LES JUIFS
ADRIEXNE D'EVIAN, plus près de trente que de vingt-cinq. MARQUIS DE ROSAL, quarante ans.
PIERRE DE SAVIN, trente-cinq ans.
JACQUES DE GHALLANS, vingt-neuf ans. BENJAMIN JACOB, trente-six ans.
Très tard, chez Adrienne, où l'on a soupe froid en revenant d'un petit théâtre. On a îîni et on fume.
Jacques de Challans, remarquant un hracelet-chaînette au poignet d' Adrienne. — Tiens, c'est gentil ça, je ne le connaissais pas. Il n'y a pas longtemps que tu l'as gagné.
Pierre de Savin. — A quelle sueur?
Adrienne d'Evian. — Ne commence pas à en dire. C'est Oob [Elle montre Benjamin Jacob.) qui me l'a donné.
Pierre de Savin. — Il te met bien!
Adrienne d'Évian. — Voilà comme il est, lui! Tandis que vous, les chrétiens, de vrais juifs tous tant que vous êtes.
Jacques de Challans. — Hé là-bas ! hé ! pas de gros mots.
Pierre de Savin, à Adrienne. — Tu oublies que Oob est là?
Adrienne d'Evian. — Il s'enfiche un peu, Cob.
Benjamin Jacob. — A un point dont vous ne pouvez vous faire une idée !
Adrienne d'Evian. — Il l'est juif, parce qu'il est né comme ça. C'est pas de sa faute . On ne choisit pas son père. Sans ça... Eh bien encore! tout le monde penserait à M. de Rothschild...
Benjamin Jacob. —Même des catholiques.
Pierre de Savin. — J'en ai peur.
Adrienne d'Évian. — Vous ne me laissez pas finir, mais Cob est le bon Juif... le Juif gentil, le bon Juif, quoi I
Jacques de Challans. — Nous avions déjà lebon larron.
Pierre de Savin. — Ah oui... celui qui avait une verge qui est restée... la verge de rAaron?Non! c'est pas celui-là... je confonds.
Adrienne d'Évian, à Benjamin. — C'est comme ça que te te laisses insulter, mais réponds-leur donc.
Benjamin Jacob. — Ça n'en vaut pas la peine. Je fume, je suis bien.
Adrienne d'Evian, à Benjamin. — Tu as de l'estomac. [A Savin et à Challans.) Et puis, vous autres, vous auriez besoin de revoir un peu votre Histoire Sainte.
Pierre de Savin. — Je mêla rappelle, va... les deux Testaments. Ils sont deux : lancien et puis le neuf.
Jacques de Challans. — L'époque où il y avait tant de chameaux !
Pierre de Savin. — Ça n'a pas bougé. Oui... j'ai lu ça quand j'étais petit... les filles de Loth qui ont été changées en sel parce que leur père était somnambule... Dans ce tempslà on couchait sous la tente...
Jacques de Ohallans. — On avait de grandes cannes-Mascotte.
Pierre de Savin. — Et on ne mangeait que des figues. Ahl là là! qu'on devait s'embêter. Non! Mais nous vois-tu?
Adrienne d'Evian. — Ce n'est pas pour dire, vous êtes bien crétins ce soir.
Benjamin Jacob. — Ne les retiens pas.
Adrienne d'Évian. — Ah! Dès qu'il s'agit des choses qui sont un peu du côté de la religion, je n'aime pas qu'on plaisante.
Benjamin Jacob. — C'est la mienne qu'ils blaguent, tu ne comprends donc pas?
Adrienne d'Evian. — Enfin je répète que je n'aime pas. C'est pour la même raison que... je ferais la fête jusqu'à cent ans...
Pierre de Savin. — Tu la feras, et on t'appellera : La Chevreul !
Adrienne d'Evian. — ... Je ne souffrirai jamais, devant moi, qu'on dise du mal des prêtres.
Pierre de Savin. — Tu as raison.
