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LA FÊTE DES ZOUAVES PONTIFICAUX

Une fête donnée aux anciens zounaves pontifieaux, à l’occasion du vingt-cinquième anniversaire de la création du régiment, a eu lieu mardi près de Saint-Malo, dans le château de la Basse-Motte, appartenant au général de Charette,

Le programme de cette fête portait l'inseription suivante : « Noces d'argent du régiment des zouaves pontificaux, 1860-1885. La Basse-Motte, 1885. » Le tout encadré dans une vignette représentant une vue de Rome surmontée d'un trophée formé d'un drapeau blane croisé avec l'étendard des zouaves, portant le Sacré-Cœur et la tiare pontificale.

Au verso, les noms des batailles auxquelles à assisté le régiment, depuis Castelfidardo, en 1860, jusqu'à Orléans, Cercottes, Patay, Bron, Yvré-l'Évèque, en 1870.

À dix heures du matin, après une messe dite dans le pare du château par un prélat romain, délégué du Nonce, le général de Charette a prononcé un discours dans lequel il a refait, à grands traits, l'histoire du régiment, et affirmé l'absolu et constant dévouement de ses compagnons d'armes à la cause de la papauté.

IL a rappelé également que le régiment avait combattu pour la France en 4870.

Le régiment fut mis sous les ordres du général de Sonis, qui éerivait à Charette : « Tout doit être commun entre nous, joie, douleurs, sacrifices. »

Le 2 décembre, à Patay, c’est sur le même champ de bataile, où Jeanne d’Are avait déployé son étendard en 1429, que nous avons eu l'honneur de déployer le nôtre; il sera toujours pour nous une merveilleuse relique trouée par les balles prussiennes et teinte du sang de nos camarades.

Le 10 janvier, le 4% bataillon, sous les ordres des officiers supérieurs

de Montcuit et Lallemant, se couvre de gloire dans la belle charge à la baïonnette commandée par l'amiral Gougeard.

Le 24 janvier, un décret du gouvernement de la Défense nationale confie au général de Charette le commandement d'une division de 1#%,000 mobilisés bretons.

Le régiment des zouaves, réorganisé à Rennes, est licencié, sur sa demande, par un ordre du jour des plus flatteurs du général de Cissey, ministre de la guerre, le 43 août 1871, mais sa tâche n’est pas remplie; peut-être lui reste-t-il de nouveaux périls à affronter, une nouvelle gloire à acquérir, Tous ses soldats! Un pour tous! Tous pour un! Telle à été, telle sera la devise des zouaves pontificaux.

Le général de Charette a eu le tort d'ajouter :

« Nous avons fait notre devoir à Rome et en France, et nous serons loujours prêts à le faire contre l'ennemi du dehors et celui du dedans. »

Ces paroles qui semblent contenir une vague menace, sont de trop; elles diminuent le langage du général de Charette et transforment une cérémonie, qui pouvait être simplement patriotique, en une manifestation politique sans grandeur et sans portée,

Après ce discours, un banquet de plus de seize cents couverts est servi aux anciens zouaves, parmi lesquels on remarque des représentants de toutes les nationalités, Erlandais, Hollandais, Canadiens, eic.

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