‹ NormaChapitre 3 sur 55 · POLLION, FLAVIUS · texte numérisé non relu

POLLION, FLAVIUS

GC |, . FLaAvipS, | Pénétrer plus avant, c'est aller à la mort.

| POLLION

Au bonheur, Flavius. Il faut hâter le sort.

FLAVIUS

Et nous perdre. Li Den ue du POLLIPNe te cu Tu crains... .

ue ee à FLAVAUS, : Le cu ep L'ennemi quis se cache , Et que ne peut trouver le gleive ni la hache ; Ces antres , d’où le jour semble se dérober ; Ces forèts, où la foudre évite de tomber, Où l’on voit.se dresser, sous l'arbre qu’il consacre, |

Du sanglant Irminsul l’informe simulacre ; Où l’homme , vain jouet de qui veut l’éprouver, Cherche,;enrampant,desdieuxqu'iltrembled’ytrouver, Et dans les noirs détours de la forêt vivante, Surprend sur chaque autel un signe d’épouvante. POLLION.

Eh ! que me font à moi ces prètres imposteurs, Ces prodiges grossiers comme leurs inventeurs, -Et, sous un ciel serein, qui dément leur orage, Ces miracles d’enfans, qui glacent ton courage ! l J'entrerai sous leurs yeux.

| FLAVIUS. | Et pourquoi, Pollion, Hasarder l’avenir, ton bonheur, sans raison ? Pourquoi, lorsque la nuit peut assurer ta fuite, Dans les dangers du jour risquer sa réussite ? ‘ Ton bonheur différé devient sûr : e’est ce soir, , Qu’exerçant dans ces bois son magique pouvoir, La prétresse, aux lueurs de la lune nouvelle, Y fait du gui sacré la moisson solennelle ; Personne n’ose alors affronter leurs détours; Et si Norma t'attend comme elle attend toujours. POLLION.

Qui, Norma, Fhvius!

FLAVIUS

Et crois-tu que j'ignore Que ce n’est point le ciel, c'est ta voix qu’elle implore? | POLLION.

Et moi je crains la sienne : ele m'aime, mais moi, -Le seul bruit de ses pas vient me glacer d’effroi. FLAVIUS. É | La mère de tes fils, qui L’a sauvé la vie?

POLLION

Et qui l'a moins sauvée encor que poursuivie.

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