‹ Nobiliaire des Pays-Bas et du comté de Bourgogne (volume 2)Chapitre 47 sur 59 · C. Laurent de Malcote · texte numérisé non relu

C. Laurent de Malcote

D. Catherine de Malcote.

E. Anne de Malcote.

F. Désiré de Malcote, mayeur de Nivelles, épousa Jeanne van den Eeckhoute (2), de laquelle il eut : a. François, dit Jean de Malcote, seigneur de Neufcourt (Voyez ci-après la note IP), — et b. Marie de Malcote, mariée à don Blase de Allagon (3), d'une maison royale d'Espagne, qu elle rendit père de dona Marguerite- Jennie-Thérèse- Victoria de Allagon.

G. Maximilien de Malcote, secrétaire du roi en son conseil privé, par lettres patentes du 28 juillet 1632, qui épousa Catherine Roberty ou RoBERTi (4). Leurs enfants furent : 1" Jean van Malcote, bailli de Givet et d'Agimont, et receveur-général du roi, époux de N.... van de Winckel, dont il eut : Jean-François-Maximilien-Johazinthe et Jacques de Malcote; — 2° Remacle; — .3" Jacques de Malcote, échevin de Louvain en 1655, 1656 et 1660, conseiller en 1657, 1658 et 1661; — 4° Barbe; — 5° Anne- Thérèse; — 6° Marie-Anne; — 7° Octave; — 8° Balthazar; — 9° Charles- Louis, jésuite; — et 10° Henri de Malcote.

H. Jean-Baptiste de Malcote.

/. Anne de Malcote, mariée à Pierre Roberti. Dont Remacle et Phijip- • pote Roberti.

Et K. Jean-Charles de Malcote qui succéda, par testament de son père, au fief de Kessel. — 11 épousa, en premières noces, Anne van Griecken (5), et, en secondes noces, Philippote Francquin. De cette alliance vinrent :

Thomas de Malcote et François-Thomas de Malcote, seigneurs en Kessel, Cumptich, Vissenaeken, Beyssem, etc.

VIII. Chrétien van Malcote, dit de Kessel, épousa Catherine Bruyninck (6). De ce mariage naquit :

(]) DE Viron : d'azur au palmier arraché d'or, au chef d'or, chargé d'une aigle de

sable (Fig. 3"2).

("2) VAN DEN Eeckhoute : d'argent au sautoir de gueules (Fig. 33).

(5) DE Allagon : parti; d'or à G tourteaux de sable, 2, 2 et 2, - et d'or à 4 pals de gueules (Fig. 54).

{4.) RoBEKTY : d'or à 3 roses de gueules, au chef d'azur chargé d'un griffon passant d'or (Fig. 35).

La famille de IIoberti, une des plus anciennes patriciennes de S'-Trond, au Limbourg belge, porte : d'or au chef échiqueté de même et de sable de 2 tires.

La famille Hoberti, anoblie en 1652, en la personne de Michel Roberti, seigneur d'Ocoche, natif d'Anvers, porte : d'azur à 2 chevrons d'argent, accompagnes en chef de 2 étoiles à 6 rais d'or et en pointe d'une tête de lion arrachée d'argent, armée et lanipasscc de gueules.

(a) VAN Griecken : porte comme ci-devant.

((i) Briiynl>ck : d'or à 2 fasces de gueules, au franc canton d'argent à 3 lions de sable (Fig. 30).

[, Guillaume de Malcote, dit de Kessel, épousa, en premières noces, Elisabeth VAN DER HuLST (1), et, en secondes noces, Catherine Foer. — Du premier mariage vint :

X. Arnould van Malcote, dit de Kessel, qui épousa Catherine Roeckeloos, d'une famille admise au lignage de van Redingen, à Louvain (2). Cette dame mourut en 1653. — Leur fils Jean-Chrisostôme suit.

. Jean-Chrisostôme van Malcote, dit de Kessel, mourut le 4 août 1667, ayant épousé Marie-Marguerite de Smedt (3). De cette alliance vint :

. Jean-Chrisostôme van Malcote, né à Louvain, en la paroisse de S*-Pierre, le 1 janvier 1641, et y "inourut le 21 novembre 1672. Il avait épousé, en la même paroisse, le 22 janvier 1664, Marie van Bueren (4). Leur fils Guillaume suit.

