CHAPITRE II
Page d'Histoire.
Le sous-comité de Publicité devait, d'après ses attributions, “publier chaque semaine ou au moins deux fois le mois, dans un journal ou dans un autre, du Canada ou des Etats-Unis, (centres Canadiens) quelque article ayant rapport à nos fêtes.” Un premier article de longue haleine parut dans la Patrie de Montréal qui avait envoyé un de. ses
Mage de la Patrie canadienne, de l'honorable B. Joliette, du R. P.C. Beaudry, de Mer l'évêque de Joliette, du T. R. P. Lajoie et du R. P. FE.-M. Roberge, supérieur actuel du Séminaire, les photographies de la chapelle du Sacré-Coeur, de plusieurs salles et enfin de l’imposante façade du nouvel édifice. On ne Saurait trop remercier M. Ch. Robillard de
veillants articles et les annonces qu’ils se sont empressé de
Publier. Mais si la Page artistique de la Patrie fut remar.
quable, il faut avouer que la page historique qui lui faisait pendant ne le fut Pas moins. Sans trahir aucun secret, on peut dire qu’elle est l'oeuvre d’un Clerc de Saint-Viateur, professeur au Séminaire. D'une main fébrile, je m'empa-
re de cette belle pièce pour en émailler le cadre de ce rap- Port et tromper ainsi l'ennui de mes lecteurs :
Un Jubilé au Séminaire de Joliette.
Le Séminaire de Joliette Célèbrera au mois de juin 1910 ses “Noces de Diamant” et, à cette occasion, seront convoqués tous les anciens élèves.
Nous re pouvons qu’applaudir à la louable habitude qui tend à se généra/'ser chez nos pieux éducateurs d'ouvrir toutes grandes les portes ‘12 leurs institutions à ceux qui ont conservé le culte de l’Alma Mater ar nous savons, pour l'avoir éprouvé, tout le bien. que produisent ces réunions des membres d’une même fa:nill
Quand on a connu la vie et que le monde avec ses mystères, ses inquiétudes, voire ses tristesses a donné un cruel démenti aux espérances qu'on avait si jalousement entretenues sur les bancs du collège, il fait bon venir se reposer à l'ombre du toit où se sont écoulées les plus belles années de l’enfance.
Revivre ses impressions Fremières, alors que l’âme était dans toute sa fraîcheur » rencontrer ses gais camarades d'autrefois avec lesquels on se sentait si heureux de caresser les mêmes rêves, de partager les mêmes aspirations ; revoir enfin ses maîtres dévoués dont on apprécie, maintenant que les petits chagrins d'école sont effacés, le savoir et le zèle éclairés ; cela rafraîchit, cela retrenpe et rend plus dispos pour achever la route qui reste à parcourir. Afin d’intéresser les lecteurs de la Patrie et particulièrement les amis et les anciens élèves du collège Joliette, nous rappelierons, sous forme de récit, les différentes transformations qu'a subies, au cours de son existence, cette importante maison d'éducation, l’une des plus florissantes de notre province.