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nommé Lesurques, qui était le portrait absolu de Dubosc. Les traits, la voix, la manière de marcher tout était chez cet homme si identique à Dubosc, que les complices même de ce dernier crurent longtemps que Dubosc et Lesurques ne faisait qu'uné seule et même personne,
Après l'assassinat du courrier de Lyon, et comme la justice faisait des recherches actives, un garçon d auberge chez qui étment descendus les assassins peu de temps avant le crime, rencontra par hasard Lesurques à Paris ; il courut le dénoncer à la police. Malgré toute l’étrangeté de l'accusation, Lesurques fut arrêté, mais plutôt pour acquérir ia preuve de son innocence, car les juges étaient persuadés qu'il n'avait pas pnis part à l'affaire. Cependant les témoins arrivaient de tous côtés, et tous affirmaient que c'était bien Lesurques qu’on avait vu avec des individus de mauvaise mine à Lieusaint, le jour du crime, La servante d'aaberge qui avait été témoin de l'assassinat jura sans hésitation qu’'elie reconnaissait Lesurques pour celui qui avait tiré un coup de pistolet sur le courrier
Devant de telles affirmations, la justice n'eut plus aucun doute. Par un surcroit de malchance, Lesurques ne put jamais établir d'une façon bien nette ce qu’il avait fait de sa soirée ; s’il avait pu prouver un alibi, il était sauvé ; malheureusement la fatalité qui semblait s acharner contre cet homme lui fit donner des explications hésitantes, souvent contradictoires, ce qui confirma encore 1 opinion des juges sur sa culpabilité.
Lesurques fut donc condamné à mort : mais où la légende a pris place à la réalité des faits et où l’opinion publique est dans l'erreur, c’est lorsqu on prétend qu'avant l’éxécution la justice eut la preuve de l’innocence de Lesurques, mais que, ne pouvant revenir sur un jugement prononcé, elle fit guillotiner l’accusé, sachant qu’il n’était pas coupable.
Ceci serait monstrueux ! et hâtons-nous de le dire pour
l'honneur de l'humanité et de la justice française, ceci n’a jamais eu lieu
La vérité, d'après les documents du dossier est celle-ci ; c'est que peu de Jours avant l'exécution un des complices de Dubosc, pressé par ‘+ remords, tit venir ie Juge d'instruction et lui avoua que Lesurques était innocent, mais cet homme avaicuné femme #t Âes enfants. et la justice fut convaincue que la famille ies Lesurques, qui était dans Î aisance, à l’aide d’une grosse somme d argent avait fait parler ainsi cet homme.
La ’ustice poursuivit donc son cours ‘usqu'au bout 2t Lesurques monta à l'échafaud protestant 1usqu au dernier moment de son innocence Quelque temps après, on s'aperçut qu'il avait dit vrai; i! était ‘rop tard.
Cette déplorabie aïfaire ne fit pas sur le moment tout ie bruit qu'elle devait faire plus tard. La France ét le peuple passaient alors à travers des temps agités qui ne lui laissaient guëre le temps de s'occuper d’autre chose que de la grcrre.
Mais sous la restauration, quand les faits furent bien mis au jour, il y eut un moment de stupeur inoui et l'opinion publique eut un cri d’indignation générale contre cette erreur épouvantable.
Par une singulière disposition des lois françaises, malgré les demandes de la famille Lesurques, malgré l'influence des personnes haut placées, on ne put jamais obtenir la réhabilitation officielle de Lesurques, mais on peut dire qu'il fut réhabilité aux yeux de l'opinion publique.
n 1837: MM. Moreau, Siraudin et Delanceur furent SEE par les situations dramatiques de l'affaire Lesurques, et ce pr sut Ces données qu’ils charpentèrent la pièce du ce ?Courrier de Lyon,” et les succès furent éclatants. Le public
(hf FO eut qui < savait le fond de 'intrigue vraie pleura aux malheurs des
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Lesurqués et aujourd’hui encore ce drame fait verser bien des
larmes. EE AUOG 9H 91 JD AVOHei:
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Il existe encore en France des descendants de la famille ‘Lesurques. Avec une persévérance digne de succès ils s’oc- -cupent toujours de la réhabilitation de leur ancêtre, et en 1866 ‘un projet de loi spécial fut présenté à la chambre des députés— ce projet fut renvoyé à une commission—c'est-à-dire aux calendes grecques et il doit dormir aujourd’hui dans quelque -carton poudreux.
