‹ Nobiliaire des Pays-Bas et du comté de Bourgogne (volume 2)Chapitre 49 sur 59 · PROLÉGOMÈNES · texte numérisé non relu

PROLÉGOMÈNES

La famille Bauwens est une de ces familles *qui, vers la fin du XV® siècle, furent si fortement éprouvées par les luttes sanglantes qui déchirèrent la Hollande. — Forcés, comme tant d'autres, de s'exiler et de se disperser, ses membres quittèrent leur patrie et vinrent chercher la tranquillité sur le sol hospitalier de la Belgique, où plusieurs d'entr'eux s'établirent, les uns au duché de Brabant, les autres à Anvers, à Malines et en Flandres.

Ces circonstances, et peut-être l'insouciance de quelques-uns de ses membres, privèrent la branche établie en Flandre d'une grande partie de ses archives : c'est même par un hasard providentiel qu'elle a pu conserver jusqu'à ce jour quelques manuscrits, précieux, il est vrai, comme souvenir de son ancienne splendeur, mais très insuffisants sous le rapport généographique. Aussi, est-ce grâce aux nombreuses recherches que nous avons faites, ou fait faire dans les registres de l'état-civil, dans les archives de l'État et dans celles de l'ancien conseil de Flandre, que nous sommes parvenus à dresser la généalogie ci-jointe, dont nous garantissons l'entière exactitude.

Comme nous venons de le dire, ce fut peut-être en partie à l'insouciance de quelques-uns de ses membres, que la perte des papiers généalogiques des Bauwens, de Flandre, doit être attribuée. Accablés par toutes les infortunes que les discordes

COMPLÉME^T. 42

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civiles et religieuses entraînent après elles, ils crurent que ces documents leurs étaient devenus désormais inutiles. Comme tant d'autres, que les revers accablent momentanément, ils ne purent comprendre tout ce que les anciennes archives de famille et les généalogies dressées avec leur concours renferment d'utile.

Cette utilité des généalogies est incontestable; aussi croyons-nous bien faire en la démontrant ici d'une manière succincte.

Oui, cette utilité des généalogies est incontestable; elle l'est, non-seulement sous le rapport des intérêts matériels, mais encore sous celui des intérêts moraux.

D'abord, les généalogies aident à établir des droits à des successions : chaque jour nous en fournit des preuves convaincantes. Elles transmettent aussi des traditions et des souvenirs, qui ont souvent beaucoup de poésie et quelquefois une grande utilité.

Aussi, est-il vraiment à regretter que chaque famille n'ait pas la sienne, aujourd'hui surtout qu'il existe un accès plus facile aux dépôts qui contiennent les anciens documents à l'aide desquels on peut éclaircir le passé.

Anciennement il n'en était malheureusement pas de même, car on n'avait guère alors de documents, que ceux conservés dans quelques familles.

Cependant, que d'illustrations, que de choses de toutes espèces — s'il en avait été autrement — n'eut-on pas eu à recueillir pour les familles, à certaines époques où des nations entières s'illustraient, en quelque sorte, sous l'empire d'un même fait, d'une même idée!...

Qui nous dira aujourd'hui les noms de tous ceux qui, dans leur enthousiasme, abandonnaient tout pour aller combattre les infidèles? de tous ces moines qui prêchèrent la loi de Dieu à des populations barbares? de tous ces cœurs généreux, enfin, éteints pour toujours? Qui nous fera connaître tant de nobles actions, ensevelies à jamais dans les champs stériles de l'oubli, sans aucun profit pour les vivants? — Cette impénétrable nuit du passé est fatale et triste pour les peuples, et l'on souffre en songeant que tel individu est peut-être issu du sang d'un martyr ou d'un héros, sans qu'il sache retrouver la moindre trace du passage de ses devanciers ici-bas.

Pour beaucoup de familles, deux ou trois générations seulement ont un lien entr'elles. Toutes les autres, qui les ont précédées, leur restent étrangères. C'est un mépris injuste de la société moderne que cet amour-propre excessif, cet oubli du passé, cette insouciance égale pour les choses les plus frivoles, comme pour les choses les plus graves; défaut d'autant plus déplorable, qu'il porte à juger tout ce qui concerne le passé avec les idées du présent.

