SUR
la Famille DE MIIIVCH.
La famille de Munck, originaire de la ville de Gand, porte pour armes actuelles : coupé, au premier recoupé d'argent, à trois trèfles de sable, et d'azur; au deuxième d'or (Fig. 1). Vécu sommé de la couronne de chevalier, à cinq perles, surmontée d'un heaume d'argent, grillé, liseré et couronné d'or, fourré et lié de gueules. Lambrequins : d'azur et d'or. Cimier : un trèfle de Vécu. Tenants : deux sauvages au naturel, la tête et le corps ceints de feuilles de laurier de sinople, armés de leurs massues. — Devise :
ViRTUS ET CONSTANTIA.
Les armoiries anciennes étaient : un écu d'or à la fasce de gueules, accompagnée en chef de trois trèfles de sinople (Fig. 2).
Le nom de cette ancienne famille flamande a souvent varié et s'est écrit tourà-tour : LE Meucq, le Moiste, le Meunck, de Meuncke, le Moisne, Muninck, Smuncx, de Muncq, de Meunck et enfin de Munck.
Après avoir figuré dans la magistrature scabinale gantoise depuis le commencement du XIV« jusqu'au XVP siècle, elle quitta cette ville et se divisa en deux branches, dont l'une s'établit en Zélande, tandis que l'autre alla se fixer au pays de Waes.
L'Espinoj et Smallegange dessinent et blasonnent les armoiries des de Munck : d'or, à la fasce de gueules, accompagnée en chef de trois trèfles de sinople (Fig. 2).
Le nom des de Munck ou le Moisne se rencontre dès le XIIP siècle dans des actes publics. — Un Wautier le Moisne, homme de fief du comte de Flandre, est cité, le 4 octobre 1291, comme témoin d'un acte d'enquête, ouvert à Moerbeke
Complément. 39
au sujet d'un délit de résistance à l'autorité commis par quelques personnes de Moerbeke et des environs (i).
Plus tard, un Luc Munich, de Munck, de Munich ou de Munick fut le soixanteet-unième et dernier abbé de S*-Bavon, lez-Gand, solennellement inauguré en cette qualité le 6 juin 1535 (2). — Il mourut au château de Loochristi le 18 janvier 1562.
— M. A. Van Lokeren en parle très longuement dans son excellente Histoire de Vabbaye de S^-Bavon et de la crypte de S^-Jean, à Gand, depuis la page 169 jusqu'à 182.
— Ses armes étaient : d'azur à un arbre arraché d'argent, au chef d'or, chargé d'une aigle éployée de sable (Fig. 34), qui étaient aussi les armes de Jacques de Munick ou de MuNCK, écoutête d"Hulst, puis grand-bailli de Beveren, allié à Catherine Ysebrant.
— On trouve dans l'ouvrage : Églises de Gand, t. I, pp. 57, 58, 212, 213, 214, etc., par Ph. Kervyn de Volkaersbeke, de nombreux détails concernant ce Luc de Munck, ainsi que des particularités intéressantes sur les diverses sépultures de ce personnage.
Voici, d'après les Recherches des Antiquités et Noblesse de Flandre, par Philippe de l'Espinoy (3), les noms des membres de cette famille qui figurent dans la magistrature de la ville de Gand. Nous respecterons l'orthographe de cet auteur.
Un Pierre le Meucq ou le Moiste fut neuvième échevin des parchons en 1328.
Un Thierry le Meunck, dixième échevin des parchons en 1341.
Un Liévin de Meunck, de Meuncke ou le Moisne, est cité comme onzième échevin de la keure en 1410, troisième échevin des parchons en 1413, cinquième échevin de la keure en 1417, et deuxième échevin des parchons en 1420,
Un Henry de Meunck, le Meunck ou le Moisne, fut successivement sixième échevin des parchons en 1445, cinquième de la keure en 1449, dixième de la keure en 1451, neuvième de la keure en 1454, neuvième des parchons en 1457, et douzième échevin de la keure en 1488, cette dernière fois pour achever le mandat de Nicolas van Kerrebrouck.
Un Andrieu de Meunck ou le Meunck fut cinquième échevin des parchons en 1491, neuvième des mêmes parchons en 1499, cinquième des parchons en 1506, sixième des parchons en 1509, et neuvième échevin de la keure en 1512.
Un autre Henri le Meunck, ou de Meunck, devint cinquième échevin de la keure en 1507, troisième de la même keure en 1510, troisième des parchons en 1515, et enfin deuxième échevin des parchons en 1518.
Et un Jean de Munck, après avoir été un des commissaires nommés par la ville de Gand pour le renouvellement de sa magistrature en l'année 1515, devint, en 1518, onzième échevin du banc des parchons en cette même ville.
Dumont, dans son Recueil généalogique des familles originaires des Pays-Bas, ou y établies, Rotterdam 1775, en sa généalogie de Steelant, p. 42, cite un Herman DE Steelant, fils de Jean et de Catherine de Neve, bailli d'Hulst, mort en 1538, marié, en premières noces, avec Jossine Smuncx, dont un fils; et, p. 43, un
(1) Inventaire des Chartes des comtes de Flandre, par le B»" Jules de S«-Genois, p. 178, N» 607.
(2) Memorii'-Boek dcr stad Ghent, t. II, p. 101, et autres ouvrages.
(3) l'agcs 427, 456, 598, 004, 610, 618, 669, 681, 684, 690, 696, 761, 767, 781, 782, 794, 795, 800, 801, iiOj, 810, 812 et 818.
Hellin de Steenlandt, receveur du polder de Naraur (Zélande), marié, en premières noces à N... de Munick.
Nous tenons du savant compositeur et archéologue, M. le chevalier Léon de Burbure, des détails intéressants sur un fragment de cette branche des de Munck, établi à Hulst, et portant, comme Luc Munick, un écu « d'azur à l'arbre d'argent, au chef d'argent, aliis d'or, à l'aigle éployée de sable. » Il les a trouvés dans le manuel ou registre des biens d'un Jean de Munck, existant aux archives de l'Académie royale des Beaux-Arts, à Anvers. Voici ces renseignements :
Corneille de Munck, vivant à Hulst, épousa une femme dont le nom est ignoré, et en eut deux enfants, un fils et une fille.
Le fils s'appelait Jean de Munck (i). Il était, en 1526, époux de Catherine van der Brugghen, fille de Pierre, veuve avec enfants de N... Hughens, et remariée, en troisièmes noces, après la mort de Jean de Munck arrivée vers 1553, avec Hellin van Steelandt, mort à Hulst le 2 août 1568, sans postérité.
Catherine van der Brugghen mourut à Anvers, le 23 septembre 1559. Elle avait eu un frère, nommé Pierre van der Brugghen, qui se maria et eut postérité, et deux sœurs, l'une mariée avec Jacques de Wolf, l'autre avec Michel van Doorne. Jean de Munck, qui est qualifié de « Poorter van Hulst ", était riche. Il possédait des terres, des rentes, des dîmes, des tourbières. Il acheta pour le prélat de Baudeloo (ancienne abbaye d'hommes située à Sinay, au pays de Waes), vingt-quatre bonniers de terre dans le Tielroobroeck, c'est-à-dire le polder de Thielrode. Jean était très lié avec ce prélat, qu'il a{ pelle « myneii specialen vrient » (mon ami intime), dans des dispositions testamentaires qu'il prend relativement à l'achat de ce polder en 1534.
A l'époque de Jean de Munck vivaient aussi un Joos de Munck et un Peeter DE Munck, avec lesquels le premier était en très bonnes relations.
Jean de Munck, dans son Manuel, désigne pour ses héritiers maternels : 1° la femme de Jacques de Keyser; 2° les enfants orphelins de Pierre Hooohepipere ; 3° Jean Careyt, les enfants de Gérulphe Linen ou Finen, la sœur de celui-ci, et les enfants d Adrien Careyt ; il ajouta qu'il laisse à ses héritiers le soin d'examiner s'il a fait quelqu'omission dans cette énumération.
Il indique ensuite pour ses héritiers paternels les enfants de sa sœur, laquelle avait épousé Jacques de Winter, à S*-Paul, « in S*-Pauwels polder. » — Ces enfants étaient : P Corneille de Winter;. 2" Paul; 3° Jean; 4° Pierre; 5° Piérine DE Winter, mariée à Guillaume de Pau; et &" Marguerite de Winter, épouse de Jacques Machiels.
A cette même souche appartenaient, au témoignage de Smallegange (2), Alexandre de Meunck, électeur et directeur de la compagnie des Indes-Orientales, et son fils Alexandre de Meunck, seigneur d'Oostersoubburg, en Zélande, de 1677 à 1685.
M. J. Van der Baan, de Wolfaartsdyck, dans la revue hollandaise nommée de
(1) Peut-être le même que Joan de Meuncke, cchcvin d'HuIst en 1329, laô2 et 1533. ("2) Kronijk van Zeelant, Middelbourg, 1696, p. -^48, et les planches d'armoiries.