Le cercle artistique Franco-Canadieui a remporté Je 24 au ‘soir un brillant succès à l'académie de musique, et il s’est acquis du coup une réputation fort admirable. Voici comment les rôles étaient distribués :
LÉSUNQUES, JOSEPH ss ecoseeséss case unes ses DUBOSC sise crées PT CT OR TT ET PU IST TE
JÉROME LESURQUES........, .....,. ......... Templé Etmond DAUBENTON sos doses eosssosésesees sosscovss AGTVAUX Damas CHOPARD . sossteoesos cotes assesasensecssesss sos T#OMOIGY P. E, *"COURIOLLE. és soccoson 49 sssnnsocsocisenonscscsoosenosee sos À'ReËlly JOLIQUET scores srssssssse sn sessossososssse Templé Georges FOUINARD lement éternité res lier CO DIDIER sssiosasssdesossonssnessiisencdérsisie ca DOUX RE GUERNEAU ...oosnsoscosonenesessescessc sense rocscessscess se LCTEMIENÉ LAMBERT... soccosssnsoe concosoooossecenenmenesesseseescses VOLCUr J. LE MAÎTRE DE POSTE ...soccssccooesesessossososscocsesos LL. Girard MAGLOIRE, POSTILLON ses secs ses A. Valeur UN GARÇON DE CAFÉ. esse sossesossosesesoossoses L'ONGGENS GG. ÉRICOURRIERT sl chiennes sai eses …..Æamond DUROCHAT ...….. RE PRE PU DES NPD EM ALI EE TUE ET 7 {GARÇON DE FERME. ee oc coca onocononesenn ares es soso pneee se ee LGUTÉEN Un AGENT DE POLICE sc ccoccscons sono de tenees oe É LE GREBPIRR 6e sacs ce cercrs sens soreon dore co LOT UN GEOLIER. suce soso eses sos coooconssons ooasenoe so socuooces goes /O0S6PA LIN BRAIOADIER.: suisses venais ON TURN
| Templé Victor
UN PRÊTRE AUMONIER. eue souoogoes vooossocscoosocosoos ee ce GS a De UN GENDARME... sauna as déceeieni anse sand co e MONUNE LE BOURREAU. «se sosonsoosms eee onovoss sonossone 00000000 Hébert TRANNE scsi Me GET ATEr JüuE LEsurQuEs. .….........,,....,..... MUle. 1. de Montigny
Le Courrier de Lyon a été enlevé par ces débutants avec un brio et une science de la scène que l’on n'était pas en droit d'attendre d’eux. Le deuxième tableau Z'aftaque de la malleposte a produit un très grand effet , la scène de la Aa/édiction au cinquième tableau supérieurement jouée par MM. Victor et Edmond Templé a transporté la salle et valu à ces deux artistes un rappel bien mérité. M George Templé a récité d'une manière exquise une jolie poésie de circonstance quia fait acclamer le nom de l’auteur : M. Alphonse Christin.
Mlle H. De Montigny, dans le rôle de /wlie Lesurques, et Madame Granger, dans celui de /eanne, ont été fort applaudies. M. P. E. Tremblay est un CAopara de première force, et M. O’Reilly nous a fait bien plaisir dans le rôle de Couriolle. Un parfait juge d'instruction, c’est bien M. Damas Ravaux ; cet amateur joue en véritable acteur. M. René Ravaux, Didier, a dû faire rêver bien des jeunes cœurs ; on ne peut être un plus délicieux amoureux. M. George Templé nous a donné un /o/iquet bien amusant et fort étudié. Nos compliments aux autres artistes : MM. Côté, Ecrement, J.et A. Valeur, H. Girard, Rabat,—agent de police qui connait bien son métier, G.Laudaens, Edmond, etc., pour l’habileté et le savoir qu’ils ont su montrer dans leurs rôles respectifs.
Nos amateurs ont joué devant un mublic nombreux et choisi, et doivent être fiers du succès qu’ils ont obtenu.
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