La généalogie est, du reste, comme le dit un auteur moderne dont le nom nous échappe, la clef de l'histoire, ou, en d'autres termes, Vhistoire des familles est celle du genre humain; de cette corélation résulte, que celui qui connaît l'une sait l'autre, et aussi, que celui qui connaît l'histoire de ses aïeux et qui peut puiser dans leurs existences successives une série d'exemples à suivre ou à éviter, porte pour ainsi dire dans son sein la vie plus intense et plus complète, que celui qui ne se rattache qu'à deux ou trois ombres insaisissables du passé.

BAUWENS. 315

Ce sont là des considérations qui devraient porter chaque famille à recueillir tout ce qui peut aider à la remémoration de ses devanciers, et à conserver religieusement tout ce qui a trait à son propre passé.

Mais cessons cette digression et reprenons le sujet de cette notice.

Nous avons dit que la famille Bauwens, aujourd'hui établie en Flandre, est originaire de la Hollande. Elle y a laissé les souvenirs les plus glorieux de la puissance dès une époque ancienne, en 1445. Pierre Bauwens, qui était alors un des quatre commissaires du prince (?) (i), épousa dame Isabeau van Soetelinxkercke, laquelle portait pour armes : de gueules à trois fermeaux d'argent (Fig. 1).

Un auteur hollandais (2) dit que les de Soetelinxkercke étaient de très respectables nobles zélandais, parmi lesquels il cite Jean van Soetelinxkercke, qui, avec d'autres gentilshommes de la Zélande, fut appelé, en 1405, au siège de Hagelstein, et Antoine van Soetelinxkercke, qui, en sa qualité d'un des principaux feudataires zélandais, devait servir le comte avec deux hommes de guerre à chevztl, et deux à pied, d'après la liste des vassaux de l'année 1474, après quelle époque le dit auteur ne retrouve plus de trace du nom de Soetelinxkercke.

Les descendants de Pierre Bauwens et d'Isabeau van Soetelinxkercke s'allièrent, . en Hollande, aux van Zyl, aux van derWerve, aux van Dorp, aux Uytterlier, etc. — Ceux qui s'établirent à Anvers prirent alliance avec les de Melun (3). — A Malines leurs alliances furent également brillantes (4) ; et, en Flandres, nous les trouvons s'unir avec les familles Struyvinck, Soenens, le Fevere-de Forest (5), DiERicx, VAN Hauweghem, Bernaeige, Reynbaut, dit Vollaert, de la Kethulle, van Overwaele, Triest, le Blond et les marquis de Luna.

Quant aux alliances actuelles de la famille Bauwens à Gand, ce sont : les Kervyn d'Oud-Mooreghem , les Morel, seigneurs de Boucle, les barons de Maelcamp d'Opstale, les van Pottelsberghe de la Potterie et les de Lichtervelde, dont le nom et l'antique noblesse se trouvent inscrits dans les fastes les plus glorieux de la Flandre.

La famille Bauwens, dans sa généalogie, a le droit de constater, avec un

(1) Manuscrit de la famille Bauwens.

(2) Willem te Water, Het hoog adelyk en adelryk Zeelanl; Middclburg, 1761, p. 70.

(3) Manuscrit de la famille Bauwens.

(i) Butkens, Supplément aux Trophées de Brabant, t. Il, p. 161. Dumont, Fragments généalogiques, t. II, p. Zi et suivantes. — Au nombre des alliances qui y sont mentionnées se remarquent les de

BOCHOLTZ, DE MaRCKEN, ScHOVTE, DE HOVINES, DE COUTEMBACH, VAN HëYST, JaECX, DE COXIE, TfllELEKS,

DU Pin, van de Ameele, van Hevst, Coulez, Happaert, van Wyels, Kerkemans, etc., etc.

Jean-René Bauvvens-van der Boyen, seigneur de Neer-Yssche, Macken et de Venray, créé baron de Neer-Yssche par lettres patentes du roi Charles II, en date du 1 octobre 1691, épousa, en premières noces, Marie-Isabelle de Hovines, fille de Charles, chef et président du conseil privé à Malines. Les dites lettres patentes relatent, entr'autres, son extraction d'une ancienne maison de Hollande, dont les descendants, pour se maintenir et vivre dans la foi catholique, apostolique et romaine, se sont retirés au pays de Gueldres, où ils ont exercé et desservi plusieurs charges honorables, tant militaires que politiques, etc., etc.

