‹ Nobiliaire d'AuvergneChapitre 8 sur 21 · TOMB · texte numérisé non relu

TOMB

l'un des trois trésoriers généraux des finances, créés par ordonnance du 28 novembre 1359. Jacques Gaite, son frère, fut élevé, dit-on, an siège épiscopal de Tournay ; cependant il ne figure pas sur le catalogue des évêques de cette ville; il est vraisemblable, dès lors, qu'il ne siégea pas , ou qu'il ne siégea que très-peu de temps , ce qui s'explique par l'état de guerre et de trouble dans lequel se trouvait le pays de Tournay au XIV e siècle. Ici semblent s'arrêter le crédit et la fortune de la famille (ïayte; cependant elle subsista long-temps encore; suia ant Chabrol , elle posséda la seigneurie de Nohanent jusqu'après 1547, et cet auteur ne va pas assez loin, car il résulte de plusieurs hommages rendus au roi par Antoine Gayte et Jean, son neveu, que ceux-ci possédaient la même terre en 1069, 1683 et 1717. Reste à savoir s'ils descendaient en ligne directe de ceux anoblis vers 1340; il est permis d'en douter, puisque la veuve de Claude Gayte, seigneur de Nohanent, dut se désister de la qualité de noble lors des recherches de 1666 (1).

La famille Gayte est encore représentée de nos jours dans plusieurs localités de la basse Auvergne.

ARMOIRIES. — D'argent , à trois bores de sanglier de sable.

(Voyeipl.7,flg.8.)

(1) Audigisr, t. i, p. 360.— D- Coll. v. Guette. — Aigueperse, 1. 1, p. 2St;t. il, p 344. — Chabrol, t. 4, p. 404 .— Noms féodaux , p. 462. — Productions de 1666.— Baluxe, U u, p. 161, 578.

de GEBEL IN - DE - FLORENSOLLES. — Famille d'ancienne extraction, originaire du Dauphiné, et établie à la Voûte , élection de Brioude, en 1666. Au nombre des titres qu'elle produisit alors , se trouvait un acte de foihommage rendu par Hugues de Gebelin, au fils aîné du comte de Valentinois, à cause du fier de Gebelin et de ses dépendances, en 1328. Elle justifia en outre de sa filiation et des services militaires de ses ancêtres, depuis Antoine de Gebelin, vivant avant 1508.

ARMOIRIES. — D'aiar, & la tour d'argent ajourée et maçonnée de sable, adextrée de deux fleurs de lis d'or surmontées d'une étoile de même ; et seoestrét de deux flèches posées en sautoir, accompagnée en pointe d'un globe, le tout d'or.

(Voyez pl. 7, flg. 9.)

GELY. — Jean Gely, écuyer de la paroisse de Valuéjol, vivait en 1285. Ses descendants, s'il en a laissé , ne sont pas connus en Auvergne, à moins qu'on ne les voie dans une famille de simples particuliers qui habitaient la paroisse de Ségur près d'AUanche en 1553 (1). — Une famille de Gclly, possédait les terres de Gincla et de

(1) D. Coll. — Chabrol , l. iv, p. 840.

Montmaur au pays de Foix, en 1640. Il y a lieu de croire qu'elle n'avait rien de commun avec celle d'Auvergne.

ARMOIRIES. — Inconnues.

de GENESTE. — Il a dû exister dans l'ancienne élection de Brioude , ou dans celle de St-Flour , une famille de Geneste, alliée, au XVI* siècle, avec les familles de Faucon- Villaret, de Chavagnac, d'Aubepcyre, et de Saunier. Cette dernière parait lui avoir succédé dans la propriété du Gef de la Chaumette en 1599. ( Voyez La Chaumelte).

11 existe en Languedoc deux autres familles de Geneste ; l'une d'elles, représentée par Pierre de Gcneste-du-Repaire, chevalier, capitaine commandant l'escadron de la Reine , rendit hommage au roi, en 1669, à cause de la seigneurie de Val , paroisse de la Nobre , relevant de la baronnic de la Tour. Cette possession de la terre de Val, par la famille de Geneste-du-Repaire , a dû être très-momentanée.

ARMOIRIES. — Ineonnnes.

de la GENESTE. — Jean de la Geneste, domicilié en la paroisse de St-Bonnet , élection de Brioude , dénia la qualité de noble en 1666. — Honoré de la Geneste, bourgeois, demeurant à Montaigut-le-Blin , vendit à Claude de la Geneste, écuyer, maître des postes à St-Gerand-le-

Puy , divers droits seigneuriaux dont il jouissait dans la paroisse de Ciernat, mouvant de Billy. — Claude de la Geneste , sieur de Presles, possédait des droits semblables à SUGerand-le-Puy r en 1712.

ARMOIRIES.— -Inconnues.

de GENESTINES. — Nous avons dit à l'article de la maison de Charpin , que le château de Gcnestiocs , situé dans la paroisse de St-Romain-d'Urfé , en Forez, relevait de celui de Thiers. Il nous reste à constater aujourd'hui qu'il avait donné son nom à une famille qui le possédait au XTV* siècle, ainsi que cela résulte de plusieurs actes de foi-hommage rendus par Guillaume de Genestines, dit Charboners, damoiseau, en 1300 et 1335, par Pochon de Genestines, son flls, en 1342; par Pierre et Jean de Genestines en 1350. La môme famille avait alors- un hôtel dit de Genestines , dans la paroisse de Béçai ou Bessay en Bourbonnais, et Charles de Genestines, écuyer, du Bourbonnais, est rappelé dans des hommages de 1500 et de 1506, comme ayant fait donation entre vifs dudit hôtel de Genestines, à Agnès de Genestines, aux droits de laquelle était alors la famille de Trollière (1).

ARMOIRIES. — Inconnues.

(1; Noms féodaux, p. 464 , «54.

db GENESTOUX. — La justice de Genestoux, située sur la rivière de Dore , près de Thiers , a donné son nom à une famille à laquelle appartenaient Jacques de Gènes* toux, écuyer, fils d'Y mbert Fayet, qui en rendit hommage en 1517; Christophe de Genestoux, neveu de Sébastiennc Fayet ou Fayette, qui accomplit la même formalité en 1540, et probablement aussi François, Louis, Alexandre et Jean de Genestoux, possesstonnés en Bourbonnais do 1686 à 1789 (1).

ARMOIRIES. — Inconnues.

de GIAC , seigneurs de Giac, de Vigosche (Châteaugay), de Gombraille , de Beaune , de Joserand , de Luçay , de Villeneuve, de Joy, de Bouchereuil, en Auvergne et en Bourbonnais. Cette famille, qui avait pris son nom d'une seigneurie située vers les limites de la Marche, entre Herment et Felletin, était très-ancienne; un seigneur de Giac fit un legs à l'église de Sl-Amable de Riom, en 1233; Guillaume de Giac, son fils, suivit cet exemple en 1252. Un autre Guillaume de Giac, frère

(1) Noms féodaux, p. 304, 4M. — Chabrol , U iv, p. 774.— Convocations de 1789 à Billy.

servant dans l'ordre du Temple, subit un interrogatoire à Paris en 1307. Jean de Giac fut le contemporain de Guillaume de la Tour-d'Auvergne, chanoine de Clermont et de Rheims, qui le nomme dans son testament du 2 avril 1315. Autre Jean de Giac servit activement dans les guerres du XIV e siècle avec un de ses fils qui y périt, mais celui qui surtout illustra son nom , ce fut Pierre de Giac , Gis putné du précédent. On croit qu'il débuta par la charge de trésorier de Beraud II, comte de Clermont, dauphin d'Auvergne, de laquelle il passa bientôt à celle de chancelier des ducs de Berry et de Bourbon , qu'il paraît avoir exercée simultanément ou successivement , et il fut promu, le 19 juillet 1383, à la dignité de chancelier de France, dont il se démit en 1388, tout en conservant jusqu'à sa mort, arrivée en 1407, le titre et les fonctions de conseiller privé du roi Charles VI. Ce monarque, ainsi que les ducs de Berry et de Bourbon, qu'il avait si utilement servis, le comblèrent de biens et de faveurs. Ce fut lui qui changea le nom de Vigosche en celui de Châteaugay, et qui fit bâtir cette belle résidence en 1381. Louis de Giac, son fils, fut grand échanson de France ; il servit avec distinction aux campagnes de Flandre et du pays de Juillers, où il fut fait prisonnier et taxé à une forte rançon que le roi et le duc de Bourgogne lui aidèrent à payer. Il laissa de Jeanne du Peschin, Pierre II seigneur de Giac et de Châteaugay, conseiller et premier chambellan du roi Charles VII, qui le fit ministre d'état et lui confia l'administration des finances en H24. Deux ennemis puissants, Georges de

la Trémouille (i) et le conétable 4e Richement, le* mômes qui avaient fait congédier le président Louvet, l'accusèrent de dilapidation, se saisirent do sa personne, lui appliquèrent la question, grâce à laquelle ils lui arrachèrent des aveux qui tinrent lieu de pseuves , et Us le firent périr précipitamment a Chàteau-Dun, le 3 janvier 142G. Il avait eu de Jeanne de Noillao de Châteaubrun, sa première femme, un ûls et une fille : Louis de Giac, deuxième du nom, qui mourut vers, 1480, sans laisser de postérité d'Alix 4e 1* Roone-ToumoÇUe , et Louise de Giac, mariée à Jacques do la QueuMfc* ai» enfants duquel passèrent tous ta b^ens de 1« maison de Giac (2).

ARMOIRIES. — D'or, à la bande d'azur accompagnée de six mcrleltos de sable es orle.

