‹ Noces d'argent de M. l'abbé T. Montminy, curé de Saint-Georges (Beauce) [microforme]Chapitre 2 sur 10 · MONSIEUR LE CURÉ · texte numérisé non relu

MONSIEUR LE CURÉ

Il y a vingt-cinq ans, à pareille date, vous receviez des mains de Monseigneur des frois- Rivières, l’onction sacerdotale. Disant adieu au monde et à ses plaisirs, vous embrassiez, répondant à l’appel d’en haut, la carrière sublime et redoutable du sacerdoce. Puis revêtu d’un pouvoir que n’ont pes les empereurs et les rois, le cœur serré par les étreintes d’une émotion qui ne se traduisait pas, vous commenciez à exercer, nouvel apôtre, autre Christ, les fonctions sublimes de votre ministère sacré. Tout imprégné de l'Esprit Septiforme, vous sentiez bouillonner en vous l’ardeur ct 1e zèle de ces premiers prêtres à qui le Christ disait : Allez, enscignez, baptisez, sauvez. Glorieux jour d'il y a vingt-cinq ans, glorieux jour qui vous a vu naître au sacerdoce! il est déjà bien loin, et nous, Mousieur le Curé, nous en rendons grâces à Dieu avec vous, toujours soutenu par le bras tout puissant de Celui qui vous appela, vous travaillez encore avec une

ardeur infatigable à la vigne du Scigneur. Ayant au cœur la sollicitude d’un Pierre, faisar:t jaillir dans toutes vos œuvres l1 lumière ct l’énergie d'un Paul, durant cette période d’un quart de siècle, vous vous êtes toujours cfforcé de jeter cn terre le véritable grain de sénevé. Connaissant à fond le secret des grandes entreprises, tant au spirituel qu'au temporel, vous avez su faire germer et grandir des œuvres sans nombre qui projettent sur votre front sacerdotal un éclat radieux. Si l’on nous demande ce que c'est qu’un véritable enfant du sol canadien, nous répondons sans crainte, en toute justesse ct justice,que c’est celui qui n’a de cœur et d’amour que pour son pays, que c’est celui qui par ses écrits et ses sages conseils stimule le courage de s's frères canadiens, que c’est celui qui pour l’avancement des siens, sous tous rapports, n’épargne ni les fatigues, ni les démarches, ni les sacrifices, que c’est celui enfin qui est de la trempe de l’abbé Montminy. Dans la chaire de vérité, comimne dans vos entretiens les plus intimes, nous avons trouvé en vous un guide sûr, un ami fidèle, un père compatissant.

Nous vous remercions, Monsieur le Curé, de tout cœur et de concert, pour ce que vous avez fait pour nous, paroissiens de Saint-Georges. Nous n’avons pas toujours su malheureusement, reconnaître votre dévouement, votre bonté ; bien des fois, nous avons, nous-mêmes ingrats,

M. L'ABBÉ T. MONTMINY il

lacéré votre cœu r de ces épines dont la carrière du prêtre est parsemée.

Mais tout cela vous nous le pardonncrcz encore.

Qu'il vous plaise, Monsicur le Curé, d'agréer en cet anniversaire, nos respectueux hommages et nos vœux les plus sincères de bonheur ct de longue vie. Que Dieu vous accorde ces années dans le cours desquelles s’opèrera la métamorphose de la couronne d'argent en couronne d’or.

- St-Georges, Beauce, 18 septembre, 189,5.

HOMMAGE DE RECONNAISSANCE OFFERT PAR LFS ANCIENS PAROISSIENS DE ST-AGAPIT DE BEAU- RIVAGE, 18 SEPT., 1895.

Au Révérend THÉOPHILE MoNTMINY, Prêtre, Curé de St-Georges.

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