(S) Van Hoorebeke, Nobiliaire de Gand, f» 36. Il s'agit ici d'Anne Bauwens, qui épousa Liévin d'Olislager, puis Nicolas le Fevere, en 1602. — Elle portait pour armes : d'azur à deux fasces d'argent, accompagnées de trois fleurs-de-lis du même, deux en chef et une en pointe.

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légitime orgueil, la célébrité d'Amand Bauwens (i), du chevalier Diericx, savant historiographe de la ville de Gand (2), et de Liévin Bauwens (3).

La famille Bauwens a porté primitivement pour armes : cCazur à deux fasces d'argent, accompagnées de 3 fleurs-de-lis du même, posées 2 en chef et 1 en pointe.

Ses armes actuelles sont : d'azur à deux fasces d'argent, accompagnées en chef de 3 fleurs-de-lis du même, posées 2 et \.

I. Jean Bauwens épousa une dame dont le nom nous est inconnu et par laquelle

il fut père des cinq enfants qui suivent, savoir :

1<* Jacques Bauwens, dont on va parler.

2° Liévine Bauwens, qui fut femme de Josse van de Velde.

3° Quintin Bauwens, dont l'article suivra après la postérité de son frère Jacques.

4*> Josse Bauwens, auteur d'une branche qui suivra celle de son frère Quintin.

Et 5° Gabriel Bauwens.

II. Jacques Bauwens mourut à Gand, rue S*-George (Steendam), le 23 avril 1607.

Il avait épousé Marguerite Heyndricx, qui portait : d'or à deux fasces de gueules, accompagnées vers la pointe de trois fleurs-de-lis du même, posées deux et un (Fig. 2). — De cette alliance vinrent sept enfants, savoir :

1° Jean Bauwens.

2" Jacques Bauwens, rapporté ci-après.

3° Elisabeth Bauwens.

4° Antoine Bauwens, qui épousa, à Gand, le 24 novembre 1624, Marie van DEN Berghe, dont les armes étaient : d'azur au chevron d'or, accompagné de trois coquilles d'argent (Fig. 8). — Leurs enfants furent :

A. Jeanne Bauwens, née le 23 septembre 1625, ayant pour parrain Jean Bauwens, et pour marraine Jeanne van den Berghe.

B. Antoine Bauwens, né le 14 juin 1630. — Sa marraine fut Anne Bernaeige.

C. Elisabeth Bauwens, baptisée à Gand le 21 janvier 1632, ayant pour parrain Josse Bauwens, et pour marraine Elisabeth Bauwens.

D. Marie Bauwens, baptisée à Gand le 10 novembre 1633. — Son parrain fut François van der Looven, et sa marraine Barbe de Rycke, sa tante, épouse d'Henri Bauwens.

E. Anne Bauwens, baptisée à Gand le 18 juillet 1635, ayant pour marraine Anne Coornaert, sa tante, épouse de Josse Bauwens.

F. Marguerite Bauwens, baptisée à Gand le 27 avril 1637. — Son parrain fut Josse Patheet, et sa marraine Marguerite Triest.

(1) Piron, Levensbeschryvingen. — Goethals, Histoire des Lettres, etc., t. III, p. 218.

(2) Piron et Steyaert.

(3) Hebbelynck, père, article inséré dans le Messager des Sciences, etc., iSii, pp. 308, S37, et 1853, p. 164.

BAUWENS. 317

O. Jean Bauwens, né à Gand le 8 mars 1640, ayant pour parrain Jean van den Berghe, et pour marraine Catherine Heindricx.

Et H. François Bauwens, baptisé à Gand le 2 novembre 1641. — Son parrain fut Jean Bauwens, et sa marraine Julienne van den Berghe.