( Voyez pl. 8, flg. 1»*. )

GIBERT ou GILBERT, seigneurs de Brousses et, de Longcvialle, paroisse de Chaliers, près de St-Flour.—

(1) Le sire de la Trémouille avait ses raisons pour en agir ainsi: Il épousa la veuve de Pferre de Giac . Catherine de l'Iale-Bouchard, riche héritière qu'il convoitait, le remplaça dans le donMe poste de premier ministre et de sur intendant des finances, et après s'élre servi du conétable de Richemonl pour arriver à son but , il ne négligea rien pour le faire disgracier. {Dictionnaire encyclopédique de France , par Le Bas, t. %, p. 90.)

(2) Le père Anttlme , t. vi.— Chabrol, t. îv, p. 161. — Condamnation des Templiers, par Dupuy, édition de 1751, p. 16,208.— Noms féodaux , p. Wl.—Baluxe , t. il, p. 638. — Biographie*.

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Guillaume Gibert, écuyer, vivait on 1338; il eut pour successeurs Guillaume, deuxième du nom, en 1371; Guillaume fil et Hugues Gibert en 1145; et enfin, Bal» thazac Gibert , soigneur de Brousses, qui, com«w fondé de pouvoirs de Catherine Gibert, sa sceur, veuTe d'Antoine du Cbassaing, de la Voûte, rendit hommage de ce qu'ette tenait en fief du comte de Montpenaier en basse Auvergne ( WW). Ce Balthazar Gibert laissa tous ses bien* à Jeanne du CUassaing, sa nièce, qui épousa par la suite Léonet de la Fagelte (1450 à 1512). Si quelqu'un noua assurait que cette famille n'est autre que celle de Gir bertès , nous n'en serions pas étonnés (1).

ARMOIRIES. — Inconnues.

de GIBERTÈS ou GILBERTÈS, seigneurs de Gibertés, de Rlau, deCronce, d*Auvers, du Chambon, de Vissac, Montgranat et autres Heux. — Maison d'ancienne chevalerie et l'une des plus distinguées de l'ancien diocèse de Saint-Flour. Nous avons dit ailleurs que cette famille n'était pas différente de celle connue sous le nom de Blau. Ce (ait résulte clairement d'un grand nombre de titres des 13% 14 # et 15' siècles , et aujourd'hui nous sommes en mesure de donner la généalogie en entier, rédigée sur titres produits au cabinet des ordres du roi, en 1782.

(S) fh Coll —Noms fiodatkt , p. m

La maison de Blau-Gibertès a donné deux chanoinescomtes an chapitre de Lyon ; des chevaliers et dignitaires de Tordre de Sa int-Jcan-de- Jérusalem, des chevaliers de Tordre du roi et trois chevaliers de Tordre de Camayeox, fondé par le doc d'Orléans en 1 430.

La filiation est établie depuis Hugues Blau, chevalier, seigneur de Gibcrlès, paroisse de Cronce, à cinq lieues de Brioude, en 1250 et 1268. A cette dernière date, il obtint du pape Alexandre IV, une bulle d'information contre des ecclésiastiques qui l'avaient troublé dans quelquesunes de ses possessions, et ce fut le prieur de la Voûte qui fut chargé de cette information.

Hugues Blau, II e du nom, chevalier, seigneur de Gibertès, fit des acquisitions de rentes le 14 mars 1289 et 25 mai 1290, partagea avec Raymond Blau, son frère, ecclésiastique, le 6 novembre 1298, testa à Brioude le 4 juin 1303, et mourut avant le mois d'octobre 1313, laissant d'Agnès de Cbavagnac, sa femme, plusieurs enfants, entre autres :

Guillaume Blau, I er du nom, damoiseau, seigneur de Gibertès, lequel avait succédé à son père, lorsque le vendredi, après la fête de Saint-Michel 1313, il reçut une reconnaissance féodale de Bertrand de Fas, damoiseau. II acheta, en 1319, le mas de la Tremolière avec les droits seigneuriaux qui appartenaient à Hugues de Saint-Arcons, damoiseau. Charles de Valois, duc d'AIençon, baron de Mercceur, du chef de Marie de Joigny, sa femme, le nomma, en 1322, gouverneur des châteaux de Murs, de Chillac et de Saint-Cirgues. Guillaume Blau fit

trois testaments, dont le dernier est daté de Montpellier, te 6 mars 1 328. Du mariage qu'il avait contracté, en 1314, avec Marguerite de Jaffinel, fille de Hugues de JafGnel, seigneur de Peyrusse, près d'AIlanche, naquirent : 1° Guillaume II, qui suit; 2» Robert, qui embrassa l'état ecclésiastique; 3° Bernard, chanoine au Puy; 4° Agnès, mariée en 133*2 à Bertrand de Sévérac, seigneur du lieu, paroisse de Moissac-le-Châtel , près de Massiac; 5° Catherine, religieuse aux Chazes.

Guillaume Blau, II e du nom, chevalier, seigneur de Gibertès et de la Roche-Blau, était encore mineur lors de la mort de son père. Il acquit, en 1335, d'Armand de Rouffiac, certaines rentes que celui-ci avait à l'Opiat, reçut, en 1344, l'hommage de Bertrand de Digons-de-la- Rochette, et celui d'Antoine de Flageac, damoiseau, en 1347. Guillaume Blau contracta, en 1352, une espèce de fraternité d'armes avec Amé Dauphin, seigneur de Rochefort, qu'il accompagna dans diverses expéditions. 11 servit contre les Anglais, se trouva à la bataille de Poitiers, où il fut fait prisonnier en 1356, et conduit à Bordeaux avec Beraud II, dauphin d'Auvergne, les sires de la Tour, de Chalencon, de Montaigut et autres, et ne recouvra sa liberté que moyennant une rançon de 300 florins d'or que Amé Dauphin paya pour lui le 9 décembre de la même année. Il obtint, en 1365, des lettres de sauvegarde contre ceux qui en voulaient à sa personne, à ses biens et à sa famille* Guillaume II, qui avait lesté avant l'expédition de Poitiers, fit on dernier testament le 26 mai 1H7-2, dans lequel on remarque des legs pour

l'entretien des pontsconstruits sur l'Allier. Il avait épousé, le 7 juillet 1331» Marguerite de Chauderasse, fille de Hugues de Cbauderasse, damoiseau, et de Beraude Blau, celle-ci fille de Jean Blau , seigneur de la Rœhe-des-Pestels,et de Marguerite de Taillac. Il en eut dix enfants, dont un seul laissa postérité, ce fut :

Robert Blau, damoiseau, seigneur de Gibertès, de Cronce, de la Roche- Blau, de Chazotte et autres lieux « institué héritier en 1372. Le nom de sa femme est ignoré, mais on sait qu'il était marié avant 1380, et il mourut avant 1384, époque & laquelle Beraud Blau, son oncle, chanoine du Puy, tuteur de ses enfants, rendit hommage en leur nom au baron de Mercœur. Ces enfants étaient : 1° Guillaume III, qui suit; 2° Jean, 3° Hugues, morts sans alliances.

Guillaume Blau, HT' du nom» seigneur de Gibertès, Cronce, la Roche -Blau, etc., etc., fut élevé sous la tutelle de Beraud Blau, son grand-oncle , et succéda à Robert, son père, avant le 19 février 1393, date d'une transaction qu'il passa avec le chapitre de Saint-Flour, au sujet de 40 florins d'or que Guillaume II, son aïeul, Amé, Dauphin, seigneur de Rochefort et autres, devaient a cette église. Il rendit hommage à Beraud , dauphin d'Auvergne , comte de Clermont , baron de Mercœur, le 30 juillet 1405, et acheta, en 1409, des cens et rentes a prélever sur le lieu de Chambon. Il avait épousé, en 1399, Luce de Taillac ou Talbac, fille d'Astorg et d'Hélis de Vissac , qui s'était remariée à Jauberl de Bréon, seigneur de Mardogoe. Cette alliance lit entrer dans la maison de

Gibertés la terre d'Anvers et partie de celle de Vïssac. Guillaume III ne vivait plus en 1436. Ses enfants Turent : 1° Guillaume IV, seigneur de Gibcrtès, décédé sans postérité, et dont la veuve, Antoinette de Saint-Nectaire, se remaria à Antoine de Roche-Dragon ; 2° Hugues Blau , qui continua la descendance; 3° Astorg, chevalier de Saint-Jean-de-Jérusalem ; 4° Louis, religieux à la Chaise- Dieu; 6° Marguerite, mariée en 1423 à Artaud de Taillac, cosetgneur de Taillac et seigneur de Marge ride.

Hugues Blau, III* du nom, seigneur de Giberlès, de Cronce, d'Au\crs et en partie de Vissac. Il fut d'abord chanoine , comte de Brioudc ; mais sou frère atné étant mort, il lui succéda en 1450, remboursa la dot d'Antoinette de Saint-Nectaire, sa belle-sœur, partie en 1451, le surplus en 1459; rendit hommage à Louis de Bourbon, comte de Montpensier, baron de Mercœur, testa le 15 mars 1468, et mourut en 1479. Il avait été marié en 1450 à Eléonore de Dienne, fille de Louis, seigneur de Dienne, et de Baranne d'Eslaing, de laquelle naquirent trois fils, dont l'atné continua la descendance, et trois filles alliées aux maisons de Thiers-Lignat, de Bravard-d'Evssac et de Cbàteauneuf-Rocliebrune.