Navorscher (i), cite un David van der Nisse (2), seigneur de Nisse, de Waarden, etc., bourgmestre de Goes depuis 1670, et ensuite député aux États provinciaux de Zélande de 1678 à 1705, né à Goes; fils de Gilles van der Nisse, seigneur de Waarden, né à Goes le 8 janvier 1616, et de Gertrude van Alsteren ; et petit-fils de David VAN der Nisse, né à Nisse, seigneur d'Yerseke, bourgmestre de Goes depuis 1607, y décédé en 1652, et de Cornélie van Watervliet. — Le dit David van der Nisse (premier nommé) épousa, en premières noces, à Middelbourg, en 1669, Claire VAN Borsselen van DER HooGHEN, fille d'Adrien, et se remaria, en secondes noces, en avril 1693, également à Middelbourg, avec Sara de Munck (qu'il écrit DE Muncq), veuve d'Adrien van Rymsdyck, échevin de cette même ville.
Du premier mariage de David van der Nisse était provenue, entr'autres, ,une fille, nommée Gertrude van der Nisse, née à Goes et y baptisée le 21 mars 1674, laquelle fut mariée à Middelbourg, en janvier 1694, avec Jacques de Muncq, veuf de Marguerite Ploos van Amstel (3), électeur de Middelbourg et greffier des États de Walcheren.
Il résulte d'autre part du texte de Smallegange, que Sara de Munck, épouse d'Adrien van Rymsdyck, puis seconde femme de David van der Nisse, est la propre sœur d'Alexandre de Munck, seigneur d'Oostersoubburg, et par conséquent fille d'Alexandre de Munck, directeur de la compagnie des Indes, dont il a été fait mention ci-dessus.
Dans le tome P'' des Annales du Cercle archéologique du pays de Waes sont insérées deux notices concernant la famille Ysebrant (4), dans lesquelles l'auteur, M. le chevalier de Schoutheete, cite (5) un Jacques de Muninck ou de Munck, écuyer, écoutète de la ville de Hulst et ensuite grand-bailli du pays de Beveren, mort le 19 novembre 1549, lequel se maria avec Catherine Ysebrant, fille de Pasquier et de Wilhelmine Priem, et fut père de Gér'ardine de Munck ou de Munick, qui s'allia, le 9 février 1574, avec Chrétien Hauweel, dont un des fils, Jean Hauweel, devint seigneur de Rillant (6). Les armes que portait ce Jacques de Munck, et qui sont : d'azur à l'arbre d'argent, au chef d'argent, aliis d'or, à l'aigle éployée de sable, prouvent qu'il appartenait à cette branche de la famille de Munck dont descendait Luc DE Munck, abbé de S*-Bavon, que nous avons cité plus haut.
Nous regrettons que nos renseignements sur les branches de Gand et de Zélande soient si incomplets et que nous ne puissions pas donner une généalogie suivie de cette maison depuis son illustration à Gand. — Nous devons nous borner à faire connaître la branche Waesienne, dont la filiation établie sur bonnes preuves d'actes privés et d'état-civil remonte aux premières années du XVIP siècle, — Cette branche est d'ailleurs la seule existante de nos jours.
(1) li" année, I86i, livraison 8, page 2^9.
(2) VAN DER Nisse porte : d'or au chevron de gueules, accompagné de trois flcurs-dc-lis de sable (Fig. ô).
(3) VAN Amstel : fascé d'or et de sable de 8 pièces, au sautoir échiquetc d'argent et de gueules brocliant sur le tout (Fig. ^).
{i) Ysebrant : d'or au castor au naturel, rampant en bande (Fig. 5).
(5) Pages 97 et 150.
(6) Voyez notre Nobiliaire des Pays-Bas, p. 978, VU.
Dans les papiers appartenant à cette branche, nous rencontrons trois minutes d'actes passés en la demeure de Mathieu Weyn, à S*-Nicolas, en l'année 1599, par lesquels est prouvée une alliance entre la famille de Munck et la famille Sanders, portant : d'or à trois trèfles de simple (Fig. 35).
Cette branche de la noble maison Sanders, à laquelle appartenait le savant historien Antoine Sanderus, habitait la commune de S*-Gilles-Waes, comme le rappellent van den Bogaerde et M. le B°" J. de S*-GenoiS, à la page 8 de son intéressante étude sur ce célèbre personnage.
Voici l'analyse des trois actes en question :
1° " Le 23 mars 1599, Jean de Munck, fils de Jean, époux de la fille de messire George Sanders, vend à Gilles Verstappen quatre mesures de terre, gisantes à S'-Nicolas, pour la somme de onze livres de gros par mesure. Suivent les conditions. "
2" « Le 23 mars 1599. Convention conclue entre la dame de Munck, née Sanders, et le susdit Verstappen, réglant le mode de paiement de l'achat conclu à la même date. ^
3" « Le 1 avril 1599. Les honorables messires Guillaume, Jean et Frédéric Sanders et Jean de Munck, époux de la demoiselle Marie Sanders, sont légalement déshérités de la moitié des huit mesures de terre, spécifiées dans l'acte qui précède, propriété demeurée indivise entre les héritiers de maître George Sanders. Gilles Verstappen en est adhérité. »
Jean de Munck-Rotthier, par lequel nous commençons la généalogie suivie de la famille, était-il fils de Jean de Munck et de Marie Sanders, et petit-fils d'un autre Jean de Munck? — Cela paraît probable, à cause de la similitude des prénoms et de la concordance des dates, mais nous n'avons pas de preuve suffisante pour oser l'affirmer.
I. Jean de Munck, P»" de ce nom, 'probablement fils de Jean de Munck-Sanders, portait les armes anciennes de la famille, c'est-à-dire » d'or à la fasce de gueules, accompagnée en chef de trois trèfles de sinople, « naquit •vers 1615, et mourut à S*-Gilles-Waes le 1 mai 1695, âgé d'environ 80 ans. Il avait épousé Catherine Rotthier, née à Beveren, et selon d'autres à S^-Gilles le 19 août 1620, morte au dit S*-Gilles le 3 février 1668. De ce mariage naquirent deux fils, savoir :
1" Jean II, qui suit.
Et 2" Pierre de Munck, qui. épousa Marie-Anne Nys (i), fille de Michel et d'Anne Mariman (2), baptisée le 17 novembre 1691, morte à l'âge de 89 ans. Ces époux furent inhumés en l'église de S*-Gilles-Waes, sous une pierre blanche qui a beaucoup souffert, mais sur laquelle on distingue encore les mots suivants : « Godt weest ghenadigh ende bermertigh de zielen » van M. Petrus de Munck, p Jans, ende van Anna Nys, /"'* Michiels,
(1) Nys : d'argent au chevron de gueules, accompagné de trois trèfles de sinople (Fig. 6).
(2) L'article publié par iM-' le B»» de Stein-d'Altenstein sur la famille de Munck dans son Annuaire de 1858, pp. 18i à 186, contient quelques erreurs que nous redressons ici.
» en van Anna Mariman, syne huysvroud'e, oud 89 jaeren, ende van hunne
w kinderen Munck, f^ Petrus, arm. ende schepenen deser Proch.... den
« 17 sept. 1790, oud 75 jaeren R. 1. P. » (i). — De la susdite alliance
vinrent deux enfants, savoir :
A. Gilles de Munck, enfant aîné, baptisé à S*-Gilles le 11 octobre 1715, éclievin et maître des pauvres en cette commune, y décédé le 17 sept. 1790.
Et B. N de Munck.
II. Jean de Munck, IP de ce nom, baptisé à S*-Gilles le 13 mai 1657, mourut le 6 août 1715. Il avait occupé, comme son père, à S'-Gilles, le vieux manoir appelé vulgairement het Toren-hmjs (2). Sa femme, Anne d'Hooghe (3), était fille de Josse et de Catherine van Goethem (4), et avait été baptisée le 15 juillet 1666. Elle mourut le 15 février 1716, et fut inhumée avec son mari en l'église de S*-Gilles, sous une pierre blanche, portant cette inscription : « Godt — weest ghenadigh en — berinertigh de zielen — van den pro- " cureur — Joannes de Munck — overleden den sesden — Augusty 1715 — » ende van — Joff. Anna d'Hooghe — f' Joos, syn huysvrouw — overleden den » vyfthienden — february 1746, ende — hunne nuerkomelinghen. — Requiescant » in pace. » (5). — De la susdite alliance naquirent six enfants, savoir : 1° Marie-Catherine de Munck, baptisée le 2 mars 1691, morte le 25 juillet 1760. Elle avait été mariée, le 24 octobre 1725, avec Gilles van On- GHENA, fils de Jean et de Jossine Meul, né le 16 septembre 1692, décédé le 5 janvier 1766. — Leurs enfants furent au nombre de cinq, savoir :
A. Jean- Augustin van Onghena, né le 18 décembre 1726, ordonné prêtre le 8 juin 1754.
B. Marie-Cornélie van Onghena, née le 2 février 1728, morte jeune.
C. Jeanne-Marie van Onghena, née le 3 juillet 1730, morte le 2 avril 1737.
D. Baudouin, qui suivra.
Et E. Anne-Thérèse van Onghena, née le 10 octobre 1732, mariée, le 11 juin 1769, avec Laurent-Bernard van Laere, fils de Jacques et d'Angéline Pierssens, sans postérité.