5° Jeanne Bauwens, qui fut mariée avec Pierre Diericx, qui portait pour armes : d'azur au chevron d'or, accompagné de trois hures de sangliers d'argent (Fig. 4). — De ces époux descend le savant historiographe de la ville de Gand, chevalier Charles-Louis-Maximilien Diericx,

6° Josse Bauwens, qui fut bailli de Sotteghem et mourut à Gand, rue Saint-George, en 1661.— Il avait épousé, le 28 octobre 1630, en présence de Jacques Bauwens et de François van Hauweghem, Anne Coornaert, dont les armes étaient : de simple à trois épis de bled, tiges et feuilles de deux feuilles d'or (Fig. 5), et laquelle mourut à Gand le 20 novembre 1647.

— Nous donnerons leur postérité après celle de son frère Jacques.

Et 7° Henri Bauwens, qui épousa, le 24 novembre 1630, Barbe de Rycke. La famille de Rycke portait : d'hermines à la bande de gueules, chargée de 3 roses d'argent (Fig. 6). — Les témoins à ce mariage furent : Jean de Rycke et Antoine Bauwens. — Leurs enfants furent :

a. Elisabeth Bauwens, née et baptisée à Gand le 19 juillet 1640, ayant pour parrain et pour marraine Jean Bauwens et Elisabeth Bauwens.

b. Anne Bauwens, née et baptisée à Gand le 23 août 1637. Elle eut pour parrain Antoine de Rycke, et pour marraine Anne Bernaeige.

c. Antoine Bauwens, né et baptisé en février 1634 à Gand, ayant eu pour parrain et marraine Antoine de Rycke et Elisabeth Bauwens. — Il mourut le 27 janvier 1709.

Et d. Barbe Bauwens, née et baptisée à Gand le 6 mai 1644. — Ses parrain et marraine furent : Paul de Rycke et Anne Coornaert. Elle mourut, le 11 septeuibre 1703, en la paroisse de S*-Jacques, à Gand, ayant été mariée avec François Pieters, qui mourut le 24 septembre de la même année 1703.

— Leur fils, Marc Pieters, naquit et fut baptisé à Gand le 26 juillet 1669, ayant pour marraine Marie van de Sompele. — La famille Pieters portait: d'or à trois pattes de sable, armées de gueules et vues de face (Fig. 7).

Illa Jacques Bauwens, second fils de Jacques Bauwens et de Marguerite Heyndricx, épousa, en premières noces, le 7 octobre 1607, Marguerite van Hauweghem, laquelle portait : d'azur à la bande d'argent, accostée de deux étoiles à six rais d'or (Fig. 8), fille de Pierre van Hauweghem et de Gérarde van der Cruyce, laquelle mourut le 1 février 1612. Ce mariage se fit en présence de Jean Villet et de Pierre van Hauweghem. — Il épousa ensuite, en secondes noces, le 14 juillet 1613, Anne Bernaeige, qui portait : fascé de gueules et d'or de six pièces, les pièces de gueules treillissées d'argent (Fig. 9), et mourut le 8 septembre 1637, laissant de ses deux mariages les sept enfants qui suivent :

318 BAUWENS.

(Du !«■' Lit.)

1" Jeanne Bauwens, née en décembre 1609. Elle fut tenue sur les fonts baptismaux par Josse Heyndricx et Jeanne van Hauweghem.

{Du 2* Lit.)

20 Anne Bauwens, née à Gand le 7 juin 1614. — Les parrain et marraine à son baptême furent : Jean Bauwens et Anne van de Velde.

3° Jacques Bauwens, né et baptisé à Gand le 15 février 1617, ayant pour parrain et marraine Quintin van de Velde et Gérardine van den Cruyce, veuve de Pierre van Hauweghem.

4° Claire Bauwens, née en février 1623. — Elle eut pour parrain et marraine à son baptême Antoine Bauwens et Claire Bernaeige.

5" Jean Bauwens, qui suit.

6° Pierre Bauwens, né et baptisé à Gand le 20 janvier 1633, ayant pour parrain Pierre Bernaeige et pour marraine Anne van Hauweghem.

