POLLION, FLAVIUS
GC |, . FLaAvipS, | Pénétrer plus avant, c'est aller à la mort.
| POLLION
Au bonheur, Flavius. Il faut hâter le sort.
FLAVIUS
Et nous perdre. Li Den ue du POLLIPNe te cu Tu crains... .
ue ee à FLAVAUS, : Le cu ep L'ennemi quis se cache , Et que ne peut trouver le gleive ni la hache ; Ces antres , d’où le jour semble se dérober ; Ces forèts, où la foudre évite de tomber, Où l’on voit.se dresser, sous l'arbre qu’il consacre, |
Du sanglant Irminsul l’informe simulacre ; Où l’homme , vain jouet de qui veut l’éprouver, Cherche,;enrampant,desdieuxqu'iltrembled’ytrouver, Et dans les noirs détours de la forêt vivante, Surprend sur chaque autel un signe d’épouvante. POLLION.
Eh ! que me font à moi ces prètres imposteurs, Ces prodiges grossiers comme leurs inventeurs, -Et, sous un ciel serein, qui dément leur orage, Ces miracles d’enfans, qui glacent ton courage ! l J'entrerai sous leurs yeux.
| FLAVIUS. | Et pourquoi, Pollion, Hasarder l’avenir, ton bonheur, sans raison ? Pourquoi, lorsque la nuit peut assurer ta fuite, Dans les dangers du jour risquer sa réussite ? ‘ Ton bonheur différé devient sûr : e’est ce soir, , Qu’exerçant dans ces bois son magique pouvoir, La prétresse, aux lueurs de la lune nouvelle, Y fait du gui sacré la moisson solennelle ; Personne n’ose alors affronter leurs détours; Et si Norma t'attend comme elle attend toujours. POLLION.
Qui, Norma, Fhvius!
FLAVIUS
Et crois-tu que j'ignore Que ce n’est point le ciel, c'est ta voix qu’elle implore? | POLLION.
Et moi je crains la sienne : ele m'aime, mais moi, -Le seul bruit de ses pas vient me glacer d’effroi. FLAVIUS. É | La mère de tes fils, qui L’a sauvé la vie?
POLLION
Et qui l'a moins sauvée encor que poursuivie.