Baudouin-Augustin-Ferdinand van Onghena, né le 11 août 1731 (fils cadet de Gilles et de Marie-Catherine de Munck ci-dessus), épousa, le 11 juil-
(1) Dieu soyez miséricordieux et clément envers les âmes de M. Pierre de Munck, fils de Jean,
et de Anne Nys, fille de Michel et d'Anne Mariman, son épouse, âgé de 89 ans, et de leurs enfants
— Munck, fils de Pierre, maître des pauvres et échcvin de cette paroisse .... le 17 sept. 1790, âgé de 73 ans H. I P.
(2) Celte maison de Campagne, située dans le village, resta dans la famille de Munck jusqu'en 1820. Elle a été transformée de nos jours, et la vieille et solide tour qui en faisait le principal ornement, a été démolie par le nouveau propriétaire.
(3) d'Hooghe : de gueules au chevron d'argent, chargé de trois yeux humains au naturel (Fig. 7).
{i) VAN Goethem : de sable au chef d'or semé de billettes de gueules, au lion léopardé du même, lampassé d'azur, brochant sur le tout (Fig. 8).
(S) Dieu soyez miséricordieux et c cment envers les âmes du procureur Jean de Munck, décédé le 6 août 1713, et de dame Anne d'Hooghe, fille de Josse, son épouse, morte le 13 février I7it>, et de leurs descendants. Ilequiescant in pacc.
let 1769, Jeanne-Catherine Pierssens, née à S*-Gilles le 25 décembre 1731, fille de Balthazar et de Barbe van Laere, mariés à Saffelaere le 16 octobre 1715, petite-fille de Balthazar Pierssene ou Pierssens, mort à S*-Gilles le 11 décembre 1734, et d'Amelberge Spildooren. De cette alliance naquirent trois enfants, savoir :
a. Jean van Onghena, mort célibataire.
b. Marie-Barbe, qui suivra.
Et c. Anne-Thérèse van Onghena, née à S'-Gilles le 11 décembre 1771, y décédée sans alliance le 2 février 1852.
Marie-Barbe van Onghena épousa Amand-François Bauwens, né à Berlaere le 28 janvier 1778, docteur en médecine, décédé à S*-Gilles-"Waes le 15 février 1845, fils d'Egide-François Bauwens et de Marie-Alexandrine- Thérèse Abbeel, morte au dit Berlaere le 6 juin 1828, âgée de 81 ans. Ces époux eurent deux fils, savoir :
A A. Auguste-Benoit, qui suit.
Et BB, Louis-Jacques Bauwens, mort accidentellement à Onkerzeele pendant ses études.
Auguste-Benoit Bauwens, né à S*-Gilles-Waes le 15 mars 1806, membre des états provinciaux de la Flandre-Orientale pour le canton de S*-Gilles. Il épousa à S*-Nicolas, le 25 août 1835, Joséphine-Justine Heyvaert, née à Termonde le 19 mars 1805, et décédée à S^-Gilles le 26 avril 1850, fille de Pierre-Joseph et de Justine-Jeanne-Augustine Vydt, née à S*-Nicolas le 16 mars 1780. De ce mariage naquirent à S*-Gilles sept enfants qui suivent, savoir :
flfl. Philomène Bauwens, morte en bas-âge.
bb. Alphonse Bauwens, aussi mort en bas-âge.
ce. Marie-Thérèse Bauwens, née le 13 octobre 1837.
dd. Théodore-Joseph-François Bauwens, né le 18 février 1839.
ee. Joseph-Prudent-Ives Bauwens, né le 3 mai 1840.
ff. Clothilde-Marie-Ghislaine-Justine Bauwens, née le 25 septembre 1841.
Et gg. Céleste-Thérèse-Jeanne-Ghislaine Bauwens, née le 21 juillet 1845.
2° Guillaume de Munck, second enfant et fils aîné de Jean, IP de ce nom, et d'Anne d'Hooghe. Son article suivra.
3° Jean-Pierre de Munck, mort le 22 juin 1765, âgé de 71 ans, qui succéda, eu 1761, à Ignace-Jean van Goethem, comme bailli de Zaeleghera et de Meerdonck. Il épousa, à l'église de S*-Bavon à Gand, le 12 janvier 1743, Angéline-Georgine Ghyselen ou Ghiselin (i), née à Vlasseloo, près de Bruges, le 28 juillet 1724, morte à S*-Gilles-Waes le 2 février 1806, fille de Jean-Baptiste et d'Angéline Finguet. Ils eurent cinq enfants, que nous mentionnons après la postérité de Guillaume de Munck ci-dessus.
4° François de Munck, curé à Loenhout, qui mourut au refuge de l'abbaye
(1) Ghtselen ou Ghiselin : d'argent à S fusées de gueules, accolées en fasce (Fig. 9).
de S*-Bernard (province d'Anvers), le 5 novembre 1769, à l'âge de 73 ans. Il était religieux depuis cinquante-et-un ans et prêtre depuis quarante-huit.
5° Gilles-Charles de Munck, procureur au conseil de Flandres, mort à Gand le 12 octobre 1747, y ayant épousé Marie-Caroline Meyer, de laquelle il avait eu :
Jean-Charles de Munck, greffier-héréditaire de l'abbaye de S*-Bavon à Gand, décédé en cette ville en 1792, sans alliance.
Et 6<* Augustin -Bernard de Munck, mort à Anvers, au couvent des Dominicains, le 4 septembre 1749, âgé de 49 ans. Il était religieux de cet ordre depuis vingt-huit ans et prêtre depuis vingt-cinq.
III. Guillaume de Munck, procureur-héréditaire de S*-Gilles-Waes, y mourut
le 18 avril 1773, âgé de 80 ans. Il avait épousé Jeanne-Marie Pierssene dit PiERSSENS (1), fille de Jean, morte le 18 décembre 1772, âgée de 70 ans. Ils furent inhumés sous une pierre bleue au milieu de l'église de S*-Gilles. Leur épitaphe est conçue en ces termes : « D. 0. M. — Piisque manibiis — « D' Guillelmi de Munck — et — D. Joannce Marice Pierssens — conjugum — " obiit ille 18* aprilis 1773 — œtatis suce 81" — illa vero 18' decembris 1772 ■>■< — œtatis anno 71". — Parentibus optimis sibi siiisq. — Ampliss. D. Ivo Joes. •n de Munck — /. U. L. in cons. Fland. advocus — et Wasiœ archiscabinus ^^ — obiit in S'' iV'*' 26 jy. 1815 œtatis 79 — D^ Maria Cornelia quœ — obiit « 28 X°"^ 1794 œtatis suœ 61 — ac D^ Carolina Constantia obiit 8' jaiV œta- " tis 68 — prœviâ morte sublatâ Z»" Anna — Theresiâ die 12 X°"^ 1769 — très " liberi superstites. — P. C. — R. I. P. »
Comme l'indique cette épitaphe, les quatre enfants nés de Guillaume de Munck et de Jeanne-Marie Pierssene, dit Pierssens, furent :
1° Marie-Cornélie de Munck, baptisée à S*-Gilles, le 17 août 1733, morte, sans avoir été mariée, le 28 décembre 1794.
2° Ives-Jean, qui suit.
3° Caroline-Constance de Munck, baptisée à S*-Gilles, le l^'' juillet 1738, morte, sans alliance, le 8 janvier 1806.
Et 4"' Anne-Thérèse de Munck, morte, sans alliance, le 12 décembre 1769.
IV. Ives-Jean de Munck naquit à S*-Gilles-Waes le 31 août 1737. Il fut licencié
es lois, avocat au conseil de Flandres, puis haut-échevin du Pays de Waes par lettres patentes du 3 juillet 1763, mourut à Saint-Nicolas, le 26 janvier 1815, et y fut enterré avec épitaphe, sous le calvaire du grand cimetière qu'il avait fait bâtir conjointement avec sa femme. Il avait épousé, à Beveren-Waes, le 2 août 1775, Marie-Isabelle-Joséphine Wouters-de Termeghem (2), née à Beveren le 24 juin 1753, morte à Saint-Nicolas le
(1) Pierssene ou Pierssens : coupé : de gueules au chevron d'or; et d'argent à 3 branches de laurier de siiiople, posées celle du milieu en pal, celle de dcxtrc en bande et celle de sénestre en barre (Fig. 10).