Jacques de Challans. — Ça te fait honneur 1
Adrienne d'Evian. — Parce que les prêtres
c'est les prêtres. Ils n'empêchent pas le monde de s'amuser, et puis c'est des braves gens qui ont aussi bien des tracas dans leur partie. Il y en a de très malheureux. Ainsi, du temps que j'étais sage, que je n'étais pas encore réputée, j'en ai connu un.
Pierre de Savin. — Un curé?
Adrjenne d'Evian. — Oui... qui était si en loques et si pauvre qu'il avait toujours l'air d'être habillé en homme. Et puis, à propos de pauvres, j'ai une chose à vous dire.
Jacques de Ohallans. — Je parie qu'elle va nous taper!
Adrienne d'Evian. — En plein. Vous vous rappelez Christine?
Pierre de Savin. — Christine de Bruges?
Adrienne d'Evian. — Oui.
Jacques de Challans. — Eh bien, qu'est-ce qu'elle a? L'influenza?
Adrienne d'Evian. — Elle est à l'hôpital pour la semaine prochaine.
Pierre de Savin. — Allons donc! Après tout ce qu'elle m'a coûté, car elle m'en a coûté, du bel argent 1 Au bout de deux ans
qufî nous avons été ensemble, j'étais rincé comme une carafe.
Jacques de Challans. — Alors elle n'a plus une pépite?
Adrienne d'Evian. — Rien. Seulement, comme il faut toujours se soutenir entre camarades, et qu'avec vous autres nous ne sommes jamais sûres de nos vieillesses, j'ai eu l'idée, pour cette pauvre Christine, en attendant mieux, de mettre une de mes bagues en loterie... mon grand rubis carré qui est entouré de brillants. Vous avez du me le voir?
Pierre de Savin. — Comment ! celle que Cob t'a donnée il y a quatre ans ? [A Benjamin.) Nous l'avons achetée ensemble.
Adrienne d'Evian, à Benjamin. — Non...
ce n'est pas toi...? mais si, au fait, c'est toi... C'est drôle, j'aurais mis un autre nom dessus. Dans ce cas je ne veux pas, j'en choisirai une autre.
Benjamin Jacob. — Va donc, ma fille, vends la mienne, va...
Adrienne d'Evian. — Ça ne te fait rien?
Benjamin Jacob. — Rien du tout. Je t'en
donnerai une plus belle... Et puis tu as '" u là une trop gentille pensée.
Adrienne d'Evian, V embrassant. — Toi, on aura beau t'appeler Sémite... t'as de rudes qualités.
Pierre de Savin. — Oh ! attendez que nous soyons partis pour tirer la tombola.
Adrienne d'Evian. — J'espère bien que vous ne vous en irez pas sans me prendre d'abord des billets.
Jacques de Ohallans. — Pour ta bague ?
Adrienne d'Evian. — Oui, elle est très belle. (Elle va la chercher dans un petit meuble,) Voyez.
Pierre de Savin. — - Qu'est-ce qu'elle peut valoir cette bricole-là ?
Jacques de Challans. — Heu... heu... de trois à quatre mille.
Adrienne d'Evian. — On vous en présentera sur des assiettes des rubis comme celui-ci à quatre mille; tu les entends, Cob?
Benjamin Jacob, — C'est-à-dire que je les écoute !
Jacques de Challans. — Et à combien qu'ils sont, vos jolis billets, madame la marchande?
Adrienne d'Evian. — a un louis, mon bon monsieur.
Jacques de Ohallans, à Savin. — En prenons-nous un à nous deux?
Adrienne d'Evian. — Si vous me faites cette saleté-là, vous ne reflcherez plus les pieds ici. Ça, c'est trop fort.
Jacques de Challans. — Eh bien, allons, j'en prends un.
Pierre de Savin. — Moi aussi, je t'en prends un. Tu ne te plaindras pas.
