AU
Rance et a magnid'invités
1 parc de
UT Su la Basse-Motte flotte l'étendard du Sacré-Cœur. Le contrôle d'entrée est sévèrement organisé sur la pelouse.
En face de l'habitation, se détachant sur la verdure des grands arbres, un vaste baldaquin rustique, orné de tentures de damas de soie bouton d'or, recouvre l'autel, que décore un panneau de sculpture artistique et que surmonte une grande ste du Sacré-Cœur. Aux côtés de la croix, de gros cierges à la romaine, décorés de fines peintures avec un art achevé, par un zouave, M, Lionel Royer. Partout prodiguées des gerbes de fleurs.
Derrière l'autel seront placés l'orgue et le maitre de chapelle de Saint-Servan, avec une maitrise de cinquante choristes. La messe, en plein air, sera célébrée par Mgr Sacré, prélat de la maison du pape et le premier aumônier des zouaves.
L'auditeur de la nonciature, Mgr Averardi, ayant été appelé d'urgence à Rome, et aucun autre membre de la nonciature n'étant accrédité en chancellerie, le Nonce n’a pu quitter Paris pour se rendre hier à Sainte-Anne-d’Auray, où l'attendaient tous les évêques de Bretagne, cet il ne pourra venir demain ici.
La tente immense où l’on se réunira pour le repas, après l'office, est dressée derrière l'habitation. Les tables peuvent reczvoir sept cents personnes. Au-dessus des places d'honneur, un grand portrait ce Léon XIIT. La décoration générale, due à Me et à M'e de Charette, est formée de fouillages, de fleurs et d’étendards aux couleurs pontificales, jaune et blane, avec de grands écussons aux armes de Léon XIIT, Sur chaque assiette, en guise de menu et de souvenir, une carte reproduit au recto une vue du pont Saint-Ange avec le château Saint-Ange et, en perspective, Saint-Pierre de Rome, puis un trophée très élégant, dessiné par la baronne de Charette, et composé d’une palme, de drapeaux, de la tiare et des armes papales, tandis qu’au verso, au lieu du nom des plats, l’'énumération des glorieuses batailles auxquelles a pris part le régiment depuis vingt-cinq ans, en Italie et en France.
I n’y aura que trois discours, un du général de Charette, un de Mgr Sacré, un du colonel d’Albiousse. Dans le salon de la jolie villa, un grand album, où tous les invités inscriront leur nom ; en tête figure celui de Mme de Lamoricière, qui vient d'arriver. Les lettres des zouaves qui ne peuvent venir au rendez-vous expriment leurs sentiments d’une façon profondément touchante. Le temps est magnifique et la fête s'annonce admirablement.