(2) WouTERS-DE Termeghem : d'or, au chevron de gueules chargé de trois fleurs-dc-lis d'argent, et accompagne de 3 merleltes de sable (Fig. H).
29 juin 1833, âgée de 80 ans, fille de Chrétien-Norbert Wouters, seigneur de Termeghem, originaire d'Anvers, et d'Isabelle-Claire Baert (l), décédée à Beveren le 26 juillet 1804, âgée 92 ans. Ives-Jean de Munck et sa femme, Marie-lsabelle-Josépliine Wouters, firent de grandes largesses aux églises de Saint-Gilies-Waes et de Saint-Nicolas. — Une inscription funéraire, placée au calvaire du cimetière de Saint-Nicolas, rappelle leur souvenir en ces termes: « Grnf-plaets — van Mijnheer Ivo-Joannes de Munck, — hoofd schepenen " van den lande van Waes — sterft 26 Jan'y 1815, oiid 79 3/4 jaer. — Zijne » geselnede, Mejof" Marie-Isab''' — Josepha Wouters, sterft 29 juny 1833. — " Descendenten: — M^ Josephus-C. N., trouwd Jof"' Marie-A. — F. van Doorslaer, " sterft (2 aiig. 1856) — Jof-' Marie-J. C, sterft 27 X''" 1801, oud \^ jaer. — " Mevrouw Carolina-C, sterft 16 septe. 1835, trouivd ilf Antonius — J^ B' G^ " Versmessen, sterft Q juny 1837. — Âr Franciscus-B. sterft {29 jimy 1855) » (2). — Voici leurs quatre enfants :
1° Joseph-Chrétien-Norbert de Munck, auteur du Rameau aîné, qui suivra après la postérité de Jean-Pierre de Munck-Glijselen.
2° Marie-Isabelle-Claire de Munck, née à Saint-Nicolas, le 13 juillet 1782, y décédée, sans alliance, le 27 décembre 1801.
3° Caroline -Constance de Munck, dite Charlotte, née à Saint -Nicolas le 29 septembre 1786, décédée à son château de Ter-Saxen, à Beveren- Waes, le 16 septembre 1835, se maria à Saint-Nicolas, le 13 octobre 1807, avec Antoine-Jean-Baptiste-Ghislain Versmessen (3), né à Saint-Nicolas, le 11 janvier 1777, au château de Walbourg, bourgmestre d'Haesdonck au Pays de Waes, décédé à Saint-Nicolas, le 6 juin 1837, inhumé au grand cimetière avec épitaphe, fils de Jean-Baptiste-Ghislain et de Marie-Thérèse- Joséphine VAN GoETHEM (armes décrites, fig. 8). — La dite Caroline- Constance de Munck fut inhumée à Beveren, quoi qu'en dise l'inscription suivante, que l'on remarque au cimetière de Saint-Nicolas :
« D. 0. M. — Sépulture — de Messire Antoine-Jean- Baptiste — Gislain " Versmessen — né à S^-Nicolas le \\ janvier 1777, — chef de la confrérie du » Saint-Sacrement, — membre du conseil communal — et de la commission » des hospices, — directeur de la maison des orphelins, — décédé le 6 juin 1837, » et de son — épouse, dame Caroline-Constance — de Munck, décédée à sa " campagne — à Beveren, près d'Anvers — le 10 septembre 1835, à l'âge — de « 48 ans, 11 mois et 16 jours. — Leurs descendants: — M^^^^ Marie-Thérèse-
(1) Baert : de gueules au chevron d'argent, aecompagné de trois étoiles à 6 rais d'or; au chef d'or charge d'un lion Jcopardé passant d'azur, armé et lanipassc de gueules (Fig. 12).
(2) Sé|)ulture de ^V Ivon-lean de Munck, haut-échevin du pays de Waes, décédé le 26 janvier 18IS, âgé de 79 ans 3/4. Son é|)Ouse, Dame .Marie Isabelle-Josèphe Wouters, mourut le 20 juin 1855. Leurs descendants : M'' Joseph-C. N., époux de dame Mnrie-A. F. van Doorslaer, mort (2 août 18fj6). — Dame Maiie-J. C, morte 27 décembre 1801, âgée de 19 ans. — Madame Caroline-C, morte le 16 septembre 1853, épouse de M-" Antoine J. B. G. Versmessen, décédé 6 juin 1857. — M' Francois-B. mort (29 juin \Wô).
(5) Versmessen : d'argent au chevron de gueules, accompagné en chef de deux marteaux affrontés de sable, et en pointe d'un marteau du même penché à dextre (Fig. 15).
CoMPLÉiMENT. 40
" Gislaine. — M^ Jean-BaiMsle-Marie-Gislain. — AP Joseph-Marie-Gislain. — "' 3r Charles-Hubert-Marie-Gislain. — M' François- M arie-Gislain. — 1/®"° Sophie- » Colette- Gislaine. — Priez pour le repos de leurs âmes. »
Au chœur de l'église primaire de Saint-Nicolas se voi|; en outre une pierre en marbre blanc avec les armoiries de Versmessen et l'inscription suivante :
« Monumentuni — van J'" Joannes-Baptista-Gislenus — Versmesseîi F"* f " Joannis-Baptistœ — en vrouwe Marie-Catharina — Josepha Cooman; — ende " van syne geselnede vrouwe — M aria-Theresia- Josepha van — Goethem F-' 7"" . " Alexandri-Joannis — Emmanuelis en vrouwe Amelberga — Theresia Anne, » overl. den 16 Janrii — 1777 in den ouderdom van 23 jaeren. — Item van " y Anthonius-Joes-Bapt.-Gislenus — Versmessen, desselfs eenigen zone overl. » — den 6 Juny 1837 oud 60 jaeren ende — zyne geselnede vrouwe Carolina « — Constantia de Munck overleden — te Beveren den 16 september 1835, in " den — otiderdom van 49 jaeren (1). »
D'Antoine-Jean-Baptiste-Gliislain Versmessen et de Caroline-Constance de Munck sont nés, à Saint-Nicolas, six enfants, savoir :
A. Marie-Thérèse-Gliislaine Versmessen, née le 29 octobre 1808, morte sans alliance à S*-Nicolas le 11 octobre 1850.
B. Jean-Baptiste-Marie-Ghislain Versmessen, née le 9 novembre 1809, ancien lieutenant aux chasseurs à cheval au service de Belgique, qui a épousé à Beveren-Waes, le 24 juin 1850, Adélaïde-Thérèse- Victoire-Marie baronne Ciamberlani, fille du baron Ciamberlani-Staffort. Sans enfants.
C. Joseph-Marie-Ghislain Versmessen, docteur en droit, né le 9 fév. 1811, qui habite son château de Ter-Saxen à Beveren.
D. Charles-Hubert-Marie-Ghislain Versmessen, né le 3 janvier 1812, qui habite S'^-Nicolas.
F. François-Marie-Ghislain Versmessen, né le 5 février 1813, qui a épousé à Séviscourt (Luxembourg), le 25 mai 1858, Marie van der Belen, fille de N.... van der Belen, née de Clippele-d'Olm et remariée à Théophile Sarens. Dont postérité.
Et F. Sophie-Colette-Ghislaine Versmessen, née le 21 décembre 1813, morte à S*-Nicolas le 18 février 1857, où l'on voit son blason funèbre en l'église primaire.
Et 4° François-Bernard de Munck, quatrième enfant d'Ives-Jean et de Marie-Isabelle-Joséphine Wouters-de Termeghem, auteur du Rameau cadet qui suivra.
(1) Monument de messire Jfan-Bapliste-Ghislain Versmessen, fils de messirc Jean-Baptisle et de dame ftlarie-Catlierine-Joscphe Cooman; et de son épouse Marie-ïht'ièse-.loséphine van Goclhem, fille de messire Aicxandre-Jcan-Emmanuel et de dame Anielberge-Thérèse Anne, dcccdc le 16 janvier 1777, à l'âge de 23 ans. Item de messire Anloine-Jcan-Baptislc-Ghislain Versmessen, leur lils unique, dcccdc le 6 juin 1857, à l'âge de 60 ans, et de son épouse Caroline-Constance de Munck, dcccdée à Beveren, le 16 septembre 1833, à l'âge de -49 ans.
Postérité de Jean-Pierre de Iflniicli et d'Angéline-Georgiue «hyselen,
Bnentioniics ci-devant au degré II, 3°.
jjjBis^ Jean-Pierre de Munck,mortle 22 juin 1765, avait épousé, le 12 janvier 1743, Angéline-Georgine Ghyselen ou Ghiselin, née le 28 juillet 1724, décédée le 2 février 1806 (Voyez ci-devant). De cette union naquirent cinq enfants, savoir :
1° Marie-Thérèse de Munck, née à S*-Gilles, le 13 octobre 1747, y décédée, sans alliance, le 4 février 1818.