Et 7° George Bauwens, né et baptisé en décembre 1619, ayant pour parrain George Bernaeige et pour marraine Marguerite Heyndricx,

IV. Jean Bauwens, né et baptisé à Gand le 31 mars 1627, fut tenu sur les fonts baptismaux par Jean Bauwens et Jeanne Pilckem, pour Catherine Heyndricx. — Il épousa, le 23 janvier 1646, en présence de Jean van Bochaute et de Liévine Creel, Catherine de Mey, laquelle portait : d'argent au lion d'azur (Fig. 10). — Leur fils Jean suit :

V. Jean Bauwens, né et baptisé à Gand le 28 mars 1676, eut pour parrain

Corneille van Hauweghem, et pour marraine Madeleine van Beneden. — Il épousa, à Gand, en l'église de S*-Bavon, le 18 janvier 1703, en présence de Pierre et de Jean Bauwens, Justine Reynbaut, dite Vollaert, fille de Jean, et de Marie Neckebroeck, fille de Josse. — Cette dame portait pour armes : d'hermines à la bande de gueules, chargée de trois étoiles à six rais d'or (Fig. 11). — Six enfants naquirent de cette alliance, savoir:

1° Marie-Jeanne Bauwens, née et baptisée en la paroisse de S*-Jacques, à Gand, le 26 janvier 1704, eut pour parrain et marraine Jean Bauwens, fils de Jacques, son aïeul, et Marie Neckebroeck, son aïeule.

2° George-Jean Bauwens, né et baptisé à Gand, en la même paroisse, le 2 août 1705, eut pour parrain George Bauwens, et pour marraine Anne Vollaert, béguine au béguinage de Notre-Dame-du-Pré (Ter Hoyen), à Gand.

3° Justine Bauwens, née et baptisée le 13 juin 1707, eut pour parrain et marraine Josse Vollaert et Justine Neckebroeck.

4° Jeanne-Pétronille Bauwens, née et baptisée le 15 avril 1711, dont le parrain fut Pierre Vollaert et la marraine Jeanne Bauwens.

5° Adrienne Bauwens, née et baptisée le 26 octobre 1712, ayant pour parrain et marraine Zacharie de Wilde et Adrienne Vollaert.

Et 6® Pierre, qui suit. ;

BAUWENS. 319

VI. Pierre Bauwens naquit en la paroisse de S*-Michel, à Gand, le 11 nov. 1714, et y fut baptisé, ayant pour parrain et marraine George Bernaeige et Pétronille Collagie. Il mourut à Gand le 1 octobre 1745, ayant épousé, en 1734, Isabelle de Pauw, dont les armes étaient : d'argent au chevron de gueules, accompagné de trois têtes et cols de paons d'azur (Fig; 12). Elle était fille de Maximilien de Pauw et de Jeanne van Wynsberghe, qu'il avait épousée le 19 avril 1704, à Sinay (Waes), en présence de Michel Boone et de Jacques Simieus, et sœur de Pierre-François de Pauw, et de Marie-Thérèse de Pauw, qui, le 8 juillet 1737, fut mariée, en l'église de S*-Jacques, à Gand, avec François-Bartholomé van Melle, fils de messire Egide-François van Melle et de dame Anne-Marie Ballant, seigneur de Boucle-S*-Denis, Buysere, Landuyt, Cruystraeten, Pauwencourt, Terbiest, Mobelline, etc., qu'il hérita de son oncle Henri Borluut, seigneur des dits lieux. Messire François- Bartholomé VAN Melle décéda le 16 septembre 1779, en son château de Desteldonck. — La famille van Melle porte pour armes : d'argent à trois aigles éploye'es de sable (Fig. 13). Des dits François-Bartholomé van Melle et Marie-Thérèse de Pauw vint Cornélie-Thérèse-Madeleine van Melle, née le 10 août 1744 et décédée le 6 ventôse an IX de la République française, ayant été mariée, en 1774, avec Jean-Bernard Morel, qui portait : d'argent à la fasce vivrée de sable (Fig. 14), et qu'elle fit père de Thérèse-Françoise-Colette Morel, mariée, le 9 août 1796 (22 thermidor an IV), à Emmanuel Maelcamp, dit Malcampo, dont les armes étaient : de gueules à un cerf passant d'argent, le col percé d'une flèche d'or en barre, la pointe en haut (Fig. 15). De ce dernier mariage vint Etienne-Edouard Maelcamp, qui épousa Françoise-Catherine- Julie Maroucx, dont les armes étaient : d'azur au chevron d'or, accompagné de trois molettes d'argent (Fig. 16); leur fils Etienne-Jules-Edouard baron Maelcamp épousa, à Ninove, le 15 octobre 1860, Jeanne-Marie-Clémentine VAN Alstein, dont les armes sont : d'or à la barre de sinople, chargée de trois croix de Malthe, losangées d'or et d'argent (Fig. 17). Des susdits Pierre Bauwens et Isabelle de Pauw vinrent : 1*" Jeanne-Pétronille Bauwens, née et baptisée à Gand le 6 décembre 1735, qui eut pour parrain Jean Bauwens, et pour marraine Jeanne Van Wynsberghe, son aïeule.

