le 24 novembre 1766, avec Marguerite-Geneviève Reboul, fille de Louis-Ànnet Reboul , lieotenant-général en la sénéchaussée et siège pré- Sidial de Clermont, naquirent trois fils, savoir :
1° François-Marie Guerin , né en 1773 . entra au régiment du Viennois en 1790, éroigra en 1702, servit dans les chasseurs nobles de l'armée de Condé, puis en qualité de sous-lieulenant et de lieutenant au régiment d'Hohenlohe, se signala à l'affaire de Schussenried , où il reçut une forte blessure à la cuisse, et eut une main emportée en 1796 (1). Sa conduite dans cette campagne et les suivantes, lui valut la croix de Saint-Louis en 1797 , et celle de l'ordre du Phénix -d'Hohenlohe en 1816. Rentré en France en t800. M. Guerin donna de nouvelles preuves de fidélité à la dynastie dos Bourbons en 1815. Il est décédé sans postérité.
(1) Bhloirt d€ l'armée de Condé, par Théodore Murel, t. i, p. 313 . 314.
Emmanuel- Frédéric Guerin, reçu élève de marine en 1601 , lit la campagne de Saint-Domingue, assista à la bataille de Calder et à celle de Trafalgar en 1806, où il fut fait prisonnier par les Anglais.— De son mariage avec M"« d'Alexandre, est née une fille unique, mariée en 1843 à M. Paul Chardon du Ranquet, établi a Clermont.
3* Paul-Nectaire Guerin, né le 28 juin 1762, entra au service ; il était sous-lieutenant en 1803, chevalier de la Légion d'honneur en 1807 , capitaine en 1813 , chcf-d'escadron en 1816; chevalier de Saint-Louis en 1817, officier de la Légion d'honneur en 1823, et chef- d'escadron aux grenadiers de la garde en i 826. Dans ses vingt-cinq ans de service militaire, Paul-Nectaire Guerin a fait toutes les campagnes depuis l'an XII jusqu'à 1808, à la grande armée; celles de 1809 à 1813, à l'armée d'Espagne, et enfin celle de 1823 en Espagne, sous le duc d'Aogoulêmc. Cet officier est décédé en 1827, ne laissant que des filles, dont l'une d'elles, M"*Mathilde- Marie, à épousé , le 16 juillet 1846, M. Antoine- Martial Borel de Montchauvel.
ARMOIRIES. — D'ainr, au chevron d'or, accompagné en chef de deux étoiles de même, et en pointe d'une fleur de lis aussi d'or.
(Voyezpl.H.flg. 8.)
GUERIN. — Lors des recherches de 1666, Adrien Guerin, sieur de Chcvrièics, paroisse de Saint-Eloi, et Pierre Gucrin , dit Saint-Pierre , demeurant au château de Maubec , près de Thiers , furent condamnés chacun à 2000 fr. d'amende; mais il paraît que depuis lors cette famille s'est acquis la noblesse par les charges de finance et de magistrature. — Claude Guerin, écuyer, trésorier de France, seigneur de Chcrmonl et de Cruzicr-Neuf, près de Vichy; François Guerin, écuyer, secrétaire du roi, seigneur de Saint-Bonnct-d'outre-AHier, et Jean Guerin, écuyer, conseiller au présidial de Clcrmont, firent foihommage au roi, à cause des fiefs sus-enoucés, en 1686, 1699, 1713 et 1731 (1).
ARMOIRIES. — Inconnues.
de GUERIN. — Noble Pierre de Guerin, seigneur de Senthies et de Rhinodes, originaire a" Auvergne, s'établit en Albigeois, vers 1540; fut capitaine d'une compagnie de gens à pied , fit son testament en laveur de son fils qui suit, le 29 mars 1578, et mourut dans son château de Laval , la mfime année. Il avait épousé , le 4 mars 1553 , Isabean de Lisle, fille de Raimond, seigneur de la Valette. Jean de Guerin, son fils, seigneur de Senthies, capitaine
(i)Noms féodaux, p. 30<>.
d'infanterie , servit avec succès contre les ennemis do roi ; défendit le bourg de Loubers en 1590, testa en 1603, et mourut au château de Caila. 11 s'était allié par contrat du 17 avril 1583, à Jeanne de Lap:>yre, fille de puissant seigneur Antoine de Lapcyrc, gouverneur de Puy-Cely. De cette union naquit Georges de Gnerin , seigneur de Senthies et du Caila , maintenu dans sa noblesse en Languedoc, le 26 novembre 1668. Cette famille existait encore en 1787 (1).
ARMOIRIES. — Inconnues.
GUERRIER, seigneur de Romagnat, de Rezance, de Montrognon, Clcmensat, Prat et Bonne val. — Cette famille, dont quelques membres ont clé plus particulièrement connus sous le nom de Bezance, descend de Nicolas Guerrier, bourgeois, capitoul de Toulouse en 1522.— Jean Guerrier, bourgeois de Toulouse, acheta la seigneurie de Beaufort le 25 juillet 1565. — Pierre Guerrier, son petitfils, seigneur de Beaufort, fut maintenu dans sa noblesse le 3 juillet 1 669 , par jugement contradictoire de M. Bezon, intendant de Languedoc. — René Guerrier, fils de ce dernier, avocat au parlement, fixa son domicile à Clermont, par son mariage avec mademoiselle Taillandier, et son petit-fils, Jean-Joseph Guerrier, conseiller, y exer-
(t) Noms féodaux , p. 500.