Guillaume Blau de Gibertés, V" du nom, chevalier, seigneur de Gibertés, de Cronce, d'Anvers et autres lieux, fils aîné et successeur de Hugues III, servit avec distinction sous Louis XI, qui le fit son conseiller et chambellan, par lettres du 5 novembre 1479. 11 fit un échange avec Hugues Blau, seigneur de Montgranal, sou cousin, le 13 août 1480, rendit hommage à Pierre, duc

de Bourbonnais et d'Auvergne , baron de Mercœur, le 12 novembre 1488 ; obtint dispense de sert ice personnel à cause de son âge en 1491, et renouvela l'hommage de ses terres à Gilbert de Bourbon, comte de Montpensier, baron de Mercœur, le 13 octobre 1493. 11 avait épouse, le 8 avril 1479 , Dauphine de la Roche-Totirnoëlle, fille de Philibert, seigneur de la Roche, et de Catherine de Lespinafse, pour la succession de laquelle il eut un long procès avec les maisons de Lespinasse, de Polignac et les Dauphins de Combronde qui, par arrêt du 7 février 1488, furent condamnés à lui payer une somme 625 écus. Un autre procès également soutenu au nom de sa femme, lui valut le tiers de la terre de la Roche, en Limousin, et un cinquième de celles de Rlanzat et Cebazat, en Auvergne. Guillaume de Gibertès fit un voyage dans la Terre-Sainte en 1520, était de retour en juin 1526, et ne vivait plus en 1530. 11 laissa : 1° Jean de Gibertès, dont l'article viendra; 2° Guillaume de Gibertès, auteur de la branche de Vissac; 3° Gilberle de Gibertès, mariée en 1505 à Guy d'Albars, seigneur de Clavières, de Saint-Cirgues, de Malbert et de Saint-Christophe ; 4 U Marguerite de Gibertès, qui embrassa l'état monastique.

Jean de Gibertès, chevalier, seigneur de Gibertès, Cronce, Au vers, le Chambon, la Roche-Blau, laChazolte et autres lieux, transigea avec Guillaume de Gibertès son frère, seigneur de Vissac, le 30 juin 1530. Jean Sluart, ducd'Albany, comte et gouverneur d'Auvergne, lui confia, par lettres du 30 mars 1534, la mission d inspecter l'artillerie existante dans les diverses places de la pro-

vince. il rendit hommage à Antoine de Lorraine, baron de Mercœur en 1535, 1537 et 1540. Il avait pris alliance, en 1523, avec Louise de Braque , fille de Philibert de Braque, chevalier. A celte occasion, la future reçut un don de 300 écus d'Anne de la Tour-d'Auvergne, duchesse d'Albany, comtesse d'Auvergne, qui lui paya en môme temps 300 autres ccus que lui avait légués Madeleine de la Tourd'Auvergne, sa sœur, duchesse d'Urbin, mère de Catherine deJMédicis. Jean de Gibertès mourut en 1562, laissa ut deux fils : 1° Gilbert, qui suit; 2° Philippe , chevalier de l'ordre de Malte, et quatre filles mariées à des gentilshommes du pays.

Gilbert de Gibertès, seigneur de Gibertès, de Cronce et autres lieux, servait, en 1560, en qualité d'homme d'armes dans la compagnie de M. de Bord i lion. Il épousa, enl562. Gabrielle do Chalmazel, fille de Claude de Chalmazel , conseiller et chambellan du roi , capitaine des gardes et maître des eaux et forêts du bailliage de Cornpiègne. Gilbert de Gibertès testa , le 13 juillet 1580, et mourut avant le 23 août de la même année, laissant cinq enfants : 1° Claude, qui continua la lignée; 2° Antoine, reçu chanoine, comte de Lyon en 1579 ; 3° G ilberte, mariée en 1588, à Fulcran de la Vaissière-Cantoinet ; 4» Anne, qui épousa Emmanuel d'Orsy, seigneur d'Ally; 5° autre Anne, légataire de son père en 1580, et dont le sort est ignoré.

Clacdb de Giberi::s, chevalier, seigneur, baron de Gibertès, servit avec distinction, et le roi Louis XIII, alors sous la régence de Marie de Médicis, sa mère, lui écrivit

le 6 juin 1612, pour loi annoncer sà promotion dans l'ordre de Saint-Michel f dont il reçut les insignes des mains du sieur d'AUincourt, gouverneur général du Lyonnais. De son mariage avec Claude de Chapellu, qu'il avait épousée le 21 septembre 1586, vinrent : 1* Antoine de Giberiès, baron de Gibertès, de Crouee, d'Anvers, ete., marié en 1638 à Catherine de Langeac, dame du Crest, de laquelle il n'eut pas d'enfant, et sa Succession passa en grande partie à Françoise de Gibertès, ci-après nommée; 2° Charles de Gibertès, seigneur de là Vigne et de Montrodat , du chef de sa mère, et père d'une fille unique qui se fit religieuse; 3° Françoise de Gibertès, mariée le 16 mai 1633, a Jacques de la Tour-d'Auvergne, fils de Martin de la Tour, seigneur de Murat-le-Quaire , laquelle Succéda à son frère âtné dans la terre de Gibertès qui, de la maison de la Tour, passa dans une bronche de la maison de Murat-Hochemaurc ; 4* Jeanne de Gibertès, épouse de Jean de Pons, seigneur de Lagrange.

Branche des seigneur* bfc Vissac. Cette branche i eu pour tige Guillaume de Gibertès, Gis puîné de Guillaume Y t seigneur de Gibertès et de Dauphine de la Hoche. Il épousa, le 7 juin 1528, Olive do Treigmo, fille de Louis de Treignac, écoyer, et de Jacqueline de Pontbriant. Jean Stuart, duc d'Albant, comte et gouverneur d'Auvergne, assista à son mariage et se rendit garant 4m paiement d'un legs de mille livres fait à la future par François de Pontbriant, son oncle maternel. La future reçut encore 600 livres que Magdeleinc de la Tourd'Auvcrgoe, duchesse d'Urbin, lui avait léguées. Guillaume de Gibertès était

l'un des écuyers de Catherine de Médicis, épouse du Dauphin de France, lorsqu'il mourut à Fontainebleau le 2 juillet 1546. Ses enfants furent : 1* Jacques de Gibertès, qui suivra ; 2° Louise, mariée le 23 janvier 1553 à Jean de Beaufranchet, seigneur du lieu; 3° Madeleine de Gibertès, qui épousa, le 28 décembre.... Guillaume de Bard, écuyer, seigneur du Crozet et de Fournial.

Jacques de Gibertès, seigneur de Vissac, succéda à son père en 15*6. Le roi François I er le nomma capitaine de Mur-dc-Barrès , le 28 juin de la môme année; le 7 juillet suivant, Henri, dauphin de France, le pourvut de l'office de châtelain de Clavières, et Charles IX, monté 'sur le trône, le confirma dans ses emplois le 28 février 1561. Jacques de Gibertès servit au camp de Marseille dans la compagnie du baron de Saint-Vidal , gouverneur du Velay, en 1577. Il avait épousé, en 1559, Antoinette de Rébé, fille de feu Jean , seigneur de Chcvrières et de Chalençon, en Vivarais, de laquelle il eut : 1° Pierre , mort sans postérité ; 2° Jacques , reçu chevalier de Malte en 1 582 ; 3° Philippe qui suit ; 4° Catherine, religieuse aux Chazes; 5° Claire, épouse de Jacques de Bar, écuyer.

Philippe de Gibertès, écuyer, seigneur de Vissac, fut du parti de la ligue, et servit sous le duc de Nemours jusqu'à la fin des troubles. Il épousa , en 1593, Marguerite de la Roque d'Azcnièrcs, et ne vivait plus le 24 avril 1616. Dix ans après cette date, c'est-à-dire le 5 septembre 1626, sa veuve, dûment autorisée, vendit à Louis du Cluzel et à Charles-Ignace de la Rochefou-

tomh in, 11.

cault, les droits que ses enfants avaient à Vissac, à la Viaile et à Vissaguet. Le même jour elle céda tons ses droits à Claude, son Gis aîné; les frères et sœurs de celui-ci furent : 1° Jacques, mort sans postérité; 2» Anne et Catherine, religieuses aux Chazes; 3° Jeanne et Gilbcrtc, dont on ignore la destinée.

Claude de Gibertès, fils aîné de Philippe, fut coseigneur de Vissac et seigneur de Beaune. Il épousa, le 30 novembre 1625, Claire de Carbonnel, fille de Charles, seigneur d'Eyris, et fut maintenu dans sa noblesse avec ses enfants, le 12 juin 1668. Il laissa : i° Pierre, qui suit; 2° François de Gibcrtès, d'abord chanoinecomte de Brioude, qui résigna ensuite en faveur* de son frère cadet et qui habitait à la Gorce , paroisse des Arbres, près de Riom-ès-Montagnes, en 1666; on ignore s'il était marié; 3° Antoine de Gibertès, chanoine-comte de Brioude, après la résignation de son frère en 1650.

Pierre de Gibertès fut marié, le 23 février 1659, à Marie Vallon , fille de Gcraud Vallon et de Dauphinc Giroux , demeurant au lieu de Saut , paroisse de Chassagnc-sur-Mégemont. Il fut maintenu dans sa noblesse avec son père et ses frères, le 12 juin 1668, et testa le 8 novembre 1683, laissant : 1° Noël de Gibertès, qui lui succéda; 2° Pierre, mort sans postérité; 3° Anne et Marie de Gibertès, religieuses au Bon-Pasteur de Clermont.

Noël de Gibertès, écuyer, seigneur do la Gouzou, né le 9 avril 1675, et baptisé le lendemain dans l'église paroissiale de Chassagne-sur-Mégemont , épousa, par

Contrat du 26 janvier 1707, Anne de Charbonnel, fille d'Hier de Charbonnel, écuyer, seigneur de Charbonnel, de la Gouzou , de Rochegude et du Bouchet. Les futurs reçurent la bénédiction nuptiale le 8 février suivant, dans l'église de Saurier, près de Champeix. Noël de Gibertès vivait encore en 1744, époque à laquelle il consentit une vente au profit de Balthazar de Pons , seigneur de Délestât. Il fut père de deux fils : 1° Etienne , qui suit : 2° Joseph , ecclésiastique.