XIII. Guillaume van Malcote, épousa, en premières noces, Elisabeth Jooris, laquelle mourut le 13 janvier 1709; et, en secondes noces, Jeanne Staes (5). Les enfants nés du second lit furent :

1° Marie-Thérèse van Malcote, mariée à Pierre van Mechelen (6). 2° Jeanne-Marie van Malcote, femme de Chrétien van der Linden Ç). 3° Jean-Chrisostôme van Malcote, prêtre.

4<> Guillaume-Egide, dont l'article suit. Et 5° Jeanne-Thérèse van Malcote.

XIV. Guillaume-Egide van Malcote épousa Isabelle-Françoise -Robertine van Acker, dont il eut les cinq enfants qui suivent :

1° Guillaume-Joseph. Son article suit.

2<* François-Joseph van Malcote, pharmacien à S^-Nicolas, veuf de Julienne van Gaver, de S*-Nicolas.

3** Jeanne-Philippine- Josèphe van Malcote, mariée à Reinold de Smet.

4° Marie- Jossine van Malcote.

Et 5° Philippe van Malcote, né à Hamme, près de S*-Nicolas (Waes), le 7 avril 1766, notaire à Hamme, marié à Caroline-Thérèse Reynarts, née également à Hamme le 10 avril 1772, fille de Ferdinand-Philippe- Antoine-Jacques Reynaerts, et de Marie-Catherine van der Boenten. — Leur fille, Marie-Françoise-Thérèse van Malcote, née à Hamme le

(1) VAN DER HuLST : d'argent à 3 feuilles de houx de sinople (Fig. 37).

(2) Roeckeloos : d'or à la fasce de gueules, chargée de 3 coquilles d'argent, au lion naissant de sable sur la dite fasce (Fig. 38).

(3) DE Smedt : de sable au chevron à trois croissants d'argent, à la bordure engrêlée de gueules (Fig. 39),

(4) VAN Bueren : d'argent au lion de sable lampassé de gueules, couronné d'or (Fig. 40).

(5) Staes : d'argent à la fasce d'azur, à un lion naissant de gueules, issant de cette fasce, et accompagnée en pointe d'une branche de chêne à trois glands d'or, tigéc et feuillée de sinople (Fig. il).

(6) VAN Mechelen : d'or à 3 pals de gueules, au franc canton d'argent à 3 fleurs-de-lis au pied coupé de sable (Fig. 42).

(7) VAN DER Linden': de gueules, au chef d'argent chargé de 3 maillets penchants de sable (Fig. 43).

Complément. 33

29 octobre 1795, fut mariée, le 22 octobre 1817, à Jean-Baptiste de Kepper, notaire dans la même ville, qu'elle rendit père de Philippe- Antoine-Marie DE Kepper, aussi notaire à Hamme et conseiller provincial pour le canton de Hamme, né à Hamme le 7 novembre 1821, époux d'Eulalie-Victoire-Louise van der Donckt, née à Crujshautem le 29 janvier 1823, enfant unique de François-Joseph-Théodore van der Donckt, membre de la Chambre des Représentants.

XV. Guillaume-Joseph van Malcote, né à Hamme le 21 janvier 1764, fut notaire

et maire de la commune de Belcele en 1804. — Il mourut à S*-Nicolas

le 27 avril 1814, ayant épousé, en premières noces, Anne-Catherine van

Hese, et, en secondes noces, Barbe-Caroline Janssens. — De ces deux

alliances vinrent :

(Du P"^ Lit.)

1° Charles-Louis van Malcote, né le 22 juillet 1793. 2" Robert-Joseph van Malcote, mort garde d'honneur de l'empereur Napoléon I, à la bataille de Leipsig, né le 1 février 1795.

(Du 21 Lit.)

3° Philippe-Rudolphe van Malcote, né à Belcele le 2 septembre 1803. Célibataire.

4° Edouard-Alexandre-Joseph van Malcote, né à Belcele le 20 août 1805, médecin à S*-Nicolas, veuf de Delphine Gaman, de Termonde, sans enfants.

5° Julien-François, qui suit.

