‹ NormaChapitre 46 sur 55 · ACTE V, SCÈNE I. L · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE I. L

Sur ses feux amortis le sang tombe et ruisselle, Chaque glaive combat , chaque armure étincelle, Un double éclair jaillit du choc des doubles rangs ;

On frappe, on vient mourir sur les corps des mourans.

La victoire hésitait dans ces momens suprêmes.

J'ai vu soudain, forcés à se défendre eux-mêmes, Tous nos dieux, du triomphe ardens avant-coureurs, Au secours de nos bras envoyer leurs terreurs.

Je les ai vus , au bruit des foudres et des chaines,

Suspeudre leur fantôme aux rameaux des grands chènes,

Se balancer dans l’ombre immense , et de leurs voix Grossir le bruit sanglant de l’airain des pavois. Chaque arbre nous envoie un spectre tutélaire ; D’Irminsul embrase tout le combat s'éclaire ;

Et des pâles Romains qu’aveuglent leurs flambeaux, Cet orage de dieux emporte les drapeaux.

Tout présage Aux Romains une chute prochaine, Mais de leur chef impie ils ont'brisé la chaîne.

OROVÈSR, Pollion..….. +". "4." " ni | SÉGESTE. | su:

Il est libre. te ji 1! OROVÈSE.

,….u … . i Et Dieu déshonoré. ‘ ’’ io, SÉBESTE. | |

Norma seule demeure en ton‘pouÿüir sacré, Et le ciel a frappé son'ame de démence. |

nm [OROVÈSÉ. De son supplice affreux que l’apprêt recommence: ‘" Oui, nos dieux sont privés d’un sang qui leur est dû, Mais ma fille me resté} ils n’ont pas tout perdu: ” ‘‘ Je n’y survivrai pas’; la tombe me réclame; Que mon dernier regard voie allumer la flamme.

Relevez le bûcher d'Irminsul. ot cut

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