A.-A, FOUCHER, M.D
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(1) Le Père Supérieur avait adressé à l'auteur de cette lettre la de MM. Achille Foucher, James Leprohon et Jos. Robillard, prise À Jolie
Quand M. Achille Foucher, médecin de Montréal, parle de ses mentionne les fameuses Chapes si nombreuses autrefois et si 1868 à 1878, les Chapes de laine étaient en faveur et à la mode Confortables et chaudes, comprenant quatre épaisseurs de flanelle foulée et pressée elles étaient pliées d'un bout et de l'autre et laissaient tomber les deux que le châleest plus mince et porte la frange tout autour, Comme e
n toute autre mar.
Chandise, ils'en trouvait de très voyantes et de très chères, d'
autres, plus modestes, de couleur et de prix.
DAUTRAY, Lanoraie, 16 mai 1910.
Révérend Père F.-M. ROBERGE, c.s.v,
Supérieur du Séminaire de Joliette.
Mon cher Père,
Vous me de::andez une chose bien inutile—le plan de mon dis. Cours—et qui ne saurait que vous embarrasser,
Dites donc ce que votre bon sens, votre coeur et votre éloquence vous suggèreront, sans vous occuper, le moins du monde, de ce que je pourrais dire— Plus vous diffèrerez de moi, le mieux ce sera pour le public qui y trouvera plus d'intérêt.
Vous savez bien que nous, les anciens élèves, nous ne savons rien dans l’art de bien dire, A peine avons-nous fait un cours commercial. Si nous parlons, c'est pour nous conformer aux anciennes coutumes. Voyez dans les journaux ce qui vient d’avoir dieu. L’honorable Pérodeau a proposé l’ajournement du Conseil législatif, À la mort du Roi Edouard VII, en appuyant sa proposition d’un discours sur la vie qu roi Edouard. Et l'honorable Chapais lui a répondu par un discours tout autre et qui est un chefd'oeuvre...... Je serai Pérodeau encore moins, vous serez Cha- Dais, et personne ne vous donnera autre chose que des applaudissements. Je dois vous déclarer que je suis paresseux, que tout travail intellectuel m’est à charge et que je retarde autant que je le puis, espérant trouver, quelque jour, une meilleure inspiration.
Lors de la fondation du collège, les élèves portaient des manteaux, comme on eu porte à Paris, moins le capuchon. Entre la mode des manteaux et des Chapes, il y eut une sorte d’'amphibie, paletot en arrière, manteau en avant, avec collerette pour couvrirlesbras, Le brave Père Trumble, ce bon irlandais à qui on ne disait pas comme au loup du fabuliste : “Montrez-moi patte blauche, ou je n'ouvre pas”, mais à qui sa /4/e blanche comme neige faisait ouvrir toutes les portes devant lui, ce bon vieillard, dis-je, est le dernier qui ait porté cette sorte de vêtement.
Les paletots, ou, comme on dit en bon canadien, les capots—d'où vient l'expres-
sion pittoresque ét parfaitement canadienne : ‘‘en avoir plein son capot’ — sont venus chez les écoliers, à Joliette, en 1878.
Mon affection Pour le collège me semble fade et platonique. coeur va-t-il se réveiller de son engourdissement ? “Je ne sens pas du ciel l’influence secrète,” et je crains que l’on me répète : :
“Tout ce que l'on dit de trop est fade et rebutant, Et l'esprit rassasié le rejette à l'instant.” Mais enfin, mon très cher Père et ami, puisque vous voulez absolument me forcer à parler, je vais dire à peu près ceci N'est-ce pas que c'est pauvre ? Si j'étais chez Vous, à la source enivrante, je boirais à la fontaine de Jouvence nouvelé ? Quand il fera bien Chaud, j lette. Pour vous,
JOS. BONIN, ptre.