Étienne de Gibertès , seigneur de Saint-Julien et de Saint-Priest , comte de Gibertès, baron de Cronce , reçut le jour le 16 avril 1714 et fut baptisé le môme jour dans l'église de Saurier, sa paroisse. Il servit en qualité de cornette . puis en celle de lieutenant de cavalerie au régiment de Clermont-Prince , jusqu'en 1744 qu'il fut obligé de se retirer pour cause de santé. Il épousa, le 19 juin 1746, Claudine-Marie Carton-de-Méranges-dcs- Eslivaux , fille de défunt Jacques de Carton de Mérangesdes-Estivaux , seigneur du Lac, et de Marie du Puy. Etienne de Gibertès racheta, en 1769, de Claude François de Murât, marquis de Mont fort- le-Rotrou , la terre de Gibertès , que ce dernier possédait du chef de Nicolas de Murât, son aïeul , époux de Marie de la Tour-d'Auvergne, dame de Gibertès. Il ne demeura du mariage d'Etienne de Gibertès avec Claudine-Marie Carton de Méranges, qu'un seul fils qui suit :

Pierre- Annet comte de Gibertès , baron de Cronce et d'Auvers, reçu page du roi en 1769, puis lieutenant de cavalerie, épousa, par contrat passé de l'agrément et

en présence de la famille royale à Versailles, le 6 avril 1779, Louise-Thérèsc-Charlotlc Le Mairat, fille de Louis- Charles Le Mairat , marquis de Bruyères-lc-Châtcl , président de la chambre des comptes . et de Marie-Thérèse Pecot de St-Maurice. Le comte de Gibertès eut l'honneur de monter dans les carrosses du roi le 26 avril 1779, et le 6 janvier 1782, sa femme fut présentée à la cour. Il racheta la terre d'Auvers de M. de Pons, le 12 mars 1784. Le comte de Gibertès n'avait pas d'enfants en 1784 (1).

ARMOIRIES. — D'azur, à la fasce d'argent.

(Voyez pl. 8, flg. 2.)

GILLET, seigneurs de Montagnaguct, de Brons, et d'Auriac, près de St-Flour. — Famille ancienne, originaire de St-Flour, où elle tenait déjà un rang honorable lorsqu'elle contribua de sa fortune à la construction d'une chapelle dans l'église des Jacobins, en 1434. Pierre Gillet, consul de la môme ville, eut l'honneur de complimenter le roi Charles VII, à son entrée à St-Flour, le 14 mai 1437, et il est vraisemblable que c'est à son intervention que le monarque accorda à la ville plusieurs privilèges avantageux à ses habitants. Dans des temps moins reculés nous voyons la famille Gillet posséder la

(1) La Chenaye-des-BoU , édition in-4« , t. xiv, p. 137 et suiv.

seigneurie de Brons, paroisse de Si Georges, et la terre d'Auriac, acquise du irarquis de Simiane, assister à l'assemblée de la noblesse de St-Flour , et jouir de tous les privilèges attribués à cet ordre. Pierre Gillet , avocat au parlement de Paris, né le 30 septembre 1673, succéda à Balthazar Gillet, son père, dans la charge de conseillerprocureur du roi au bailliage de St-Flour , par lettres du 17 janvier 1695; mais comme il n'avait alors que vingt et un ans, il obtint préalablement, le 14 octobre 1694, des lettres de dispense. — En 1708, Balthazar Gillet occupait les fonctions de secrétaire du roi en la chancellerie près la cour des aides de Clermont. — M. Gillet du Vernez fut nommé lieutenant- colonel dans le régiment do Rochechouart , le 30 mai 173'*.— M. Gillet, chevalier de St-Louis, qui a servi dans l'armée de Condé et qui est mort en 1830, n'a laissé qu'un fils, M. Gillet d'Auriac, domicilié à Brons. Il a épousé en premières noces, le 11 mai 1830, Marie -Cornélic-Vitalinc de Sartiges-de-Sourniac , morte en couches le 16 janvier 1833 (1).

ARMOIRIES. — Étartelces , aux 1 er et 4 e de gueules, à la croix (reliée d'argent; aux 2° et 5* d'azur, au lion d'argent.

(Voyez pl.8,flg.3.)

(1) Dictionnaire du < 'antal „ par M. de Ribier , p. 296.— Tablettes historiques de l'Auvergne, t. îv, p. 31.— Chabrol, p. 75, 715,

de GIMËL, barons de Gimel, de Sarrau, de Saint-Jal, de Paluel , seigneurs d'Arabur , de Chapdcs , de la Rochebriant , de Montchauvcl , d'Opme et autres lieux , en Limousin et en Auvergne. Maison de très-ancienne chevalerie de la province du Limousin. Elle tire son nom d'une terre située sur la rive droite de la Montanc, à deux petites lieues de Tulle , et qui dans les temps anciens avait titre de vicomte; dans la suite elle n'eut plus que celui de baronnie. Cette terre était divisée en deux parties qui avaient chacune son château féodal, désignés par les surnoms de Chûteau-Haut et Château- Bas de Gimel. L'un d'eux appartenait à la maison de son nom , l'autre aux seigneurs de Maumont, sans doute par suite de l'alliance de Marguerite, dite Pcyronne de Gimel, avec Pierre de Maumont , vers 1290. Abon, Ameil cl Guillaume de Gimel frères, souscrivirent une charte en faveur de l'abbaye d'Uzcrches , vers l'an 1080. liétie de Gimel fit un don à l'abbaye de Vigeois, par charte de 1111. Ranulfe, vicomte de Gimel, fut présent le 6 des calendes d'août 1126 , à un accord conclu au château de Pompadour, entre Golficr de Lastours et l'évêquc de Limoges. Kenaud de Gimel se déclara volontairement vassal de Raymond II, vicomte de Turcnne, le 26 janvier 1163 , et lui rendit hommage en présence des principaux seigneurs du pays , le 7 février suivant. Pierre de Gimel, chevalier, était à la croisade en 1252; son écu figure aux galeries de Versailles. Guy do Gimel , aussi

chevalier, est rappelé comme défunt dans une transaction passée entre Hélis de Brezons, sa veuve, et Guillaume de Brezons, son frère, le 15 avril 1333, ainsi que dans un acte du 4 février 1345, par lequel Bertrand de Maumont , coseigneur de Gimel , accorda à la môme Hélis de Brezons et à Guy de Gimel, son Gis, l'autorisation d'établir une porte et passage libre près du château dudit Maumont. Bernard de Gimel, époux de Guillemelte de la Cha poulie, dame de Sarran, près d'Egletons, transigea avec Geraud de Roche fort , au sujet de la succession d'Etienne de la Ghapoulie, son beau-père, en février 1358. Guy de Gimel et Guillemelte de la Chapoulie, sa mère , tinrent leurs assises au château de Sarran, en octobre 1365. Ce Guy épousa Jeanne de Maumont , le 24 mars 1371. Il reçut l'hommage de Guillaume Botier, à cause du manoir de la Boteyrie, le 15 mai 1388, et celui d'Hélène de Pleaux , dame de Puy-Aubert , ou Puy- Jaubert, le 14 novembre 1393. Jean de Gimel épousa, le 13 juillet 1399, Jeanne de Murat-dc-Cnw, fille d'Aymard-de-Murat et de Marie de Montclar. Jeanne de Murât parait sous le seul nom de Cros, dans l'hommage que lui rendit Bernard Fabry, de la paroisse de Sarran , le l* r mars 1426. De ce mariage vinrent : Guillaume do Gimel, baron du lieu; Louis de Gimel, seigneur de Saint-Jal, en 1443; Jeanne de Gimel, mariée en 1439, à Jean de Noailles , baron de Montclar et de Chambres , et Blanche de Gimel , alliée en premières noces à Pierre de Bcaufort, vicomte deTurenne, et remariée, en 1447, à Amaury de Montai , baron de la Koquebrou. Gabriel

de Gimel, baron du lieu, seigneur de Serran de Chapdes et autres lieux en 1486 , rendit hommage au vicomte de Ventadour, pour la seigneurie de Sarran, le 26 avril 1490. Il avait épousé Marguerite de Lastic, fille de Pons et sœur de Louis de Lastic , avec lequel elle transigea le 11 juillet 1501. Aymar de Gimel renouvela l'hommage de Sarran à Gilbert de Levis, comte de Ventadour, le 6 mai 1513, et il accorda lui -môme une investiture à Guy Lacasc, le 28 mai 1530. Claude de Gimel, François et Antoine de Gimel , furent successivement seigneurs de Chapdes, d'Oprae, d'Amour, des Girauds, de la Rochebriant et de Trufliac, pour lesquelles terres ils rendirent hommage en 1540, 1543, 1588, 1684. Le dernier fut condamné, sans doute par défaut, à 500 livres d'amende , lors des recherches de 1666 , et apre&lui on ne trouve plus en Auvergne que Anne de Gimel, épouse de Jean de Villelume, seigneur de la Villadière-TrufOac, paroisse de Sauvagnat , dame en partie de la terre des Girauds en 1670 et 1684. La branche des barons de Gimel et de Sarran , s'est éteinte vers l'an 1600, en la personne de Gasparde de Gimel, épouse d'Antoine de Lavaur, dont la succession passa dans la maison de Lcntilhac, par alliance de Malhelinc de Lavaur avec François de Lentilhac , le 25 octobre 1625. 11 parait que d'autres rameaux ont subsisté postérieurement , car on trouve Claude et Pierre de Gimel père et (ils , seigneurs d'Albonne, en Lyonnais, lesquels firent foi-hommage au roi à cause de cette terre en 1693, 1717, 1720 et 1734. M. de Gimel-dc-Lcspinat fut convoqué à l'assem-

niée du bas Litnonsin en 1789, et Guy, comte de Gimel , colonel d'artillerie, chevalier de Saint- Louis, mort dans l'émigration, a laissé de Marie- Anne Walsh , qu'il avait épousée le 9 novembre 1765, deux filles: 1° Anna de Gimel, mariée au comte de Montanet, et Laure de Gimel, ebanoinesse-comtesse à Ratisbonne en Bavière. Outre les alliances déjà mentionnées , la maison de Gimel en a contracté d'autres avec celles de Gontaud, d'Abzac, d'Hérail , de Nozières, de St-Quentin-Beaufort, de Giou , etc., etc.