6° Clémence-Caroline van Malcote, née le 14 février 1809, supérieure actuelle du couvent du Sacré-Cœur de Jésus, à Jette S*-Pierre, près de Bruxelles.

XVI> Julien-François van Malcote, né à Belcele le 5 mars 1807, épousa Virginie- Colette Lateur ou de Lateur, dit Latour, de laquelle il eut les trois enfants qui suivent :

\° Léonie-Adolphine van Malcote, née à Ledeberg le 6 juin 1833. 2° Charles-Louis-Théodore, qui suit.

Et 3° Gustave-Adolphe-Léon van Malcote, né à Gand le 13 octobre 1842.

XVII> Charles-Louis-Théodore van Malcote, né à Ledeberg le 2 sept. 1834,

a été admis dans la noblesse du royaume de Belgique, par arrêté royal

du 11 février 1861. — Il a épousé, le 4 juin 1855, Prudence-Stéphanie-

Wilhelmine-Charlotte-Marie du Pont, fille de Jean (i), de laquelle sont nés :

1° George-Ghislain-Julien van Malcote, né le 10 août 1856.

Et 2° Albert-Jean-Ghislain-Léon van Malcote, né le 8 janvier 1858.

(D'après : Seplem tribus patridœ Lovanicnses, Lovanii, Moi; — Fragmetits gméul., N" 1, tome ni, ]). 109, aux archives héraldiques du département des aiFaires étrangères; — Mévioires pour servir à l'histoire littéraire des 17 provinces des Pays-Bas, etc., par Paquot, Louvain, M. DCC. LXVIII; — Butkens, Troph. de Brab.; — Actes de l'État civil de la ville de Louvain et des communes de Hamme, de Belcele et de Ledeberg.)

(1) DU Pont : d'argent à trois têtes de bœuf de gueules (Fig. U).

NOTE l.

Attestation en forme de preuve de la famille de Malcote, extraite du volume intitulé : Généalogies, N° 5, t. VI, pp. 132 et suivantes, reposant aux Archives héraldiques du Département des Affaires Etrangères.

« La famille de Malcote a toujours été tenue et réputée pour une des plus anciennes, nobles et mieux alliées familles du quartier de Louvain, ayant gardé le nom et armes de siècle en siècle, de père en fils, de temps immémorial, pendant lequel elle s'est conservée, maintenue et parue avec beaucoup d'honneur, autorité et dignité à la cour de ses princes naturels : car elle a fourni et produit des chevaliers, écuyers, conseillers, des commis de finances de S. M., secrétaire du conseil privé et plusieurs autres personnes de marques et de réputation, seigneurs de diverses terres et seigneuries; la chose la plus remarquable, qui est plus à louer en la succession de cette famille, est, qu'ils ont été de plus beaux adroits et savants hommes qu'il y eut de leurs temps, et que plus est, qu'on ne peut reconnaître aucun portant ce nom avoir jamais dévoyé de la vraie religion chrétienne, ni attaché à aucune sexte ou opinion contraire à l'église apostolique et romaine, ny jamais au devoir d'honneur qui est dû à Dieu, à leur souverain et à la patrie, ni épargné leurs vies pour l'augmentation et conservation de la foy, voiant qui ont été faire la guerre en la Terre-Sainte contre les infidelles ; si comme en l'an 1443 Jean et Robin de Malcote, qui à cet effet ont fait partage avec Louis Appelmans et Henry Magermans des biens à eux dévolus par le trépas du sieur Jean de Malcote et Gertrude van Dale, sa seconde femme, leurs ayeules et parents, dont il en a lettres expédiées le 23 d'octobre 1443, témoins André De Vos et Nicolas Dormael, échevins de Louvain, au moyen de quoi on pourra reconnaître la qualité et mérites de cette famille, laquelle, selon plusieurs apparences et conjectures bien essentielles, semble avoir prise son origine de la maison de FiENNES, vu que les plus anciens qu'on peut trouver de cette ont porté les armes avec un lambel sur le lion, qui est selon l'art héraldique la brisure d'un maisné, telle la porte Jacques-Jean de Malcote, dit de Kessel, à un vieux scel appendu à certaine acte, passé l'an 1366 par devant les échevins de Louvain, pour la vente que fit Godefroid, dit Schore, de quelque bien et terres gisantes à Kessel, à Jean et Simon Cachman; et en l'an 1366, damoiselle Catharine de Malcote, ditte DE Kessel, veuve de Messire François d'Ouytenlimmingen, avec les hommes de fiefs de la cour féodale de Kessel, savoir : Wautier de Kessel, Henry fils de Jean de Malcote, dit de Kessel, scellèrent tous de ces armes brisées du lambel, laquelle néanmoins leurs descendants ont quitté, reprennant les armes plein et apparemment depuis l'extinction de la dite maison de Fiennes; — Jean de Malcote, chevalier, vivait l'an 1300, avec Jenne de Kessel, dame du dit lieu en partie, sa femme.

