SCENE XXIV
Les MÊMES, Soeur MONIQUE,
sœCR MONIQUE.
Eh bien ! qu'est-ce?., encore du chagrin ..
VIRGINIE , courant à elle.
Âh ! Sœur Monique , la lettre de ce matin... qu'en avezvous fait ?..
SGEIIR MONIQUE.
La lettre de ce matin?..
Oui... la lettre... que je vous ai remise pour M. de Monval... Tavez-vous encore ?
SŒUR MONIQUE
Ah! j'y suis... la lettre que vous avez écrite... là... oui... oui, je me souviens maintenant... je ne comprenais pas d'abord... mais...
( Elle porte la main à sa poche. )
Vous l'avez gardée, ma bonne sœur Monique... vous ne l'avez pas donnée à Fargeau !..
SOEUR MONIQUE , tirant de sa poche sa boite de pastilles. \ Fargeau... oui c'est cela... je l'ai donnée à Fargeau, en lui recommandant de la porter le plus promptement possible... J'ai bien fait n'est-ce pas?
VIRGINIE , outrée.
Vous n'avez pas le sens commun.
SOEUR MONIQUE
Je n'ai pas?..
VIRGINIE
Mon père doit être furieux... plus d'espoir!..
Où diable! aussi vais-je m'aviser d'écrire!., j'avai;^ bien raison, étant petit, de ne rien vouloir apprendre... je n'aurais pas fait cette bètise-Ià!
JvtiE^VE, à la fenêtre.
Mademoiselle... Fargeau est de retour... le voilà qui monte... il paraît bien pressé.
VIRGINIE
Oh mon dieu! c'est la réponse de mon père... je tremble de la connaître.
LÉON, ricanant.
Au fait, monsieur le comte n'est pas commode quand oo le fâche.
Il m'écrit peut-être pour me mettre à la porte de chez lui.