‹ Noces de diamant, Séminaire de Joliette, 1846-1910 [microforme]Chapitre 52 sur 80 · CHAPITRE VI ï Tentes et Salles du Banquet · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI ï Tentes et Salles du Banquet

: Deux tentes immenses s'élevaient gracieusement aw fond de la cour, à la lisière du bois de M. Lajoie : c'était une salle de banquet et une salle de séance, deux choses qui ne

contenir 2,000 personnes, à table Toute flambante neuve, toute fraiche de blancheur, commandée pour les fêtes du Congrès Eucharistique, elle était étrennée par Joliette. Soi- Xante-quinze tables ornaient la vaste enceinte, à part l’imimense table d’honneur, mise dans le pourtour de la tente et à laquelle devaient s'asseoir les invités spéciaux et les mem-

disposés avec art et Suspendus au-dessus de nos têtes. Des tables elles-mêmes, S'élancent des Pancartes portant en lettres voyantes, les années d'entrée de Chaque cours : sorte de panaches blancs indiquant la place réservée à chaque groupe de convives, les plus anciens autour de la table d'honneur.

Il devait donc y avoir un banquet. Ainsi le veut, pour toute fête complète, une coutume très respectable et très ancienne. Il est difficile en effet de se figurer une réunion de famille, sans un repas principal pris en Commun. Et je

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crois bien que cette mode, à l'encontre des autres, n’est pas près de s'éteindre. Le Séminaire de Joliette se donna bien garde de manquer à cet “usage antique et solennel”, et de priver ses fils de l'exercice le plus joyeux d’une fête de famille. C’est, en effet, une pierre à deux COUPS, car, en mé- . me temps qu'on flatte le palais et qu'on restaure l'estomac,

elle jaillit des chocs de l'amitié que l'occasion fait renaître, et se trahit au. loin par des rires, des vivats et des acclamations. Que dire du service, assuré par toute une cohorte d'élèves, improvisés Sarçons de table, sous la direction de soixante-quinze professeurs ou religieux, soumis eux-mêmes à l’ordre d'un généralissime, M. l’abhé Avila Roch, professeur de philosophie su Séminaire ? sinon qu'il fut parfait. J'appuie sur l’héroïsme du commandant en chef qui fut obligé de passer la plus belle partie des Noces, autour des tables. Et je crois même—jes roches parlent—que le Devoir du 24 juin visait ce même prêtre quand il disait : “I est tel professeur, par exemple, qui paraît bien avoir jeté dans la bourse commune, toutes ses économies de l’année, et peut-être plus.”

Un échevin de Montréal, homme du grand monde, appréciait ainsi ce banquet : “Dans ma longue carrière munitipale et civile, je n’ai jamais vu pareil succès, comme préparation, variété des aliments et service des tables.”’—La Presse et la Patrie s’accordent dans les félicitations à faire aux organisateurs : “L'ordre parfait règnait au service des tables. Eélicitons, comme ils le méritent, les organisateurs, du menu succulent qu'ils nous ont servi, du goût dont ils ont fait preuve dans les décorations, et de l'hospitalité charmante qu’ils ont offerte à leurs hôtes. Félicitons également les élèves actuels, de leur politesse, de leurs bonnes manières, et de leur empressement à ce que tous les convives fussent

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abondamment servis.” 1]! nous fut facile aussi de deviner l'habileté des Soeurs des Saints Coeurs de Jésus-Marie et de la Providence, dans la Préparation et la cuisson des aliments. Chaque convive, comme le Renard du fabuliste,

Loua très fort leur politesse :

Trouva le dîner cuit à point :

Bon appétit surtout ; renards n’en manquent point.

Avec un menu comme le suivant, aussi bien fait et aussi

bien exécuté, il n'en pouvait être autrement.

Menu HORS D'OEUVRE Céleri Olives Radis ENTREES Saumon Sauce mousseline Jambon orné LEGUMES Petits pois Pommes de terre à la crème ROTIS Dinde aux truftes Rosbif Veau, sauce italienne Poulet rôti SALADES Laitue Tomates Concombres FROMAGES Camembert Oka Canadien FRUITS Oranges Bananes Ananas DESSERTS Fraises Crème Gelée aux citrons Gâteaux-Diamant

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