Attestatio7i en forme de preuve de la terre et seigneurie de Kessel.

" La terre et seigneurie de Kessel, au quartier de Louvain, est fort considérable tant par son ancienneté de juridiction que par les grandes relevées et nobles familles qu elle a produit, qui l'ont possédé tantôt avec titre de comte et tantôt avec celui de sire ou seigneur, Jean comte de Kessel, qui vivait l'an de notre salut 1180, du temps de Henri de Louvain, premier du nom, duc de Brabant, lequel il accompagna, l'an 1183, oultre-mer, où il fut tué avec plusieurs autres barons, seigneurs de marques chrétiens, combatans le Roy Saladin, Willaume, sire de Kessel, qui vivoit l'an 1206, se trouva avec le dit duc en l'église de S*®-Gertrude à Louvain, lorsque ce prince y colloca et fonda les chanoines réguliers de l'ordre de S*- Augustin. Jean, surnommé Heesbien, sire de Kessel et Riestel. Jean, dit de Dongeroel, sire de Kessel, qui releva la terre et seigneurie de Kessel de Jean, troisième du nom, duc de Brabant, et finalement Godefroy, aussi sire de Kessel, qui fut marié avec la fille de Raso de Grave, sire de Grez, desquels sont issus par succession de temps et représentation de personnes les seigneuries modernes du dit Kessel, de Wemmele, Dobberge et la famille de van Lamme, lesquels ont porté de toute ancienneté pour armoiries un écu d'argent à cinq losanges ou quarreaux de geules, posées en croix, et de cette très ancienne et très noble famille était encore issue Jenne de Kessel, dame de Kessel en partie, qui fut conjointe par le mariage environ l'an 1300 avec Messire Jean de Malcote, chevalier, la postérité desquels seigneurs et dames le présente icy par cette généalogie, laquelle a été dressée et réduite sur les reliefs et dénombrements du dit fief de Kessel et autres bonnes et certaines preuves, tant domestiques que publiques de la famille de Malcote, en laquelle est encore aujourd'huy le dit fief, ainsi qu'il appert par les registres anciennes et modernes de la cour féodale du dit duché, et spécialement par ceux de Kessel, qu'avoit François-Thomas de Malcote, écuier, seigneur de Kessel en partie, Cumtigh, Vicenake, Breyschom, etc.

(Extrait des archives héraldiques du Département des Affaires Etrangères; volume intitulé : Généalogies, N» S, t. VI, pp. 132 et suivantes.)

Jean van Malcote et son épouse Marie Martini furent inhumés au chœur de l'église des Dominicains à Bruxelles, sous une pierre bleue portant cette épitaphe :

« Hier lycht begraven heer ende meester

Jan van Malcot, licentiaet in beyde

de rechten, eertyts pensionnaris der

stede van Brussel, ende daer naer

Raet ordinaris ons Heeren des

Konyncks in Brahaut die sterft

den 23 in Januari 1596.

Ende Jonc^ Marie Martini, syn huysvrouwe die sterft den (1) »

Nota. — Cette épitaphe fut surmontée des- armes timbrées de la famille van

Malcote, et suivie d'un oval représentant ces mêmes armoiries, parties de celles

de la famille Martini.

(Extrait du volume intitulé : Épitaphes de Bruxelles, N» 232, p. 3, reposant aux archives héraldiques du Département des Affaires Étrangères.)