Adrienne d'Evian. — Je ne dis pas : vous avez des beaux noms de famille, mais vous êtes tout de même trop rats.
Jacques de Challans. — C'est les dames, ma petite mademoiselle, qui nous ont rendus comme ça, durs à la gâchette.
Pierre de Savin. — Nous ne lâchons pas nos balles à volonté.
Jacques de Challans. — Ni au commandement.
Adrienne d'Evian. — Taisez-vous donc !
Toujours vous avez été les mêmes. On ne se guérit jamais. Qui a bu lésinera.
Jacques de Challans. — Et puis, et puis.
je ne suis pas riche, écoute; je ne suis pas riche comme Coh, moi!
Aérienne d'Evian. — Tu as cent mille livres de rente.
Jacques de Challans. -• Et trois cent mille de besoins. Calcule.
Adrienne d'Evian. — Cob ne les a pas les cent mille livres de rente. Et il est plus large, et il dépense plus que vous tous, et il s'est ruiné cinq fois de suite, et il a eu pendant sept ans un conseil judiciaire.
Benjamin Jacob. — C'est l'honneur de ma vie, ça; c'est ma réhabilitation!
Adrienne d'Evian. — Comment expliquezvous une pareille chose?
Pierre de Savin. —Oh! ça s'explique très bien. Quand nous sommes claqués,- nous autres, nous sommes claqués, c'est fini. Tandis qu'avec le Juif, ça n'est jamais fini.
Jacques de Challans. — Le Juif aura beau être ruiné...
Pierre de Savin. — Il aura toujours des moyens.
Adrienne d'Evian. — Vous ne savez pas ce
que vous dites. {S'adressant à Coh.) Toi, je ne t'offre pas de billets.
Benjamin Jacob. — Mais moi j'en veux. Je t'en prends vingt-cinq.
Jacques de Ohallans. —Touche!
Pierre de Savin. — ^t nunc, reges, intelligite : erudimini.
Adriene d'Evian cl Savin. — Qu'est-ce que c'est que ça?
Pierre de Savin. — Un peu fort pour toi. Tu ne comprendrais pas. Demande à Cob.
Jacques de Challans. — C'est de l'iiébreu.
Adrienne d'Evian. — Voilà qu'il est deux heures. Tenez, repliez-vous, je vous ai assez savourés.
Jacques de Challans, se levant. — Duchesse... (Il s'incline.)
Pierre de Savin, même jeu. — Marquise...
Jacques de Challans, serrant la main de Benjamin qui reste. — Mon cher grand rabbin...
Pierre de Savin, au marquis de Rosal assis dans uncoin^ qui n'a pas dit un mot. — Vous venez aussi, Rosal. {Les trois hommes sortent, sauf Benjamin.)
Dehors, dans la rue, Savin et Challans avec Rosal entre eux deux.
Pierre de Savln. — Il ne s'embête pas de rester, notre ami M. Benjamin Jacob.
Jacques de Challans. — Il ne reste pas gratis, non plus.
Pierre de Savin. — Tiens,un Juif ! Adrienne a joliment raison I
Jacques de Challans. — Le fait est que, depuis quatre ans, ce qu'elle lui a fait avaler de lorgnettes! et en mettant les verres doubles.
Pierre de Savin. — Il les a tétées, il les a dans le sang; il ne s'en aperçoit pas.
Jacques de Challans. — Pauvre Cob. C'est
un gentil garçon tout de même. Avoue qu'il a un bon caractère.
Pierre de Savin. — Je ne te dis pas. Mais d'abord ce n'est pas une qualité. Pure question de tempérament. Et puis, je ne le cache pas, j'ai horreur des Juifs,
Jacques de Challans. — Pourquoi?
Pierre de Savin. — La belle malice! Si je le savais et si je pouvais le dire, ma fortune serait faite !
Jacques de Challans. — Oui, il y a là une espèce d'opprobre, injustifié souvent, mais qui existe. Et cet opprobre — c'est très curieux — en fait des êtres à part. On dirait une tare indélébile. En réalité, vois-tu, il y a sur la terre les hommes, les femmes, — et puis les Juifs.
