‹ Noces d'argent de M. l'abbé T. Montminy, curé de Saint-Georges (Beauce) [microforme]Chapitre 3 sur 10 · MONSIEUR LE CURÉ · texte numérisé non relu

MONSIEUR LE CURÉ

Vos anciens paroissiens de St-Agapit de Beaurivage sont heureux de pouvoir s’uni: au concert de félicitations et de bons souhaits qui s'élèvent vers vous en ce jour, afin de vous prouver, une

‘fois de plus, que six ans de séparation n’ont pu éteindre dans leur cœur les sentiments de reconnaissance et d’attachement qu'ils vous exprimaient au moment douloureux de votre

départ. Comment, en effet, pourrions-nous vous oublier, quand nous avons sans cesse sous nos yeux catte église, beau monument de votre zle, de votre infatigable activité, dont nous sommes si fiers, et qui redira à 103 petits-enfants, l’habileté et le dévouement de celui qui fut l'âme de cette entreprise.

Nous nous rappelons aussi avec émotion, combien vous vous prodiguiez pour promonvoir nos intérèts spirituele, votre compatissante charité envers nos malades, votre zèle pour l'éducation de nos enfants, et vos pieuses in‘lustries pour nous attirer à la fréquente réception des sacrements ; puis, cctte admirable institution du Tiers-Ordre de St-François dont nous vous sommes redevables, et qui entretient si merveilleusement la piété dans notre paroisse. Tout cela ne suffisait pas encore à votre infiuigable zèle, vous avez voulu aussi travailler à nos intérêts temporcls. Et que n’aurait-on pas à dire sur ce sujet !

Qu'il nous suffise de dire que vous avez transformé l'agriculture dans notre puroisse, et remplacé les vieilles routines par les méthodes dictées par la science et l'expérience ; quinze ans avant la loi concernant les cercles agricoles, vous aviez déjà établi un cercle dans notre paroisse et vous réussissiez à organiser une exposition qui fut un gran:l succès.

Ainsi tous ces bienfaits et beaucoup d’autres,

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que votre paternelle bonté ne cessait de nous prodiguer, vous expliquent notre empressement À venir vous offrir en ce beau jour de votre jubilé sacerdotal, nos humbles félicitations et nos vœux les plus sincères de bonheur et delongévité. Oh ! oui, soyez heureux, que Dicu vous conserve encore longtemps, bien longtemps, très digne Monsieur, afin que durant de longues années, vous travailliez à la vigne du Seigneur et au bien de la patrice. Puissiez-vous recueillir les heureux fruits de votre dévouement, ct célébrer daus vingt-cinq ans vos noces d’or, et enrichir chaque année, 1 belle couronne qui vous est réservée dans la céleste Patrie.

Voilà, Monsieur le Curé, les vœux ardents que nous adressons chaque jour au Ciel pour votre bonheur et celui de votre famille, ainsi que pour tous ceux qui vous sont chers.

Enfin, nous sommes heureux de vous offrir cet humble cadeau, “ c’est bien peu de chose ?’ néanmoins nous espérons que vous daignerez l’agréer, Rivérend Monsieur, comme un témoignage sensible du profond respect, de la vive gratitude ct du sincère attachement de tous vos anciens paroissiens de St-Agapit de Beaurivage.

M. ‘l'abbé Montminiy répondit à ces adresses par des discours très appropriés.

Il rappela À ses paroïssiens de St-Georges

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