ARMOIRIES : Burelé d'argent et d'aror de six pièces; à la bande de gueules brochante.

Voyez pl. 8, flg. 4.)

de GIOU ou GIOUX (Comptours), seigneurs de Giou , de Mialet , Rignac , et coseigneurs de Montclar , en haute Auvergne. — Cette famille, que les armoiries et la qualification de comptours désignent comme étant une branche de la maison d'Apchon , avait pris le surnom de Giou, d'une terre située près de Riom-ez-Montagnes. Guillaume, comptoor de Giou, transigea, le lundi après la fête de Saint-Jean-Baptiste, 1291, avec Étiennc de La Tour, tuteur de Pierre de Mariât et de Clarmonde Comptour, sa femme, mineurs, au sujet de la succession d'Armand Comptour, oncle dudit Guillaume et de ladite Clarmonde. Guillaume Comptour de Giou épousa Alix de Roussillon, dame de Uoussillon, près de Champs, laquelle étant veuve, rendit hommage au seigneur de

Tinières, en 1318 et 1329.— Bernard Comptour-de-Giou , l'un de ses descendants, fut marié, vers l'an 1400, à Antoinette de Bosredon , fille de Geraud de Bosredon , dit le Camos, seigneur de Bosredon et coseigneur de Montclar, en haute Auvergne, le même qui assista au mariage de Robert, dauphin d'Auvergne , avec Catherine de Vcauce , en 1390 , et qui accorda une investiture à un particulier du lieu de Mainterolles, près de Montclar, le 28 octobre 1396. Antoinette de Bosredon était veuve en 1430 , et elle avait eu de son mari un fils qui suit , et une fille nommée Alixent, mariée à Pierro do Crotes ou Croptes, ci-après mentionnés. — Bernard Comptour-de- Giou, deuxième du nom, agissant comme fondé de pouvoirs d'Antoinette de Bosredon, sa mère, assigna, par acte du mois de décembre 1452, à Pierre de Tournemire, époux d'Isabelle de Crotes, fille de Pierre de Croies et d'Alixcnt Comptour, certaines rentes sur le lieu de Montclar, et ce, pour complément de dot promise à la susdite Alixent Comptour. Bernard Comptourde-Giou fut compris à l'Armoriai de 1450, contribua, avec Guillaume de Montclar, Jean de Noailles et Georges de Bort, tous coseigneurs do Montclar et d'Anglars, à la restauration de la grosse tour de Montclar , en 1467. 11 réclamait contre les mêmes coseigneurs, en 1478, le droit d'exercer la haute justice dans le bourg d'Anglars, droit que Geraud Comptour-de-Giou poursuivait encore en 1485. Celte famille parait s'être éteinte en la personne de Léone Comptour, mariée avant 1519, à Pierre de la Rochebriant , seigneur de Chauvance , qui céda , la sus-

dite année, ses droits sur Anglars et Montclar, au seigneur de Valens (1).

ARMOIRIES. — D'or, semé de fleurs de lis d'azur; au chef d'azur chargé de Irais étoiles d'or et d'un I arabe! de gucolcs brochant (î).

(Voyez pl. 8, flg. 8. )

de GIOU ou de GIOUX, seigneurs barons de Gioude-Mamou , de Falcimagne , de Saint-Etienne, de Caylus et de Joussat , près d'Aurillac. — Maison d'ancienne chevalerie, illustrée dans la carrière des armes. Elle tirait son nom d'un château féodal situé à une lieue à l'est de la ville d'Aurillac. — Hugues de Giou , seigneur de Mamou, vivait en 1280. — Jacques de Giou, seigneur de Mamou, fut inscrit à l'Armoriai de 1450. — Claude de Giou, chevalier de St-Jean-dc-Jérusalera , commandeur de Cariât , se signala à la défense de Rhodes où il fut tué en 1480. — Pierre de Giou , son petit neveu , général des galères de l'ordre de Malte , s'immortalisa à la défense de cette place assiégée par Soliman, empereur des Turcs, en 1565. Il devint grand-maréchal de l'ordre, et deux fois ambassadeur du grand-maltre auprès du roi de France. — Autre Pierre de Giou, chevalier, seigneur

(1) Z>. Coll. — Armoriai de 1450, p. 0*.— Titres originaux. — Inventaire de Madic, p. 149, 150.

(2) Armoriai de 1450 , p. 71 , 94.

de Giou-de-Mamou » épousa vers 1470, Marguerite de Scorailles, fille de Louis de Scorailles, seigneur de Scorailles et de Roussille, et de Louise de Dienne. La postérité de ce seigneur, divisée en deux branches, a constamment suivi la carrière des armes.

La première de ces branches, celle des seigneurs de Giou-de-Mamou, alliée aux maisons de Gimel, de Langeac, de Dufort, d'Anglars-Saint-Victour, d'Anjony, de Malras, de Moustoulat et de la Roque-Montal, était représentée , en 1666, par Jacques de Giou, gentilhomme de la chambre du roi et de la fauconnerie de S. M. Louis XIII, auquel il avait rendu de grands services pendant les guerres du Languedoc et de la Rochelle , et qui plus tard avait commandé une partie de la noblesse d'Auvergne au ban de 1635. C'est en sa faveur que la chûtellenie de Giou fut érigée en baronnie, par lettres du mois de février 1633, enregistrées l'année suivante au Parlement et à la Cour des comptes. Il avait épousé , le 16 avril 1627 , Marie de Murât, fille de Christophe de Murat-Saint-Gcnest et de Jacqueline Le Grand , de laquelle il eut deux filles mariées dans les maisons de Bellenave et de La Chenaye.

Levy, ou plutôt Louis de Giou, chef de la seconde branche, dite de Caylus, fut ccuyer de la princesse de Navarre , duchesse d'Albret , sœur de Henri IV , et gouverneur de Calvinct. Il eut la gloire de battre le duc de Joyeuse dans les plaines de Montaudran, en Languedoc, ce qui lui valut une le;tre flatteuse du roi. Il testa le 20 janvier 1622 , laissant d'Anne-Marie de Plas : Jacques de

de Giou, maintenu dans sa noblesse en 1666, avec plusieurs Gis dont les descendants fournirent de nouvelles preuves pour des admissions à St-Cyr, aux pages du roi et à l'école militaire en 1707, 1714 et 1769 (1).

ARMOIRIES.— D'argent, à trois tourteaux de gueules.

(Voyez pl. 8, flg. 0.)

GIRARD , seigneurs de Ste-Radegondc , de la Tour- Vidal, de la Prugne, de la Richcrie, de St-Pons, de Montrodez, de Barscs, deCombaude, et barons de Rochefort. — l'amille anoblie en la personne de Pierre Girard , par lettres de Henri 111 , du mois de février 1583 , confirmées par Henri IV le 16 février 1598, en considération de ce qu'il avait servi en qualité de maître d'hôtel sous quatre rois successivement. Sa descendance, divisée en plusieurs rameaux , comptait avant 1666 , un secrétaire du roi devenu conseiller d'état, décédé avec le brevet de secrétaire d'état ; trois maîtres d'hôtel de leur majesté; un chevalier de l'ordre de Saint-Michel; un gentilhomme ordinaire de la Chambre ; deux receveurs gé~ néraux des finances à Riom ; un maréchal-de-camp gouverneur de la ville de Saint-Denis, et plusieurs autres officiers de divers grades. Parmi les alliances connues

(1) Preuves de 1666. — D. Coll.— Audigier, t. î , p. 351 ; t. m, p. 176. — De Courcellti t in-b # , t. ni, p. 246.

de la famille Girard , on remarque les noms de Forget , du Floquct, du Fayct, d'Arnaud, de Poisson, de Lespinay , de Verton , de Foucault-du-Dognon , de Mauvisière-Castelnau , de St-Aignan, de Paris, de Rousseau, de Faultray , etc., etc.

ARMOIRIES. — Goapé: as 1 "de gueules, à !a fasce d'or accompagnée «le six besanls de même; an 2* d'or, ao lion de sable.

(Voyez pl. 8,0g.

GIRARD. — Autre famille de la ville de Riom, anoblie en la personne de Guillaume Girard, en 1354 (I).

de GIRONDE, seigneurs de Gironde, de Bégoule, de Chalinargues , de Monteil, de Buron, de Neyronde, de Chûtcauneuf et de la Bastide. — D'après les généalogistes les plus estimés, entre autres le père Simplicien, Clabaud, Chéri d et de Courcelles, la maison de Gironde, l'une des plus antiques de la Guiennc , avait pris son nom d'une ancienne baron oie située au confluent du Dropt et de la Garonne, près de la Réole, terre qu'elle possédait dès le X e siècle, et qui passa par alliance de 1318, dans la maison d'Albret. De la branche des barons, puis marquis de Montclera en Quercy, formée en 1230 par Guillaume

(1) Dictionnaire du anoblU$tmenU , U n, p. 92.

de Gironde, fils puîné d'Arnaud II, baron de Gironde, sont sorties douze autres branches qui toutes ont tenu un rang très-distingué parmi la noblesse du Quercy, du Périgord, du Languedoc et de l'Auvergne. Arnaud de Gironde , Bertrand de Tournemire et Baimond de Chaluz étaient ensemble à la croisade en 1250 , ainsi que l'atteste un titre d'emprunt par eux souscrit à Acre , sous la caution d'Alphonse de France, comte de Poitiers et de Toulouse. Cette maison compte deux grands échansons de la cour, des chambellans et gentilshommes ordinaires de la chambre de nos rois, des chevaliers de Saint-Michel, des capitaines de cinquante et de cent hommes d'armes , des généraux et officiers supérieurs décorés de l'ordre de Sl-Louis , des gouverneurs de places , des chevaliers et dignitaires de l'ordre de Malte, et elle a obtenu les honneurs de la cour en 1779 , sur preuves faites au cabinet du Saint-Esprit.