Et 2° George-Jean, qui suit.

Vlla George-Jean Bauwens, né à Gand le 14 octobre 1737 et tenu sur les fonts baptismaux par George-Jean Bauwens et Marie-Anne de Pauw. Il mourut le 17 avril 1789, ayant épousé, en secondes noces, le 18 juin 1768, en l'église de S*-Nicolas, à Gand, et en présence de Liévin Haeck et de Marie-Catherine Theylaert, Marie-Thérèse van Peteghem, fille de Ghislain et d'Anne-Catherine Theylaert. Douze enfants naquirent de ce mariage, savoir :

1« Liévin-Jean Bauwens, né le 14 juin 1769, qui eut pour parrain et pour

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marraine Liévin van Geertruye et Isabelle de Pauw, son aïeule. II fut un des plus grands industriels de l'Europe (i), et mourut le 17 mai 1822 à Paris, où il fut inhumé au cimetière du Père Lachaise. Il avait épousé Mary Keynon, d'origine anglaise; il en eut, paraît-il, deux fils et une fille; l'un des fils remporta le 2™® prix dans un des concours généraux des Lycées à Paris.

2° Marie-Catherine Bauwens, née et baptisée à Gand le 3 janvier 1771, ayant pour parrain Bartholomé-Maximilien de Pauw et pour marraine Catherine Theylaert.

3<* Jeanne-Françoise Bauwens, née et baptisée à Gand le 6 janvier 1772, dont le parrain et la marraine furent messire François van Melle de Boucle et damoiselle Jeanne-Françoise van Geertruye.

40 Pierre-Jean Bauwens, né et baptisé à Gand le 15 février 1773. Sa marraine fut Marie-Thérèse van Nieuwenhuyse. — Il est auteur d'un manuscrit concernant les obstacles apportés aux fabriques et au commerce des Pays-Bas autrichiens (Biblioth. de Bourgogne, N° 16222).

5° Jean, qui suit.

6° Thérèse-Josèphe-Colette Bauwens, née et baptisée le 26 janvier 1776, ayant pour parrain messire Joseph Baert et pour marraine damoiselle Thérèse van Melle de Boucle.

7° Colette-Jeanne-Bénédicte Bauwens, née et baptisée à Gand le 27 avril 1777. Ses parrain et marraine furent F. Thierie, prêtre, et Jeanne-Liévine Goethals.

8° Charles- Alexandre Bauwens, né et baptisé le 4 septembre 1778, ayant pour parrain et marraine messire Laurent Heyman et dame Marie-Caroline- Françoise de Scheider.

9° Anne-Françoise Bauwens, née et baptisée à Gand le 29 septembre 1779. Ses parrain et marraine furent François-Liévin Bauwens et damoiselle Anne-Thérèse Thierie.

10° Sophie Bauwens, née et baptisée le 5 février 1781, ayant pour parrain Liévin-Jean Bauwens et pour marraine Marie-Catherine Bauwens. Elle fut mariée, le 9 juin 1800, avec Bernard-Paul de Pauw.

11° Françoise Bauwens, née le 3 novembre 1782. Son parrain fut messire Jean Castelain, et sa marraine damoiselle Anne-Bernardine de Lampreel.

Et 12° Joséphine Bauwens, née et baptisée le 1 août 1785, elle eut pour marraine damoiselle Jeanne-Françoise Bauwens, sa sœur, et épousa Jean- Joseph Heyman.

