‹ Noces d'or de la Sainte-Enfance à QuébecChapitre 3 sur 9 · R. P. L. SACHE, S. J · texte numérisé non relu

R. P. L. SACHE, S. J

Sainte-Enfance. N’est-ce pas le même esprit de charité qui a inspiré à la pieuse dame et au bon vieillard la pensée de venir au secours des enfants les plus délaissés ? ”

J’applaudis à la réflexion aussi sensée que pieuse de M. le curé, et pour donner plus de consistance à notre œuvre, je le priai de la prendre en main, ce qu’il lit volontiers. .

J’oubliais de vous dire que toutes les élèves des Dames Ursulines, sans en excepter même les protestantes, se sont empressées de s’enrôler ou de contribuer.

U Saché, Ptre, S. J,

L’excellent curé de Québec, dont parle le Père Sache, était Monsieur Joseph Auclair. Mgr Tanguay, dans le Répertoire du clergé , dit qu’il a fondé l’Œuvre de la Sainte-Enfance à Québec, en 1852. Deux erreurs : d’abord M. Auclair n’a pas été le fondateur de l’Œuvre, et il aurait été plus exact de dire qu’il en a été le premier trésorièr, ou le premier directeur général, charge qu’il a remplie jusqu’à sa mort. Ensuite ce n’est pas en 1852, mais le 15 octobre 1851 que la Sainte-Enfance a été établie à Québec.

Chose singulière, M. l’abbé Auclair lui-même a donné cette date de 1852, dans son premier compte-rendu des recettes de l’Œuvre publié en 1883. Ce qui n’empêche pas que le 15 octobre 1876, il avait annoncé, à son prône du dimanche, que le mardi suivant — le quinze — serait le 25ème anniversaire de la fondation de cette Société. Trompé par lui et par Mgr Tanguay, j’ai répété la même faute dans la Semaine Religieuse du 21 septembre dernier, et je me fais un devoir de la réparer aujourd’hui. La première offrande du diocèse de Québec au Conseil de Paris s’éleva à la somme de $2CO.OO, y compris les cent dollars donnés par M. de Villers, le vénérable Monsieur de Sainte-Foye, mentionné dans la lettre du R. P. Saché.

Montréal, où M. l’abbé Daniel avait fondé la Sainte-Enfance, en février de la même année 1851, précédant ainsi Québec de huit mois, avait donné pour offrandes des deux premières années la somme de $330.00. Le vénérable M. Daniel est encore plein de vie et de santé, et depuis cinquante ans, il n’a pas cessé de diriger avec zèle et succès l’Œuvre qu’il avait fondée et qui est de plus en plus prospère. A la mort de M. l’abbé Auclair, ce fut son digne successeur, M. Faguy, qui devint le directeur général à Québec. Mais comme la société prenait de plus en plus d’extension dans le i\ fut jugé opportun de la mettre sur le même pied

L’ABBÉ J. AUCLAIR

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