La branche établie en Auvergne a eu pour tige Pierre de Gironde, fils puîné de Guillaume, seigneur de Thc*dirac en Quercy, et petit-fils d'Arnaud II, baron de Gironde en Guienne. On lui donne pour femme Aiglinc de Bochefort en 1275. 11 fit bâtir sur les possessions de cette dame , dans la paroisse de Molèdes , près de Massiac, un château auquel il donna le nom de Gironde, en souvenir de celui qui avait été le berceau de sa famille. Il en rendit hommage au sire de Mercœur, en 1291, hommage que sa \cuve et ses descendants renouvelèrent successivement savoir : Jean de Gironde en 1311 et 1322; Pierre II, en 1339; Pierre III, en 1393; Jean II, en 1413;

Louis de Gironde, en 1493. Ce dernier fut père de Tristan de Gironde, marié le 12 février 1502, à Catherine de Montservier, lequel renouvela l'hommage au baron de Mercœur, le 12 juin 1535. Il laissa François de Gironde, seigneur de Gironde, de Bégoule , de la Bastide et autres lieux, qui servit au ban de 1512, 1543 et 1557. De son mariage, contracté le 4 juin 1531, avec Jeanne de Saint- Paul, naquit, entre autres enfants, Antoine de Gironde, chevalier de l'ordre du roi, conseiller et premier maître d'hôtel de la reine Catherine de Médicis, qui , en considération do ses services, obtint du roi Charles IX, le 6 avril 1572, la concession d'un manteau doublé d'hermine et frangé , à placer derrière l'écusson de ses armes. Il avait épousé, par contrat du 19 juin 1571, Louise du Lac, dame du Monteil. De cette union vint Charles de Gironde, seigneur du Monteil. Celui-ci céda la terre de Gironde à Louise, sa sœur, qui la porta en dot à son second mari, Etienne d'Apchier, le 3 septembre 1604. Charles de Gironde fut maître d'hôtel de la reine Marguerite de Valois, testa le 4 janvier 1629 et fut inhumé dans l'église de Saint-André-de-Busséol. Anne de Marillac, qu'il avait épousée le 16 décembre 1618, lui donna plusieurs Gis , dont un seul continua la postérité ; ce fut Jacques-Louis de Gironde. 11 servit d'abord comme volontaire et puis comme capitaine au régiment de la Ferté. M. de Fortia , intendant d'Auvergne et commissaire du roi , le maintint dans sa noblesse le 7 août 1666. Il s'était allié, le 25 février 1648, avec Louise Jabaud, dame de Chaumes en Bourbonnais, de laquelle il eut,

entre autres enfants, Alexandre de Gironde, baron de Buron , seigneur du Honteil , de Neyronde et autres places , marié le 29 février 1688 avec Marie-Henriette d'Assé , de la province du Maine , qui le rendit père d'un fils et de quatre filles. Le fils fut André de Gironde, comte de Buron, vicomte d'Embrief, seigneur d'Escury et de Neyronde, pourvu, le 28 mai 1731, de la charge de grand échanson de France, et peu après de celle de lieutenant-général au gouvernement de l'islc-de- France, dont il se démit en faveur de son fils en 1757. Il laissa d'Anne-Antoinette de Boistel , fille d'un conseiller au parlement de Paris, six enfants , trois fils et trois filles. Deux des fils furent chevaliers de Malte. L'ainé , Marie-Louis- Victor- A médéc , qualifié marquis de Gironde, comte de Buron . lieutenant-général de l'Isle-de-Francc après son père, épousa, le 18 juin 1757, Adélaïde-Gcncviève-Marguerite d'Assé, sa parente, de laquelle il n'a eu qu'un fils unique décédé au berceau. Après sa mort, arrivée en 1777, la terre de Buron passa à MM. d'Assé, ses héritiers, qui la vendirent à la famille de Verdonnet. (Voyez Bêgoule.)

Des nombreuses branches de la maison de Gironde, il ne subsiste plus que celles de la Giscardie et de Montcorneil, dans les provinces méridionales (1). Outre les alliances déjà mentionnées, la branche établie en Auvergne en comptait d'autres avec les maisons de Cussc ,

(1) Histoire hiraldiqut des Pairs, par M. de Courcelles , t. X. Tome m. 12.

de Langeac, de Vassalieu, de Ruysselct alias Rochefort, de Molen-la-Vcrnède, d'AulierVillemonlée, d'Apchicr, de Bellin, de Roussel, de Mars d'Isserpens et de Chabannes- Curton. Jusqu'à la ûu du XVII e siècle, cette branche a porte les armes que nous donnons ici; plus tard elle a repris l'écartelé de Gironde et de Toulouse que portaient les branches du midi.

ARMOIRIES. — D'awr, & trois étoiles d'argent; à la colombe (on Gerfaut) essorante de même , surmontant l'étoile de la pointe.

(Voyez pl. 8, flg. 8.)

GIROT DE L'ANGLADE, famille anoblie en la personne de M. Henri-Joseph Girot, chevalier de la Légion d'honneur, nommé baron par lettres du roi Charles X, datées du 13 juin 1827.

M. Henri-Joseph Girot de l'Anglade, né à Issoire le i6 novembre 17S2, fut nommé en 1808, conseiller auditeur à la cour royale de Riom ; en 1810 , auditeur au conseil d'état, et en 1811, sous-préfet de l'arrondissement de Clermont-Ferrand , d'où il passa, en 1813, à * sous-préfecture de Mortagne (Orne). En 18U M. Girot revint à la sous-préfecture de Clermont-Ferrand , puis en 1817 il fut nommé à celle de St-Gaudens, et en 1818 à celle d'Issoire. En 1826 il devint administrateur des octrois de Paris. En 183i les électeurs de l'arrondissement d'Issoire le nommèrent membre de la

Chambre des Députés, et en 1843 le Roi l'éleva à la dignité de pair de France, par ordonnance du 14 août.

M. Girot a épousé en premières noces M lle Favard de l'Anglade , de laquelle il n'eut pas d'enfant. Un second mariage lui a donné un Gis et une ûlle.

ARMOIRIES.— D'azur, au chevron d'or, chargé de (rois étoiles de gueules et accompagné , à dexlre , d'nn croissant d'argent traverse d'une épéc de même, à séneslre d'une merlclte de même, et en pointe d'une tête de cheval aussi d'argent.

(Voyci pl. 8, ng. 9.)

de GISCARD ou tlSCARS. — Maison d'ancienne chevalerie du Quercy , momentanément possession née dans la haute Auvergne à la On du XVI e siècle, voici comment. Louis de Saint- Christophe, seigneur du bourg du môme nom, près de Pleaux, n'ayant laissé qu'une fille unique , Catherine de Saint-Christophe , elle épousa vers l'an 1469, Christophe d'Albars, seigneur de Clavières et de Saint-Cirgues-dc-Mdlbcrt , près d'Aurillac, auquel elle apporta les biens de sa maison. De cette union naquirent deux fils morts sans postérité , cl une fille nommée Antoinette d'Albars, mariée à Michel de Guirbault ou Gribault, écuyer. Ceux-ci laissèrent Guy de Gribault, qui eut de Catherine de Lentilhac , Gilberte de Gribault, dame de Cla>ièrcs, de Saint Cirgues-dc-Malbert et de

Saint-Christophe, alliée, avant 1591, avec Gabriel de Giscard», baron deThédirac, seigneur de la Giscardie, de Cavagnac et de Mesels , en Quercy , dont une fllle ou petite-fille, dame des terres sus-mentionnées, les porta en mariage dans la famille de Prallat, d'où elles passèrent, également par alliances, dans les maisons de Jugeais, de Vcilhan et de Vigicr-de-Prades , qui en jouissaient en 1630 (1).

ARMOIRIES. — Écartelées , aux l"el 4° de gueules , au lévrier courant d'argent ; aux 2 e et 3* d or , au cor de dasse de gueules.

(Voyez pl.», flg.

DE GLAVENAS, voyez Pollalion {De) t baron de Glavenas.

de la GLEIOLE, ou de la GLEÏSOLE. — Déranger de la Gleïolc, damoiseau , coseigneur du château d'Avalon , alias de Valon , relevant en fief de Picrrcfort , et en arrierc-fief de la vicomté de Cariât, rendit hommage au comte de Rhodez, vicomte de Cariât, en 1267

(I) Manuscrit de Deluguet, p. 63 , 64 , 65. — Généalogie de la maison de Unlilhac, au VI If volume des Archives de la Noblesse,

par Laine.

et en 1300. A ce dernier acte furent présents : Guillaume, vicomte de Murât, Guillaume de Turlande, et Robert d'Oradour, tous chevaliers. Leone de la Tour, veuve de Bérangcr de la Gleïole et tutrice des enfants d'Aldebert de la Gleïole, chevalier, avait aliéné des rentes assises sur la paroisse de Gussac , à Barlhole Jaquct , marchand à Mur- de -Barrés , qui en Gt foi-hommage au vicomte de Cariât en 1368. On est fondé à supposer que ce nom de la Gleïole , dans lequel il faudrait peut-être voir celui de la Guiole, n'était qu'un surnom, et que ceux qui le portaient étaient des descendants de Hugues de Cariai, comte de Rhodez , et de Bertrande ou Béalrix d'Âvalon , que les uns lui donnent pour femme et d'autres pour maîtresse, et que tous disent, par erreur, issue des comtes d'Avalon en Bourgogne. (Voyez Avalon.) (1).

ARMOIRIES. — Inconnues.

de GODET ou GOUDET. Lambert, seigneur de Godet, chevalier, assista au traité de mariage de Louise de la Tour. d'Auvergne avec Pons de Montlaur, du Vivarais, le 20 octobre 1387. Marquise de Godet, fille de Lambert de Godet et d'Alix de Tournon, a épousé avant 1309» Hugues , dauphin d'Auvergne. Elle était alors veuve de

(1) Noms féodaux , p. 45 . 47tt . 533. — Audigier , l. m , p. 58 et suivantes. — Echo du C an lai du 25 janvier 1840. — Art de vérifier les dates , édition de 1770 , p. 545.