George-Jean Bauwens avait épousé, en premières noces, Catherine van Veuren, dont un fils : François-Liévin, né et baptisé le 17 juillet 1763. Ses parrain et marraine furent Liévin Haeck et Thérèse-Jacqueline Thierie.

(1) Voyez sa biographie à la suite de celte généalogie. ^

BAUWENS. 321

VIII. Jean Bauwens naquit à Gand et y fut baptisé le 5 avril 1774. Ses parrain et marraine furent Liévin Haeck, et Marie-Jeanne Vollaert. — Il mourut le 10 janvier 1854, ayant épousé Amelberge-Justine Lyssens, née à Saint- Gilles (Waes), le 29 décembre 1783, fille de Jean-François et d'Anne- Pétronille de Decker, décédée à Gand le 10 février 1846. De cette alliance vinrent entr'autres enfants, savoir :

1° Charles-Ferdinand-Jean Bauwens, qui épousa, le 19 septembre 1844, Angéline-Josèphe de Lichtervelde, dont les armes sont : d'azur, au chef d'argent chargé de sept mouchetures d'hermines de sable, posées 4 et 3 (Fig. 18). De ce mariage sont nés :

a. Georgine-Jeannette-Marie-Christine-Angélique Bauwens, née à Gendbrugge le 8 juillet 1845.

Et b. Liévin-César-Ferdinand-Jean-Joseph-François Bauwens, né à Gendbrugge le 16 août 1846.

La famille de Lichtervelde doit être comptée au nombre des plus anciennes et des plus nobles des Pays-Bas. (Voyez Sanderus, Flandria illustrata, t. II, 1. iv, p. 237; — Meyer, Annales sive Historiœ Rerum Belgicarum, p. 191; — de l'Espinoy, Recherches des Antiquités et Noblesse de Flandre, pp. 84, 127 et 226; — notre Nobiliaire des Pays-Bas et du Comté de Bourgogne, à l'article de Lichtervelde; etc.).

2° Eléonore-Théodore Bauwens, manée, le 29 juin 1843, avec César-Arouet de Lichtervelde, décédés.

César-Arouet de Lichtervelde était frère d'Angéline-Josèphe précitée et de Jeanne-Marie ci-après.

Et 3** Désiré-Auguste Bauwens, qui suit.

IXi Désiré-Auguste Bauwens épousa, le 29 juin 1843, Jeanne-Marie de Lichtervelde. De ce mariage sont nés :

A. Marie-Eléonore-Jeanne-Françoise-Désirée, qui suit.

B. Eléonore-Césarine-Justine-Marie-Jeanne -Désirée Bauwens, née le 23 août

C. Valérie-Marie-Eugénie-Christine Bauwens, née le 10 septembre 1852. Et D. George-Liévin-François-Joseph Bauwens, né le 21 novembre 1860.

Xa Marie-Eléonore-Jeanne-Françoise-Désirée Bauwens , née le 7 mai 1844, mariée avec Joseph-Marie-Ghislain van Pottelsberghe de la Potterie, qui porte : • de sable au cor de chasse d'argent, lié et virole d'or, l'embouchure à sénestre, au chef d'or (Fig. 19).

Postérité de Josse Banwens, fils de Jacques et de ASargiierite HF.Y.%Dnicx, mentionués ci-devaut an cSegré II.

jjjBis^ Josse Bauwens, bailli de Sotteghem, mort en 1661, avait épousé, comme il a déjà été dit ci-devant, le 28 octobre 1630, Anne Coornaert, laquelle trépassa à Gand le 20 novembre 1647. — De cette alliance vinrent : Complément. 43

322 BAUWENS.

P Jacques Bauwens, né et baptisé le 15 août 1632, ayant pour parrain Jean Bauwens, et pour marraine Marie de Coninck, pour Jeanne de Moor. Il fut haut-pointre de la ville et châtellenie d'Audenarde.

2° Antoine, qui suit.

Et 3° Jean Bauwens, né et baptisé le 13 août 1631. Ses parrain et marraine furent Jean Bauwens et Jeanne van Hauweghem.