2" Isabelle-Constance de Munck, née le 8 août 1751, morte, sans alliance, à S*-Nicolas (Waes), le 10 mai 1818.
3" Angéline-Georgine de Munck, née, le 12 novembre 1753, à S'-Gilles, décédée à S*-Nicolas, le 3 septembre 1788. Elle avait été mariée avec Augustin-Jacques van Wtberghe, né à S*-Nicolas, le 27 janvier 1749, et y décédé, le 5 février 1816. Il était fils de David-Jacques van Wtberghe, né à Menin, décédé à S* -Nicolas, le 14 avril 1778, et de Jeanne van DE Woestyne, née à Bornhem, et morte à S*-Nicolas, le 23 août 1783. Du dit mariage sont issus deux enfants, savoir :
A. Eugénie-Jeanne van Wtberghe, née à S*-Nicolas, en mai 1787, y décédée, le 6 août 1846, mariée, le 16 juillet 1817, avec Charles-Liévin Heremans, né à Bruxelles, le 11 décembre 1778, et décédé à S*-Nicolas, le P'" avril 1843. Sans postérité.
Et B. Joseph-Augustin-Constantin van Wtberghe, né à S^-Nicolas, le 14 décembre 1785, décédé à Tamise, le 6 juillet 1843, qui épousa, le 20 novembre 1822, Colette-Justine van Naemen, née à S'-Nicolas, le 6 juillet 1800, y décédée, le 18 février 1830. Cette dame était fille de Pierre-François van Naemen, né à S*-Nicolas, le 3 octobre 1753, y décédé, le 21 mars 1824, et de Marie-Joséphine-Colette Boëyé, née S*-Nicolas, le 29 octobre 1764, y décédée, le 25 mai 1834. — Les dits époux eurent cinq enfants, savoir :
a. Pierre-Eugène-Ghislain, qui suit.
b. Charles-Joseph-Marie van Wtberghe, né le 21 décembre 1824, décédé, sans alliance, le 26 juin 1858.
c. Marie-Joséphine-Ghislaine van Wtberghe, née le 23 avril 1826, morte le 10 octobre suivant.
d. Joseph-Félix-Marie van Wtberghe, né le 15 juillet 1827, mort le 4 janvier 1833.
Et e. Sophie-Marie-Ghislaine van Wtberghe, née le 3 septembre 1828, mariée, en sa ville natale, le 19 avril 1854, avec Henri-Jacques Fermont, né à Gand, le 4 février 1815. — Il est fils de Jacques-Jean Fermont, né à Moerbeke, et décédé à Gand, le 8 avril 1833, et de Françoise Seghers, née à Mariakerke, et décédée à Gand, le P'' octobre 1831. De cette union sont nés à Gand : George-Charles-Marie-Ghislain Fermont, né le 31 jan-
vier 1856, mort le 8 janvier 1857; et Marie-Georgine-Henriette-Ghislaine Fermont, née le 3 juillet 1859.
Pierre-Eugène-Gliislain van Wtberghe, né à S'-Nicolas, le 14 novembre 1823, y a épousé, le 6 avril 1847, Marie-Jeanne van Hese, née en cette ville le 21 décembre 1826. Elle est fille de Frédéric-Emmanuel van Hese, né à S'-Nicolas, le 18 mars 1780, mort le 26 septembre 1852, (fils de Bernard- Joseph et de Marie- Christine Verschelden), et de sa seconde femme, Jeanne-Françoise Verest, née à S'-Nicolas, le 25 novembre 1787 (fille de Jean-François Verest et de Jeanne-Marie Zaman). Jeanne-Françoise Verest était veuve, en premières noces, de Joseph-Emmanuel-Pierre Heyndrickx, mort à S*-Nicolas, le 23 mai 1824. Frédéric-Emmanuel van Hese était veuf, en premières noces, d'Albertine de Dycker, née à Hulst, et décédée, à La Clinge (Zélande), le 16 janvier 1825. De Pierre-Eugène- Ghislain van Wtberghe et de Marie-Jeanne van Hese sont nés à S*-Nicolas trois enfants, savoir :
aa. Léon-Charles-Marie-Ghislain van Wtberghe, né le 10 juillet 1848, décédé le 9 mars 1853.
bb. Jules-Marie-Ghislain-Joseph van Wtberghe, né le 31 octobre 1851.
Et ce. Léontine-Jeanne-Marie-Ghislaine van Wtberghe, née le 5 mai 1854.
4° Augustin-Bernard de Munck, majeur héréditaire, puis notaire à S*-Nicolas, baptisé à S'-Gilles, le 20 décembre 1759, et né la veille, décédé au dit S*-Nicolas, le 29 mai 1826. Il avait épousé, en cette ville, le 19 mai 1789, Jeanne-Catherine van Goethem (armes déjà décrites), fille de Pierre-Dominique et d'Agathe-Philippine Maes, née à S*-Nicolas, le 23 août 1763, y décédée, le 25 mars 1858, âgée de plus de 94 ans. On voit au cimetière de S*-Nicolas, adosssée au mur nord, une pierre bleue, consacrée à ce rameau de la famille de Munck, et portant cette inscription: " D. O. M. — Grafsteen Fainilie A. B. de Munck. — Augustinus- " Bern^^ de Munck in sijn leven oud — iMeyer en notaris geb. te S^-GUles- . " Waes den 19 dec""^ 1759, — sterft te S^-Nicolaes den 29 mey 1826, zyne — » huisvrouwe Joanne-Catha. van Goethem geb. te — S^-Nicolas den 23 aug. 1763 " sterft den .... — Hunne kinderen : Carolus-Eug. geb. 1 7''" 1790 sterft "....— Ludovicus-Joan.-Phil. doctoor geb. 24 augus. 1791 sterft — deh
» 1 april 1822 — Adelaïda-Marie-Jos. geb. 20 9'"'-' 1792 sterft —
" Eduardus-Frans. notaris geb. 3 july 1794 sterft .... — Joannes-Const.
» priester geb. 20 X'"" 1795 sterft — Theresia-Maria-Gisl. geb.
" 14 meerte 1797, sterft — den 8 sept. 1810. — Fidelis-Amand-Petrus geb. " \^ july 1798 sterft .... — Heloïsa Carl.-Gisl. geb. 26 augiist. 1800 sterft V ... — Henrietta-Joan.-Gisl. geb. 16 X'^" 1802 sterft — den 12 9''^'' 1811. u Eugenia-Gisl. geb. 13 Z^" 1805 sterft . . . . — R. I. P. » Q).
(1) D. 0. M. Pierre tombale de la famille de A. B. de Munck. — Augustin-Bernard de Munck, en son vivant ancien mayeur et notaire, né à S«-Gilles-Waes le 19 décembre 1759, mort à S'-Nicolas
Comme l'indique l'épitaphe ci-dessus, Augustin-Bernard de Munck et Jeanne-Catherine van Goethem eurent dix enfants, tous nés à S*-Nicolas, savoir :
A. Charles-Eugène de Munck, né le 1®"^ septembre 1790, major au service des Pays-Bas, mort à Amsterdam, le 27 février 1855, sans alliance.
B. Louis-Jean- Philippe de Munck, docteur en médecine, né le 24 août 1791, décédé, sans alliance, à S'-Nicolas, le l^^ avril 1822.
C. Adélaïde-Marie-Joséphine de Munck, née le 20 novembre 1792, morte le l^" juillet 1854, sans alliance.
D. Edouard-François-Constantin de Munck, né le 3 juillet 1794, notaire après son père, décédé à S'-Nicolas, le 25 août 1835, sans alliance.
E. Jean-François-Constantin de Munck, né le 20 décembre 1795, prêtre, d'abord vicaire à S'-Bavon à Gand, puis à Nieukerken (Waes), ensuite à l'église S*-Nicolas à Gand, enfin curé à Oultre, près de Ninove. Ce digne et respectable ecclésiastique est actuellement curé à Sinaj (Waes), depuis 1848.
F. Thérèse-Marie-Ghislaine de Munck, née le- 14 mars 1797, décédée le 8 septembre 1810,
G. Fidèle-Amand-Pierre-Ghislain de Munck, né le 19 juillet 1798, mort, sans alliance, le 6 novembre 1834.
B. Louise-Caroline-Ghislaine de Munck, née le 26 août 1800.
/. Henriette-Jeanne-Ghislaine de Munck, née le 16 décembre 1802, décédée le 12 novembre 1811.
Et /. .Eugénie-Ghislaine de Munck, née le 13 décembre 1805, se maria à S*-Nicolas, le 4 février 1843, avec Théodore Michiels, né à Gand, le 5 avril 1805, fils de Pierre-Josse, natif de Termonde, et d'Apollonie van Maldeghem, native de Bellem. Sans enfants.
Et 5° Sophie-Caroline-Constance de Munck, fille cadette et cinquième et dernier enfant de Jean-Pierre et d'Angéline-Georgine Ghyselen, née le 2 octobre 1762, morte à S'-Nicolas, le 7 mai 1835, sans alliance.