Jean d'Aigrcfeuille, chevalier (I). Jean de Godet était chanoine-comte de Brioudc de 1498 à 1513, et Anton ia de Goudet fut mariée vers l'an 1500 à Faucon de Charhonnel. Le seigneur du Goudet fut convoqué au ban de 1543. — Il a eiisté d'autres familles de Godet en Champagne et en Normandie.

ARMOIRIES. — Inconoucs.

GOLBRAN, ou GOLEBRAN, peut-être GALLEBRUN (2). D. Col), cite plusieurs membres d'une famille de ce nom, tous décorés du titre de chevalier et de celui de damoiseau. Tels furent Vesian et Guillaume Golbran, en 124-9 et 1274; Geraud Golebran, en 1281 , Guillaume Golbran; II e du nom , coscigneur de Tourncmire, en 1298 (3), et enOn, Geraud II, damoiseau, en 1350. Ces renseignements étant les seuls que nous connaissions sur celle famille, il nous est impossible d'indiquer son berceau et même sa résidence en Auvergne.

ARMOIRIES.— Inconnaes.

(1) Bafaxe,t.i, p. 191, t. n, p. 3*2.

(2} On trouve des traces du nom de Gallebram cl de Gallebrun , en Bourbonnais, en Anjou , cl dans la Marche. Pierre Gallebram , chevalier, fit un échange de rentes avec un bourgeois de la ville de Moulins, en 1339. Geoffroi Gallebrun était possessionné près de Saumur en 1454, et Louise Gallebrun , dame de J a mages, dans la Marche, vivait en 1506. (Noms féodaux, p. 448, 512. 791).

(3)11 existe plusieurs seigneuries de Tournemire, en Auvergne, en Houergue, en Gascogne.

de GOLFIER on GOLPHIER. — Famille originaire du pays de Com brailles et très-ancienne. Ameil Golfier et son frère sont mentionnes dans l'acte de partage de ce pays en 1249. Amblard de Golfier ou Golfer, damoiseau, seigneur de Martillat, vivait en 1300, et Marguerite Golfier, sa fille, en 1321. — Bernard tic Vie se qualifiait sire de Golfier en 1333; Amblard Golfier, ou Golphier, II e du nom, vassal de Montrcdon, fut inscrit à l'Armoriai de 1450; Pierre Golfier ou Golphier est mentionne dans un acte de 1484; Mathieu Golfier ou Golfer, était coseigneur de Bourrassol en 1540; François Golfier, prieur de Notre-Dame-dc-Bon-Secours au diocèse de Châlons, et Françoise de Golfier, sa nièce, possédaient la seigneurie de Barses, paroisse de Sainl-Priest-des-Champs, en 1669,1676, 1716 et 1723 (1).

ARMOIRIES. — D'argent à la bande fuselée d'nznr.

(Voyezpl.Mg.2.)

de GONDÈCHE. — D. Coll cite comme vivant en 1298, Higal de Gondèche, écuyer, des environs de Tournemire.

ARMOIRIES. — Inconnues.

(i) D. Coll.— Baluze.— Noms féodaux.

de GONTAUD ou GONTAUT -BIRON. — C'csl ïune des plus considérables et des plus illustres maisons de France, originaire de la Guienne, où elle florissait dès le XII e siècle. Elle doit son éclat à la profession des armes. Outre un grand nombre de gouverneurs, de sénéchaux, de capitaines de cent hommes d'armes, la plupart décorés de Tordre du roi , elle a produit quatre maréchaux et " un amiral de France, six chevaliers du Saint-Esprit, onze lieutenants-généraux , huit maréchaux-de-camp et un lieutenant-général des armées navales; elle a aussi donné plusieurs prélats distingués à l'église , des conseillers d'état , des ambassadeurs de nos rois dans presque toutes les cours de l'Europe.

Brandélis de Gontaut, chevalier, seigneur de Bruzac, troisième fils de Gaston VI , baron de Biron et de Catherine de Salignac, épousa, le 18 janvier 1499, Antoinette de Tournemire , fille aînée de Guy de Tournemirc, seigneur de la Pcyre-en-Jordanne, et d'Agnès de la Roque. De cette union ne vint qu'un fils, Nicolas, dit Colart de Gontaut , mort peu de temps après sa mère , en 1500 ou 1501, et Brandélis se remaria à Anne Ricard de Gourdon-Genouillac , en Quercy.

Vers le même temps, Jean de Gontaut, baron de Biron, neveu de Brandélis, acheta de la maison d'Urfé, les baronnies d'Aurillac, de Conros et de la Bastide, qu'il posséda jusqu'à sa mort; mais alors Armand de Gontaut-Biron, son fils, maréchal de France , les revendit

à Nigaud de Saint-Martial, puîné de Drugeac, vers 1560.

Lors des guerres exterminatrices entre la France et l'Angleterre, aux XLV« et XV e siècles, la maison de Gontaut , divisée d'intérêts et d'affections , fournit aux deux partis de vaillants capitaines; plusieurs servirent la France avec une grande distinction , d'autres suivirent le drapeau de l'Angleterre, et parmi ces derniers se trouvaient les Gontaut, seigneurs de Badefol, près de Sarlat, dont l'Auvergne eut à souffrir de nombreuses déprédations. Mandonnet de Badefol se saisit deux fois du château de Miramont, près de Mauriac, en 1357 et 1374, et cette dernière fois il n'en sortit que moyennant composition. Après le combat de Briguais, près de Lyon , perdu par Jacques de Bourbon , comte de la Marche , contre les grandes compagnies, le 2 avril 1362, Seguin de Badefol , commandant un corps de 3,000 hommes, se porta sur le Forez et l'Auvergne, enleva Brioude par escalade, s'y fortifia et s'y maintint plus d'un an , faisant des courses jusqu'au Puy, à Issoire, à Clermont et à Riom; et lorsqu'il eut ruiné le pays, il en partit en vertu d'un traité conclu avec le duc de Berry et les états d'Auvergne , emmenant en Gascogne tout ce qu'il avait pris, ainsi que de riches trésors. Hélie de G ontaut- Badefol , fils du précédent, traita de la reddition de Turlande , près de Pierrefort , et de plusieurs autres places en Auvergne et en Rouergue, le 1 er mai 1388, et jura que pendant un an il ne serait fait aucun tort aux habitants de l'Auvergne, du Rouergue , de Toulouse, de Carcassonne et de Beaucaire. Ses descendants , devenus seigneurs de Hautefort , en adop-

tèrenllc nom, qu'ils illasirèrent. Cette branche de la maison de Gontaut s'est éteinte vers le milieu du dernier siècle ; mais celle des marquis de Biron subsiste toujours, représentée par Armand-Louis-Charles de Gontaut-Biron, nommé pair de France le 17 août 1815, et par Aimé- Charles-Zacharie , comte de Gontaut-Biron, son frère. Ils ont l'un et l'autre nombreuse postérité.

ARMOIRIES. — Écartelées d'or et de gueula.

(Voyez pl.9,flg. 3.)

de GORCE, de GORSES ou de la GORCE, seigneurs de Gorses, d'Aubepcyre, de Lescure, de Clauzades, Thérondels et autres lieux, en Auvergne et en Rouergue. — Il a existé dans les dépendances de la commune de Bredon, près de Murât , un château et fief appelé Gorce, ou Gorses, berceau d'une famille du môme nom, qui semble se confondre avec celle de Gasc , seigneurs des mêmes lieux. Armand de Gorscs-d'Aubcpeyre fut témoin d'un acte de fondation de prières faite au prieuré de Bredon, par Pierre III, vicomte de Murât, au mois de mars 1240. Jean de Gorses, damoiseau , vivait en 1309 et 1320. Vient ensuite Guillaume de Gasc {Vascon) qui prenait indifféremment les noms de Gorses et de Gasc , et qui se qualifiait seigneur de Gorces, de Lescurc-sous- Vigouroux, en Auvergne; de Clauzades et autres lieux, paroisse de Thérondels en Rouergue. Ce fut lui, suivant D. Coll , qui donna le nom de Gorses à si maison du Rouergue; il vivait en 1326, 1327, 13H, 1352 (Voyez

Gas, Gorses et Vasron). Pierre de Gorsc*, coseigncur de Talhac, sans doute par suite d'une alliance avec la maison de ce nom, fut père d'Arnaud , ou Artaud de Gorses, allié avant 1465 à Antoinette de Tourzel d'Alègrc, et vraisemblablement aussi de Catherine dame de Gorses, mariée à Guillaume de Gluzes ou Cluzel, capitaine de Murât , et maître des eaux et forêts de cette vicomté en 1450; elle était veuve en 1486. On trouve ensuite un Tristan de Gorses, seigneur du lieu, dont la veuve, Gabriellc de Comblât, fut maintenue dans sa noblesse en 1656 ou 1666 ; mais on ignore son ascendance : on sait seulement que sa succession passa par alliances dans les maisons de Prallat et de Cabanes-Comblat , qui rendirent successivement hommage du château et de la seigneurie de Gorses, paroisse de Brcdon, en 1669, 1684 et 1734 (1). 11 a existé plusieurs autres familles de Gorce et de la Gorce , en Langadoc , Vivarais et Forez.

