CENE XXIII
Les Mêmes, LÉON, JULIENNE.
lÉoN, essoufflé.
A merveille, monsieur... Il paraît que pendant que je cours après vous dans le parc, vous faites du chemin.
jrtIENNE.
{Accourant.) Ah!., enfin le revoilà!., je savais bien qu'il n'était pas perdu... mon pauvre habit de noces...
VIRGINIE
Vous paraissez hors d'haleine, M. Léon.
LÉON
Il n'y a réellement pas de quoi... cinq tours de parc en moins d'une heure... deux lieues de marche au soleil... avec une santé comme la mienne.
Désespéré de la peine, M. Léon!... je vous l'aurais certai-
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ncment épargnée, si j'avais su plutôt ce que je viens d'apprendre.
LÉON
Et qu'avez-vous appris ?..
Que mademoiselle et moi, nous nous convenons parfaitement, et que, selon toute apparence, sous peu de jours, nous serons mari et femme.
LÉON , à Virginie.
Comment, mademoiselle...
VIRGINIE, avec une feinte résignation.
C'est la volonté de mon père...
LÉON
La volonté de votre père... et la lettre de ce matin ?..
VIRGINIE
Quelle lettre!..
LÉON
La lettre à M. de Mon val... dans laquelle monsieur déclare que vous ne serez jamais sa femme...
NORBERT, comme sortant d'un rêve.
Ah! mon dieu ! je l'avais oubliée.
VIRGINIE , à Norbert.
L'auriez-vous envoyée?..
LÉON, souriant.
Certainement... par Fargeau.
VIRGINIE
Est-il possible !
Je l'ai remise à Sœur Monique.
Peut-être Sœur Monique l'a-t-elle encore...
LÉON, content.
Ça n'est pas probable.
Je ne sais., mais je crois me souvenir qu'elle l'a remise à Fargeau.
VIRGINIE
Tout est perdu... jamais mon père ne pardonnera... mats où est Sœur Monique?.. Julienne, va chercher Sœur Mo-» nique... (Appelant.) ma Sœur ma Sœur...