Hélène van Malcote et son époux Jean van Pede furent enterrés au chœur de l'église des Dominicains de Bruxelles, sous une pierre tombale bleue, portant

cette épitaphe :

« Monumentum

Amplissimi et clarissimi Domini Joannis

van Pede curia maiestatis in suprema

Brabantie curia consiliarii et Domine

Hélène van Malcote eius coniugis

filie amplissimi et clarissimi Domini

d. Joannis van Malcote in eodem

curia quondam consiliarii : obiit

ille anno Domini 1629, 28 novembris;

illa obiit 10 novembris anno 1648.

Requiescant in pace. »

La susdite épitaphe est surmontée des armoiries timbrées de vaa Pede, — et

d'une losange aux armoiries de van Pede, parti de van Malcote.

(Volume intitulé : Épitaphes de Bruxelles, W» 232, p. 3, reposant aux archives héraldiques du Déparlement des Affaires Étrangères.)

Laurent van Malcote, licencié en droit canon, dojen de l'église de" Notre-Dame de Tournay, seigneur en -Kessel, etc.^ fonda des bourses pour l'étude de la théologie à l'Université de Louvain.

La teneur d'une note latine, provenant de l'ancien collège du pape Adrien VI, à Louvain, est ainsi conçue :

« Fundatio Malcotte lovaniensis. Donavit anno 1600 collegio 130 florenos annuos " pro 2 studiosis S. Theologise maxime idoneis, animo tendentibus ad functiones

(1) Traduction. Ci-gisent le seigneur et maître Jean van Malcot, licencié dans les deux droits, jadis pensionnaire de la ville de Bruxelles et ensuite conseiller du roi en Brabant, qui mourut le 23 janvier 1596. — Et dame Marie .Martini, son épouse, laquelle trépassa

" pastorales, per prsesidem designandis, ita ut prseferantur consanguinei, Postea " addidit suramam 1040 florenorum pro tertia bursa. Prœses est collator. » Un arrêté royal du 13 décembre 1821 décrète ce qui suit : " Est rétablie la fondation faite par Malcotte en l'an 1600, pour l'étude de la " théologie, de préférence en faveur de ses parents. Les revenus de cette fonda- •' tion formeront une seule bourse dont l'archevêque de Malines est collateur. "

Biographie extraite de Vouvrage intitulé : Mémoires pour servir à l'histoire littéraire des dix-sept provinces des Pays-Bas, de la principauté de Liège et de quelques contrées voisines, par Paquot. Louvain, MDCCLXVIII.

" Robert van Malcote ou Robertus Malchotius, descendait d'une ancienne famille de Louvain (A), où il naquit l'an 1533 ou 1534 (B) de Laurent van Malcote et de Gertrude van Griecken. Il fit apparemment toutes ses études en cette ville, et ayant achevé son cours de théologie, il fut appelé au Parc, abbaye voisine, pour y enseigner cette science aux jeunes religieux de la maison. Jean de Lens ou Lensœus, célèbre docteur de Louvain, avait été son prédécesseur en cet emploi, et Jacques van der Borch ou à Castro, depuis évêque de Ruremonde, fut son successeur. Van Malcote fut fait chanoine du Y"" rang dans la collégiale de S*-Pierre le 22 novembre 1566. Il prit le bonnet de docteur en théologie le 1 juin 1568, et environ trois mois après il fut choisi président du Petit Collège à la place de Cornélius Reyneri (C), son compagnon de doctorat, qui passa de celui-ci au Grand. L'année suivante, il succéda à Cuneri Pétri, dont j'ai parlé ailleurs, en qualité de pléban de Louvain et de professeur en théologie (D). Ayant rempli ce double poste environ neuf ans, il mourut fort regretté le 3 juillet 1578, âgé tout au plus de 45 ans. On l'avait élu recteur de l'Université en 1573. Son corps repose dans l'église de S*-Pierre, devant l'autel de la S'^-Croix (E). Il reste de lui :

" a. Tractatus de Ecclesia. MS. à l'abbaye du Parc, de même que le suivant.

» b. Tractatus de Veneratione Sanctorum.