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RUBAGA (Uganda), 22 mai 1910.
srès R. P, M. ROBERGE, c.s.v., Supérieur du Séminaire de Joliette, Mon Très Révérend Père,
Cette lettre, je présume, vous arrivera après les magnifiques fêtes du Séminaire. Qu'importe ce retard facile à excuser ! Ma présence aux fêtes de Joliette étant impossible, je ne laisserai pas de me réjouir du développement prodigieux de notre Alma Mater et des succès de tout genre obtenus en ces dernières années, Ce sont légitimes joies d’un fils qui sait se souvenir ; n'étaient-ce pas d’ailleurs mes propres paroles, lors de la réunion de mes confrères, avant mon départ pour l'Afrique :Olim meminisse juvabit.
Mon absence, en ces jours de joies intimes et d'entretiens fra-
PR mn —— —
ternels, au milieu de ces épanchements de reconnaissance toute filiale et de bonté paternelle, mon absence, dis-je, pourrait passer inaperçue, Mais je m'en voudrais de laisser échapper pareille occasion de m'unir à vos autres enfants de Joliette.
Tout d’abord, mon très révérend Père, acceptez mes plus sincères félicitations pour les importantes améliorations faites au Séminaire, et qui l'ont embelli, paraît-il, au point de ne plus reconnaître le collège d'antan. Félicitations aussi pour vos efforts continuels si bien couronnés de succès aux examens du baccalauréat ! Félicitations encore pour la formation solidement chrétienne que vous savez si bien donner à vos jeunes gens ! Comme leurs
sdevanciers, ils sauront apprécier tôt ou tard cet immense avantage.
Avec ces félicitations, qui n’en sont d’ailleurs que l'expression, agréez aussi le témoignage de ma reconnaissance filiale. Après Dieu, c'est à vous, mon bien cher Père, et à vos dévoués collaborateurs, que je dois d’être éloigné, mais éloigné pour la bonne cause. Si vous veniez à l’école d'anglais de Rubaga, vous y verriez, à genoux devant vous, 110 petits noirs, les mains jointes qu'ils ramènent devant eux de gauche à droite, en les abaissant un peu, et disant en même temps : “Sweyanze !” Ce mot, auquel ils ajouteraient sans doute, “nyo” (beaucoup), et qu'ils répètent plusieurs fois de suite avec le mouvement des mains, est leur grand remerciement.
Ce mot, ils vous l’adressent : ils vous remercient de leur avoir donné un père en plus. Je m'unis donc à eux, de tout coeur, pour vous dire : merci ! merci à vous d’abord, merci à tous ceux qui se sont dévoués ou se dévouent actuellement à l'oeuvre si fructueuse du Séminaire de Joliette.
Votre fils bien affectionné en N.-8., CHARLES ROBILLARD,
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Missionnaire d'Afrique (Père Blanc).
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ST-JOSEPH's CHURCH Huntingdon, Qué.
Huntingdon, 2: ai, 1910.
Rérévend Père F.-M. ROBERGE, C.8.v., Supérieur qu Séminaire de Joliette.
Mon cher Père,
Comment Pourrai-je excuser ou expliquer ,non retard à répondre à votre si Cordiale et si bienveillante invitation—reçue depuis combien longtemps !—d'assister aux fêtes du Collège Joliette, en juin prochain ?
Quand on est deux fois curé et une fois chapelain, comme je le suis ici, on peut plaider circonstances atténuantes, bien qu'on ne cesse pas d'être un Peu coupable devant une lettre pressante comme la vôtre, et où revit l’âme affectueuse et paternelle de l’ancien et Grand Supérieur, le P. Beaudry.
Serai-je des vôtres aux fêtes jubilaires ? La réponse ‘d’un ancien élève doublé d’un ancien professeur ne peut être que: Oui !
Ayant Parcouru la moitié de la route de la vie, on sent qu’il fera hon d'aller se rajeunir au contact des personnes et des choses
Cadre où ils ge mouvaient, les directeurs, maîtres et amis asso- Ciés À notre jeunesse écolière.
Votre tout dévoué, C.-D. GUILBAULT, ptre.
COLLEGE MONNOIR,