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leurs devoirs ccmme chefs de familles et comme citoyens, et il les félicita de leur esprit d'entreprise poussé quelque fois jusqu'aux dernières limites ; et, enfin il les remercia et de la démonstration dont il était l’objet, et du magnifique cadeau qu'ils lui offraient. (C’était le langage d’un père à ses enfants.
Aux délégués de Saint-Agapit, en tête desquels figurait M. l’abbé Pouiiot, curé de la paroisse, M. l’abbé Montminy rappela les onze belles années passées au milieu d’eux, le bien qu’ils avaient produit de concert, les œuvres religieuses qu’il avait fondées parmi eux : “ jamais, a-t-il dit, je n’oublierai mes braves paroissiens de Saint-A gapit.”
M.labbé Montminy dut encore répondre aux félicitations de la Société d’industric laitière, félicitations qui lui furent offertes par le Dr N.-E. Dionne, son compagnon de classe.
De magnifiques cadeaux lui furent ensuite présentés par la paroisse de Saint-
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Agapit, par la Société d'Industrie laitière, en tête de laquelle figurent MM. E.
Barnard, J.-C. Chapais, J. de L. Taché, E. Castel, J.-D. Guay, par l’honorable M. T. Chapais, directeur du Courrier du Canada et président du Conseil législatif.
MIDI, lesinvités, auxquels s'étaient AN adjoints plusieurs citoyens de Saint- Georges, se réunissaient dans une grande salle pour assister au banquet donné par la paroisse. | M. le curé présidait à la table d'honneur, ayant à sa droite l'honorable M. Chapuis, et à sa gauche M. labbé Lambert. Les convives étaient placés par ordre de dignité et parmi eux tenaient un rang d'honneur les membres de la famille Montminy, comprenant les trois frères du curé, M. Joseph Montminy, M. Octave Montminy et M. Edouard Montminy, de Saint-Jean-Chrysostôme.
Les dames avaient mis tout en œuvre pour faire oublier à leurs hôtes que c’était un jour d’abstinence. Rien ne manquait à la somptuosité de la table : les mets les mieux apprètés, servis avec la plus exquise délicatesse, les vins les plus délicats, enfin un menu de gala. |
À la fin du banquet, M. l'abbé E.
Dionne, l’un des directeurs du Collège de Sainte-Anne, proposa un toast au héros dela fête. Comme représentant du Collège où M. l'abbé Montminy a fait ses études, M. Dionne sut rappeler en termes heureux le temps passé où, jeune ecclésiastique, M. Montminy se dévouait à l’enseignement de la musique. Ayant été lui-même son élève, il pouvait en parler avec plus d’autorité. Au nom du Collège, il félicita son confrère de ses succès, et lui exprima ses vœux les plus ardents de bonheur et de prospérité.
M. l'abbé Moutminy répondit avec beaucoup d’À propos. Parlant de son Alma Mauter, il dit : “J'aurais été heureux
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de passer toute ma vie sous ce toit vénéré, où j'ai rencontré de saints prêtres, remplis de dévouement pour la jeunesse studieuse.
Je leur dois une profonde reconnaissance pour l'attention qu’ils m'ont portée, pour la délicatesse de leurs procédés à mon égard. C’est grâce à leurs soins, qui équivalaient À ceux d’une mère, que j’ai pu parvenir à la fin de mes études. Dites à MM. les directeurs du Collège que je suis attaché de cœur et d'âme à leur maison.”
M. l'abbé Montminy ayant ensuite invité l'honorable M. Chapais à porter la parole, celui-ci dat s’exécuter et il prononça -un assez long discours qui fut religicusement écouté. L'orateur fit un éloge bien mérité de M. l'abbé Montminy, insistant surtout sur son patriotisme éclairé etsur le rôle qu’il a joué comme instigateur des cercles agricoles.
M. le curé prit une dernière fois la parole pour offrir ses remerciements à tous ceux qui avaient pris part à la fête : au
prédicateur, à l’honorable M. Chapais, à ses confrères dans le sacerdoce, à ses compagnons de classe, à ses paroïssiens, à la fanfare, à son vicaire, M. O. Martin, qui a été l’Ââme de toute cette belle organisation.
MMÉDIATEMENT après le banquet, tous les convives turent invités à sc rendre au couvent pour assister à une séance donnée par les élèves. Ce couvent, de fondation relativement récente, est dirigé par des religieuses du BDon-Pasteur de Québec. C’est assez dire que tout sy fait avec sagesse, que tout y est conduit avec ordre et méthorie.
L'enseignement qui s’y donne est fort vanté ; et si on en juge par le nombredes élèves, cette bonne réputation doit être largement méritée.
La salle des séances publiques était décorée avec le meilleur goût. Les petites
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