Pierre de Savin. — C'est un peu comme un troisième sexe. Oui, c'est des nègres moraux.
Jacques de Challans. — Voilà. Et puis ils sont encombrants, et puis tout ce qu'ils entreprennent ils le réussissent avec un bonheur fatigant! Dès qu'ils veulent être spirituels, ils ont de l'esprit comme quatre. Ils se sont un
jour mêlés d'être riches, ils sont devenus les Rothschild, et ils pourraient acheter la mer.
Pierre de Savin. — Pour en revendre les poissons.
Jacques de Challans. — Ah! dame, oui, les trente deniers ont fait des petits.
Pierre de Savin. — Autre chose : Pourquoi ont-ils tous un air de famille qui les signe à vingt pas? Ça agace.
Jacques de Challans. — La franc-maçonnerie des nez.
Pierre de Savin. — Nous autres, est-ce que ça saute ainsi aux yeux que nous sommes catholiques ?
Jacques de Challans. — C'est vrai, on ne s'en doute pas. Tandis qu'eux...
Pierre de Savin. — Ils affichent.
Jacques de Challans. — Et puis enfin... la grosse, grosse affaire : ils accaparent.
Pierre de Savin. — Dans ces conditionslà, oh! je ne prétends pas... C'est peut-être des hommes comme nous. .. Mais vous m'avouerez qu'il est hien difficile de les aimer... C'est égal, ils pourraient bien, un jour, filer un mauvais coton.
Jacques de Challans. — Non, ils sont hors d'atteinte. Quelquefois on s'écrie : « Du coup ils sont fichus. C'est aujourd'hui la bonne. » Et puis quand on croit qu'on va les pincer... Crac!...
Pierre de Savin. — Ils repassent la Mer Rouge.
Jacques de Challans. — Comment tout ça finira-t-il? (S' adressant à Rosal.)Eé\ Rosal, le sais-tu, toi? qu'est-ce que tu as donc ce soir?
Pierre de Savin. — Oui, tu n'ouvres pas la bouche.
Marquis de Rosal. — Vous l'ouvrez pour moi.
Pierre de Savin. — Et qu'est-ce que tu penses des Juifs, toi? tu as une idée?
Marquis de Rosal. ~ Si j'en ai une! je crois bien! je pense que vous êtes des jeunes hommes curieux, extraordinaires, et en vous entendant, à la minute, ça m'ennuyait pour vous que vous ayez été baptisés. Ça m'ennuyait même un peu pour moi,
Pierre de Savin. — Tu aurais préféré que nous eussions été...
Jacques de Challans. — ... Tonsurés?
Marquis de Rosal. — Si vous vouliez faire semblant d'être sérieux pendant cinq minutes, je vous dirais deux ou trois choses qui me chiffonnent.
Pierre de Savin. — Va donc.
Marquis de Rosal. — Eh bien! je vous trouve tout bonnement d'une bêtise très injuste, et en second lieu d'une...
Pierre de Savin. — En voilà assez pour commencer.
Jacques de Challans. - Développe d'abord ça.
Marquis de Rosal. — Mes amis, on a vécu; le temps des castes est passé, quelles qu'elles soient. L'aristocratie se démocratise tous les jours. Maintenant les croisades épousent des raffineries, et je déclare que je trouve ce mouvement très heureux. On ne descend pas, on ne monte pas non plus, on se nivelle ; à chaque instant nous donnons sans gants la main à un monsieur qui nous vaut sans nous égaler. Parfait. De ce côté-là aucune raison de toiser le Juif. D'ailleurs, il a aussi le monocle. Maintenant, j'arrive à ce qui cause ma stupeur. Comment ! mais vous vivez du Juif, vous avez
beau dire? vous l'aimez, vous l'accueillez, vous allez chez lui, dans sa loge ; il vient chez vous, il vous prend votre maîtresse, vous lui prenez sa femme.