" c. M. Robertus Malchotius de Hœresibus. MS. à Bruges, dans l'abbaye de Dunes. »

Je trouve un témoignage avantageux en faveur de Malcote dans une lettre de Maximilien Morillon, vicaire-général de l'archevêché de Malines, au cardinal de Granvelle, en date du 20 juin 1568. « Il me semble, dit Morillon, que l'on défurnirait fort la faculté, si on envoie M'' Cunerus en Frise (F), car lors le dit Bay et Gosens (Michel Baïus et Thomas de Goze) mesme défaillant le dit Tileto (Josse

(A) Voyez celte lettre à la fin de cette biographie.

(B) Ibidem.

(C) Ibidem.

(D) Ibidem, (ti) Ibidem.

(F) Ibidem.

Ravesteyn) seraient les chefs de la dite faculté (de Louvain) et polront sous mains faire beaucoup de choses préjudiciables, s'ils en ont l'envie, sans qu'il y ait quelqu'un pour leur faire tête. Car il n'y aurait que le docteur Hunneus, qui est fort léger, et les deux docteurs qui sont esté fait le premier de ce mois, desquels l'un qui s'appelle Malcote a été enfariné de cette doctrine ; mais il s'est retiré d'icelle, et a promis de maintenir l'ancienne; ce qui fera un grand bien, s'il le fait ; car il promet beaucoup de foj, pour estre fort docte. "

(Famille Malcote). « Connue dès l'an 1300, en la personne de Jean van Malcote, chevalier, mari de Jeanne, dame de Kessel, proche Louvain. On trouve, en 1366, un autre Jean van Malcote, dit de Kessel, et, en 1430, Catherine van Malcotede Kessel, mariée à François Uytter-Lieminghen, patricien de Louvain, etc. Les Malcote ont eu l'honneur de s'allier aux familles de van Griecken et de Schoore, à Louvain, de Viron, en Bourgogne, d'Eechaute, à Gand, et d'A Lagona, maison royale d'Espagne.

» Les armes de Malcote sont : d'argent au lion de sable, armé et lampassé de

gueules, et couronné d'or. »

« J'ai vu un acte du 28 novembre 1553, où il est dit que notre auteur avait alors environ 20 ans, son frère 17, son frère Laurent 12, et sa sœur Marie 14. »

«' Note concernant exclusivement Cornélius Reyneri. "

« Les plébans de S*-Pierre ont enseigné publiquement la théologie, dès la fondation de cette université à Louvain. »

" Son tombeau est couvert d'une plaque de bronze, où l'on voit son effigie, et au-dessous l'épitaphe suivante, qui est plus d'à-demi effacée, et que j'ai eu beaucoup de peine à déchiffrer :

" Hier ligt begraven Heer Robert van Malcote, doctoor in de Heyliger Godtheyt, en in zyn leven pastoor van deza kercke, die steerft in 't jaer ons Heeren 1578, den 3 dag Julii, begherende door Christi liefde die ghebeden van zyn aider, liefste schaepkens voor zyne ziele, ende zyne grootouders. Jean van Malcote, die sterft in 't jaer 1526, den 6 Octobris ende Maria Willemaers die sterft in 't jaer 1535, den 24 Augusti, die hier oock begraven liggen met Joffrouwe Geertruyt van Griecken, weduwe wylen Laureys van Malcote, moeder des pastoors voorschreven, die sterft de 28 Septembris 1578. Bidt voor de zielen. '.

" C'est Cunerus Pétri qui fut évêque de Lewaerde. "

En l'église des Dominicains, à Bruxelles, devant le deuxième pilier de gauche, existait encore en l'an 1688 une pierre sépulcrale dont l'épitaphe n'était plus lisible, mais sur laquelle on remarquait intactes d'un côté les armoiries timbrées de van Malcote, et de l'autre un écusson en losange aux dites armes de van Malcote, parti de celles de Viron.

Contre le dit pilier se trouvait une plaque en cuivre, portant cette épitaphe :

Heus viator ! H. S. E. Joannes Malcotius J. V. D. Etate in brab : conc : primus

proncancellario quandocq : secundus : annos natus 77 mortuus anno CI9. d> H, XVI. Idûs

augustis huic adiacet côieux eius : lectissima Maria Vironia, virum ab hœreticis expulsera

in exilio secuta eumdem in celestem patriam pregressa anno CI3. 9. C. VIH. VII

januar : annos nata 63.

(D'après un extrait authentique des Archives héraldiques du Département des Affaires Étrangères, volume : Épilaphes de Bruxelles, N» 252, p. 3.