IV. Antoine Bauwens naquit à Gand, en la paroisse de S*-Jacques, et y fut baptisé le 13 novembre 1633, ayant pour parrain Antoine Bauwens et Liévine van Hauweghem. 11 épousa, en octobre 1657, ayant pour témoins Josse Bauwens, son père, Jean van Hauweghem, bailli d'Oordeghem, et Gilles Huybrechts, Marguerite van den Sompele, laquelle portait : d'argent, au chevron de gueules, accompagné en chef de deux étoiles à six rais du même, et en pointe d'une aigle éployée de sable, tenant du -bec un anneau de gueules (Fig. 20). — Cinq enfants naquirent de ce mariage, savoir :

P Antoine-Charles Bauwens, né le 13 août 1675, décédé le 28 août 1734, ayant épousé, en 1708, Anne-Marie van Vaernewyck, qui portait : de sable, à trois lions d'argent, armés et lampassés de gueules (Fig. 21).

2° Anne-Marie Bauwens, née le 8 août 1662.

3° François, qui suit.

4** Catherine-Marie Bauwens, mariée avec Pierre van Hoecke.

Et 5° Jeanne-Marie Bauwens, mariée, le 27 décembre 1692, en présence d'Antoine Bauwens et de Catherine Goethals, avec Laurent Hoys. — La famille Hoys existe encore à Gand, à Cadix et à Vienne.

V. François Bauwens naquit et fut baptisé à Gand, en la paroisse de S*-Jacques,

le 19 juin 1664. Ses parrain et marraine furent : Jean-Baptiste van den Sompele et Marguerite van Hauweghem. Il épousa, le 10 octobre 1691, Anne-Marguerite van den Plassche, fille de Pierre et de Jossine van DEN Heuvel, née le 18 juin 1669, en la paroisse de S'-Jacques, à Gand. Ce mariage se fit en présence de Pierre van den Plassche, prêtre, de Jean- Baptiste van den Plassche et d'Antoine Bauwens. La famille van den Plassche porte pour armes : de sable à trois fers de moulins d'argent (Fig. 22). François Bauwens était receveur de la chambre des pauvres; il mourut le 24 février 1718, et fut enterré à S*-Bavon, dans la sépulture des aïeux de son épouse. — De François Bauwens et d'Anne-Marguerite van den Plassche, sa femme, vint :

VI. Jacques-Joseph Bauwens, qui, par sa première épouse, devint seigneur d'Everstein ; il naquit le 7 décembre 1704 et fut tenu sur les fonts baptismaux par Jacques Bauwens et Anne van de Sompele. Il épousa, comme nous venons de le dire, en premières noces, mais n'en eut point d'enfants, Catherine-Philippine DE LA Kethulle, dout les armes étaient : de sable à une fasce pal d'argent en chef, accompagnée de trois étoiles à six rais d'or (Fig. 23). — Elle naquit en 1691, était veuve, en premières noces, de Charles-François-Joseph

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Mesdagh, seigneur de Cuerne, et mourut le 19 nov. 1745. — Il convola, en secondes noces, avec Marie-Marguerite van Bochaute. — Il est à remarquer ici que Jacques-Joseph Bauwens meublait l'écu de ses armes des mêmes pièces que celles que nous avons blasonnées ci-devant, mais leur position est différente : il portait d'azur à deux fasces d'argent, accompagnées en chef de trois fleurs-de -lis du même, posées deux et un. — La patente d'anoblissement qu'il obtint le 17 novembre 1731 s'exprime en ces termes : un écu d'azur à 3 fleurs-de-lis d'argent en face et deux jumelles de même en pointe, icelui écu surmonté d'un heaume d'argent, grillé et liseré d'or, aux hachements d'argent et d'azur, et pour cimier tm cygne naissant d'argent. — Il fut licencié es lois et avocat au Conseil provincial de Flandres, et mourut à Gand le 22 déc. 1782. — Les enfants de Jacques-Joseph Bauwens et de sa seconde femme furent :

1" Louis Bauwens.

2° Jacques Bauwens, greffier du conseil de Flandres.

3° Nicolas Bauwens, qui épousa Marie van de Vivere.

Et 4° Charles-Joseph Bauwens, qui épousa, en 1780, à Laerne, Jeanne- Colette Goethals, dont les armes étaient : de gueules à trois bustes de filles, ou têtes de femmes, jusqu'aux épaules, de carnation, chevelées d'or (Fig. 24).

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