Pierre de Savin. — Ou vice versa.
Marquis de Rosal. — Vous montez ses chevaux, vous buvez ses vins; vous dînez, vous vivez, vous chassez, vous aimez, vous politiquez avec lui, à côté de lui, à son bras (je ne vous en fais pas de reproche!) ; bien souvent il vous prête de son sale argent, et sans intérêt.
Pierre de Savin. — Il s'arrange pour garder les reçus !
Marquis de Rosal. — Il donne aux mêmes pauvres que vous, je vous trouve tout le temps ensemble, et c'est pas toujours vous qui marchez devant; enfin vous me faites l'effet des deux doigts de la main, comme les amis de collège qui sont sur les kiosques... Et puis, voilà que brusquement vous avez des à-coups de susceptibilité, des lubies d'orgueil qui se déplacent, car votre antisémitisme est rhumatismal et plein d'intermittences... et alors vous refusez le Juif au cercle, vous le faites bêcher
dans les journaux, dans nos journaux qui lui appartiennent. Un comble ! Et on a ce spectacle inouï, rare et déconcertant, de voir — je prends des personnalités connues pour mieux rendre ma pensée — M. le duc d'Uzès preifdre part aux manifestations de Neuilly le même soir où peut-être M. Arthur Meyer passe un habit pour aller chez la duchesse sa mère. Voyons? dites avec moi que tout ça est un peu embrouillé, d'une logique très discutable, et que je ne suis pas trop exigeant quand je demande qu'on m'allume cette vessie! Non, et puis ceux qui les attaquent n'ont pas assez qualité... entre nous... Le Cheval Noir qui se fiche du Veau d'Or! C'est à pouffer de rire !
Pierre de Savin. — Pourquoi les Juifs ontils tout, mais tout, tout l'argent ?
Marquis de Rosal. — Parce qu'ils le gagnent.
Jacques de Challans. — Pourquoi ne le dépensent-ils pas, j'entends tout entier !
Pierre de Savin. — Ils ne peuvent pas, ils en ont trop.
Jacques du Challans. — Je croyais qu'il y
avait des pauvres dans la rue. Non. Je l'ai rêvé !
Marquis de Rosal. — Je vous arrête. Savezvous combien le baron Alphonse donne par an aux pauvres ?
Jacques de Ohallans. — Ça ne me regarde pas... Quoi ?
' Marquis de Rosal. — Devinez.
Pierre de Savin. — Six cent mille francs, et que ça soit fini.
Marquis de Rosal. — Comme vous y allez... Dix-huit millions.
Pierre de Savin. — Non.
Marquis de Rosal. — Je le dis parce que je le sais. Et je sais encore bien d'autres choses. Vous parliez tout à l'heure de reçus qu'on garde... Ah ! mes amours, si les tiroirs de la rue Saint-Florentin pouvaient jaser... mon Dieu I qu'ils auraient la langue longue ! Mais ils ne diront rien.
Pierre de Savjn. — C'est encore ça qui me vexe; les Juifs, les Juifs bien, ne se servent pas des armes qu'ils peuvent avoir contre leurs ennemis. Il y a là une générosité tacite qui est humiliante.
Jacques de Ohallais. — C'est le chantage du silence.
Marquis de Rosal. — Vous leur en demandez trop, vraiment.
Pierre de Savin. — Il le faut bien, puisqu'ils ont tout!
Jacques de Challans. — Ils ont la richesse, le succès, la puissance; ils ont encore la Légion d'honneur.
Pierre de Savin. — Ah oui! mais ça, la Légion d'honneur, ils n'en jouissent jamais complètement... C'est un ruban de Nessus.
Jacques de Challans. — Comment ça?
Pierre de Savin. — Ils croient toujours que c'est le Christ.
Marquis de Rosal. — Il est mort pour que es hommes fussent frères !