V. — Traduction française de Vacte qui précède
A la requête qui m'a été faite, je soussigné Doyen, en témoignage de la vérité, sur l'autorité des annales ecclésiastiques de cette église, atteste qu'à l'Illustrissime Seigneur Paul-Grégoire de Hoffmann, Colonel-lieutenant du Sérénissime Électeur Palatin, avec son épouse l'Illustrissime Dame Anne-Catherine, née de Bellersheim, est né en l'an du Christ 1708, le 30 avril, un fils qui, lesdits mois et an, a été tenu sur les fonds sacrés, par le Sérénissime Prince Guillaume de Hesse-Rheinfeld, représenté par le Seigneur Préfet supérieur de Webel, assisté du Seigneur de Moser, lequel enfant a été nommé : Jean-Ernest-Guillaume.
En foi de l'extrait et de l'attestation qui précèdent j'ai apposé ici mon sceau ordinaire et signé de ma propre main, ainsi fait. Ce que j'atteste (signé) Andréas Schwarz, Doyen et Conseiller de l'église.
Donné à Muschenheim, le 6 août 1731.
Pour traduction conforme à l'acte original latin :
Bruxelles, le 7 mai 1860.
(Signé) V. Hanssens, traducteur juré.
Les annexes E et F ont été déposées par Monsieur François-Charles-Isidore de Hoffmann, en l'étude du notaire Martroye à Bruxelles, par acte passé devant ledit notaire le 7 juin 1860, pour faire partie de ses minutes.
G. — Lettres patentes qui accordent à François-Charles-Isidore de Hoffmann
reconnaissance de Noblesse.
LÉopoLD, Roi des Belges, A tous présents et à venir, Salut :
Le sieur François-Charles-Isidore de Hoffmann, Secrétaire général des Compagnies belges d'Assurances générales sur la vie et contre les risques d'incendie, domicilié à Bruxelles, fils de Pierre et d'Anne-Catherine de Thier, petit-fils de Jean-Ernest- Guillaume et de Marie- Catherine Dounot,
Nous ayant fait exposer qu'il appartient à une ancienne famille noble d'Allemagne, et nous ayant fait supplier de lui accorder des lettres de reconnaissance de noblesse; Nous, sur le rapport de notre Ministre des Affaires Etrangères, conforme à l'avis du Conseil héraldique, avons, par notre arrêté du 19 mars de la présente année, favorablement accueilli sa requête. En conséquence, désirant profiter de la grâce que nous lui avons faite, ledit François-Charles-Isidore de Hoffmann s'est retiré par devant notre Ministre des Affaires Etrangères, spécialement à ce par nous commis, à l'effet d'obtenir les Lettres patentes nécessaires.
A ces causes considérant que de tout temps les concessions et reconnaissances de noblesse ont été utilement employées, non-seulement à récompenser les belles actions et les services rendus à l'État, mais encore à en perpétuer le souvenir dans les familles; si est-il qu'il Nous a-plu reconnaître et par les présentes, signées de notre main. Nous reconnaissons de Notre propre volonté, autorité royale et constitutionnelle, ledit François-Charles-Isidore de Hoffmann et ses descendants des deux sexes, nés de légitime mariage, comme appartenant à la Noblesse du royaume. Voulant qu'il jouisse de toutes les prérogatives que la Constitution et les lois attachent ou pourront attacher à la Noblesse. Qu'il soit inscrit en ladite qualité aux registres ouverts à cet effet près notre Conseil héraldique, et qu'il y fasse dessiner ses armoiries. Permettons audit François-Charles-Isidore de Hoffmann de prendre en tous lieux et en tous actes le prédicat de Noble et d'Ecuyer, et de porter les armes de sa famille, telles qu'elles sont décrites et figurées aux présentes,
savoir : d'azur au chevron d'argent, chargé de trois fleurs de grenadier de gueules, feuillées et tigées de sinople, et accompagné de trois étoiles à cinq rais d'or, l'écu timbré d'un heaume d'argent, grillé et liseré d'or, fourré et attaché d'azur, aux bourrelet et hachements d'argent et d'azur.
Nous requérons les Empereurs, les Rois, les Ducs, les Princes, les Comtes, Seigneurs et Souverains, quels qu'ils puissent être, ainsi que tous ceux à qui il appartiendra ultérieurement, de reconnaître comme Nobles ledit François-Charles- Isidore de Hoffmann et ses descendants légitimes des deux sexes, et de les laisser jouir librement de l'eflet des présentes et des prérogatives y attachées.
Mandons et ordonnons aux cours et tribunaux, aux autorités provinciales et communales et à tous autres officiers et fonctionnaires, tels qu'ils soient, non-seulement de reconnaître Messire François-Charles-Isidore de Hoffmann, Ecujer, et ses descendants légitimes, en tout ce qui précède, mais de les maintenir et protéger au besoin. Et afin que ce soit chose ferme et stable à toujours, Nous avons ordonné que les présentes soient revêtues du sceau de l'État.
Donné au château de Laeken, sous Notre seing royal et le contre-seing de Notre Ministre des Affaires Etrangères, le trentième jour du mois de septembre de l'an de grâce mil huit cent soixante.
Signé : LÉOPOLD.
Par le Roi :
Le Ministre des Affaires Etrangères,
Signé : B°^ de Vrière.
Les présentes lettres patentes, vues par le Conseil héraldique, ont été transcrites
dans le registre ofîiciel des diplômes, et il en a été tenu note dans le registre
matricule de la noblesse.
Bruxelles, le 26 novembre 1860.
Le Président du Conseil,
Signé : C® de Sauvage.
Le Greffier,
Signé : Loumyer.