Rameau aine.
V^^^. Joseph- Chrétien-Norbert de Munck, fils aîné d'Ives-Jean et de Marie-Isabelle- Joséphine Wouters-de Termeghem, né à S*-Gilles-Waes le 22 août 1778, fut agrégé à la noblesse des Pays-Bas par arrêté du roi Guillaume P^
le 29 mai 1826; son épouse Jranne-Calherinc van Goethem, née à S*-^icoIas le 23 août 1763, morte
le Leurs enfants : Cliarles-Euscne, ne le l<"- septembre 17!)0, mort le ; Louis-Jean-
Philippc, docteur, né le 24 août 1791, mort le 1er avril 1822; Adélaïde-Mario-Josépliine, née le
20 novembre 1792, (iéccdce le ; Edoiiard-rrançois, notaire, né le 3 juillet 179-4. mort
le . . . .; Jean-CoDslanlin, prêtre, né le 20 décembre 179"), décédé le . . . . ; Tliérèse-Marie-Gliislaine, née le li mars 1797. décédée le 8 septembre 1810; Fidèlc-Amand-Pierrc, né le 19 juillet 1798, mort le. . . .; Héloïsc-Carolinc-(ihislaine, née le 26 août 1800, décédée le. . . .; Henriette-Jcanne-Gliislainc, née le 16 décembre 1802, morte le 12 novembre 1811; Eugénie-Ghislaine, née le 13 décembre 1805, morte le .... R. I. P.
donné à Leeuwarden le 24 juillet 1830, arrêté dont les circonstances du temps ne permirent pas l'exécution, puis reçu dans la noblesse de la Néerlande par diplôme du roi Guillaume II du 2 juillet 1844, et dans celle de Belgique par lettres patentes du roi Léopold l^" du 12 novembre 1847. Il mourut à Bruxelles le 2 août 1856, et fut inhumé à Laeken, sous un monument décoré de ses armes et de celles de sa femme. Il avait épousé à Bruxelles, le 12 avril 1809, Marie-Anne-Françoise van Doorslaer-de Ten Ryen (1), née en cette ville le 26 décembre 1786, fille de Jean-François VAN DooRSLAER scigncur de Ten Ryen et de Ponterave, écoutète héréditaire de Waesmunster et d'Elversele, conseiller au conseil souverain de Brabant, par lettres patentes de l'impératrice Marie- Thérèse en date du 22 mars 1779, et d'Elise-Marie-Cornélie Lonck (2), sa 2® femme, qu'il avait épousée à Bruxelles.
Cette dame Elise-Marie-Cornélie Lonck, née le 31 août 1751, à Bruxelles, était fille unique de Théodore-Ange-Corneille Lonck et de dame Barbe DE Montana, et dernière du nom de Lonck de la Branche qui a résidé à Roosendael, au Brabant hollandais. — La famille Lonck est originaire de la Zélande et a, pendant nombre d'années, habité Flessingue; elle compte parmi ses membres plusieurs officiers généraux, et, entr'autres, vers 1628, l'amiral Henri-Corneille Lonck, personnage très célèbre en Hollande, qui commandait à la prise de la province de Fernambouc ou Pernamboco, au Brésil, la plus belle conquête des Hollandais, comme le dit très bien le Dictionnaire de la Conversation , ^^nhlié par Wahlen, Bruxelles, 1844, t. XXI, p. 137. Ce fut à l'occasion de son commandement dans les Indes occidentales que la nation ordonna son portrait, au bas duquel on lit ces mots : « Magnanimus vir D. Henricus Cornélius Lonckius, Rosendaliensis Bra- » bantius, Societatis Indise occidentalis, permissse a Provinciis Confaederatis » Praefectus classis strenuissimus. « Dans le pourtour de ce portrait se trouve cette phrase : « Voor Godes eere en t'Vaderlandts Vryheit. " (En l'honneur de Dieu et de la Liberté de la Patrie).
Quant à la famille de Montana, elle s'est éteinte dans la personne de Barbe de Montana, que nous citons ci-dessus. Elle était originaire du Piémont; une de ses branches, ayant pour chef le chevalier Henri de Montana, premier médecin de corps de l'empereur Charles-Quint, vint s'établir en Belgique. Ses armes sont : de gueules à une montagne de sinople mouvante de la pointe de Vécu et surmontée d'un houe d'argent.
Victime de la révolution de 1830 dans les honneurs nobiliaires qui lui furent accordés à cette époque par le roi Guillaume I®'", Joseph de Munck le fut également dans ses intérêts, car son hôtel, sis au boulevard du jardin
(1) VAN DooRSLAEn-DE Ten Ryf.n : taillé d'or sur saliIc à trois merlcttes de l'un en l'autre (Fig l-l).
(2) LoiNCK : d'argent à la fasec de gueules, accompagnée de 3 membres d'aigle, uliis pattes d'oie, du même (Fig. 15).
botanique à Bruxelles, fut incendié avec tout ce qu'il contenait pendant les glorieuses mais sanglantes journées de septembre.
Joseph de Munck, par le diplôme confirmatif de Guillaume II en 1844, possédait les mêmes armes que son frère François-Bernard, avec les deux sauvages pour tenants; cependant les lettres patentes du roi des Belges, délivrées en 1847, ne font aucune mention, par oubli sans doute, de cet ornement. Ses descendants possèdent donc légalement des supports à leurs armes en Hollande et en sont dépourvus en Belgique!
Voici l'épitaplie qui orne son mausolée armorié que l'on voit à Laeken :
" Sépulture de Monsieur — Joseph-Chrétien-Norbert — de Munck — -né à » S^-Gilles (Waes) — le 22 août 1778 — décédé à Bruxelles — le 2 août 1856 » — et de dame — Marie-Anne-Françoise — van Doorslaer — son épouse — " née à Bruxelles — le 26 décembre 1786 — R. I. P. "
De ce mariage naquirent sept enfants, savoir :
1° Marie-Elisabeth-Françoise de Munck, née à Bruxelles le 28 juin 1812, laquelle s'y maria, le 16 janvier 1834, avec Jules-Adalbert-Jean-Baptiste- Joseph DE CocQUÉAu DES MoTTES (1), né à Mons le 5 octobre 1811, fils d'Alexandre-Robert-Joseph-Marie et de Catherine-Joséphine Mesnage-de Carnin (2). — De ce mariage vinrent deux filles, savoir :
A. Julie-Philomène-Marie-Ghislaine de Cocquéau des Mottes, née à Mons le 4 novembre 1837, et y décédée le 11 février 1842.
Et B. Idalie-Catherine- Joséphine-Ghislaine de Cocquéau des Mottes, née à Mons le 28 avril 1841.
2° Mélanie-Marie-Françoise-Ghislame de Munck, née à Bruxelles le 19 août 1814, décédée au château de Ten-Ryen, à Waesmunster, le 17 juillet 1829.
3° François -Joseph- Charles -Ghislain de Munck, né à Bruxelles le 19 mars 1817, décédé à S*-Gilles-Waes le 9 mars 1819.
4" Jeanne-Françoise-Ghislaine de Munck, née à S*-Gilles-Waes le 22 mars 1819. Elle fut mariée à Bruxelles, le 20 mai 1840, avec Emmanuel- Joseph DE Cocquéau des Mottes (armes décrites, fig. 16), né à Mons le 16 novembre^ 1813, frère de Jules, qui précède. Leurs enfants sont :
a. Adalbert-Alexandre-Marie-Ghislain de Cocquéau des Mottes, né à S*-Josse-ten-Noode le 18 juillet. 1843, actuellement au noviciat des RR. PP. jésuites à Tronchiennes, lez-Gand.
b. Emile- Pierre -Joseph- Ghislain de Cocquéau des Mottes, né à S*-Josse-ten-Noode le 18 janvier 1846.
Et c. Odile-Julie-Marie-Ghislaine de Cocquéau des Mottes, née à S'-Josse-ten-Noode le 24 septembre 1852, et y décédée le 26 nov. 1862.
(!) DR Cocquéau des Mottes : d'argent à 2 fasces de sinople (Fig. 16).
(2) Mesnage de CARNI^ : de gueules à la bande d'argent, accompagnée de deux aigles d'or, becqutes et membrées de sable (Fig. M).
5° Caroline-Françoise-Ghislaine de Munck, dite Charlotte, née à Bruxelles le 29 juin 1820, religieuse à l'ancienne abbaye de Rosemberg, à Waesmunster.
6° Chrétien-Marie-François-Ghislain de Munck, chef actuel du nom et des armes de sa famille, né à Bruxelles le 4 octobre 1823. Il réside en ■ cette capitale.
Et 7° -Adolphe (dit Alphonse), qui suit.
