CHAPITRE XIII Feu d’Artifice
Après le concert, ce fut le feu d'artifice. Il donna la note la plus brillante du second jour officiel. Mais qu’en dirai-je ? seulement quelques mots tirés du R. P. Peemans : On ne saurait mieux dire que lui. Aussi, en puisant dans la Voix de l'Ecolier (parue au Collège, de 1876 à 1879) qui
* un trésor de famille, je reste dans la tradition et je puis répéter avec Alfred de Musset - Mon verre n’est Pas grand, mais je bo!s dans mon verre,
“Et lorsque les groupes, dit le Père Peemans, grandissant toujours et se multipliant, furent devenus une masse Compacte, pleine d’agitation et de murmures qu’emportait la : brise du soir, une fusée éclata , se tordit dans l'air en sifflant et s'éleva bien haut pour retomber en pluie dorée. La terrasse s'illumina comme par enchantement, elle fut bientôt hérissée de flammes de toutes grandeurs et de toutes nuances. La ligne tout entière du talus s'embrasa, vomissant des myriades d’étincelles violacées, des gerbes de rayons de Pourpre et d'or dont les chatoiements produisaient un effet magique ; de longues trainées ardentes montèrent sans interruption, déchirant les ténèbres de la nuit ; des soleils incandescents secouèrent leurs chevelures étincelantes ; çà et L des globules en ignition bondirent : le tout avec le crépitement d’une fusillade soutenue.
“A un instant donné, l’ardeur des artificiers se ralentit, les fusées cessèrent de voler, les autres pièces d'artifice, ce tournoyer, les fontaines jetèrent une dernière ondée de flammes, et tout rentra dans l'obscurité. Tout à coup, un faisceau brillant apparut à la cime élevée de l’un des beaux or-