ARMOIRIES. — Inconnues.

de GORDIÈGES, à présent GOURD1ÈGES. — La seigneurie de ce nom , aujourd'hui chef-lieu de commune du canton de Pierrefort, fut le berceau d'une famille d'ancienne noblesse, à laquelle appartenaient les seigneurs suivants : Bertrand de Gordiègcs (Gordeia), qui par acte de 1338, se reconnut vassal du vicomte de

(1) Noms féodaux, p. 203, 309, T75.- D. Coll.- Chabrol,

Cariai, et promit de lai rendre hommage; Jean et autre Jean de Gordiëges , chanoine-comte de Brioude, en 1394 et 1489. Jean de Gordièges, seigneur de Gabriac, en Rouergue , aliéna à Guy de Bénavent , seigneur de Mcls, certaines rentes assises sur le village de la Barthe , paroisse de Rueyre, près de Mur-de-Barrès en 1462. Georges de Gordièges, seigneur de Gabriac, époux d'Isabeau de Cayrac, fut père d'Amblard de Gordièges, marié à Catherine de la Valette et aïeul de Pierre de Gordièges, reçu chevalier de Malte au grand prieuré de Saint-Gilles, en 1547. Antoine de Gordièges-Gabriac , assista avec André de Cayrac et Guyon de Barriac , au mariage d'Antoine de Ribier, seigneur de Lavaur , avec Jeanne de Fontanges , sœur du seigneur de Palmont et de Cropières , le 11 octobre 1562. Vers le même temps vivait Marie de Gordièges, femme de Pons de Tilhet, baron d'Orgueil et de Mauron, en Quercy, et Marguerite de Gordièges, épouse de Guyon de la Vaissière , seigneur de la Vaissière, du Mas et de la Borie, paroisse de Raulbac, près de Maurs. D'après Y Indicateur nobiliaire publié par d'Hozier, en 1818 , une famille de Gourdièges existait encore en Languedoc avant la révolution de 1789. — La seigneurie de Gourdièges, sortie de cette famille, on ne sait à quelle époque, appartenait, en 1670, à René-Gaspard de la Croix, marquis de Caslries, qui en rendit hommage au roi , au nom de son épouse, qui était alors Elisabeth de Bonzi , sœur du cardinal de Bonzi , originaire de Florence et archevêque de Narbonne ou de Toulouse, et grand aumônier de la reine. La maison de Castries vendit

Gourdièges à M. de Bragicr du Ronchain , vers 1750. Les premiers seigneurs de Gourdièges portaient :

ARMOIRIES. — De gueules, an chef d'argent chargé de trois tourteaux de gueules.

(Voyez pl.9,flg.4.)

GOUGE de CHARPAGNE, seigneurs de Saint-Hércm , de Spirat , de Chaz et de Pérignat. — Maison originaire du Berry, de laquelle était Martin Gouge de Ctarpagne, lieutenant-général des ûnances du duc de Berry , conseiller de ce prince en 1402, évèque do Chartres en 1408, de Clermont en 1415 , et élevé à la dignité de chancelier de France par lettres du 3 février 1421. Il prononça on celte qualité, la sentence du duc de Valentinois, le 1" juillet 1422; il fut destitué le 6 avril 1425, et rétabli le 6 août suivant , jusqu'au 8 novembre 14*28. Il avait assisté à la donation du comté d'Evreux , faite par le roi Charles Vil à Charles Stuart , connétable d'Écosse , le 15 mars 1426. Il mourut le 25 novembre 1444. 11 avait eu pour frère Jean Gouge, trésorier du duc de Berry avant lui , lequel mourut en 1402. Celui-ci laissa : 1* Guillaume Gouge , maitrc-d'hOtel du roi , éveque de Poitiers en 1440; 2° Martin Gouge, père de Jean Gouge, II» du nom, conseiller-clerc au parlement de Paris , archidiacre de Saint-Flour, doyen de Thouars et maltre-d'hOlel du roi après l'élévation de Guillaume, son oncle, sur le siège épiscopal de Poitiers. Ce Jean Gouge testa le 20 septembre 1467, laissant héritière de tous ses biens Jeanne

Gouge, sa Gllc naturelle, mariée à Jean delaPrugne; 3° Jeanne Gouge, dame de Saint-Hércm, qui épousa, le -28 mai 1421, Jacques de Monlmoriu, seigneur d'Auzon, bailli de Saint-Pierrc-le-Mouliers ; 4° Marguerite Gouge, mariée la môme année 1421 , avec Jean de Langeac et de Brassac, chambellan de Charles VII, sénéchal d'Auvergne et de Beaucaire.

ARMOIRIES. — D'azur, à la fasce d'argent accompagnée de trois croissants d'or.

(Voyez pl. 9, flg.5.)

GOUSTAVE; voyez Coustave.

de COUTELAS, seigneurs de Donazac, de M entières, de Vaux et d'Aubax, vers Saugues et Saint-Flour. Jean de Goulelas ût foi-hommage au baron de Mercœur, en 1510; Quentin et Jacques de Coutelas furent convoqués j ii ban de 1543. Il est vraisemblable que celle famille était originaire du château du même nom, situé dans la paroisse de Marcoux, près du Lîgnon en Forez, et qu'elle nYlait pas étrangère à Jean, Guillaume et Isabelle de Gotoleuz, possessionnés dans la môme province en 1323 et 1342. Le château de Coutelas appartenait en 1780, à M. Ducros de Mont mars (1).

ARMOIRIES. — Inconnues.

(1) D. Coll. — Chabrol, p. 689. — Noms féodaux, p. 480.— Elat du Forez, p. 80.

DE GOUZEL, soigneurs de Ségur , de Saint -Saturnin, de Lavcr.al, de la Roche - Rousse , de Romaniargues et de Lauriat, élections de Saint- Flour et de Brioudc. Famille anoblie par lettres du roi Henri III, de Tannée 1581 , en la personne de Gabriel de Gouzcl ou Gouzet , sieur de Lavenal , flls de Jean Gouzel et d'Hélis de Ghaumeil , en récompense de services militaires rendus sous les ordres de M. de Montmorin- Saint-Hérem, et principalement pour sa belle défense de la ville d'AUanche contre les protestants, en 1574. On doit supposer que lors de la recherche des faux nobles, ces lettres ne furent pas produites, ou bien qu'on ne les trouva pas en règle, puisque les divers membres de cette famille furent condamnés à des amendes plus ou moins fortes. Toutefois le rameau des seigneurs de Lauriat, paroisse de Beaumont, élection de Brioude , a été relevé de cette déchéance : il a fourni ses preuves pour l'École militaire en 1767. Charles de Gouzel, dit de Lauriat, était olGcier au régiment Royal- Comtois, de 1781 à 1790.

ARMOIRIES. — De gueules, à la eoquilled'arçent sommée d'une éloife d'or ; au chef de même, chargé de trois étoiles de gueules.

(Voyei pl. 9,0g. 6.)

de GOUZOLLES, seigneurs de Gouzolles et de la Roche. — Cette famille avait pris son nom d'une seigneurie située dans la commune de Peyrouse, près de Montaigu en Gombraille. Elle fut inscrite à l'Armoriai de 1450 et portait alors de gueules, à trois feuilles d'or. André de Gouzolles, écuyer, marié le 16 avril 1497, avec Marguerite de Combettes, fut le quatrième aïeul de Claude de Gouzolles, seigneur dudit lieu, maintenu dans sa noblesse en 1666. André de Gouzolles , II e du nom , fut pourvu de la charge d'écuyer de l'écurie du roi Henri II, par lettres du 26 août 1552 ; Jean de Gouzolles servait en qualité de capitaine sous Louis XIII , et Pierre de Gouzolles , capitaine au régiment de Lorraine , fut l'un des premiers officiers décorés de l'ordre de Saint-Louis, après sa création en 1693. Gilbert de Gouzolles, seigneur du lieu, fit foi-hommage au roi en 1722.

ARMOIRIES. — D'argent , à trois feuilles de sinoplc.

(Voyez pl. 5, flg. 3.)

de GOY ou GOYS. — Pons de Goy, chevalier, seigneur de Ulmo (peut-être Omme) f assista au contrat de mariage de Pons de Monllaur, avec Louise de la Tourd'Auvcrgnc, passé au Puy le 20 octobre 1387. — Nobles Louis et Jean de Goys père et fils, sieurs de Sansac,

diocèse du Puy, furent maintenus dans leur noblesse le 15 janvier 1671. Antoine-Louis de Goys de Mazcyrac, au diocèse du Puy , fournit ses preuves pour l'Ecole militaire le 9 février 1782.

ARMOIRIES. — Inconnues,

de GO Y ou de GOUY, famille qui, selon La Chenayedes-Bois, serait originaire des Pays-Bas (1) , et qui aurait donné plusieurs hauts baillis dans le Brabant , le Hainaut et les Flandres ; des principaux officiers de la cour des ducs de Bourgogne ; un ambassadeur au Traité d'Arras de 1482. Celle famille est attachée au service de France depuis trois siècles; elle s'est établie successivement dans les provinces du Languedoc (2), de l'Auvergne et du

(1) Cette assertion ne nous parait pas fondée : d'abord parce que le nom de Gouy. connu dans les Pays-Bas, ne semble pas être le même que celui de Goy, et que d'ailleurs les armoiries n'offrent aucun rapport entre elles , car la maison de Gouy, aux Pays-Bas , porte : d'argent, à l'aigle éployée de table. (Voyez Y Armoriai des familles nobles t 1782, t. m, p. 152.— Elrennes de la Noblesse, 177G, p. 113 — Dictionnaire de la Noblesse, par de Cou réelles, 1820, 1. 1 , p. 301. ) Nous croyons donc d'autant plus vraisemblable que la famille de Goy est originaire d'Auvergne, qu'il existait des bourgeois de même nom à Aigueperseen 1508. (Voyez les Noms féodaux, p. 484).

(2) La famille de Goys do Languedoc, ou plutôt du Velay, est connue dans le pays depuis 1387, c'est-à-dire à une époque bien antérieure à celle indiquée par La Chenaye-des-Bois , porte: d'or, au chevron d'azur chargé de trois fleurs de lis d'argent. (Voyez Y Armoriai historique de la noblesse, par M. de Mileville, 1845, p. 114.

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