VI. Adolphe-Jean-Marie-François de Munck, dit Alphonse, né à Bruxelles le 8 juillet 1826, à épousé, le 17 octobre 1849, au château de Bon-Vouloir, à Havre (près de Mons), Odile-Catherine-Ghislaine-Joséphine Cordier de RoucouRT (1), fille d'Ignace-Constant-Charles-Michel chevalier Cordier de RoucouRT, et de Marie- Anne-Charlotte Daras de Naghin (2), petite-fille, par son père, de Charles-Michel Cordier de Roucourt et de Charlotte- Eulalie Daelman (3), et, par sa mère, de Pierre-Joseph-Germain Daras ou d'Arras et de Catherine-Joséphine Fontaine (4). — Le dit Charles-Michel Cordier de Roucourt était fils de Michel-François Cordier, seigneur de Roucourt, et de Claire-Eugénie le Febvre de Rieux, et neveu de Charles- Michel Cordier, seigneur de Crouste, chevalier de S*-Louis, marié à Joséphine DE Bailleul, dont sont descendus de nos jours M'' Louis Cordier DE Crouste, chef de division au gouvernement provincial à Anvers, et sa femme née Emilie Cordier de Crouste. Michel-François Cordier était fils d'un autre Michel-François, seigneur de Roucourt et de Crouste, et de Caroline de Landas, petit-fils de N.... Cordier, écuyer, et arrière-petit-fils d'Ignace Cordier, seigneur de Tourpe, mort de la peste à Tournaj. Il résulte de ce qui précède, que les enfants d'Adolphe-Jean-Marie-François de Munck et d'Odile-Catherine-Ghislaine-Joséphine Cordier de Roucourt, ont pour huit quartiers ceux-ci :
Paternels : de Munck. Maternels : Cordier. Wouters. Daelman.
van Doorslaer. Daras.
Lonck. Fontaine.
Voici leurs noms :
1° Marie-Charlotte-Joséphine de Munck, née à Bon-Vouloir (Mons), le 11 septembre 1850, morte à Schaerbeeck (lez-Bruxelles), le 17 février 1854.
2° Gabrielle-Charlotte-Marie-Ghislaine de Munck, née à Mons, le 28 janvier 1852.
3'^ Maurice-Jules-Aimé-Joseph de Munck, né à Schaerbeeck, le 9 mars 1854.
(1) CoRDiRR DE RoucoiRT : dc sablc au lion d'argent, arme et lampassé d'azur, accompagné de 3 étoiles d'argent (Fig. 18).
(2) Daras ou d'Aiiiias de Naghin : écarfclc, aux 1 et i d'azur à une étoile à G rais d'argent; aux 2 et 3 de gueules à un lion d'argciil (Fig. 19).
(3) Daklman : d'or au chevron d'nzur, accompagné en clief d'une étoile et d'un croissant couché de gueules, cl en pointe d'une rose dc nicnie, feuilléc de sinople (Fig. 20).
{i) Fontaine : d'azur à la fasce d'argent, accompagnée en chef de 3 têtes et cols de cerfs d'or (Fig. 21).
Et 4° Emile-Emmanuel-Joseph-Ghislain de Munck, né à Ixelles (lez Bruxelles), le 28 janvier 18G1.
Rameau cadet.
■yTER^ François-Bernard de Munck, fils cadet d'Ives-Jean et de Marie-Isabelle- Joséphine Wouters de Termeghem, mentionnés ci-devant au degré IV, naquit à S*-Nicolas, le 29 octobre 1794. Il fut sénateur de Belgique, chevalier de l'ordre de Léopold, bourgmestre de S'-Nicolas pendant 23 ans, garde d'honneur de l'empereur Napoléon P'', major commandant de la Schuttery (ou garde bourgeoise) sous le royaume des Pays-Bas, puis de la garde-civique de S*-Nicolas, membre du conseil provincial de la Flandre- Orientale, membre de la commission des hospices et chef de la confrérie du S*-Sacrement à S*-Nicolas, président du 9^ comice agricole de la province, etc. — Il mourut en sa ville natale, le 29 juin 1855, entouré de regrets universels. — Il avait été agrégé à la noblesse des Pays-Bas, par diplôme du roi Guillaume P"" du 25 septembre 1820. — François- Bernard de Munck eut l'honneur de donner l'hospitalité, pendant quatre jours, à son Souverain, S. M. le Roi des Belges, en sa résidence à S*-Nicolas, au mois de mai 1833, à l'époque où le roi Léopold P*" alla faire l'inspection des forts de la rive gauche de l'Escaut. — A cette occasion, et en témoignage de sa haute gratitude, S. M. fit don à son hôte d'une magnifique bague à son chiffre, garnie de brillants (i).
François-Bernard de Munck avait épousé, à S*-Nicolas, le 15 nov. 1820, Marie-Adélaïde-Ghislaine vicomtesse de Moerman et d'Harlebeke (2), née en cette ville, le 8 mai 1799, fille de Mathieu-Joseph-Robert-Ghislain vicomte de Moerman et d'Harlebeke, seigneur de Ledeghem, Voorhaute, La Rabecque, Ten Raede, Ter Leyen, Varent, etc., grand-bailli du pays de Waes, et député aux Etats de Flandre, mort en 1812, et d'Isabelle- Marie-Ghislaine de Waepenaert (3), dame des Clefs, Bleyenberghe, etc., née à S*-Nicolas en 1773, décédée à Gand en 1822. — La dite' dame était petite-fille, par son père, de Robert-Jean vicomte de Moerman et d'Harlebeke, seigneur de Ledeghem, d'Ayshove, d'Oudewalle, de Voorhaute, de Varent, haut-pointre de la châtellenie de Courtrai, puis grandbailli du pays de Waes, mort à Gand en 1777, enterré à Ledeghem, lez-Menin, et de Françoise- Jeanne-Baptiste-Lutgarde Maelcamp, dite Malcampo (4), décédée à S*^ -Nicolas en 1796; et par sa mère de Louis-
(1) Supplément au Livre d'or de l'Ordre de Léopold, publié à Bruxelles, par Fcrd. Veldekens, en 18(31, p. 211.
(2) DE RloERMAN ET d'Harlebeke : dc sabic à la hache d'or, le manche faiblement recourbé et pommelé en pointe vers la dextre de l'écu (Fig. 22).
(5) DE Waepenaert : de gueules à 5 tètes d'hommes au naturel, couvertes d'un casque d'argent (Fig. 23). (i) Maelcamp, dit JIalcampo : de gueules au cerf passant d'argent, le col percé d'une flèche d'or, posée en barre, la pointe en haut (Fig. 24).
Complément. il
Philippe DE Waepenaert, chevalier, seigneur des Clefs et de Bleyenberghe, haut-échevin du pays de Waes, et de Marie-Liévine-Ghislaine van der Sare de Maneghem (1).
Le blason funèbre de François-Bernard de Munck est appendu aux murs
de l'église primaire de S'-Nicolas, et sa tombe, décorée de ses armes, se
voit au grand cimetière de cette ville. On y lit l'épitaphe suivante :
D. O. M. — Hier ligt begraven den Edele Heer — Franciscus-Bernardus
de Munck, — echtgenoot van de zeer Edele Mevrouw — Marie-Adelaïs-
Ghislena Burggravin — de Moerman d'Harlebeke; — geboren te S^-Nicolaes
den 29 october 1794, — Lid der Kamer van Weldadigheid, 9 february 1828,
Burgemeester zyner geboorte stad, 2 maert 1832, — tôt 31 december 1854,
— Lid der Provinciale Staten, 26 mei 1854, — Voorzitter van het Land-
bouwkomiteit 1848, — Sénateur van het arrondissement van S^-Nicolaes, —
» 27 september 1851, — Ridder der Leopoldsorde, 7 juny 1855, — overleden
te S^-Nicolaes den 29 juny 1855. — R. I. P. " (2).
De François-Bernard de Munck et de Marie- Adélaïde- Ghislaine de Moer-
man-d'Harlebeke, sont nés cinq enfants, savoir :
1° Stéphanie-Marie-Ghislaine de Munck, née le 12 septembre 1824, décédée sans alliance, à S*-Nicolas, le 18 décembre 1856. Son blason se trouve en l'église primaire et sa pierre tombale ornée de ses armes, au grand cimetière, porte cette épitaphe : « D. 0. M. — Begraef-plaets — van de zeer ■" Edele Jufvrouw — Stephania-Maria-Ghislena — de Munck, — geboren te " S^-Nicolaes den 12. september 1824, — aldaer overleden den 18 december 1856, " — oudste dochter — van wylen den Edelen Heer Franciscus-Bernardus — '< de Munck — oudburgemeester van S^-Nicolaes, sénateur, cnz., ^— en van " zyne echgenoote — de zeer Edele Mevrouw — Maria-Adelaïs-Ghislena, geboren " burggravin — de Moerman d'Harlebeke. R. I. P. (3).
