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Tout le monde sait par cœur l’égoiïste refrain de la chanson de Pierre Dupont glorifiant sa vigne :
Bon Français, quand je vois mon verre Plein de ce vin couleur de feu,
Je songe, en remerciant Dieu,
Qu'ils n'en ont pas en Angleterre !
Nous autres, Canadiens-français, n'avons pas le cœur aussi étroit que l'esprit de Pierre Dupont. Et c’est avec un sentiment de joie sincère que je constate que nos compatriotes anglais, catholiques, protestants, sans distinction de credo, ont, comme nous, leur Voëé/-bergère,
Je songe, en remerciant Dieu, Qu'ils en ont un en Angleterre !
(1) Cf: ‘Songs of Old Canada,'' translated by William Mc- Lennan., Dawson Bros., Montreal, 1886,
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Ce carol est presque un fac-similé du nôtre, une copie légèrement amplifiée, moins naïve cependant et de facture littéraire plus châtiée.
Outre les alternances du dialogue, il possède un refrain : Glory in the highest ! glory ! C'est le Gloria in excelsis de notre liturgie.
Ce noël se chante universellement en Angleterre, dans toutes les familles : chez les catholiques, dans les oratoires privés, les chapelles particulières où l’on prépare des Crèches de Noël éblouissantes de luxe ; chez les protestants, dans les salons parés de toutes leurs richesses, autour du traditionnel Arbre de Noël chargé de lumières, de fruits et de cadeaux,—puis encore dans les Suwday schools, les écoles publiques, les salles de concert municipales aux Hôtels de Ville, partout enfin.
Je ne connais pas la mélodie de ce cantique populaire ; tout ce que je sais est que les strophes alternantes du dialogue sont déclamées sur une tenue d'orchestre, un accompagnement d'orgue ou de piano. Les choristes qui donnent le refrain, (;/oria in excelsis, se tiennent à distance, dans une antichambre ou le jubé de l'orgue, pour mieux figurer sans doute les voix célestes, frapper davantage l'imagination des enfants croyant entendre les anges eux-mêmes chanter dans les hauteurs et les lointains du firmament.