Noces d'argent du régiment des Zouaves pontificaux, 1860-1885 [microforme]
A vous je dois toutes mes joies depuis vingt-cinq ans, c’est donc à vous que j'offre ce Recueil dans lequel j'ai réuni, autant que possible, tous les souvenirs de nos noces d'argent.
J'ai un millier de lettres de ceux de nos camarades qui n’ont pu assister à la réunion. J'avais pensé un instant à en donner des extraits, mais c’est toujours question délicate que d'imprimer une lettre particulière, et d’ailleurs toutes expriment les mêmes regrets et peuvent se résumer en ces mots : « Quoi qu'il arrive nous resterons zouaves et fidèles au drapeau. »
Je me bornerai donc à reproduire les différents articles des journaux qui, mieux qu'un compte rendu, donneront la véritable note de la fête et prouveront que le régiment existe aussi uni, aussi vivant que jamais.
Malgré toutes mes recherches et celles de mes amis, il y a eu, dans les invitations, un assez grand nombre d'oublis involontaires
par suite de manque d'adresses ou d'indications inexactes : c’est
la seule ombre au tableau, et pourtant, contrairement à l’adage connu, les absents n'avaient pas tort.
Je m'occupe en ce moment d'un travail sur le régiment, qui aura, je l'espère, votre approbation; vous le recevrez prochainement.
Je crois être l'interprète de tout le régiment en remerciant tous les châtelains des environs qui ont offert aux zouaves une hospitalité vraiment bretonne, et particulièrement M. le comte et M'"° lu comtesse de Kergariou, qui nous ont donné une fête magnifique à Bonaban, fête qu'ils ont eu la bonne grâce d'appeler « Retour des noces d'argent. »
Remercions aussi M. le marquis de Gombert et avec lui toute l'administration du chemin de fer de l'Ouest, qui sait si bien concilier les exigences du service avec une inépuisable complaisance.
N'oublions enfin, ni notre ami Olivier de Genouillac qu'on est toujours sûr de trouver lorsqu'il y a un service à rendre, ni la propriétaire de la Basse-Motte, M"° Guibert, q © à bien voulu nous apporter son concours, avec le dévouement qui est de tradition dans sa famille.
Maintenant, laissez votre camarade, votre ami, votre chef, vous dire avec son cœur de zouave combien il a été touché, combien il s’est trouvé honoré et fier de l’empressement que vous avez tous mis, malgré la distance, à répondre à son appel du 28 juillet; ces émotions, il les a ressenties de nouveau tout entières à la magnifique fête du 30 août, à Anvers.
Répétons la devise du régiment : «à Un pour tous, tous pour un. »