DISCOURS DE M. COURSOL M, P
Monsieur le Président, Messieurs,
Si j'avais eu à choisir le #oas/ qu’il me plairait le plus de proposer en cette grande et patriotique réunion, j'aurais certainement choisi celui que l'honorable président vient de me prier de porter.
Ces mots ‘‘ à la province de Québec ”” évoquent en ce moment chez moi, comme chez vous, messieurs, la grande image de la patrie, avec ce toit qui la rend chère à nos cœurs, avec ce qui a fait faire de si nombreux sacrifices à nos prédécesseurs, pour nous permettre de la voir dans sa splendeur d'aujourd'hui. Mais, messieurs, l’âge, qui m'enlève tant d'avantages que beaucoup d’entre vous possédez, m'en donne un sur la plupart des convives qui ne sont encore qu’au printemps ou à l’été de la vie. Mes souvenirs, messieurs, remontent à près de 50 ans. C’est vous dire que si je vois aujourd’hui la province de Québec dans une condition de prospérité que la plupart des nations du monde pourraient lui envier, c’est vous dire que je l’ai vue aussi, aux jours de ses cevers, aux jours de ses malheurs, aux jours de ses luttes héroïques pour la liberté. Oui, messieurs, la plupart d’entre vous ne peuvent guère se faire une idée de l’état de la province de Québec au jour dont nous célébrons le cinquantième anniversaire, au jour de la fondation de la sociéte Saint-Jean- Baptiste par le sincère, dévoué et ardent patriote Ludger Duvérnay.
Au lieu de cette fière cité où nous tenons maintenant une si large place, où l'union règne parmi les citoyens de toutes les origines, races et religions, si bien prouvée par les acclamations sympathiques des autres origines à notre race, au lieu