‹ Noémie; Comédie-vaudeville en deux actesChapitre 5 sur 46 · ACTE I, SCEiNE III · texte numérisé non relu

ACTE I, SCEiNE III

ÉLÉONORE, l'interrompant.

Oui, oui, je sais ce que lu vas médire, que je suis encore bien jeune... Mais bah ! j'eu ai fait mon deuil.

JULES

Jlais écoute-moi donc...

ÉLÉONORE, de même.

Assez... assez... devant elle, ça n'est pas convenable.

JULES, à part.

Au diable le fat !... [À Valentine.) Mais, pardon, ma cousine, nous vous oublions...

ÉLÉONORE, faisant V empressé.

Mais du tout, du tout , je suis loin d'oublier mademoiselle.

JULES

Il me larde d'embrasser ma tante.

VALENTINE

Je \ais vous conduire auprès d'elle... {A Eléonore.) Veuillez nous excuser, monsieur... votre oncle est à la chase, et je pense que bientôt. ..

ÉLÉONORE

Comment donc, mademoiselle, ne vous gênez pas, je vous en prie...

Air : Fargeau.

Va, cher ami, va rejoindre ta tante, Moi, de mon oncle, ici, je guette le retour. (Bas à Jules.)

Je vais rêver, dans une aimable attente, Aux doux trésors que me promet l'amour. ENSEMBLE.

JULES

Venez, venez, près de ma chère tante; Vous seule ici pourrez me guider en ce jour.

Toi, mon ami, dans une aimable alfenle, Rêve aux trésors que te promet l'amour. •

VALENTl.NE.

Venez, venez, auprès de votre tante ; Je veux moi-même ici vous guider en ce jour. De vous revoir elle sera contente.

Car tous ses vœux étaient votre retour.

(Jules et Valentine sortent.)

SECI>E III.

r^LEO'SOKE; puis, DAVRIGNY.

ÉLIÎONORE.

Encore une! Décidéraenl, je suis fâché de n'avoir pas fait une liste de mes conquêtes , de n'avoir pas tenu un compte régulier et en partie... triple de mes séductions... ça ferait à présent un très-joli loial... Celle-ci est charmante... adorable... Et c'est mon oncle qui m'a découvert cela... Oncle vénéré... jeté donne ma béuédiclion !

d'avrigny, entrant., sur les derniers mots, par la droite.

Merci î

Tiens !... c'est vous.

d'avrigny.

Moi-même...

li se débarrasse de son chapeau, de son fusil et de sa carnassière, qu'il donne à un Domestique.

ÉLÉONORE

Ah ! mon bon oncle, que de grâce j'ai à vous rendre.

d'avrigny.

Pour l'argent que je lai envoyé?... belle misère.' J'en ai trop pour moi, tu n'en as pas assez pour... ces

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