2° Auguste-Joseph-Marie-Ghislain de Munck, né le 11 mai 1826, décédé le 3 août suivant.
3° Un second fils portant les mêmes prénoms, né le 18 septembre 1827, décédé le 3 avril 1829.
4" Emma-Marie-Louise-Ghislaine de Munck, dernière survivante du rameau cadet de sa famille, née le 30 janvier 1830, mariée à S*-Nicolas, le 6 mai 1857, avec Amédée-Jean-Victor-Marie chevalier de Schoutheete-de
(1) VAN DER Sare de MAiNEcnEM : d'azur au sautoir d'or (Fig. 25).
(2) D. 0. M. Ci-gît le noble seigneur François-Bernard de Munck, époux de la très noble dame Marie-Àdélaïde-Gliisiaine vicomtesse de Mocrman-d'llarlebekc, né à S'-Nicoias le 29 octobre 1794, membre du bureau de bienfaisance le 9 février 1828; bourgmestre de sa ville natale le 2 mars 1832 jusqu'au i51 décembre 18oi; membre des États provinciaux le 26 mai 18^5; président du comice agricole en 1848; sénateur pour l'arrondissement de S'-Nicolas le 27 septembre 1851; chevalier de l'ordre de Léopold le 7 juin 18oîJ, décédé à S'-Mcolas le 29 juin 185";. R. I. P.
(3) D. 0. !\1. Lieu de sépulture de la très noble demoiselle Stéphanie-Marie-Gliislaine de Munck, née à S«-Nicolas le 12 septembre 1824, y dccédée le 18 décembre 1856, fille aînée de feu le noble seigneur François-Bernard de Munck, ancien bourgmestre de S'-Nicolas, sénateur, etc., et de son épouse la très jioble dame .Maric-Adélaïdc-Gliislaine née vicomtesse de Moerman-d'Iiarlebekc. R. I. P.
Tervarent (1), chef du nom et des armes de sa maison, gradué en lettres par diplôme du 12 septembre 1853, conseiller de l'académie d'archéologie de Belgique et membre de plusieurs autres sociétés savantes du pays et l'étranger, l'un des fondateurs du cercle archéologique du pays de Waes, membre des états provinciaux de la Flandre-Orientale pour le canton de S*-Nicolas depuis le 28 mai 1860, et du conseil communal de cette ville depuis le 26 janvier 1863, auteur de plusieurs ouvrages historiques et archéologiques dont les titres sont :
1" Notice historique et généalogique sur la maison des barons de Villers, en Condroz, desceiidant de celle de Warfusée. 50 pages, 1861.
2" Histoire de la maison de Schoutheete, du pays de Waes, issue de celle de van Zuylen, de Hollande. 220 pages, 1861.
3° Note concernant la maison Ysebrant. 6 pages, 1862.
4° Recherches nouvelles sur le monument et la famille de Jean Ysebrant, avec reliefs et dénombrements des seigneuries de La Moere, Walbourg, etc. 23 p., 1863.
5° Notice historique et généalogique sur la noble maison de ou van Gameren, originaire de Hollande. 30 pages, 1863.
6° Documents relatifs à trois excursions de Princes souverains au pays de Waes. 7 pages, 1864.
7° Esquisse historique et généographique de la noble maison van der Sare, du pays de Waes, aujourd'hui éteinte. 11 pages, 1864.
8" Examen anahjtique d'un manuscrit de la famille Sanchez de Castro (1711), rédigé et annoté au point de vue du pays de Waes. 26 pages, 1864.
9'' Recherches sur le séjour au pays de Waes des familles de Burbure et Schoorman. (Pouillé de l'église de Rupelmonde). 10 pages, 1864.
Et 10» Les savants d'autrefois. — Jacques Wittock, chroniqueur Waesien au XVI^ siècle. 11 pages, 1864.
Le chevalier Amédée de Schoutheete-de Tervarent est né au château de West-Veld, sur Oostacker, près de Gand, le 12 mai 1835, et est fils de Pierre-Louis-Emmanuel de Schoutheete-de Tervarent, chevalier, mort à Oostacker le 12 juillet 1840, et de Charlotte-Antoinette-Joséphine baronne de ViLLERS-d'OLGRAND (2), née à Bruxelles le 7 mars 1807, actuellement domiciliée à Liège, et petit-fils, par son père, de Henri-Joseph chevalier de Schoutheete, receveur-général du pays de Termonde, et de Caroline-Marie- Thérèse-Maximilienne de Bagker (3), dame de Tervarent et de Terwalle, et, par sa mère, de Jacques-Joseph baron de Villers-d'Olgrand, commissairecivil au service d'Autriche, et de Jeanne de Guillermo ou Guillermot (4).
(1) DE ScHouTHEETE-DE Tervarent : de sable à deux ceps ou menottes de justice accouplés d'or, celui de dextre tourné vers la pointe de l'écu, et celui de séncstre vers le chef (Fig. 26).
(2) DE Villers-d'Olgrand : d'or au sautoir cdenté de sable, chargé en abîme d'un écu de gueules, semé de lleurs-de-lis d'argent, sans nombre (Fig. 27).
(3) de Backer : écartelé, aux 1 et i d'argent à un écureuil au naturel sur une branche de sinople, au chef de gueules à 3 étoiles à 6 rais d'argent; aux 2 et a d'argent, au cœur humain de gueules portant la couronne royale d'or et de pourpre, au chef d'azur à 3 étoiles à 6 rais d'argent (Fig. 28).
(4) de Guillermo ou Guillermot : d'argent à la plante de fougère de sinople, accompagnée en chef d'une étoile de gueules et en pointe d'un croissant couché du même (Fig. 29).
Henri-Joseph chevalier de Schoutheete était fils de Jean-Louis, écuyer, greffier du pays de Termonde, et d'Isabelle-Marie van Steelant (i).
Caroline-Marie-Thérèse-Maximilienne de Backer était fille et enfant unique d'Alexandre-Joseph, seigneur de Tervarent et de Terwalle, bailli de S*-Gilles-Termonde, et de Marie-Anne Pauwelaert (2),
Jacques-Joseph baron de Villers d'Olgrand était fils de Jean-Louis baron de Villers d'Olgrand, de S*®- Adèle et d'Orp-le-Petit, capitaine au service d'Autriche, et d'Elisabeth de Josez (3).
Jeanne de Guillermo était fille d'Antoine-Joseph-François, originaire de Bretagne, et de Jeanne Sweyen ou van Zwinnen, originaire de S*-Trond (-t).
Les quartiers des époux de Schoutheete-de Munck et de leurs enfants sont donc établis comme suit :
de Schoutheete. de Munck.
van Steelant. Pierssens.
de Backer. Wouters.
Pauwelaert. Baert.
de Villers. de Moerman.
de Josez. Maelcamp.
de Guillermo. de Waepenaert.
van Zwinnen. van der Sare.
D'Amédée-Jean- Victor-Marie chevalier de Schoutheete de Tervarent et d'Emma-Marie-Louise-Ghislaine de Munck, son épouse, sont nés, à S*-Nicolas, les quatre enfants qui suivent :
a. Léon-TFerwe7'-Pierre-Romain-Joseph-Marie-Ghislain chevalier de Schoutheete de Tervarent, né le 29 août 1858.
b. Chrétien-Charles-^nzoM-Joseph-Marie-GhisIain chevalier de Schoutheete DE Tervarent, né le 17 mars 1860, décédé le 20 du même mois.
c. il/ma-Charlotte-Cornélie-Colette-Joséphine-Ghislaine de Schoutheete DE Tervarent, née le 14 août 1862.
Et d. ^//«-Marie-Antoinette-Joséphine-Colette-Ghislaine de Schoutheete de Tervarent, née le 20 septembre 1863.
Et 5° Alfred-Constant-Marie-Ghislain de Munck, fils cadet et cinquième enfant de François-Bernard de Munck et de Marie-Adélaïde-Ghislaine de Moerman d'Harlebeke, lequel naquit le 18 novembre 1835, et mourut à S'-Nicolas, pendant ses études, le 30 janvier 1852, dernier représentant mâle de ce rameau.
(\) VAN Steelant : d'argent au chevron de gueules, à la bordure édentéc du mémo (Fig. 50)
(2) Pauwelaert : d'azur au paon rouant d'argent, posé sur un tertre de sinoplc (Fig. 31).
(3) DE Josez : d'argent à la ticrcc-fcuille do houx de sinoplc, chaque feuille chargée d'un gland d'or
(Fig- 32).
(4) Sweyen ou van Zwinnen : d'or à 3 trèdes d'azur, accompagnés en abîme d'une étoile à cinq rais de gueules (Fig. 53).
BAr\VK.\ s (ancien.)
BAU^VEJXS (moderne.)
F4II1ILLE BAUWEJySi.
VAN SOETELINXKERCKE. HEYNDRICX.
VAN DEN BERGHE.
DIERICX.
COORNAERT.
DE RYCKE.