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Noces d'argent de M. l'abbé T. Montminy, curé de Saint-Georges (Beauce) [microforme]

FE vingt-cinquième anniversaire de prêtrise de M. l'abbé Montminy, curé de Saint-Georges, Beauce, a donné lieu à une grande fête au sein de cette belle et populeuse paroisse. Tous ceux qui en ont été les heureux témoins en sont revenus enchantés.

Disons tout d’abord que, durant les cinq années qu’il a présidé à l’administration

spirituelle de Saint-Georges, M. l’abbé Monuniny, par son habileté, son savoirfaire, sa prudence et son patriotisme éclairé, à su donner aux œuvres déjà commencées une impulsion vigoureuse ; 1l en a développé de nouvelles, toujours dans l'intérêt bien entendu de ses paroissiens.

Ce n’est pas un compliment banal que nous lui adressons ; nous ne sommes que l'écho de la population qui, en ces jours du 17 et du 18 septembre, l’a fêté comme on fête un prince de l'Eglise, l’a acclamé comme un bienfaiteur public. Témoin nous-même de ces acclamations populaires, nous avons quitté Saint-Georges, le cœur rempli de la plus vive émotion, car jamais encore nous n’avions vu, dans une paroisse de la campagne, un semblable spectacle à l’occasion d’un anniversaire sacerdotal.

M. l'abbé Montminy peut être fier de ses paroissiens ; ceux-ci doivent aussi être fort honorés d’avoir à leur tête un curé aussi zélé pour le bien des âmes que dévoué aux intérêts matériels de tous.

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Nos compatriotes n’ont pas oublié que lorsqu'il était curé de Saint-Agapit, M.

l'abbé Montminy y fondait un cercle agricole avec des éléments peu nombreux ; que, le premier, il y organisait une exposition paroissiale, avec un succès presque inespéré. C’était en 1880. Depuis cette époque, les cercles agricoles ont poussé comme par enchantement, et il en est résulté, grâce à eux surtout, une rénovation complète en agriculture. La Société d'industrie laitière, dont M. l’abbé Montminy cest aujourd’hui le digne président, n'a pas peu contribué aussi À rehausser le niveau agricole. Prenant une part très active à ce mouvement progressif, M.

l'abbé Montminy a donc acquis des titres à la reconnaissance publique, et les paroissiens de Saint-Georges l’ont fêté non seulement comme leur curé, mais encore comme le citoyen patriote, le bienfaiteur de son pays.

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UELLE magnifique soirée à.Saint-

Georges que celle du 17 septembre, Pour en bien jouir, il fallait, comme nous, se transporter en voiture de la gare de Saint-François et tranchir les neuf milles qui séparent les deux paroisses.

Avant d'entrer dans Saint-Georges, nous apercevons sur chacune des rives de la Chaudière tout un chapelet de foyers lumineux ; chaque maison est illuminée en l’honneur du héros du jour. Et ces feux se continuent ainsi jusqu’au village, où la scène prend plus d’ampleur et devient vraiment féerique. Les résidences disparaissent sous des globes étincelants de lumière. Bientôt l’on arrive au pont qui relie les deux rives et par où il faut passer pour se rendre au presbytère. L'église, le couvent et le presbytère sont illuminés avec un luxe sans égal, et parfois l’on se demande si l’on n’est pas le jouet d’un rêve. Toute la façade du presbytère se

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dessine par un ingénieux arrangement de lanternes multicolores, placées en grand nombre. Des exclamations saluent l’envolement en plein air des fusées et des chandelles romaines. (Cinquante enfants sont là qui défilent en procession, des flambeaux à la main, pendant que la fanfare, du haut d’un kiosque resplendissant de lumières, charme les oreilles &e la population groupée sur la colline, tout près de l’église. Joignez À ce spectacle un feu d'artifice des mieux nourris, et vous aurez une idée, bien faible encore, de cctte soirée du 17 septembre. Jamais nous ne l’oublicrons !

E lendemain, 18 septembre, le premier Le article du programme comportait la grand’messe à l’église paroissiale. Les accents de la prière devaient préluder au banquet et à la séance du couvent.

M. l'abbé Montminy célébra l'office,

ayant à ses côtés comme diacre M. l'abbé Morissette, curé de St-Zacharie de Metgermette, et comme sous-diacre M. l'abbé Poulin, professeur au collège de Lévis ct enfant de St-Greorges.

La musique a été brillante, grâce au concours des instrumentistes, et nous avons entendu des solos très bien rendus.

Après la communion, M. l'abbé Z.

Lambert, curé de St-François, monta en chaire. L'éminent prédicateur sut développer avec talent le texte suivant, tiré du prophète Isaïe : Ærultu, habilatio Sion, quia magnus in medio tui Sanctus Israël, Le prôtre est le représentant de Notre- Seigneur sur la terre ; il est le bienfaiteur de l'humanité ; il est un père au milieu de ses enfants. Tels furent les trois points que l’orateur sacré a traités avec une science profonde et une éloquence remarquable.

À l'issue de la messe, M. le curé de Saint-Georges fut invité À recevoir des adresses de félicitations de la part de ses

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paroïssiens et des délégués de Saint- Agapit de Beaurivage.

Voisi ces deux adresses, rédigées avec beaucoup de tact.

Au Révérend Tir. MoNTMINY à l’occasion du 25ème anniversaire de son ordination sacerdotale.

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