Biographie extraite des dits Mémoires pour servir à l'Histoire littéraire des dix-sept

provinces des Pays-Bas, etc.

Jean van Malcote.

« Frère du précédent, naquit à Louvain vers l'an 1537. Après ses premières études, il se tourna vers la jurisprudence, et y ayant déjà fait des progrès, il fut élu deux fois doyen des bacheliers de droit. Il prit le grade de licencié en cette faculté, au mois de mars de l'an 1565, fut nommé président du collège de Winckelius en 1569, et créé docteur en l'un et l'autre droit le 5 juin 1570. Après quoi il se mit tout de suite à enseigner publiquement, en qualité de professeur extraordinaire. Vers l'an 1574, il fut appelé à Bruxelles pour y être conseiller, puis chancelier du Conseil suprême de Brabant. Revêtu de cette dignité, il fit tout ce qui dépendait de lui pour le service de son roi, et pour le bien-être de la religion. Son zèle déplut aux partisans des États révoltés contre S. M. C, qui l'envoyèrent en exil. Les troubles ayant cessé. Malcote retourna à son poste, continua de servir sa patrie, et devint, à la fin, le plus ancien de son Conseil, et le vice-chancelier. Il mourut le 13 août 1616, âgé de 77 ans, et fut enterré en l'église des Dominicains de Bruxelles, où l'on voyait l'épitaphe suivante, avant le bombardement de 1695 :

" D. O. M. Heus ■ Viator ! H. S. E. Joannes Malcotius, J. U. doctor in Lovaniensi universitate, in curia brabantia consiliarius, a cancellario quandoque (aliquondo) secundus, annos natus LXXVII, mortuus A.M.DC.XVI idibus augusti. Huic adjacet conjux ejus : lectiff. Maria Vironia, virum ab Hœreticis pulsum in exilio secuta, eumdem in ccelesîem patriam prœgressa anno M.DC.III. septimo kal. januarii, annos notant. «

L'on remarquera que cette épitaphe diffère en plusieurs endroits de celles que nous avons donnée à la note précédente, d'après un extrait authentique des archives héraldiques du Département des Affaires Étrangères.

" Marie de Viron, sa femme, était fille d'Odon de Viron, d'une famille distinguée dans la robe. Elle donna à son mari trois enfants : 1° Odon, qui suit; 2° Robert, qui se fit jésuite comme son frère aîné, et qui prêcha avec réputation à Louvain et d'autres villes ; 3° Didier van Malcote, qui fut maire de Nivelles pendant plus de vingt ans, et père de François van Malcote, à qui Valère-André dédia, le 1®^ janvier 1652, le traité suivant de son aïeul :

" Joannis Malcoti ad titulura XVIII, lib. I, cod. de juris et facti ignorantia, prselectio academica, extra ordinem habita. Lovanii, Joan, à Vryenborch, 1652, petit in-12, pp. 140, it Leod., 1699, 12°. »

«' Jean van Malcote eut un frère plus jeune que lui, nommé Laurent, qui, après avoir pris à Louvain le grade de licencié en théologie, devint vicaire -général d'un évêque de Tournai, fut élu doyen de la cathédrale de cette ville le 6 février 1587, et mourut le 24 juillet 1626. »

Biographie extraite des dits Mémoires pour servir à l'Histoire littéraire des dix-sept

provinces des Pays-Bas, etc.

Odon van Malcote.

" Fils aîné du précédent (de Jean et de Marie Viron), naquit à Bruxelles l'an 1572. Sorti des humanités, il alla se faire jésuite, en 1590, à Tournai, âgé de 17 ans, et, depuis, il s'engagea à la Société par la profession des Quatre-Vœux. — Les mathématiques devinrent son étude favorite, ce qui le fit choisir par ses supérieurs pour les professer à Rome, où il enseigna aussi la langue hébraïque. J'apprends d'une de ses lettres qu'il y fit connaissance avec le célèbre Galilei. Le P. van Malcote revint dans les Pays-Bas, au plus tard en 1612, et se trouvait à Bruxelles sur la fin de cette année. Il retourna à Rome au mois de décembre de l'année suivante, et il y mourut, dans un âge peu avancé, le 14 mai 1615. Nous avons de lui :

« 1° Astrolabiorum, seu utriusque plani'sphaerii, universalis et particularis, usus, per modum compensii traditus à Valeriano Reguartia, Romse, Aloysius Zanettus, 1610. 4°. " L'auteur n'y a pas mis son nom.

