L.J. MORIN, .C.S.v., Ass.-secrétaire
Séminaire de Joliette, 2 mat 1910.
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souvenirs d’une partie envolée de leur existence ; tout cela démen- ‘re chez tous une grande admiration pour l'oeuvre Poursuivie de- Pr qu #8 Catada et sur cette terre d'Amérique, par ces séné. reux éducateurs de la jeunerse qui s'appellent les Cleros de, Saint.
mon Collège, devenu le grand et beau Séminaire de Joliette.
Et plein d'un sentiment de vive reconnaissance, je te salue d'abord, Fondateur de cette ville, toi qui jetas les bases de cette sainte maison, et—s"11 m'est permis une Parenthèse—toi qui, en 1849, après avoir, À côté des Lafontaine et des. Baldwin, combattu pour ceux de ta race et avoir assuré à tes compatriotes les libertés dont !ls jouissent aujourd'hui, en fuyant devant :» violent incendie qui dévastait l'enceinte parlementaire, contractais cette maladie dont la mort fut le dénouement l’année suivante ; toi qui, ta mis.
le, au milieu de 1a forêt vierge, à l'endroit même où se trouve au- Jourd’hui la florissante ville de Joliette !
Je salue en même temps ton fidèle aviseur et auxiliaire, si je Puis l'appeler ainsi, un Vénérable prédécesseur de l'illustre Métro. politain qui nous honore ‘aujourd’hui de sa Présence, Mgr Bourget, de sainte mémoire, lequel, à ta demande, allait chercher au beau Pays de France, pour prendre la direction de ce nouvel établissement, ces’ dévoués religieux au nombre desquels, dans ce premier contingent, je vois une figure devant laquelle Je m'incline : celle du Frère Et‘enne Champagneur devenu dans la suite le Révérend Père Champagneur, Supérieur de sa Communauté au Canada.
Mais Ici, permettez que je m'arrête un instant et que je me découvre devant cet auguste vieillard que son grand âge a empêché de traverser les mers et de se rendre à notre pressant appel ; celui dont Quatre-vingt-cinq hivers ont blanchi le tête, mais dont 11 semblerait qu'autant de printemps ont rajeuni le Coeur,—ainsi que nous le constations lors de son dernier passage ici— ce large coeur rempli d'affection pour sa grande famille Joliettaine : j'ai nommé le Très Révérend Père Pascal Lajoie, Supérieur général de la Communauté des Clercs de Saint-Viateur, au-delà de l'Atlantique, et, sur ce Continent, le digne successeur, à la cure de cette ville, du regretté Grand Vicaire Manseau , celui que toute une population
niare que *” 2eur. de son départ, ronait prior do 1 ES nière fois, béair
Dersés dans toutes lus Conservé ces liens d'amitig Contractés dans l’enfance et que rien ne peut effacer.
Plusieurs ont manqué à l'appel nion. De ce nombre, je men
En terminant, Monsieur je Supérieur, ue je représente ict—je fondateur de ce aidé dans son 0euvre—laissez-moi vous eux-mêmes s’il leur était donné d'assister tration de ce jour, de
mené notre oeuvre à si bonne fin :
dans le sol de l'Industrie ct que
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mes bien récompensés de 2OS sacrifices, Puisqu'il nous à été donné. de faire le bien à travers les âges et, avec votre généreux Concours, d'accomplir notre devoir vis-à-vis de Dieu, pour sa plus grande &loire et celle de 2otre commune patrie ! :
nue Comme un brave, M. Georges Leprohon, élève du pre- Mmier cours, fils de M. Bernard-Henri Leprohon, médecin, de Joliette, et arrière-neveu de l'hon. B, Joliette, par sa mère, Mile Léodel, répondit à l'appel de son nom par le classi-
M. Georges Leprohon -
Messeignevrs, Monsieur Je Supérieur,
Votre indulgence m'est acquise du moment que je me présente devant vous comme un des aînés de la grande famille, de la famille
Lors des Noces d'Or de notre Alma Mater, en Unissant ma voix
au Concert de louanges et de félicitations qui tombaient de toutes les lèvres, je ne Pouvais me défndre d'une secrète tristesse. J'étais bien convaincu que le doux “au revoir’ qui invitait tous les anciens élèves aux Noces de Diamant ne s'adressait pas à mot. Cependant, J'ai échappé aux Coups de l’inéxorable faucheuse ; et, avec une affection qui ne saurait vieillir, je viens redire, avec vous tous, l’hym-
2e d'actions de grâces pour tous les bienfaits répandus par Dieu sur cette chère Institution, depuis 1846.
re, dans les positions sociales les plus en vue,
et l’industrie, font sa joie et son orgueil ; jouir du spectacle que nous offre cette Jeunesse qu'elle
de demain : de plus,
famille qui réu.
Pour vivre un instant de la vie d'autrefois,
Je les revois facilement ces années déjà lointaines, Comme nous étions heureux alors, heureux sans préoccupations troublan.tes, heureux sous la sage direction de ces hommes de Dieu qui se succèdent dans la vie, en se transmettant les uns les autres le même zèle et le même dévouement !
Je n'ai pas l'intention de vous entretenir bien longuement : les vieillards ont la réputation des longs entretiens et des vieilles
histoires, et je veux Sarder l'illusion de ne Pas avoir, au moins, ce défaut des vieux.
Mais {1 est une qualité que J'ambitionne de leur dérober ; c'est
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