‹ Noé dans son archeChapitre 18 sur 21 · L..VKC EN CIEL · texte numérisé non relu

L..VKC EN CIEL

c'est bien un cortège qu'ils faisaient en effet. Aussitôt qu'ils furent à la portée de la vue, Madame Noé poussa une grande exclamation de joie. Elle venait de reconnaître en tête de l'escorte délicieuse clés oiseaux, la colombe !

L'oiseau chéri se posa en battant doucement des ailes sur son épaule. Il tenait dans son bec un rameau, un beau petit rameau d'olivier, aux petites feuilles bleuâtres et fraîches. Et il n'y eut pas besoin de tenir des discours aux animaux, car cette seule petite branche répandait un si intense parfum de la vie et de la terre, qu'ils se mirent tous à hurler de bonheur.

Ça faisait très bon effet et les oreilles n'en étaient nullement choquées. Au contraire.

A l'horizon, une très mince ligne apparaissait, qui servait maintenant de support plus solide à l'arc céleste. Peu d'heures après, mais celles-là abrégées par le plaisir, l'arche, poussée par le vent, abordait sur les rivages de l'Asie Mineure, au centre même de l'endroit où avait apparu cette sorte d'arc de triomphe dressé dans le ciel, comme pour lui préparer une entrée.

Les fils de Noé comprirent alors que la terre s'était desséchée pendant qu'ils demeuraient en pleine mer. Quelle était cette mer? Je ne sais pas exactement si c'était la Méditerranée, la mer Noire, la mer Rouge ou le golfe Persique, puisqu'ils pouvaient arriver par l'une ou par l'autre. Mais cela n'a plus d'importance.

Le débarquement se fit heureusement, mais avec une certaine gravité, et certainement avec émotion.

Les animaux, les uns après les autres, saluaient Noé, puis s'éloignaient chacun dans la direction où l'appelait sa destinée.

Quand ils furent tous partis, ou du moins que la famille de Noé demeura seule avec la colombe, le cheval, l'âne, le bœuf, le mouton, la chèvre, la petite chienne Didine, les vaches et les poules, Noé à

son tour salua. Il salua le ciel et la terre. Puis, en soupirant, il dit — Nos vacances sont finies. C'est maintenant qu'il va falloir travailler !

-VJClEN Mi^TlVS

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