ACTE III, SCÈNE Ii
| AGÉNOR et CLODOMIR. | Luil.. . | ) | NORMA.. |
Sachez le secret de ma longue douleur à Vous êtes les enfans du crime et du malheur.
Cachés par là terreur au fond du sanctuaire ; Bannis du monde par l’opprobre d’une mère ; Quand il faut vous quitter, quand je touche au trépas.…
ra CLODOMIR..
Nous quitter !:.. ee 2 | NORMA.
Mes enfans, ne me maudissez pas.
Malheureuse ! | |
( Elle se laisse tomber sur la couche de ses enfans.)
AGÉNOR, aux genoux de sa mère.
Qui, nous, te fuir ! qu’oses-tu dire?
Ah ! nous voulons te suivre et non pas te maudire. Tu parles de forfaits ; et quel crime, dis-moi, Peut égaler l'amour que nous avons pour toi!
Eh quoi! lorsque du sort t’accable la puissance, . Tu veux à tant de maux ajouter notre absence. Non, nous suivrons tes pas ; lom du temple pxilés , Nous souffrirons ensemble, et serons consales, Nos vœux rencontréront quelque dieu favorable ; Et s’il faut implorer la pitié secourable , . . . :: Quel pouvoir plus saeré que les saintes douleurs De deux fils supplians pour une mère en pleurs!
Non, je dois de vos fionts écarter l'anattième , L (à part. y co mi
Vous sauver de nos dieux, et surtout de moi-même.
48 1. 2 CNORMA, :
Clotilde... va trouver Adalgise à l'instant ; Oui, dis-lui qu’elle vienne, et que Norma l’atiend.
CLOTILDE, qui est accourte à la voix de Norma. À cette heure? oc : -NORMA. : ti .
Va, cours, leur salut le commande.
Oui, c’est le châtiment qe mon crime demande. CR te “(Chorilde sort.) Vous n'avez plus de mère ; errante sous d’autres cieux, Ce n’est pas vous, hélas ! qui fermerez mes yeux. Endormis dans mes bras, bercés dans mes caresses, Le sort cruel m’arrache à vos douces tendresses. On vient ; ah! que mon cœur prenne pour cet eflort L’insensibilité , la froideur de la mort.