çait les fonctions de maire en 1726. — Le membre le plus éminent de cette famille fut M. Pierre - Faron - Benoît Guerrier, seigneur de Beiance, Montrognon, Romagnat, Clémensat , Prat et Bonneval , reçu avocat général à la Cour des aides de Clermont en 1754, conseiller au parlement de Paris, et conseiller aux requêtes du palais en 1763, maître des requêtes ordinaires de l'hôtel du roi en 1768, reçu chevalier de Malte le 28 février 1775, cl mort premier président de la Cour des aides de Clermont, après avoir reçu, le 5 septembre 1786, des lettres de citoyen de la ville d'Avignon. — Son fils Ange-Joseph René Guerrier, conseiller au parlement en 1777, a laissé M. Alphonse -Faron -Ange-Malhur in Guerrier de Romagnat, ancien capitaine d'étal-major, chevalier de la Légion d'honneur, et actuellement maire de la commune de Romagnat, près de Clermont, habitant le château de Bezance.
ARMOIRIES. — D'aior, à la fasce d'argent accompagnée de trois billettes d'or, deux en chef et one en pointe.
(Voyerpl. Il ,fig. 9.)
Vers 1789 cette famille a écartelé ses armes et portait : au 1 er et 4* d'azur à trois aiglons d'or et un cœur de même aux centre; aux 2 e et 3« d'azur à la fasce d'argent accompagnée de trois Miettes d'or, deux en chef et une en pointe.
de la GUESLE, seigneur de la Guesle, de la Chaux- Montgros, de Copel, de Cliuteauneuf, de Busséol, barons
de Chars, en Auvergne, et marquis d'O, en Normandie- Cette famille avait pris son nom d'un château situé près de Vic-le-Comte , et qu'elle a possédé plosienrs siècles. Le président Blanchard, et après I . t i Audigier et Chabrol, en ont donné une généalogie que nous reproduirons, sans en garantir l'exactitude. Gautier delà Guesle, seigneur du lieu , accompagna le roi Saint-Louis à sa première croisade, et fut fait prisonnier avec ce monarque à Damiette, en 1250. Il eut pour fils et successeur Guillaume de la Guesle, damoiseau, qui laissa de Marguerite, sa fomme, quatre enfants mâles. Astorg de la Guesle, le plus jeune, est le seul dont on connaisse la postérité. Il s'allia avec Sabine de Boa mat ou Bournac, laquelle étant veuve et mère de trois fils , institua le second , Guillaume de la Guesle, deuxième du nom, pour son héritier universel, à la charge de porter le nom de Bouraat. Celui-ci laissa de sa femme, dont le nom est ignoré, Chalard de la Guesle, dit de Bouraat, qui vivait en 1333 (1). On lui attribue la fondation de l'église de Vic-le-Comte (2). Il laissa Roger de la Guesle, dit de Bouraat, marié en premières noces avec Rellone de Fontmorle (peut-être Fontnoble) ; 2* Mar-
(1) Cinq générations dans moins d'un siècle, cela se voit rarement
(2) La toute-puissance des comtes d'Auvergne à Vie, ne permet pas do croire qu'ils eussent laissé à un simple gentilhomme leur vassal, le soin de fonder la principale église du lieu, et de s en réserver, par conséquent, le patronage et autres privilèges attachés à la qualité de fondateur.
guérite de Limcuil, morte sans enfants. Il avait eu du premier lit Pierre de la Guesle, dit de Bournat, qui épousa Catherine Gomptour de Giou, de laquelle naquit Jean de la Guesle , dit de Bournat, seigneur du la Guesle, de la Chaux-Montgros , vivant en 1*59. Isabeau deNerieux, son épouse, le rendit père de François de la Guesle, bailli et gouverneur du comté d'Auvergne , capitaine de Mirefleur et de Dicu-y-Soit, maître d'hôtel de Catherine de Médicis (1). Ce fut lui qui renonça au nom de Bournat, pour ne retenir que celui de la Guesle. De son mariage avec Marguerite d'Anjjlars, naquit Jean de la Guesle, chevalier, seigneur de la Guesle, de la Chaux- Mon tgros, en Auvergne, et de Louvcau en Beauce, successivement ceuseiller au parlement de Paris, premier président à celui de Dijon, et enfin procureur général, puis président à mortier, au parlement de Paris. Il mourut en 1589, laissant de Marie Poiret, héritière de Louveau, en Beauce :
1° Jacques de la Guesle, chevalier, procureur général. au, parlement de Paris et conseiller du roi, mort en 1612. II. avait épousé Marie de Rou ville, dame de C&ars, terre qui fut érigée en barounie par lettres du mois de janvier 1605, enregistrées le 25 février suivant. Il laissa deux
(1) 11 devait être bien âgé lorsque Calherioc de Médicis vint en France.