« 2" Epistolse duse ad Joannem Keplerum. Dans les Epistola ad J. Keplerum

insertis ad sesdem, fol. pp. 554, 555, 557, y compris une réponse de Kepler. »

« Ces deux lettres sont datées, l'une de Bruxelles, le 11 décembre 1612, l'autre de Rome, le 8 février 1614. »

« 3° Mathematica problemata, cité par le P. Christophe Clavius, Geomet. Practicse lib. septimo, probl. 3, prop. 20. «

Complément. 3C

Biographie extraite des dits Mémoires pour servir à l'Histoire littéraire des dix-sept

provinces des Pays-Bas, etc.

Thierry van Malcote.

« Cousin sous-germain du précédent (de Odon), naquit à Louvain vers l'an 1533. Son père, Libert van Malcote (A), fut bourgmestre de cette ville en 1574 et en 1576, et mourut dans le même emploi le 12 octobre 1578. Sa mère, Elisabeth Schorebroodt, était fille de Henri Schorebroodt, patricien de la même ville et de Catherine van Schutteput. Ayant achevé son cours de philosophie en cette ville, il remporta la 3^ place à la promotion générale de 1555. Après cela il étudia en théologie, et s'étant fait recevoir licencié en cette faculté, il s'exerça quelque temps à enseigner cette science chez les PP. Célestins d'Héverlé, proche Louvain. Il fut élu président du collège de S*®-Anne, après Jean Deptius, de Binche, qui l'avait gouverné jusqu'au l®"" de janvier 1567 (alors 1566). Le P*" décembre suivant il abandonna cette charge, et accepta la régence ou la principalité du collège du Lys, qui lui avait été décernée par ceux (B) à qui il appartenait d'en disposer, et dont le choix avait été ratifié le 20 novembre de cette année, par la faculté des arts, assemblée dans sa chambre rouge. Van Malcote ne jouit pas longtemps de ce nouveau poste; une mort prématurée l'enleva le 3 mai 1568, dans la 35® année de son âge. On a de lui les opuscules suivants, qui sont en langue flamande :

1° Traité de l'office de la messe.

2° Tableau de l'inconstance de Luther en matière de religion, où l'on fait voir évidemment que ce novateur s'est contredit sur les points les plus importants de la foi chrétienne (C); Louvain, Jean Bogaerts, 1567, in-16°, dernière signature LV., après KV. it. Cologne, 1583, 12^

3° Réfutation d'un livre hérétique, intitulé : Courte Confession de la Foi, etc. (D); Louvain, Jean Bogaerts, 1567, 12°.

4° Réfutation d'une brochure, intitulée : V Ancienne Foi chrétienne, etc. (E);

Louvain, Jean Bogaerts, 1567, 12<>. »

" Libert était fils de Jean van Malcote et de Jeanne Hermans, et petit-fils d'un autre Jean van Malcote et de Marie Willemaers, dont il est parlé ci-dessus dans l'épitaphe de Robert van Malcote. "

« Domini de capitulo Liliensi; c'est ainsi que je les trouve nommés dans un

(A) Voyez cette lettre à la fin de cette biographie.

(B) Ibidem.

(C) Ibidem.

(D) Ibidem.

(E) Ibidem.

-viel acte. " Je crois que cela veut dire les proviseurs régents et professeurs de de ce collège.

« Een warachtich bewys van Martinus Lutherus wanckelbarheyd en onstantafticheyt in geloove; waer inné claerlyk woort betoont dat Lutherus sy selven in die principaelste artikelen des christenen gheloofs contrarieert. Aile menschen, die hedendaechs niet en willen verleid woorden, seer profytelyck ghemaect door M. Theodoricus Malcote, van Loven, Licenciaet in der Godtheyt (i). »

« Refutatie van een kettersch boek, ghenaemt : Korte Belydinge des Geloofs (2). »

" Refutatie van een kettersch boeksken, ghenaemt : 't Oude Christen (jeloove (3). »

Page 1