LOUIS-JOSEPH-ALBERT CORRIVEAU
Président de la section du Sacré-Cœur,—EÆEst ne à St-Thomas de Montmagny, le 26 mars 1841, où son père, J..Bte Corriveau, faisait un commerce important,
Il se décida de bonne heure à embrasser la carrière paternelle. Après quelques années passées à Quebec, dans les meilleurs magasins de la capitale, il retourna dans sa paroisse natale où il fonda un établissement de commerce pour son propre compte. -
Plus tard 1l passa aux Etats-Unis et appliqua toute son intelligence et son énergie à l’étude des premiers éléments de la fabrication des soieries.
En 1876, il revint à Montréal et épousa Melle Kérouack.
M. Corriveau alla passer une autre année aux Etats-Unis où il continua l’étude de son art, après quoi il vint se fixer définitivement à Montréal.
Depuis cette époque, il n’a jamais cessé une seule minute de faire les plus grands efforts pour doter le Canada d’une: nouvelle industrie, celle des soieries. .
Doué d'un grand sens des affairés et d’une énergie indomp table, possédant à fond tous les secrets de son art, il se mit bientôt en rapport avec certains capitalistes de la métropole et en 188r il fondait la fabrique de soie Corriveau, dont les affaires sont considérables et dont les produits admirables font une rude concurence aux plus belles qualites des soieries importées.
M. Corriveau est un homme affable, qui, en toutes circonstances, paie généreusement de sa personne.
Il n’est pas étonnant qu'après un court séjour au milieu de nous il ait déjà acquis la réputation et la position qu’il occupe dans notre société.
M. Corriveau a fait partie de presque tous les comités de la St-Jean-Baptiste. C’est lui qui s’est occupé de la préparation du programme officiel, que tous ont déclaré être un bijou artistique. Il est l’un de ceux qui ont recueilli les plus fortes souscriptions pour la fête nationale, bref, M. Corriveau a bien mérité de la patrie et de l'association St-Jean-Baptiste de Montréal.